Lorient (Bretagne) : Ne filmons pas !

Filmer, photographier c’est faire le boulot des  flics…

Résultat de recherche d'images pour "appareil photo cassé"Pendant tu filmes la police contre d’éventuelles « bavures policières » tu te planque derrière ton objectif, pendant que d’autres agissent ou filent la main, pour aider les compagnon.nes… Pendant que tu filmes les exploits des autres, sans prendre en compte leurs éventuelles conséquences, que tu participes au flicage et au fichage, les flics se frottent les mains…


21.05.2019

Deux jeunes gilets jaunes pourtant bien masqués qui avaient participé le 9 février à Lorient à l’émeute (« jets de pavés et de bouteilles » sur les flics) ont été interpellés plus de trois mois plus tard.

Selon les journaflics, ils ont reconnu les faits et passeront au tribunal correctionnel de Lorient le 24 octobre pour des faits de violence aggravée sur des forces de l’ordre. La mairie a également porté plainte pour dégradations.

« L’enquête de police s’est néanmoins poursuivie, avec le concours du renseignement territorial, qui, au fil de ses investigations, a identifié les deux hommes, à renfort, notamment, de photographies et de vidéos diffusées sur les réseaux sociaux »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lorient-56100/lorient-interpelles-pour-violences-et-degradations-6365147

[reçu par mail]

Hendaye (Pyrénées-Atlantiques) : triple évasion au centre de rétention

Cela s’est passé la nuit du 17 au 18 mai, deux ont été péchos plus tard dans un bus, le troisième court toujours !

Le Parisien, en fidèle relais des flics (quand ils veulent et comme ils veulent), nous en donne de plus amples détails :

Résultat de recherche d'images pour "évasion"« Au vu des images enregistrées par les caméras de vidéosurveillance, les premiers signes d’une agitation inhabituelle sont visibles aux alentours de quatre heures du matin. D’abord, les évadés ont réussi à enlever la poignée métallique de la porte d’une chambre. Puis ils se sont rendus dans une autre chambre, qui donne cette fois sur une cour, laquelle n’est pas accessible directement aux policiers chargés de la sécurité du CRA.

Munis de la poignée, les trois fuyards ont franchi une première étape en cassant une vitre de la chambre en question, se retrouvant donc dans la cour. Au préalable, ils avaient préparé une corde faite de draps noués, d’une longueur de près de 12 m. Ils y ont attaché une bouteille d’eau afin de faire contrepoids, jetée par-dessus le mur d’enceinte du CRA, haut de près de sept mètres, qu’ils ont réussi à escalader. Ils ont alors pu accéder à un toit, puis à celui d’une école voisine, pour enfin se faufiler à l’extérieur. »

http://www.leparisien.fr/faits-divers/rocambolesque-evasion-au-centre-de-retention-d-hendaye-23-05-2019-8078061.php

[reçu par mail]

Rome (Italie) : Sabotage incendiaire de câbles électriques contre l’enfermement

Image associéeIl était une fois un train qui transportait vers l’aéroport beaucoup de personnes, qui partaient en vacances ou au travail.

Le train passait à côté d’un camp où étaient incarcérées des personnes dépourvues des papiers en règle. Ces personnes étaient souvent transportées de force vers ce même aéroport pour y être déportées.

C’est ainsi qu’une nuit humide de printemps, une étoile décida de filer* près de ces voies pour rappeler à quelques humainxs que le lieu où le train emmenait chaque jour les désirs des plus riches était aussi celui du cauchemar de ceux qui étaient nés du mauvais côté du monde.

Il se dit que ceux qui ont vu cette étoile filante ont exprimé le voeu d’un monde sans prisons et sans frontières, où n’existent ni capitalisme, racisme et patriarcat ni aucune forme de pouvoir, et où on vit de liberté.

Solidarité avec ceux qui luttent à l’extérieur et à l’intérieur des prisons de toute sorte.

* ndt : en italien, « étoile filante » se dit « étoile tombante » (stella cadente). « Tomber » est donc devenu ici « filer ».

Depuis roundrobin.info

[trad. recue par mail]

Spini di Gardolo (Trentin, Italie) : La voiture d’un maton incendiée

On apprend par la presse locale que la nuit du 12 au 13 mai à Spini di Gardolo, des inconnus ont incendié la voiture d’un agent de la police pénitentiaire dans le parking sous-terrain du « complexe domanial de la maison d’arrêt ». Au cours de l’incendie, que les pompiers assurent d’être d’origine volontaire, ont également brûlé une minimoto et des roues de secours. On notera la perspicacité des syndicats de matons, selon lesquels il s’agit d’une attaque contre la police pénitentiaire [soit les gardiens de prison].

ndt : pour mémoire, le 22 décembre 2018 avait éclaté une mutinerie dans la prison de Spini di Gardolo après le « suicide » d’un jeune Tunisien, au cours de laquelle 300 prisonniers avaient détruit 60% des cellules et des espaces collectifs (matelas enflammés, caméras de surveillance et portes détruites, etc.). Les installations électriques et hydrauliques de la prison avaient également été ravagées suite à l’inondation de la prison par les mutinés. L’ensemble des dégâts ont officiellement été évalués à plusieurs centaines de milliers d’euros.

Depuis roundrobin.info

[trad. reçue par mail]

Brescia (Italie) : Juan arrêté

Hier, 22 mai, le compagnon Juan, « oiseau des bois » [en cavale, ndt] depuis quelque temps, a été arrêté.
Deux maisons dans la province de Brescia et deux maisons des parents d’un compagnon et d’une compagnonne dans l’arrière-pays de Brescia ont été perquisitionnées.
On attend la confirmatin de l’arrestation pour l’une des personnes interpellée, accusée de complicité personnelle (cp art 378).
Le modalité [d’intervention, ndt] dans les deux premières maisons est le mode habituel des temps récents : cagoule etc.

Des mises à jour suivront.

Pour écrire à Juan :

Juan Antonio Sorroche Fernandez, c.c. Canton du Mombello via Spalto S. Marco 20, 25100 (BS)

Rassemblement en solidarité Samedi 25 mai à 16h30 Prison du Canton de Mombello

Solidarité et soutien à tous les compagnons encore en prison

Liber* tutt*

Depuis roundrobin.info


Ci-dessous, une lettre de Juan, depuis la clandestinité, datant de Juin 2017 : 

Communiqué du compagnon anarchiste Juan, depuis la liberté…

Sortie du journal anarchiste apériodique Sans Détour N.2

Le troisième numéro du journal anarchiste apériodique Sans Détour vient de sortir. Les personnes intéressées peuvent nous écrire pour nous demander des exemplaires de ce numéro, ainsi que du N.0 (mai 2018) et du N.1 (novembre 2018).

« J’aime le feu, mon cher seigneur. Non par la raison triviale que le feu réchauffe nos pieds ou cuit notre soupe, mais parce qu’il a des étincelles. Quelquefois je passe des heures à regarder les étincelles. Je découvre mille choses dans ces étoiles qui saupoudrent le fond noir de l’âtre. Ces étoiles-là aussi sont des mondes »

C’est ainsi que s’exprimait Gringoire, poète sans-le-sou, protagoniste du roman Notre-Dame de Paris, dans le chapitre intitulé « Vive la joie ». Ironie du sort, a-t-on pensé lorsque l’on a vu Notre-Dame de Paris brûler d’un feu lent et dévastateur. Quelle joie en effet de contempler la destruction d’un des édifices (qui plus est hautement symbolique) du cancer religieux qui a étendu ses métastases aux quatre coins du globe, générant partout oppression et souffrance, prônant l’obéissance et la crainte de Dieu dans l’attente d’un bonheur extraterrestre! Continue reading « Sortie du journal anarchiste apériodique Sans Détour N.2 »

Turin (Italie) : Encore une arrestation

Dans la nuit du mercredi 22 mai, après 23 heures, la police a frappé à la porte de Boba, Mitzi et Victor sous prétexte de donner un avertissement oral à la compagnonne. Une fois à l’intérieur, cependant, en plus des documents pour elle, ils ont également sorti de leur poche un mandat d’arrêt pour Boba.

L’épisode faisant l’objet de l’enquête remonte aux premières initiatives mises en place après l’opération Scintilla, en particulier le salut devant les Vallette à la fin de la manifestation antifasciste contre la commémoration annuelle des foibe*. A cette occasion, la patisserie de la prison a pris feu. Il s’agit d’une accusation d’incendie (art. 423), dont la peine va de trois à sept ans, avec la circonstance aggravante (art. 425) d’avoir commis le fait sur « des bâtiments publics (…), destinés à un usage habitatif (…), sur des stocks de matières combustibles ou explosives ». Il est aussi accusé d’enflammages dangereux (article 703) pour avoir utilisé, selon l’accusation, un fumigène maritime, qui prévoit toutefois une amende ou une peine d’emprisonnement d’un an au maximum.

Au cours de l’opération, la police a effectué une perquisition et saisi tous les ordinateurs de la maison. Pour s’assurer de ne pas avoir de curieux dans les jambes, elle a demandé l’intervention de trois patrouilles qui éloignaient les premiers amis accourus sur les lieux.

En attendant des mises à jour pour ceux qui veulent adresser des lettres et des télégrammes :

Marco Bolognino – C/o C.c. Lo Russo e Cutugno – via M.A.Aglietta 35 – 10151 Torino 

Depuis autistici.org/macerie

*Les massacres des foibe sont des exécutions de masse commises, en utilisant des grottes naturelles (les foibe) notamment à l’époque du facisme et à la fin de la seconde guerre mondiale.


Continue reading « Turin (Italie) : Encore une arrestation »

Paris : Appel à se rendre au TGI jeudi 23 mai en solidarité avec les inculpé.es du 1er mai

Jeudi 23 mai 2019, des renvois de comparution immédiate du 1er mai ont lieu au TGI de Paris à partir de 13h30.

Dans la chambre 23-3, passeront d’abord les prévenus ayant été placés en détention provisoire (parmi lesquels plusieurs compagnons). Comparaîtront aussi quatre compagnons arrêtés lors d’un contrôle préventif, dont deux avaient été placés en détention provisoire à Fleury-Mérogis avant d’être libérés mardi 14 mai au moment de leur DML.

Les inculpés du 1er mai font les frais du dispositif policier mis en place à l’occasion, et notamment des contrôles préventifs massifs (plus de 20 000 contrôles en tout à Paris sur la journée), qui donnent lieu à l’utilisation du chef d’inculpation « groupement en vue de… ». Le 1er mai, à Paris, toutes les interpellations peuvent se faire sans OPJ : nous sommes tous en flagrant délit ! Ce dispositif massif de contrôle et de surveillance a par ailleurs été renforcé par des filatures, et le recours aux drones durant la manifestation. Des polices de différentes villes ont communiqué à la préfecture de Paris les plaques d’immatriculation de véhicules qui ont été contrôlés dès le matin. Continue reading « Paris : Appel à se rendre au TGI jeudi 23 mai en solidarité avec les inculpé.es du 1er mai »

Ni oubli ni cérémonie : Contre le culte de la charogne

«  Il me semblerait plus satisfaisant, pour ma part, puisqu’il s’agit d’hommes qui se sont illustrés par des actes, qu’on ne les honorât qu’avec des actes.  »

Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse, 411 avant l’ère chrétienne.

Il est dangereux de déclarer la guerre à l’Etat et à ce monde, car il ne sait faire que deux choses  : progresser, et combattre tout ce qui pourrait détruire, affaiblir ou empêcher sa progression. En tant qu’anarchistes, et nous entendons par là révolutionnaires, nous sommes conscients de nos choix et des responsabilités qui en découlent. Lorsque nous disons révolutionnaires, nous ne parlons pas d’une quelconque croyance en un monde parfait et serein, ni à la chimérique croyance en la possibilité de voir advenir une quelconque révolution anti-autoritaire totale telle que nous pouvons la rêver dans nos envolées masturbatoires, de notre vivant ou non. Nous parlons d’une tension permanente vers l’approfondissent d’un processus de rupture avec le pouvoir et ses institutions, par le biais de la critique radicale et de la destruction.

Le 22 mai 2009, Mauricio Morales, un compagnon respecté de Santiago du Chili est tombé au combat dans cette guerre sociale à laquelle nous essayons de contribuer, lui comme tant d’autres anarchistes à travers le monde, avec nos moyens et notre éthique, notre intensité et nos désirs propres. L’explosion de la bombe artisanale qu’il portait sur son dos a causé sa mort brutale, elle était destinée à l’Ecole de Gendarmerie qui ne se trouvait pas loin. Aussi loin que nous étions à ce moment-là, au cœur de cette vieille Europe, la nouvelle de sa mort nous a bouleversés pour ce qu’elle était  : la mort d’un frère. Nous ne connaissions pas directement Mauricio, mais était-ce bien important  ? Nous nous sommes reconnus en lui, comme nous nous reconnaissons chaque jour dans toutes les attaques contre la domination, et cela nous a suffit. Comme beaucoup d’autres nous avons enflammé la nuit en guise de commémoration. Car c’est bien la seule forme de commémoration qui nous convienne pour saluer la mémoire du compagnon  : continuer le combat dans la solidarité, oui, mais bien plus encore  : propager la critique en actes de ce monde, et encourager sa diffusion. Continue reading « Ni oubli ni cérémonie : Contre le culte de la charogne »

Italie : Opération « Prometeo »

Trois personnes ont été arrêtées ce matin à Ferrare, Modène, et en France, suite à une enquête menée par les Ros [unité anti-terroriste des carabiniers] dans le cadre d’une opération appelée « Prometeo » coordonnée par le chef du service antiterroriste milanais Alberto Nobili, et par le substitut du procureur de Milan, Piero Basilione. 

Ils/Elles sont accusés d’avoir envoyé des colis piégés en juin 2017 aux procureurs de Turin Roberto Sparagna [proc en charge de l’opération Scripta Manent] et Antonio Rinaudo. L’enquête aurait démarré suite à l’envoi d’un colis piégé au directeur du Département de l’administration pénitentiaire à Rome, Santi Consolo.

Les trois personnes auraient été identifiés par le biais d’une caméra de vidéo surveillance d’une église située près du magasin où les enveloppes ont été achetées dans la ville de Gênes, de recherches au cyber concernant les adresses des destinataires (à Gênes également), des écoutes téléphoniques et filatures.

L’enquête est toujours en cours et des perquisitions auraient eu lieu aujourd’hui en Italie et à l’étranger.

Reformulé depuis leur presse

Voir aussi :

Italie : Opération Prometeo – Trois compas arrêté.e.s

Ambert (Puy-de-Dôme) : Silence obstiné et contrôle acharné (et inversement)

Cela fait maintenant un an que deux personnes sont inculpées et placées sous contrôle judiciaire dans le cadre d’une instruction criminelle, accusées d’avoir tenté de brûler un véhicule d’Enedis à Ambert en juin 2017. Ce CJ les empêche notamment de rentrer en contact l’un avec l’autre ainsi qu’avec 5 autres personnes, les contraint à ne pas quitter le département et à pointer deux fois par semaine.

Sortir de prison, ne pas attendre le jour du procès en détention provisoire est réjouissant. Mais assez logiquement, en tant qu’alternative à la prison, le contrôle judiciaire est loin d’être une partie de plaisir, surtout lorsqu’il s’accompagne d’effets insidieux : la pression des flics lors du pointage ou la surveillance dans la rue… mais aussi la stigmatisation de l’entourage, le rejet ou la fuite de celleux qui ont peur d’avoir leur blaze dans le dossier d’instruction, l’injonction à avoir une vie rangée… Autant d’éléments qui vont du désagréable à l’insupportable suivant les jours et qui participent de cet outil mis en place par la justice pour tenir en laisse et isoler, le tout à ciel ouvert.

Récemment, les deux compagnons ont demandé la levée de leur contrôle judiciaire. La juge d’instruction vient de leur refuser, avec des motifs assez significatifs. Elle leur reproche le silence au moment de l’enquête sociale, le peu de garantie de représentation qu’ils offrent, des comportements suspects (éviter d’être tracé, utiliser des alias), le fait de ne pas travailler, et pour finir, leur refus de collaborer aussi bien avec elle qu’avec les enquêteurs-rices.

Il est évident que la justice s’accommode mal du silence et de la résistance des personnes qu’elle cherche à mater. En avril 2018, alors que les deux compagnons assistaient à l’audience pour l’appel de leur mise en détention, le procureur avait déjà mentionné dans son réquisitoire qu’ils resteraient en prison jusqu’à qu’ils choisissent de parler (un des OPJ disait que les juges cherchent à « attendrir la viande »). Heureusement, la suite lui prouva que non.

S’il n’est pas question ici de se plaindre d’un traitement injuste, il nous semblait important de rappeler quelles peuvent être les conséquences de l’absence de collaboration. De récents exemples de longues détentions préventives, de contrôles judiciaires stricts et de refus de demandes de mise en liberté suite à des choix de ne pas discuter avec les flics et la justice sont parlant (eux). Ce choix du silence sur le long terme, bien que probablement dur à assumer au vu de ses conséquences, est une belle épine dans l’œil de la répression. Bien sur il permet de donner le moins de billes possible à ces ordures, qui arrivent déjà suffisamment à nous mettre dans la merde grâce aux outils et aux quelques informations dont elles disposent. Et si parfois la tentation d’ouvrir la bouche se fait sentir – parce qu’on nous fait comprendre que ça peut être dans notre intérêt ou qu’on bouillonne devant l’absurdité de la situation – gardons à l’esprit qu’en face de nous se tient un.e ennemi.e dont le seul objectif est de nous faire rentrer dans le rang, la tête basse et le regard éteint.

Il ne s’agit pas de se plaindre donc, mais juste de transmettre des éléments sur une pratique (parmi d’autres) dont on s’imagine bien que les baveux.ses elleux-mêmes ne font pas trop la promotion. Pour que le choix du silence se fasse en connaissance de cause et qu’il s’assume ainsi avec fermeté et détermination.

Que crève la justice !
On ne bavarde qu’avec nos potes !
Liberté pour tou.te.s !

Depuis nantes.indymedia.org

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Rennes : Condamnations suite à la révolte au centre de rétention

La nuit du 10 mai,  au centre de rétention administrative de Saint-Jacques-de-la-Lande près de Rennes, une révolte avait explosé lors de l’expulsion d’une personne que les flics étaient venus chercher vers 3h du matin.

Certains détenus étaient parvenus à monter sur le toit d’un des bâtiments. Deux bâtiments ont été rendus inutilisables suite aux incendies de matelas et vêtements ; et la capacité d’enfermement du lieu quasiment réduite de moitié.

Une personne a été condamné à un an de prison ferme, deux autres à deux ans ferme. Un mandat de dépôt a été délivré pour les trois.

Reformulé depuis la presse

Des piqûres par milliers

Sur l’incendie d’une antenne de télécommunication à Zurich et l’action individuelle.

« Le monde tel qu’il est aujourd’hui est bien évidemment merdique mais que puis-je faire en tant qu’individu pour lutter contre lui ? » dit un dicton populaire, surtout de la part des gens qui par la suite s’affalent dans leur canapé ou retournent se commander une énième bière au bar en s’allumant une cigarette.

Cet argument repose sur le fait qu’il faudrait d’innombrables personnes pour changer quelque chose, que nous (peu importe qui c’est) devrions être la majorité pour être en capacité de faire quelque chose. C’est l’illusion de la politique, c’est le prétexte qu’utilisent beaucoup de gens pour justifier leur inaction. Il s’agit de reconnaître le fait que tout ce qui est en notre pouvoir réside dans nos actes individuels. Nous pouvons influencer le cours des choses uniquement sur ce que nous faisons nous-mêmes. Ce que le reste fait, ce que la masse fait n’est pas notre affaire. Ce qu’une personne parvient à faire peut vous sembler comme très peu efficace mais en même temps c’est tout ce que nous avons et le plus grand potentiel possible de notre existence réside en nous. Chacune de nos actions a une répercussion sur notre environnement social (le non-agir est également une action et favorise le non-agir des autres). L’action individuelle, ce sur quoi je vais parler, peut sonner comme quelque chose d’évident mais il ne s’agit pas de dire que quelques actions sont plus importantes que d’autres, uniquement parce qu’elles causeraient davantage de dégâts. Bien évidemment, il y a des différences, certaines actions impactent des milliers de personnes, d’autres peut-être juste quelques-unes, mais ça ne rend pas l’une meilleure qu’une autre, ce sont simplement des actions différentes aux retombées diverses, chacune pouvant être la décision tout à fait juste selon le contexte, à savoir qu’il est toujours préférable d’agir plutôt que de ne pas agir. Continue reading « Des piqûres par milliers »

Procès suite à la tentative de déambulation « Du son contre toutes les prisons » (MAJ)

Le 21 juin 2018, une cinquantaine de personnes répondait à l’appel d’un rassemblement-déambulation « Du son contre toutes les prisons », dix ans après l’incendie de la plus grande prison pour « sans-papiers » de France, le centre de rétention de Vincennes.

Après un rassemblement avec des prises de paroles, à place des Fêtes, les flics pourchassent dès le début la déambulation, qui devra se disperser à quelques dizaines de mètres de son point de départ, et arrêtent 8 personnes dans une certaine confusion. Les gardes à vue sont mouvementées, et si six personnes ont pu sortir sans donner de nom, deux n’ont pas cette chance et sont convoqué·e·s pour un procès ce 21 mai à 9h au TGI de paris, pour outrage, rébellion et refus d’empreintes digitales et photos.

Alors que l’état développe sa politique répressive, incarcérant révolté·e·s et indésirables, construisant toujours plus de places de prison tout en poussant à l’expansion de solutions de contrôle hors les murs, les raisons d’exprimer notre rage sont toujours présentes et nombreuses.

Le même jour, des personnes incarcérées/inculpées suite au premier mai passent en procès à 13h30, l’occaz’ d’une journée au tribunal !

La justice isole et punit celles et ceux qui luttent. Soyons nombreux·ses à exprimer notre solidarité, dans et hors des tribunaux !

tract du rassemblement : https://nantes.indymedia.org/articles/41816

compte-rendu du rassemblement : https://nantes.indymedia.org/articles/42159


MAJ : Le proc’ a demandé 6 mois de sursis pour les deux inculpé-e-s, 2 ans de mise à l’épreuve avec l’obligation de travail ou formation. Et des amendes pour l’une des deux.
Les avocat-e-s ont demandé la relaxe totale pour les deux.
Verdict le 18 juin prochain.
Depuis nantes.indymedia.org

Madrid (Espagne) : MERCI, COMPAS

À propos des arrestations du 13 mai

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La matinée du du 13 mai, font urruption dans notre maison et dans l’espace anarchiste La Amboscada – trois semaines après son inauguration – une unité de la police anti-émeute ainsi que le groupe 21 de la Brigade provinciale d’information de Madrid, dédié exclusivement à l’espionnage et à la chasse des anarchistes.
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On nous informe qu’ils disposent d’un mandat de perquisition et d’arrestation contre deux d’entre nous pour terrorisme.
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Au cours de la perquisition, qui a duré environ 6 heures, des compagnon.nes de tout Madrid sont venus manifester leur soutien.
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Pendant ce temps, la police semblait particulièrement intéressée à emporter des vêtements : des écharpes de couleurs bien précise, foulards, bandanas à fleurs, chaussures spécifiques ; elle s’intéressait aussi aux agendas, calendriers, quelques cahiers, quelques annotations, notes entre les pages des livres, ordinateurs, disques durs, cartes mémoire, usb, téléphones portables, caméras photo et vidéo, CD et DVD, outils et surtout, marteaux ; ainsi qu’aux étiquettes, patches et T-shirts de la marque M.A.L.P.* ; affiches et propagande en relation avec le contre-sommet du G20 2017.

Continue reading « Madrid (Espagne) : MERCI, COMPAS »

Toulouse : Soirée de solidarité avec les anarchistes poursuivi.e.s en Italie

Ces dernières années en Italie la répression est à nouveau particulièrement féroce : lois anti-terroristes, surveillance spéciale et maxi opérations nationales… Parmi ses récentes opérations, la Scintilla à Torino et la Renata dans la région Trentino.

A vos agendas !

Un bref aperçu de ce qui vous attend le vendredi 7 juin 2019 à l’obs, 87 rue du 10 avril : une soirée de soutien aux compagnon.ne.s italien.ne.s.

Ces dernières années en Italie la répression est à nouveau particulièrement féroce : lois anti-terroristes, surveillance spéciale et maxi opérations nationales… Parmi ses récentes opérations, la Scintilla à Torino et la Renata dans la région Trentino.
Ces dernières ont été l’occasion pour le couple police/justice de choper, arrêter et incarcérer près d’une dizaine de personnes. De nombreuses actions et manifs en solidarité ont retenti dans toute l’italie, réchauffant nos coeurs et ceux des compagnon.ne.s incarcéré.e.s. Continue reading « Toulouse : Soirée de solidarité avec les anarchistes poursuivi.e.s en Italie »

Zurich (Suisse) : La détention provisoire du compagnon prolongée

La détention provisoire du compagnon, arrêté le 29 janvier 2019, a été prolongée de trois mois supplémentaires début mai. A part ça, sa situation n’a toujours pas changé. Il est toujours incarcéré à la prison de Zurich et la justice continue de justifier sa détention préventive par le risque de cavale et de connivence tant que l’enquête n’est toujours pas clôturée.
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Du courrier peut toujours être envoyé au compagnon en passant par la bibliothèque anarchiste « Fermento ». Dans une lettre rendue publique, le compagnon a notamment écrit ce qui l’intéresse:
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« Je suis vraiment heureux de recevoir des nouvelles et des analyses sur l’actualité dans le monde, des publications anarchistes (avec des enveloppes appropriées), ainsi que bien évidemment des lettres d’amis et de compagnons. Je comprends l’allemand, le français, l’italien, l’anglais, et un peu l’espagnol et le turc. Bien entendu, le Parquet participe lui aussi à la lecture de ce qu’on m’envoie. ».

Adresse:

Anarchistische Bibliothek Fermento

Zweierstrasse 42
8004 Zürich
Suisse
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PS: S’il vous plaît, précisez ce qui doit lui être retransmis ou non.
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Traduit de l’allemand par sansattendre.noblogs.org depuis ausdemherzenderfestung.noblogs.org

Espagne : Rassemblement et manifestation en solidarité avec les compagnonnes arrêtées à Madrid

Environ 40 personnes solidaires ont manifesté leur soutien devant le bâtiment du tribunal national de Madrid dans l’attente de nouvelles sur la situation des compagnonnes et pour montrer leur soutien après le dernier coup répressif.

Après être resté sur place pendant quelques heures et, après que la plupart d’entre nous ait été identifiés, nous avons poursuivi sur place avec une banderole en criant différents slogans.

Les compagnonnes ont été relâchées vers 15h30 et le rassemblement s’est dispersé sans incident.

Dans la soirée, à 21 heures, un rassemblement sur la Plaza de Tirso de Molina, avait été organisé alors que les compagnonnes étaient libres et que d’autres appels à la solidarité à Barcelone, Murcie et Hernani avaient lieu.

Dès 21 heures, les gens ont commencé à arriver de manière dispersée et une paire de vaches [les flics] qui gardaient les lieux se sont approchées pour tenter d’identifier les premières personnes qui sont venues. Après qu’il aient terminé leur opération dantesque, le reste des compagnon.nes ont déployé une banderole et un groupe plus important s’est formé, auquel se sont jointes les personnes qui ont répondues à l’appel .

La manifestation s’est avancée sur la Plaza de las Vistillas et, le long du parcours, des vitres de banques et agences immobilières ont été brisées. En arrivant à la Plaza de las Vistillas, nous sommes entrés dans le lieu où les festivités de San Isidro (1) étaient célébrées par un concert. Les personnes solidaires sont entrées dans la partie où était le public avec les banderoles et sont restés un moment à faire tourner des slogans. Continue reading « Espagne : Rassemblement et manifestation en solidarité avec les compagnonnes arrêtées à Madrid »

Lecce (Italie) : La bibliothèque anarchiste occupée « Disordine » a été expulsée

Ce matin, la police, des vigiles, le propriétaire et l’entrepreneur en charge ont défoncé la porte et changé la serrure de la bibliothèque anarchiste Disordine. Dans les prochains jours, nous devrions réussir à récupérer tout ce qui se trouvait à l’intérieur malgré la demande du propriétaire à la même entreprise d’accumuler tout le matériel, de le livrer à un entrepôt et de murer l’appartement. Dans le même temps, ils ont tenté d’éxpulser le seul occupant de l’immeuble voisin en créant une brèche dans le mur et en pénétrant dans la maison, bien qu’il y habite depuis presque trente ans. Continue reading « Lecce (Italie) : La bibliothèque anarchiste occupée « Disordine » a été expulsée »

Chili : « Libération conditionnelle » refusée pour la compagnonne Tamara Sol

La compagnonne Tamara Sol a déjà purgé environ 5 ans et demi de prison depuis son arrestation, le 21 janvier 2014, quand elle a tiré sur un vigile [dans une banque, comme acte de vengeance pour l’assassinat du compagnon Sebasien Oversluij de la part d’un vigile, lors d’un tentative de braquage, en décembre 2013; NdAtt.]. Sol a été condamnée à 7 ans et 61 jours de taule.

Après avoir été emprisonnée dans différentes prisons à travers le pays, la compagnonne Sol est maintenant à la taule de Valdivia, d’où elle a demandé l’accès à la « liberté conditionnelle », mesure qui lui a été systématiquement refusée au cours du mois dernier, même si elle a déjà purgé plus de la moitié de sa peine.

La compagnonne est l’une des personnes touchées par le décret-loi n° 321, promulgué récemment, qui durcit les conditions d’accès à la liberté conditionnelle et s’applique de manière rétroactive aussi aux prisonnier.e.s qui étaient déjà sur le point de pouvoir la demander, comme c’est le cas de Tamara Sol.

Pour l’abolition complète du décret-loi 321 !
Pour la libération de nos compagnon.ne.s !

Traduit par attaque.noblogs.org depuis publicacionrefractario.wordpress.com

Alaska : Révolte au centre correctionnel de Spring Creek

Environ 62 prisonniers se sont barricadés à l’intérieur de leur unité de logement, Hotel Mod, et ont détruit les infrastructures de la prison. Le département des services correctionnels de l’Alaska a estimé que la révolte avait causé 100 000 dollars de dommages aux cables informatiques, caméras, vitres intérieures, systèmes d’extinction d’incendies et à la plomberie. Continue reading « Alaska : Révolte au centre correctionnel de Spring Creek »

Publication : Avis de tempêtes #17

Avis de tempêtes – bulletin anarchiste pour la guerre sociale n°17 (mai 2019) vient de sortir.

Pour lire, imprimer et diffuser ce petit bulletin autour de soi (il est en format A5, et celui-ci fait 16 pages), on pourra retrouver chaque nouveau numéro tous les 15 du mois, ainsi que les précédents, sur le blog :

https://avisdetempetes.noblogs.org

« Elle arrive, elle arrive, la révolution ! Tiens, encore un coup de publicitaires qui tentent de nous refourguer leur dernier produit, se dit-on. Mais pas cette fois. Aujourd’hui, ce sont des geeks faussement décontractés et perroquets d’État qui font sonner leurs trompettes : une nouvelle « révolution numérique » serait en marche avec l’arrivée prochaine de la 5G. Si la question est celle d’une dépossession généralisée galopante, d’une déréalisation croissante affectant profondément la sensibilité humaine, du resserrement participatif des filets de l’aliénation et du contrôle ou encore du durcissement des conditions d’exploitation, – bref les conséquences sur nos vies de chaque évolution technologique –, il n’y a rien de novateur dans cette couche supplémentaire qu’on va se prendre dans la tronche ! En faisant attention à ne pas prendre pour argent comptant le discours du pouvoir sur chacun de ses « progrès », et en prenant garde à ne pas prendre la partie (telle innovation) pour le tout (la domination), comme certains opposants aux manipulations génétiques du vivant ou aux nanotechnologies ont parfois été tentés de le faire, on ne peut toutefois pas s’arrêter au constat que la 5G sera le même en pire. Ni rester les bras ballants face à l’accélération du désastre ambiant, au prétexte que tout se vaut et qu’il y a déjà tant à détruire. Car au fond, c’est aussi une question de perspective. »

[reçu par mail]

Italie : sur l’opération « Scripta Manent »

Le compagnon anarchiste Marco Bisesti en isolement (06/05/2019)

Nous apprenons par la correspondance avec Marco Bisesti que depuis le 6 mai, il a commencé à purger 10 jours d’isolement. Ceci après une altercation verbale à la mi-avril avec un gardien, qui a jugé bon d’utiliser un extincteur contre un prisonnier en isolement à l’étage en dessous de la cellule où Marco est enfermé.

La liberté pour tous et toutes !

Depuis anarhija.info


Sur les condamnations lors du procès Scripta Manent

Le 24 avril, la Cour d’assises de Turin a émis la condamnation en première instance pour le procès de Scripta Manent. Continue reading « Italie : sur l’opération « Scripta Manent » »

Madrid, Espagne : Nouvelle opération antiterroriste contre les anarchistes

Dans la matinée du 13 mai, une nouvelle opération antiterroriste a frappé l’anarchisme à Tetuán (Madrid).

L’Espace Anarchiste ‘La Emboscada’ et une autre maison squattée ont été perquisitionnés par des agents de la ‘brigada de información’ et des flics anti-émeute. L’opération s’est soldée par l’arrestation de deux personnes.

Nous avons en tête les opérations Pandora, Piñata, Ice et celle qui maintient toujours Lisa derrière les barreaux. Et plus récemment, les opérations de police coordonnées à l’échelle européenne en réponse à la révolte à Hambourg contre le G20, les arrestations du 29 octobre dernier à Madrid…

En bref : les coups de l’État contre la lutte. Face à cela, l’affection, la solidarité, les réseaux d’affinité et le désir de ne jamais abandonner sont des armes contre la peur et la répression.

Restez attentifs et attentives pour plus d’informations.

Ni innocent.e.s ni coupables !

Depuis sansattendredemain.noblogs.org


Depuis contramadriz.espivblogs.net

Pise (Italie) : Feux solidaires contre une antenne-relais

Le 10 mai, à Pise, un panneau et les câbles éléctriques d’une antenne-relais des Télécoms ont pris feu tôt dans la matinée. Les pompiers sont intervenus pour éteindre les flammes.


Pise : Antenne-relais en flammes

Contre la répression. Contre les régimes spéciaux. Contre la prison.
Solidarité aux compagnons et aux compagnonnes en prison.

Depuis roundrobin.info

Portland (Etats-Unis) : Attaque contre le Bureau de l’avocat du National ICE Council

La semaine dernière, nous avons visité les bureaux de l’avocat et collaborateur local de l’ICE Sean J. Riddell. Sean Riddell assure actuellement la défense de l’ICE* council, qui représente les agents de l’ICE, dans le cadre d’une poursuite contre la ville de Portland à la suite du camp the Occupy ICE PDX de l’été dernier. Le cabinet d’avocat de Sean, situé à Portland, a été acheté en partie grâce à l’argent qu’il a gagné en travaillant pour le Conseil national de la CIE. Nous avons décidé de le féliciter dans son nouveau bâtiment en déroulant tuyau d’arrosage, en le poussant dans sa boîte aux lettres et en faisant couler l’eau. Notre objectif était de causer le maximum de dommages économiques, ce qui devrait servir d’avertissement à tous les individus et entreprises qui profitent de la misère humaine perpétrée par la CIE. Continue reading « Portland (Etats-Unis) : Attaque contre le Bureau de l’avocat du National ICE Council »

Appel à solidarité internationale suite au 1er mai 2019 à Paris

[MAJ 14/05/2019 : les deux compagnons italiens Marco et Stefano qui étaient enfermés à Fleury en détention provisoire sont sortis de prison sous contrôle judiciaire avec interdiction de paraître sur Paris. Feu aux prisons ! Liberté pour tou.te.s !]

Dans un contexte où les flics et les banques sont attaqués régulièrement depuis la fin novembre, ce 1er mai se pouvait être une possibilité de rupture radicale avec ce monde de frontières et de guerres dans la continuité des émeutes du 16 mars et plus généralement des attaques contre les différentes chaines de cette machine à briser des vies qu’est l’autorité.

Et ce alors que les drapeaux français et nationaux fleurissent toujours dans les rues, que la justice remplit les prisons (l’État annonce la création de 10 000 nouvelles places de prison avant 10 ans sans parler des centres de rétention administrative pour sans papiers ou des hôpitaux psychiatriques) et que le discours capitaliste prône de sourire en plus de mourir chaque jour un peu plus au travail.

Face à l’éventualité de l’approfondissement du conflit en ce 1er mai, l’état avait prévu un dispositif sécuritaire conséquent : 7400 flics sur la capitale, 20 000 contrôle préventifs. Résultat : une manifestation offensive mais très contenue par des flics qui n’hésitaient pas à charger.

De nombreux manifestants et compagnons de différentes nationalités se trouvent désormais sous les griffes de la justice et de la taule. S’il apparait nécessaire de développer des réflexes de défense collective de rupture dans le cadre des tribunaux (par exemple lors des procès du 21 et 23 mai et 3, 6 et 14 juin au TGI de Paris), il l’est tout autant de continuer à attaquer directement tout autant ceux qui produisent la misère que ceux qui la gèrent ici comme partout.

En partant des postulats que la défense est nécessairement offensive, que les pensées ne sont pas dissociables de actes et vice versa et que les fins existent dans les moyens que l’on expérimente, on peut aisément comprendre que chaque institution qui part en fumée est une brèche vers un monde sans pompiers, sans États, sans chefs, sans cages.

Par-delà les barbelés et les frontières, contre les prisons (avec ou sans mur), solidarité !

Depuis nantes.indymedia.org

Voir aussi :

Pour que le ciel ne nous manque plus jamais – Défense au procès de 4 compagnons

Continue reading « Appel à solidarité internationale suite au 1er mai 2019 à Paris »

Italie : Mises à jour sur l’opération « Renata »

Le 7 mai, à Trente, une audience « d’appel [des mesures de] précaution » a eu lieu (une sorte d’appel du réexamen) pour les compagnons arrêtés le 19 février [2019]. Les compagnons en prison – à l’exception de Stecco, qui reste détenu pour un autre jugement – sont maintenant assignés à résidence (avec toutes les restrictions). Sasha, qui était déjà assignée à résidence, est obligée de rester à Rovereto et de rentrer chez elle entre 21:00 et 7:00. La mobilisation pour le procès se poursuit. Et la solidarité pour les compagnons encore en prison, en particulier pour les compagnonnes de L’Aquila, à qui va tout notre soutien. Une pensée spéciale aussi pour les compagnons de l’opération « Scripta manent » qui ont été frappés par de lourdes condamnations, solidarité et force !

Des compagnons et compagnonnes du Trentin

depuis romperelerighe.noblogs.org


Pour écrire à Stecco :

Luca Dolce
Casa Circondariale di Tolmezzo
via Paluzza 77
33028 Tolmezzo (Ud)
Italie Continue reading « Italie : Mises à jour sur l’opération « Renata » »

Opération Renata (Italie) : Une lettre de Stecco depuis la prison de Tolmezzo

Chers compagnons et compagnonnes,

Est venu le moment de dire quelque chose sur ce qui s’est passé en février.

Un peu plus de deux mois se sont écoulés depuis notre arrestation dans le cadre de l’opération Renata, et je peux dire que je suis serein et fort, sûr comme jamais que la lutte continue malgré les coups portés par l’État.

Mon arrestation à Turin, près de Corso Giulio, s’est déroulée dans le calme vers 17 heures. Alors que je quittais le compagnon avec qui je me trouvais, j’ai remarqué le typique policier en civil devant moi à l’arrêt de tram, quelques secondes plus tard je me suis retrouvé encerclé. Je peux dire que tout s’est déroulé avec beaucoup de tranquillité, et je dois dire avec une « gentillesse » ennuyeuse, par opposition à la façon dont mes compagnons et compagnonnes ont été traités dans le Trentin. Continue reading « Opération Renata (Italie) : Une lettre de Stecco depuis la prison de Tolmezzo »

Dix coups de poignard à la politique

La politique est l’art de la séparation. Là où la vie a perdu sa plénitude, où la pensée et l’action des individus ont été sectionnés, catalogués et enfermés dans des sphères séparées, là commence la politique. Ayant éloigné certaines activités des individus (la discussion, le conflit, la décision en commun, l’accord) en une zone en soi qu’elle prétend gouverner, forte de son indépendance, la politique est en même temps séparation parmi les séparations et gestion hiérarchique du cloisonnement. Elle se révèle ainsi comme une spécialisation, contrainte à transformer le problème en suspens de sa propre fonction en un présupposé nécessaire pour résoudre tous les problèmes. C’est justement pour cela que le rôle des professionnels de la politique est indiscutable – et la seule chose qu’on peut faire c’est les substituer, en changer de temps en temps. Chaque fois que les subversifs acceptent de séparer les différents moments de la vie et pour changer, en partant de cette séparation, les conditions données, ils deviennent les meilleurs alliés de l’ordre du monde. C’est justement parce qu’elle aspire à être une sorte de condition première de la vie même que la politique insuffle partout son haleine mortifière.

La politique est l’art de la représentation. Pour gouverner les mutilations infligées à la vie, elle contraint les individus à la passivité, à la contemplation du spectacle mettant en scène sa propre impossibilité d’agir, la délégation irresponsable de ses propres décisions. Alors, tandis que l’abdication de la volonté de se déterminer soi-même transforme les individus en appendices de la machine étatique, la politique recompose en une fausse unité la totalité des fragments. Pouvoir et idéologie célèbrent ainsi leurs propres noces funestes. Si la représentation est ce qui enlève aux individus la capacité d’agir, leur fournissant en contrepartie l’illusion d’être des participants et pas des spectateurs, cette dimension du politique réapparaît toujours là où une quelconque organisation supplante les individus et un quelconque programme les maintient dans la passivité. Elle réapparaît toujours là où une idéologie unit ce qui est opposé dans la vie. Continue reading « Dix coups de poignard à la politique »

TEMPS D’ENCRE – Rencontres autour de publications anarchistes

Pour que l’idée ne flétrisse pas, il faut l’action pour la revigorer. Pour que l’action ne tourne pas en rond, il faut l’idée pour l’enchanter. C’est peut-être là que se tisse le véritable fil noir de l’histoire tumultueuse de l’anarchisme, qui est en même temps sa proposition de lutte : auto-organisation, action directe, conflictualité permanente avec l’autorité sous toutes ses formes.

Ces Rencontres autour de publications anarchistes sont une occasion sous forme d’invitation pour celles et ceux qui sont à la recherche d’idées critiques, qui cherchent à agir, qui se révoltent contre ce monde mortifère d’oppression, d’exploitation et d’autorité. Une occasion, et un défi en même temps, pour mettre en relief ce foisonnement anarchiste qui se diffuse au travers de publications, d’agitation, de locaux, d’interventions, d’actions et de luttes – et qui exprime, en proposant la destruction du pouvoir plutôt que son aménagement, le bouleversement total plutôt que la réforme, la concordance entre moyens et fins plutôt que la stratégie politique, l’éthique plutôt que le calcul, une perspective révolutionnaire à approfondir et à défendre.

Du vendredi 28 au dimanche 30 juin 2019.

La Pétroleuse
163 Cours Caffarelli
Caen (Normandie)

Programme au format PDF / Affiche au format PDF

Plus d’infos ou pour ramener ta distro sur tempsdencre2019.noblogs.org et/ou en écrivant à tempsdencre2019[a]riseup.net.

Depuis bxl.indymedia.org

Grèce : Attaque incendiaire contre le magasin d’un membre d’Aube Doré

post imageLe magasin de Tryfon Bougas, à Kallithéa, dans la banlieue d’Athène s’est embrasé début mai, suite à une attaque au molotov.

Tryfon Bougas, qui se présente comme un « collectionneur d’œuvres d’art » est en fait un fasciste bien connu. Ancien homme d’affaires du monde de la nuit, il fut aussi propriétaire d’une société de sécurité, et propose des services de « protection » aux « retraités sans défense » qui craignent d’aller retirer leur retraite.

Son magasin à Kallithea déclaré en tant que plateforme d’achat de voitures d’occasion et de pièces détachées reprend aussi aussi montres, bijoux, livres, or et Rolex.

Résultat de recherche d'images pour "Τρύφων Μπουγάς"Membre actif d’Aube Dorée (à droite sur la photo, avec Michaloliakos, le leader du groupe). Il a été élu conseiller municipal à Palaio Faliro (près d’Athènes) pour la première fois en 1994 et a également exercé les fonctions d’adjoint au maire. En 2015, il est élu conseiller municipal.

En 2019, il se présente comme candidat à la mairie de Kallithea, avec le soutien d’Aube Dorée.

résumé depuis athens.indymedia.org/post/1597572/

La Haye (Pays-Bas) : Actions en solidarité avec les anarchistes poursuivis par l’Etat belge

Le jeudi 18 avril 2019 à La Haye (Pays-Bas), des anarchistes ont tenu à montrer leur solidarité dans les rues avec les compagnon.ne.s poursuivi.e.s par l’Etat belge, qui passaient en procès fin avril. Tou.te.s étaient accusé.e.s d’avoir pris part à des luttes directes contre les frontières et leurs prisons, et plus largement contre ce monde d’autorité et d’exploitation.

Lors de cette action, quatre banderoles ont été suspendues à divers endroits de la ville et des tracts ont été jetés dans les airs, dont voici un aperçu:

Continue reading « La Haye (Pays-Bas) : Actions en solidarité avec les anarchistes poursuivis par l’Etat belge »

Lettre du compagnon en cavale depuis juillet 2016 [affaire de l’incendie d’antenne de police à Zurich]

Ci-dessous une lettre du compagnon depuis la clandestinité qui vient de paraître dans le journal anarchiste « Feuer der Knästen ». Il est inculpé de l’incendie de l’antenne de police municipale à Zurich le 11 juillet 2016. Il a rejoint la clandestinité quelques heures après ce sabotage incendiaire, alors que les flics frappaient déjà aux portes des compagnons en Suisse. On pourra relire la brochure « Silence radio – Recueil de textes à propos de sabotage, de répression et de signaux de fumée depuis la clandestinité, Zurich, 2016 ». Un autre compagnon, inculpé en partie pour cette même attaque, est incarcéré en détention préventive depuis fin janvier 2019.


Salutations ardentes de quelque part

Mai 2019

A vous qui êtes dehors, à toi qui es à l’intérieur,

La langue est toujours floue et dans ce cas, il n’existe aucun vocabulaire adapté pour parvenir à exprimer à quel point vous me manquer tous. A vous qui êtes dehors, à toi qui es à l’intérieur. A quel point vos mots de solidarité et vos actes déterminés me donnent des ailes. Dehors comme dedans. A quel point ma haine enflammée à l’encontre des sales gardiens de la loi en uniforme, en robe ou en costume, est semblable à la vôtre. Une fois de plus, ils ont kidnappé un compagnon proche, qui cette fois-ci vient de Zurich, en ayant le culot et l’audace de lui retirer sa liberté grâce à leurs articles froids du code pénal qui maintiennent leur pouvoir. Mais tu n’es pas seul, tout comme moi qui suis sur le chemin peu praticable de la clandestinité. Car nous sommes reliés par la force de nos idées et de nos désirs.

« Des compagnons, voilà ce que cherche le créateur et non des cadavres, des troupeaux ou des croyants. Des créateurs comme lui, voilà ce que cherche le créateur, de ceux qui inscrivent des valeurs nouvelles sur des tables nouvelles ».

Ainsi parlait Zarathoustra, F. Nietzsche

A vous qui êtes dehors, à toi qui es dedans et moi qui suis au milieu de nulle part. En effet, nous sommes tous exposés à des conditions différentes mais la volonté de préserver notre dignité nous relie et en dépit de toutes les privations, nous continuons à garder nos yeux rivés sur l’horizon. Non pas pour sombrer dans une rêverie éveillée, ni pour regarder d’un air mélancolique par la fenêtre comme le véritable « héros » d’un film kitsch de gangster, mais pour peaufiner concrètement nos perspectives anti-autoritaires et subversives. Pour que, grâce à notre coopération, nous puissions nous rapprocher du jour où nous pourrons tous nous retrouver en liberté, sur une terre et sous un ciel libres.

En solidarité pour toujours.

Votre compagnon et co-créateur de quelque part.

depuis sansattendre.noblogs.org

Belgique : ouverture d’un nouveau centre fermé pour femmes

Le 7 mai, à Holsbeek (près de Louvain), deux ministres du gouvernement actuel ouvriront officiellement un centre fermé (CRA) réservé aux femmes. Le nouveau lager [lieu d’enfermement, ndt], qui pourra accueillir jusqu’à 50 personnes, est un ancien hôtel situé à la périphérie de la ville flamande. De 2013 à 2015, la structure a déjà été utilisée pour accueillir les demandeurs d’asile en attente d’un retour « volontaire ».

Actuellement, les femmes qui seront transférées dans le nouveau centre sont toutes détenues dans une aile du centre fermé de Bruges. Quant aux couples, ils seront tous envoyés au centre 127 bis à Steenokerzeel près de Bruxelles. La procédure veut que les femmes et les hommes qui partagent les mêmes lieux de détention soient strictement séparés et ne partagent aucun espace, y compris les cours intérieures.

La construction du centre fermé réservé aux femmes a été projetée en 2017 par l’ancien secrétaire d’Etat à l’émigration Theo Francken, membre du parti flamand de droite et xénophobe N-VA, qui a quitté le gouvernement il y a quelques mois car il était contre la ratification par le Premier ministre du traité de Marrakech* sur l’immigration. Parmi les différentes mesures xénophobes annoncées par le ministre, il y a également la construction de 3 nouveaux centres fermés d’ici 2021 (Holsbeek en fait partie). Continue reading « Belgique : ouverture d’un nouveau centre fermé pour femmes »

Re-ven-di-ca-ti-ons

Agustin Garcia Calvo

« Que voulez-vous, mes enfants ? Des emplois ? L’autonomie régionale ? Une augmentation de salaire ? Le vote à quinze ans ? La retraite à quarante-cinq ? L’égalité des sexes ? Continuez à demander dans l’ordre et toutes vos réclamations seront bien traitées en bonne et due forme ».
.
Toute faveur que le Seigneur accorde le consolide, puisqu’il est le Seigneur. Mais le fait est que les sujets obtiennent également ce qu’ils veulent. Ce qu’ils veulent? Oui, et chemin faisant, ils apprennent à vouloir ce qui leur est demandé.
Est-ce que je demande la permission au Seigneur de tomber amoureux de ma tante?
Mon vieux, quelles idées tu as! Cela ne se demande pas au Seigneur.
Pourquoi? C’est un peu tôt : le ministère des relations érotiques n’a pas encore été créé. Mais est-ce qu’on va le créer? Sans aucun doute, et tu pourras alors revendiquer le droit de tomber amoureux de qui tu voudras. Pour le moment, sois patient; et dis-moi, entre temps, pourquoi ne revendiques-tu pas le droit d’importer librement des automobiles australiennes? Ce n’est pas une honte de vouloir une voiture australienne (puisque c’est ton droit d’en avoir envie. N’est-on pas maître de sa propre volonté? Pourquoi alors veut-on gagner de l’argent, si on ne peux pas le dépenser pour ce que l’on veux?). N’est-il pas insupportable que le ministère des Finances et le ministère des Affaires étrangères te mettent tellement de bâtons dans roues [de façon à ce] que tu ne puisse pas en faire qu’à ta tête? Allons! Unissons-nous – Tous les partisans de la libre importation de voitures – et revendiquons. Pétition! Grèves! Manifestations sur la voie publique! Présentation d’amendements de la part de nos représentants Parlementaires! Revendiquons! Continue reading « Re-ven-di-ca-ti-ons »

Publications : Delenda Est Éditions

Nouvelle brochure disponible, intitulée « Tuer les fantômes et autres textes. Quelques reflexions anarchistes sur le mouvement des Gilets Jaunes ».

Il s’agit d’une compilation de 4 textes critiques sur ce mouvement. Ces textes rassemblés ici (publiés sur internet mais pas en papier) sont précédés d’une introduction, qui elle n’est pas sur internet.

Comme d’habitude, cette brochure ne sera pas disponible en ligne, il est possible de la recevoir par courrier ou par mail.

delendaest (at) riseup.net

[reçu par mail]

Italie : De nouvelles attaques contre la Lega (MAJ)

À Gênes, le 27 avril, la permanence de la Lega rue Macaggi, a été attaquée dans la matinée. La porte d’entrée ainsi que la façade de l’édifice au premier étage ont été repeintes. La plaque funéraire d’Ugo Venturini*, a été endommagée après une manifestation organisée le 4, pour l’anniversaire de sa mort, le pare-brise arrière de la voiture d’un des manifestants (côté facho) a également volé en éclat.

Le 25 Avril, à Rome dans le quartier de  Prati, le local de la Lega rue Alessandro Farnese, a été attaqué à coup de Molotov (qui n’a pas explosé à cause de la pluie).

À Averse et Casoria, (en Campanie, dans le sud de l’Italie), les permanences éléctorales, de la Lega ont également été détériorées, les jours suivants le 25 Avril (1).

À Spoleto (dans la province de Pérouse), début mai, des inconnus ont fracassé la vitrine de la Lega. C’est la troisième fois que ça arrive en deux ans. [https://roundrobin.info/2019/05/spoleto-lega-spaccata/]

À Fagnano Olona (Lombardie), le 1er mars, le siège de la Lega a eu ses vitrines cassées, un extincteur ouvert, à l’intérieur, un message à été fini « la pacchia è finita ».

À Modène, (Émilie-Romagne, dans le Nord de l’Italie), les flics qui protègent les lieux pour la venue de Salvini, ont été accueillis à coup de jet de pierres.

Continue reading « Italie : De nouvelles attaques contre la Lega (MAJ) »

Seulement en fin de semaine

« Je ne sais même pas ce que je ferais de mes samedis si il n’y avait plus de mouvement. Qu’est-ce qu’on va foutre si ça s’arrête, y’a pas moyen. »

paru dans lundimatin#189, le 29 avril 2019


A : Alors, avez-vous commencé la guerre civile ?
B : (Effrayé) Guerre civile ?
A : Et quoi d’autre sinon ?
B : Je ne sais vraiment pas. Peut-être que tu veux juste te moquer de moi. Pour cela on n’a du temps que le week-end.
A : Pour quoi faire ?
B : Justement ce que tu appelles la guerre civ…
A : N’avale pas ce mot de travers !
B : En bref, pour Wackersdorf* et le reste. Mais depuis longtemps maintenant nous avons pour cette raison, renoncé à nos saunas du samedi et nos concerts du dimanche. Nous les avons sacrifiés.
A : Félicitation pour le sacrifice. Tu dis seulement samedi et dimanche. Mais tu penses que les femmes sur la Place de la Bastille, il y a 200 ans aient compris ce « seulement » ?
B : Comment ? Mais essayes de te mettre un peu à ma place s’il te plaît.
A : Dans quoi ? En qui ?
B : Dans notre vie à tous. Pendant les jours travaillés, nous n’avons pas de vraiment le temps pour des choses pareilles. (Regarde l’horloge)
A : « Pour des choses pareilles », très bien dit. Tu es pressés ?
B : En fait, oui. (Mais il reste quand même) Ou tu penses que je devrais proposer à Line de tout abandonner ? Littéralement tout ? Son travail ? Et la voiture ? Et moi ? Et les petits ? Et la télé ?
A : Surtout pas la télé. Continue reading « Seulement en fin de semaine »

1er mai : Actions contre la gentrification à Philadelphie (USA)

Pour le 1er mai, nous revendiquons la responsabilité des actions suivantes:

– Dégonflage des pneus et peinture sur le pare-brise d’une navette de yuppie.
– Jets de peinture sur la façade de deux propriétés de [la société] OCF*.
– Bris de verre et coupure de tous les câbles non hydrauliques d’au moins quatre machines de construction sur le site d’un projet de développement visant à retraiter [manicurer, litt.] un endroit autrefois sauvage.

Toutes nos cibles font partie de la gentrification continue de la ville.

Solidarité avec les camarades italiens confrontés à la répression.

Le 1er mai, les anarchistes ne dorment pas !

* L’Open Connectivity Foundation (OCF) est un groupe industriel dont la mission est de fournir un programme de certification pour les périphériques impliqués dans l’ Internet des objets (IoT) .

Depuis 325.nostate.net

Quelques réflexions suite au procès contre des anarchistes en Belgique

« Avec quelques autres anarchistes, j’étais appelé à comparaître devant un tribunal de l’État belge, accusé principalement de faire partie ce qui était, au début de la longue enquête, qualifié d’« organisation terroriste », mais a finalement été requalifié en « association de malfaiteurs ». Je n’écris pas ces lignes pour entamer un quelconque dialogue indirecte avec les institutions de l’État, ni pour raconter ma vie, mais tout simplement pour déchirer le voile de silence que l´État pourrait vouloir jeter sur d’éventuelles condamnations. »

Lire la suite ici :

Pièces jointes

Report quelques reflexions

Depuis nantes.indymedia.org

Rencontre Internationale de Libération Animale Rome (Italie) 26-28 Juillet 2019

www.animalgathering2019.noblogs.org

Une occasion de se rencontrer, de partager des analyses et des compétences et de discuter d’expériences et de stratégies dans la lutte contre l’oppression des animaux et la destruction de leurs habitats. Une lutte qui, pour nous, s’inscrit dans le cadre plus large de la lutte contre toute forme d’exploitation, d’oppression et d’autorité, pour une libération totale.

Ce rassemblement a pour but de mettre en contact des individu.e.s et des petits groupes de personnes partageant les mêmes idées et travaillant pour la libération des animaux d’une manière radicalement différente de celle que la majorité des groupes de défense des droits des animaux ont adoptée de nos jours. Les groupes de défense des animaux qui n’ont pas de politique plus large, que ce soit pour l’apathie politique ou pour des choix bien pensés, sont de plus en plus attirants pour les personnes ayant des opinions fascistes, nationalistes, sexistes et racistes. Continue reading « Rencontre Internationale de Libération Animale Rome (Italie) 26-28 Juillet 2019 »

Petit compte-rendu du procès contre des anarchistes à Bruxelles

Petit compte-rendu du procès contre des anarchistes poursuivis par l’État belge

Le 29 et le 30 avril 2019 s’est tenu à Bruxelles le procès contre des anarchistes poursuivis pour « association de malfaiteurs » et pour une série de délits. 

Deux inculpés ont assisté au procès dans la salle du tribunal correctionnel. Ils ont refusé de répondre aux questions des magistrats. Les dix autres inculpés ne se sont pas présentés. Tous et toutes ont été représentés par des avocats. 

Suite à la plaidoirie du magistrat Malignini du Parquet Fédéral, les avocats ont pris la parole. 

Le magistrat a demandé les peines suivantes pour les différents inculpés :

300 heures de travail ou une peine subsidiaire de 4 ans (1 personne)
250 heures de travail ou une peine subsidiaire de 3 ans (2 personnes)
200 heures de travail ou une peine subsidiaire de 30 mois (4 personnes)
150 heures de travail ou une peine subsidiaire de 18 mois (1 personne)
100 heures de travail ou une peine subsidiaire 12 mois (1 personne)
12 mois de sursis et une amende de 50 euros (1 personne)
Acquittement (2 personnes)

Les inculpés ont refusé d’accepter une peine de travail. Le tribunal ne pourra donc pas prononcer une telle peine.

Le jugement sera prononcé le 28 mai 2019.

Plus d’infos :
La Lime
lalime.noblogs.org

depuis nantes.indymedia.org/

Publication : Hérésie n°3

Ceci est le troisième numéro d’Hérésie. Pour simplifier, le sous-titre est « réflexions individualistes », mais la revue n’est pas enfermée dans cette définition, et de temps en temps les différents textes publiés peuvent même se contredire entre eux. La raison d’être d’Hérésie est de contribuer à des débats parmi les anarchistes, de ressortir des oubliettes des vieux textes qui n’ont pas perdu du sens aujourd’hui, et de traduire des textes qui selon moi méritent d’être diffusées dans l’aire francophone.

Tant que mon pessimisme ne me fera pas abdiquer sur l’envie et le besoin de m’adresser à ceux/celles qui partagent des désirs, des angoisses, des rages et des réflexions similaires, Hérésie existera, et sera publiée de façon plus ou moins régulière. Continue reading « Publication : Hérésie n°3 »

Marseille : Manifestation contre les C.R.A. et les frontières le 18 mai

Parce qu’ici comme ailleurs les frontières tuent, nous voulons les abattre.

Parce que les gares, les routes, les administrations sont autant de frontières destinées à contrôler et arrêter les personnes jugées « indésirables » par l’État.

Parce que nous nous opposons aux rafles et à la chasse aux pauvres qui s’intensifient à Marseille. Et qu’il s’agisse de logements ou de papiers, nous sommes contre toutes les expulsions !

Parce que le racisme et le nationalisme sont des poisons, qui vont de pair avec la militarisation rampante de la société.

Parce que nous ne voulons d’enfermement ni d’exploitation pour quiconque.

Liberté pour toutes & tous, avec ou sans papiers !

Samedi 18 mai
15h fontaine des Réformés

Manifestation contre les C.R.A. et les frontières le 18 mai

[reçu par mail]

Paris : Les camions jaunes crament

La nuit du lundi 22 au mardi 23 avril trois camions de la Poste ont brûlé, rue de la Chine à Paris.

Le rôle de la Poste dans cette société, au croisement du secteur public et du capital est crucial, même si on l’oublie souvent. C’est pour cela qu’on l’a prise pour cible, dans la perspective d’une conflictualité anti-autoritaire permanente contre les rouages institutionnels, économiques et idéologiques de ce monde.
Une négation de cette société qui se veut internationale, à travers le dialogue par l’action et la solidarité avec les compagnon.ne.s tombé.e.s dans les filets de la répression.

Une pensée pour les anarchistes enfermé.e.s en Italie, notamment celleux récemment condamné.e.s pour l’opération Scripta Manent.

« Je revendique d’être anti-autoritaire, individualiste, pour l’insurrection, pour la destruction de ce monde sale et fétide et pour la destruction de l’État-Capital ! Toujours votre ennemi ! Pour l’Anarchie ! »

Anarchistes pour la solidarité internationaliste

depuis attaque.noblogs.org

Bari (Italie) : Incendies et tentative d’évasion au centre de détention Bari-Palese

La nuit dernière, a eu une forte protestation des personnes emprisonnées au Centre de Détention (CPR) de Bari Palese. Les matelas et les meubles ont été brûlés dans trois modules/sections du lager d’état, et des personnes sont montées sur les toits de la structure. Selon les merdias, trois personnes ont tenté de s’évader mais se sont blessées en tombant et ont été transportées à l’hôpital en ambulance : deux ont déjà été ramenées au centre de détention et une autre est toujours à l’hôpital.

depuis hurriya.noblogs.org

Bergame (Italie) : Le local de la lega vandalisé

Bergamo e Como, vandalizzate sedi dei candidati sindaci della Lega. Salvini: “Più ci attaccate, più ci date forza”Nous apprenons par les médias du régime qu’à Bergame, dans la nuit du 23 avril, le siège du candidat à la mairie Giacomo Stucchi a été attaqué. Sur le trottoir, un tag a été laissé « meurt Salvini ».
L’inauguration du siège du candidat au poste de maire, prévue pour le lendemain, était prévue pour la présence de Salvini.

depuis roundrobin.info


Une personne a été arrêtée et perquisitionnée par la Digos à la suite de l’attaque.

** La même nuit la vitrine du local d’un autre candidat de la Lega [le parti d’extrême droite la Ligue anciennement Ligue du nord], Luigi Pecorelli, à Fino Mornasco (Como) dans la même région (en Lombardie) a été détruite à coups de pioche.

Op. Scripta Manent : cinq condamnations et 18 acquittements

Le procès s’est clôturé aujourd’hui, dans la salle bunker de la prison Le Vallette à Turin, avec cinq condamnations et 18 acquittements. La Cour d’Assises, présidée par la juge Alessandra Salvadori, a condamné Anna Beniamino à 17 ans, Alfredo Cospito à 20 ans, Nicola Gai à 9 ans, Marco Bisesti à 5 ans, et Alessandro Mercogliano à 5 ans.

L’opération Scripta Manent, dirigée par le procureur de Turin Sparagna concerne une série d’attaques signées FAI et FAI/FRI [Fédération Anarchiste Informelle – Front Révolutionnaire International] qui ont eu lieu entre 2003 et 2012, contre des commissaires, casernes des Carabinieri et RIS [la “police scientifique” des Carabinieri] et des hommes d’État (maires, le ministre de l’Intérieur), des journalistes, des entreprises engagées dans la restructuration des Centres de Rétention Administrative pour migrants, ainsi que le directeur d’un CRA.

Nicola Gai et Alfredo Cospito avaient déjà été condamnés à 9 et 10 ans de prison pour la jambisation, à Gênes, d’un patron d’Ansaldo Nucleare, Roberto Adinolfi, en mai 2012.

Tous les autres ont été acquittés. Les juges ont revu les accusations d’association, car les faits avaient déjà été jugés dans d’autres procès, ils ont retiré l’accusation d’incitation à commettre des crimes et délits via publication anarchiste dans les journaux ou sites Web.

reformulé depuis la  presse

Paris : Rassemblement contre les frontières et les CRA ! Dimanche 28 avril à 14h

Les Centres de rétention administrative (CRA) sont des prisons pour étranger·e·s dont l’administration ne reconnaît pas le droit de séjourner dans le pays. L’enfermement et ces conditions désastreuses, ainsi que les violences policières, ont cristallisé les tensions en leur sein. Rassemblons-nous ce dimanche 28 avril en soutien aux révolté·e·s à l’intérieur et contre toutes les formes d’enfermement !

En France, chaque année, ce sont plus de 45 000 personnes qui passent par les CRA (faisant de la France le pays européen qui a le plus recours à l’enfermement contre les étranger·e·s) et plus de 71 000 personnes incarcérées dans les prisons.
L’État prévoit déjà d’enfermer toujours plus en construisant 481 nouvelles places en CRA, et près de 15 000 places supplémentaires en prison d’ici à 2027, au sein d’un énième «plan pénitentiaire».
 Pièces maîtresses d’un système répressif et raciste, les passages de l’un à l’autre et inversement sont très fréquents.

Pour celui ou celle qui n’a pas le bon bout de papier ou pas de papiers du tout, la traque est permanente, les cages de l’État et les déportations des menaces perpétuelles. Les frontières sont partout. Continue reading « Paris : Rassemblement contre les frontières et les CRA ! Dimanche 28 avril à 14h »

Exarchia (Athènes, Grèce) : Expulsions, arrestations et affrontements

Le 19 février, le squat Arachovis 44 à Exarchia a été expulsé.

Le 11 avril, une armée de flics évacue les squats Azadi et New Babylon.

Le 18 avril, une autre opération a eu lieu pour évacuer le squat Clandestina et Cyclope.

Environ 120 personnes ont été incarcérés.

En réponse à ces expulsions le bâtiment Gini de Polytechnique, a été occupé.

Le 11 avril, un policier anti-émeute a été blessé suite à l’attaque d’une trentaine de personnes à coup de des jets de molotovs, pierres et autres projectiles. Quelques heures plus tard, le politicien conservateur Costas Bakoyiannis en tête pour les prochaines élections municipales à Athènes a été chahuté lors d’un rassemblement qu’il organisait contre l’insécurité dans le quartier d’Exharchia.

Le 19 avril, un rassemblement a eu lieu devant le centre de détention de Petrou Ralli (Athènes). Une cinquantaine de personnes se sont rassemblés à l’extérieur du bâtiment. Des échanges avec les personnes incarcérés ont pu avoir lieu via un mégaphone concernants sur les conditions de vie à l’intérieur de Petrou Ralli ainsi que sur les déportations qui ont eu lieu récemment. Des tags ont été laissé sur place ainsi que des tracts sur les voitures et aux bus qui passaient. Après l’intervention, les rues avoisinantes ont été recouvertes d’affiches.

Le 20 avril, une voiture de police stationnée sur l’avenue Patision, a été attaquée à coup de molotov, des affrontements ont eu lieu. Un peu plus tard, vers trois heures du matin, un groupe de personnes a lancé des pierres et des molotov sur des policiers qui se trouvaient à Exarchia, les affrontements ont duré jusqu’à quatre heures du matin.

Infos trouvés sur athens.indymedia.org

& reformulés depuis leur presse

Sûr comme la mort

Un peuple disposé à renoncer à un peu de sa liberté
en échange d’un peu de sécurité, ne mérite ni l’un ni l’autre »
Benjamin Franklin
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C’est une question dont on parle beaucoup, mais dont le diagnostic formel. À droite comme à gauche, le verdict est unanime : nous vivons dans un « climat d’insécurité ».
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Chaque jour, les medias nous déversent des litres de sang collectés sur les lieux théâtres d’embuscades, de viols et de meurtres. Des faits sanglants décrits et filmés avec une profusion maniaque de détails, afin de faire courir d’horribles frissons le long de notre colonne vertébrale déjà affaiblie par les génuflexions quotidiennes. Regarder les mésaventures d’autrui n’est plus une consolation, on n’arrive plus à pousser un soupir de soulagement à l’idée d’y être échappé. C’est un cauchemar, parce que ces mésaventures semblent pousser les écrans pour se précipiter sur le tapis de notre salon. Et si demain c’était nous les protagonistes de ces journaux télévisés qui désormais transpirent seulement la mort? En proie à la terreur, on commence à verrouiller la porte de la maison trois fois, à ne pas parler au nouveau voisin, à ne plus sortir la nuit. La panique se propage, elle se généralise comme la certitude suivante : l’insécurité est le fléau de notre époque. Si elle était résolue, les portes du paradis s’ouvriraient pour nous.
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À  vrai dire, quelque doute subsiste sur la réelle augmentation de la violence. Sur demande explicite, ces mêmes « experts » sont contraints de reconnaître qu’il n’y a pas de différence substantielle par rapport au passé : la montée en flèche des statistiques est le résultat d’un critère comptable différent. Mais aussi de visibilité. C’est comme ça que ça marche. La classe politique place la question de la sécurité au centre de presque toutes ses interventions. Les journalistes, comme d’habitude serviables envers leurs maîtres, répètent les préoccupations des politiciens et les enrichissent en les illustrant de faits divers. Les nouvelles ne manquent pas, il suffit de ne pas les reléguer à un petit article à la quinzième page pour les faire grandir hors de proportion jusqu’à ce qu’elles deviennent exemplaires. Il ne reste plus aux politiciens qu’à commenter et le jeu est fait :  » vous avez vu que nos préoccupations étaient plus que justifiées, qu’elles étaient sacro-saintes ? Il y a vraiment un problème de sécurité ! « 

Continue reading « Sûr comme la mort »

Limoges : Libération de l’inculpé dans l’affaire de la caserne Jourdan à Limoges.

S. inculpé dans l’affaire de l’incendie des véhicules de gendarmerie de la Caserne Jourdan à Limoges est sorti le 8 avril 2019 sous Assignation à Résidence en Surveillance Electronique (ARSE).

L’enquête est toujours en cours. La fin des investigations est estimée à 6 mois.

Le 27 mars 2019, après un an de détention provisoire, a eu lieu l’audience de renouvellement du mandat de dépot criminel de S. devant la Juge des Libertés et de la Détention de Limoges.

Cette dernière a refusé de le remettre immédiatement en liberté sous contrôle judiciaire, jugeant la mesure pas assez contraignante et préférant attendre qu’un bracelet électronique puissent être posé, ce qui n’était possible techniquement que le 9 avril selon l’enquête de faisabilité du Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation d’Amiens. Elle a donc renouvelé le mandat de dépot de 6 mois.

Ce n’est donc que quelques jours plus tard, le 8 avril 2019, suite à une demande de mise en liberté que S. a été libéré sous Bracelet électronique.

Il est assigné à résidence sous surveillance électronique à Amiens pour une durée de 6 mois renouvelable.

Le temps effectué sous bracelet électronique compte comme de la prison.

Il a le droit de sortir de son domicile uniquement le matin de 8h45 à 13h et doit signer deux fois par semaine au Commissariat.
Il a interdiction de sortir du département de la Somme.
Il a interdiction d’entrer en relation avec trois personnes dont les deux de Toulouse qui avaient été mis en garde à vue en même temps que lui le 27 mars 2018.

L’enquête est toujours en cours. La fin des investigations est estimée à 6 mois.
Une commission rogatoire de personnalité est notament en cours. Elle consiste à convoquer à la Gendarmerie des proche de S. pour leur poser des questions sur sa personalité.

depuis https://nantes.indymedia.org

Italie : Rassemblements solidaires

Dimanche 28 avril : rassemblements devant les prisons de Ferrara, Tolmezzo et L’Aquila

Dimanche 28 avril : rassemblements devant les prisons de Ferrara, Tolmezzo et L’Aquila, en solidarité avec les anarchistes emprisonné.e.s.

Prison de Tolmezzo (via Paluzza 77): 14h.
Prison de Ferrara (via Arginone 327): 13h.
Prison deL’Aquila (via Amiternina 3, località Costarelle di Preturo): 13h.

Brisons ce silence de tombe !

La guerre intérieure contre toute forme concrète de dissidence avance vite. Son expression la plus visible est dans la pointe de l’iceberg de la répression : la gestion des prisons.
Les compagnonnes et les compagnons arrêté.e.s lors des dernières opérations répressives ne sont pas seulement enfermé.e.s, comme c’est le cas depuis des années, dans des sections de Haute Sécurité, mais certain.e.s d’entre elles et eux ont été envoyé.e.s, sur décision de administration pénitentiaire, dans des prisons où est présent le circuit du 41bis* – un régime d’isolement total, le top du système pénitentiaire italien pour ce qui est de la torture – qui fat planer son ombre aussi sur les autres sections, créant une atmosphère étouffante. Une chape d’oppression et une situation de menace et de privation constantes. Isolement, livres en nombre limité, papiers et écrits confisqués, parloirs niées, blocage complet de la poste et censure des communications, proposition d’imposer l’interdiction de l’achat des journaux locaux, négation de la possibilité d’être présent.e.s à son procès : des corps et des mots rebelles remplacés par la vidéoconférence… Les condition de chaque compagnon  et de chaque compagnonne sont différentes, mais ce qui est égal pour tout le monde est la tentative de faire passer comme normales des dispositions vexatoires et d’urgence, pour qu’on entende plus une mouche voler.

Allons briser le silence et réfléchissons rapidement à la façon de contrer ces attaques à la solidarité et pas que. Toujours aux côtés de nos compagnonnes et de nos compagnons ! Continue reading « Italie : Rassemblements solidaires »

Italie : Dernières nouvelles des prisons et tribunaux

Depuis plus d’une semaine, Silvia, Agnese et Anna ont été transférées de la section AS2 (de haute sécurité) de la prison de Rebibbia à la section de L’Aquila. Une prison, celle du chef-lieu des Abruzzes, où la quasi-totalité de la population carcérale est soumise au 41 bis. Un régime d’isolement carcéral qui prévoit l’isolement 23 heures par jour, la réduction des heures de promenade, l’impossibilité de cuisiner dans la cellule, où l’entrée de la lumière est limitée par la présence de panneaux opaques de plexiglas, où il n’y a qu’une heure de parloir avec la famille, qui plus est se fait à travers des cloisons vitrées sans aucune possibilité de contact. Il n’est en outre pas possible de conserver plus de quatre livres dans la cellule, la correspondance est toujours soumise à la censure, il est impossible de participer aux procès sauf par vidéoconférence. Dans les prisons où le 41 bis est présent, l’ombre de ce régime s’étend bien au-delà de ces sections, ce qui va changer les conditions de détention des autres détenus.

Silvia, Agnese et Anna sont donc dans des cellules individuelles, dans une section fermé [blindi chiusi: avec les portes fermés en permanence, ndt], dans l’espace qui était l’ancienne section féminine 41bis. Leur journée est ponctuée par un réveil à 7h avec l’ouverture du judas, à 8h les gardes passent pour battre les barreaux des fenêtres pour tester leur résistance, elles ont deux heures de promenade le matin et deux l’après-midi. Tout déplacement de l’extérieur vers l’intérieur de la cellule est rythmé par une contrôle avec le détecteur de métaux, elles sont scannées en moyenne 12 fois par jour,  elles subissent aussi chaque jour une fouille personnelle générale. Elles n’ont qu’une heure de sociabilité dans une pièce étroite. Leurs cellules sont équipées d’une télévision et d’une salle de bain, mais elles ne disposent pas de placard pour ranger vêtements, nourriture, livres et objets. Elles ont un casier à l’extérieur de la cellule dans lequel elles peuvent stocker jusqu’à 7 articles de chaque type de vêtements, quand elles enlèvent ou posent quelque chose c’est vérifié et ce qui reste est recompté. Elles ne peuvent garder que trois livres dans leur cellule. Leurs radios ont été soudées, sur les télévisions le moniteur avec l’heure a été obscurci de l’écran de télévision. Il est pratiquement impossible de savoir quelle heure il est. Les matonnes qui les surveillent proviennent du corps du Gom*, femmes abruties de la section spéciale des gros bras de la pénitencière. En un peu plus d’une semaine, les compagnonnes ont reçu neuf avertissements disciplinaires. L’une d’elle pour avoir posé un pied sur le mur de la salle de sociabilité, une autre est sorti en promenade avec un stylo.

La prison a immédiatement bloqué le courrier pour toutes les trois, qu’ils soient entrants ou sortants. À ce jour, cela reste en vigueur que pour Silvia, depuis le jour de leur transfert, le samedi 6 avril, elle s’est vu couper ce lien – déjà faible à cause de la censure – de communications composées de lettres, télégrammes et livres envoyés par l’extérieur. Un lien fondamental pour rompre l’isolement auquel contraint la prison, à plus forte raison dans une section de l’AS2 où il y a quatre détenus.

Il y a quelques jours, Agnese, par vidéoconférence depuis la prison de L’Aquila lors d’une audience du procès pour la manifestation au Brennero, a décrit les conditions auxquelles elles sont soumises, définissant la section As2 comme une tombe.

L’usage de la vidéoconférence également s’étend de plus en plus à différents types de détenus. Initialement réservé aux seuls prisonniers en 41 bis, donc automatique, il a ensuite été appliqué aux personnes accusées de terrorisme et ensuite à tous ceux considérés comme dangereux, quels que soient les crimes reprochés lors des procès. Un instrument particulièrement lourd, celui de la vidéoconférence, qui, en plus de rendre la défense juridique plus difficile et de limiter la possibilité de faire des déclarations dans la salle d’audience, supprime la possibilité pour ceux qui sont détenus de rencontrer, même dans une salle d’audience, un visage ami et de rompre la routine carcérale.

Pour en venir à des questions plus strictement judiciaires, il semble important de souligner les raisons pour lesquelles les compagnons arrêtés dans le cadre de l’opération Scintilla restent toujours en prison. Après que l’accusation d’association subversive soit tombée, Beppe et Antonio restent en prison pour la publication de la brochure « I cieli bruciano ». Puisqu’il s’agit d’une liste de sujets, responsables à divers titres de l’existence des Centres de Rétention à l’époque C.i.e, adressée à un domaine tel que l’anarchiste dont on peut s’attendre à un mauvais usage, le simple fait de la publier justifie cette charge pour le juge du Réexamen. À cela s’ajoute le refus d’assignation à résidence parce que le curriculum des deux compagnons rend très probable le risque de récidive. Silvia reste en prison parce que son profil anthropométrique, vis à vis de sa démarche, sa stature et sa carrure, est compatible avec celui de la personne filmée par les caméras tout en déposant un bidon de liquide inflammable devant un bureau de poste italien. Une discipline, l’anthropométrie, destinée à devenir une béquille toujours plus importante dans un avenir proche pour le travail d’enquête et ce sera certainement le cas d’y revenir, avec des réflexions et des perspectives plus précises. Nous concluons cette mise à jour des nouvelles des tribunaux en rappelant qu’aux trois compagnons a été confirmé censure du courrier, les raisons pour le juge sont attribuables à la solidarité large et durable développée à partir de leurs arrestations et l’expulsion de l’Asilo.

En attendant, il est urgent de trouver un moyen de briser l’isolement, auquel Silvia en particulier est soumise, un moyen de saper la brutalité de la prison.

Pour écrire aux compagnonnes détenues à la prison de L’Aquila :

Silvia Ruggeri
Anna Beniamino
Agnese Trentin

Via Amiternina 3
Località Costarelle di Preturo
67100
L’Aquila

depuis www.autistici.org/macerie

 

* Le Groupe Opérationnel Mobile (GOM) est un service mobile de la police pénitentiaire. Il relève directement du chef du Département de l’administration pénitentiaire.

 


Aussi :

Pour un mai 2019 subversif, en solidarité avec les compas emprisonné.e.s e Italie

Florence, opération Panico : mises à jour audience du 18/04 et (énième) nouveau calendrier

Aujourd’hui, [l’audience] a débuté avec la première embrouille : les retranscriptions des experts des interceptions environnementales, qui n’étaient pas complètes (à savoir qu’il manquaient certaines de celles demandées par le proc parce qu’ils se sont trompés en faisant les photocopies demandées) avaient été déposées la semaine dernière, en particulier celle qui est considérée par l’accusation comme la plus « incriminante » pour Paska. Au lieu de « Je leur ai mis une grosse bombe dans la bouche à casapound », l’expert a cependant entendu et transcrit « il est venu pour mettre une grosse bombe etc… ». L’accusation a dû avoir du ressentiment, puisqu’elle a insisté pour que l’expert réécoute le fichier audio et utilise l’aide d’un studio d’enregistrement pour « nettoyer » le bruit. Après ces pressions, l’expert a finalement réécrit cette interception avec l’interprétation de l’accusation, mais il l’a déposée hier à 17h00, et il n’a pas été possible pour la défense de retirer une copie avant ce matin.
La défense a donc demandé un report parce qu’il était impossible de procéder au contre-interrogatoire de l’expert. Le juge a dit quelque chose comme « il n’y a pas le temps », sans répondre formellement à la demande et a commencé l’audience.
Monti, l’expert en question, a fait sa déposition ; à la demande du juge, le fameux fichier audio a été entendu. On n’entendait pas grand-chose, des voix impossibles à distinguer se superposaient, à la fois dans le fichier audio d’origine et presque pire dans le fichier audio « propre ». Il a été écouté à plusieurs reprises. À ce moment-là, Monti a décrit les passages cités plus haut, et quand il a dit sa conclusion, à savoir ce qu’il pensait qui devrait être corrigé parce qu’il avait effectivement dit « j’ai mis une grosse bombe », se sont élevés un applaudissement sarcastique et des voix moins sarcastiques de la salle l’audience, après quoi le juge a fait évacuer les compagnons présent dans la salle, qui ont ensuite été interpellés par les digos dans la zone fumeurs, tandis que les crs qui attendaient un peu plus loin sont entrés dans la salle d’audience. Continue reading « Florence, opération Panico : mises à jour audience du 18/04 et (énième) nouveau calendrier »

Lyon, France : Sextuple évasion du centre de rétention de Saint-Exupéry

Samedi 13 avril, six retenus ont tenté de s’évader du centre de rétention administrative de Lyon Saint-Exupéry.

Trois d’entre eux ont malheureusement été rattrapés, mais les trois autres restent introuvables. Lundi, une personne a été blessée par des barbelés alors qu’elle tentait également de se faire la belle. Courant 2019, des travaux devraient être engagés sur le site. Le préfet du Rhône annonce d’ores et déjà la construction d’un nouveau centre de rétention administrative à l’horizon 2021 qui durcira les normes de sécurité.

repris de sansattendre.noblogs.org

Y’a pas que les gendarmes qui protègent le site de l’Andra de Bure….

En feuilletant les pages des amis de l’Andra de l’Est Républicain, on apprend le 18 mars dernier que l’entreprise chargée de protéger le site du Centre Meuse Haute-Marne de l’Andra à Bure 7 jours/7 et 24 heures/24 n’est autre que Main Sécurité – ONET, une boîte déjà bien connue pour sa collaboration en matière d’enfermement et d’expulsion de migrants.

Cette information, sortie à l’occasion d’une courte grève lancée par le syndicat FO sur fond de revendications salariales, pourrait certainement intéresser celles et ceux qui ont à cœur de lutter contre ce monde d’exploitation et de prisons, d’attaquer cette société nucléarisée et ses divers collaborateurs, à savoir un syndicat déjà bien célèbre de flics et de matons, mais aussi une boîte de sécurité qui, en plus d’être impliquée dans la machine à expulser, possède des locaux et des véhicules disséminés partout sur le territoire…

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NdAtt. : en consultant le site du groupe Onet ainsi que Wikipedia, on découvre que le lien entre Onet et nucléaire ne se limite pas à la sécurité. L’entreprise intervient sur des sites nucléaires aussi pour assurer des services de maintenance et de « décontamination » , « Onet Technologies propose des solutions globales pour l’assainissement et le démantèlement dans les milieux à risques ainsi que le traitement des déchets issus de ces opérations. » et « Onet Technologies rachète Bradtec Decon Technologies, expert en décontamination, et se place sur le marché du nucléaire civile indien au travers d’une joint-venture avec la société PCI Ltd située à New Delhi. Comex Nucléaire, filiale d’Onet Technologies, s’associe à Mitsubishi Heavy Industries Ltd pour créer Comia, une société spécialisée dans le domaine de l’ingénierie et des services nucléaires.  »

Pour trouver Onet près de chez vous :

https://fr.groupeonet.com/Nos-implantations2 (bien entendu, il vaut mieux utiliser Tor) Continue reading « Y’a pas que les gendarmes qui protègent le site de l’Andra de Bure…. »

La curieuse épidémie de suicides de relais continue…

Peut-être est-on en train d’assister à une prise de conscience salutaire parmi la population prolifique des relais de télévision (TDF) et de téléphonie, puisqu’une vague de suicides commence à se propager parmi elle. Ou peut-être bien qu’il faut les y pousser un peu pour les convaincre de franchir le pas ? En tout cas tout le monde en conviendra, à commencer par ces infrastructures elles-mêmes : une vie passée au service de la domination ne vaut vraiment pas la peine d’être vécue ! Cette curieuse épidémie de suicides assistés qui se propage par réfractions depuis quelques mois aux quatre coins du pays est même en train de commencer à établir une sorte de dialogue direct au sein de la guerre sociale, et la plupart du temps sans médiation, en laissant à chacun le soin de la partager pour ses propres raisons :

Tdf2-medium
TDF2 Continue reading « La curieuse épidémie de suicides de relais continue… »

Hurlement de liberté au royaume des fantômes

Résultat de recherche d'images pour "notre dame de paris en feu"Le monde est une église pestifère et bourbeuse où tous sont tenus d’adorer une idole à la façon d’un fétiche et où s’élève un autel sur lequel ils doivent se sacrifier. Même ceux qui allumèrent le bûcher iconoclaste destiné à incendier la croix sur laquelle pendait, cloué, l’homme-dieu, même ceux-là n’ont pas encore compris ni l’appel de la vie ni le hurlement de la liberté.

Après que le Christ, du fond de sa légende, eût craché sur la face de l’homme le plus sanglant des outrages en l’incitant à se renier pour s’approcher de Dieu – se présenta la Révolution française qui, ô féroce ironie, renouvela le même appel en proclamant les Droits de l’Homme.

Selon le Christ et la Révolution française l’homme est imparfait. La croix du Christ symbolise la possibilité de devenir homme ; les « Droits de l’Homme » symbolisent absolument la même chose. Pour atteindre la véritable perfection, il importe, selon le premier, de se diviniser, pour les seconds de s’humaniser.

Mais le Christ et la Révolution française sont d’accord pour proclamer l’imperfection de l’homme-individu, du Moi réel, en affirmant que c’est seulement à travers la réalisation de l’idéal que l’homme peut atteindre les cimes magiques de la perfection.

Le Christ te dit : « Si tu gravis patiemment le calvaire désolé et t’y fais clouer sur la croix, devenant mon image, l’image de l’homme-dieu, tu seras une créature parfaite, digne de t’asseoir à la droite de mon père qui est dans le royaume des cieux. » Et la Révolution française te dit : « J’ai proclamé les Droits de l’Homme ; si tu entres dévotement dans le cloître symbolique de l’humaine justice sociale, pour te sublimer et t’humaniser par la grâce des règles morales de la vie sociale, tu seras un citoyen et je t’octroierai tes droits et te proclamerai homme. » Mais qui oserait jeter aux flammes la croix où pend, cloué, l’homme-dieu, et ces tables où sont gauchement gravés les droits de l’homme, afin de pouvoir planter sur la masse vierge et granitique de la libre force, l’axe épicentrique de sa propre vie – cet homme-là serait un impie et un malfaiteur que menaceraient les crocs sanglants de deux sinistres fantômes : le divin et l’humain.

A droite, les flammes sulfureuses et sempiternelles de l’enfer qui punit le péché, à gauche le sourd grincement de la guillotine qui condamne le crime.

Le progrès, la civilisation, la religion, l’idéal ont enserré la vie dans un cercle mortel où les fantômes les plus répugnants ont établi leur règne fétide. Continue reading « Hurlement de liberté au royaume des fantômes »

Deux nouvelles parutions chez les éditions Tumult

JE SAIS QUI A TUÉ LE COMMISSAIRE CALABRESI
(Alfredo M. Bonanno)

À la fin des années 60, l’Italie est traversée par des fortes agitations sociales. C’est dans ce climat de révolte que le 12 décembre 1969, un massacre est commis Piazza Fontana à Milan, provoquant 16 morts et 88 blessés. Au lendemain du massacre, le commissaire Luigi Calabresi se rend au local du groupe anarchiste et demande à Giuseppe Pinelli de venir à la préfecture où se trouvent déjà de nombreux anarchistes raflés. Dans la nuit du 15 au 16 décembre, Pinelli est « défenestré » lors d’un interrogatoire par le commissaire Calabresi. Il décède quelques heures plus tard à l’hôpital.

Le 17 mai 1972 sera un jour funeste pour le « commissaire-fenêtre ». Tout semble devoir se passer comme d’habitude, la routine habituelle du matin : le petit déjeuner, le bonjour à l’épouse enceinte, les deux gamins, l’un âgé de deux ans, l’autre de onze mois, quelle scène familiale.
En ce jour funeste, vers neuf heures du matin plus ou moins, le commissaire Luigi Calabresi descend dans la rue. Son destin l’attend là, à neuf heures et quinze minutes exactement, sous la forme de deux balles, une première, puis une seconde.

Avril 2019 // 80 pages // 12×17 cm
3 euros

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LA JOIE ARMÉE
(Alfredo M. Bonanno)

Dépêche-toi compagnon, tire tout de suite sur le policier, le juge, le patron avant qu’une nouvelle police ne t’en empêche ; dépêche-toi de dire non avant qu’une nouvelle répression te convainque du fait que de dire non est insensé et fou et qu’il est juste que tu acceptes l’hospitalité des hôpitaux psychiatriques. Dépêche-toi d’attaquer le capital avant qu’une nouvelle idéologie ne le rende à nouveau sacré. Dépêche-toi de refuser le travail avant que quelque nouveau sophiste te dise, encore une fois, que « le travail rend libre ». Dépêche-toi de jouer. Dépêche-toi de t’armer.

Ce livre a été écrit en 1977 au moment où des luttes révolutionnaires se déroulaient en Italie, il faut avoir à l’esprit la situation de l’époque pour le lire aujourd’hui. Le mouvement révolutionnaire, y compris les anarchistes, étaient dans une phase d’extension et tout semblait possible même une généralisation de l’affrontement armé. Ce livre est encore d’actualité mais d’une autre façon. Non pas comme la critique d’une structure monopolisante, le parti armé, qui n’existe plus, mais parce qu’il peut montrer les capacités potentielles des individus suivant leur chemin avec joie vers la destruction de tout ce qui les oppresse et les régule.

Avril 2019 // 80 pages // 12×17 cm
3 euros

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PS. Pour les distros: à partir de cinq livres commandés, une réduction s’applique de 30% sur le prix affiché.

 

Pour commander ces livres, envoyez un mail à tumult_anarchie@riseup.net
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Italie : Appel pour le rassemblement à Florence le 20 avril – 16 heures

Résultat de recherche d'images pour "operazione panico"SANS-RÊLACHE POUR L’ANARCHIE

À Florence le 9 mars aura lieu le jugement d’un procès qui voit inculpé.e.s 28 compagnon.nes accusés d’association de malfaiteurs et de différentes attaques anonymes dans des locaux fascistes. Trois de ces compagnons, Paska, Giova et Ghespe, se trouvent depuis un moment en prison, et en plus d’autres accusations, ils sont inculpés pour transport, fabrication et détention de matériel explosif et tentative d’homicide, pour la blessure d’un artificier qui bricolât sans aucune précaution un engin situé devant un lieu fasciste la nuit du 31 décembre 2016. La prison ne leur a pas épargné les provocations et violences, en réponse à une attitude conflictuelle qu’ils ont tenu.

À Trente et Turin deux opérations répressives ont conduit à l’expulsion de l’Asilo Occupato et à 12 arrestations pour chercher à éradiquer les luttes que ces derniers portent en avant. Après les arrestations et l’expulsion, nous sommes descendus dans la rue pour répondre à la répression et prendre de force des espaces d’expression de propre notre rage. Ces derniers jours également, Scripta Manent, procès qui met sous enquête plus de vingt ans d’histoire de l’anarchisme est en train de se conclure avec de dures demandes de condamnation. Dans tous les cas, les intimidations continuent ainsi que la répression vis-à-vis de qui apporte et exprime sa solidarité aux pratiques et individualités anarchistes en procès et en prison.

Les rêves et les pratiques, les possibilités et les réalités anarchistes sont l’habituel bâton dans les roues. L’état en Italie, come ailleurs, cherche à détruite qui continue à faire obstacle à ses projets pour préparer le terrain à un ultérieur tournant autoritaire. Nous vivons une époque où un nombre toujours plus croissant de personnes vivent des expériences oppressives quotidiennes, dans ses formes racistes, patriarcales, et totalitaires, avec le chantage de la prison, risquant d’être enfermé.e.s dans un Centre de Rétention  ou déporté.e.s, de mourir au travail, durant un TSO* ou une rafle, de ne pas trouver les moyens de se séparer d’une relation violente, de vivre des genres et sexualités hors de la norme dans des conditions de marginalité, et plus encore. Selon les logiques de l’état pour maintenir l’ordre et veiller à la continuelle restructuration de l’appareil techno-industriel et coercitif à large échelle, il est nécessaire, entre autres choses, d’enterrer sous des années de prison, qui se bat depuis toujours contre les responsables de tout cela. Continue reading « Italie : Appel pour le rassemblement à Florence le 20 avril – 16 heures »

Crève la France, vive la révolution !

Des mois après le début du « mouvement des Gilets-jaunes », la rage rencontrée dans la rue ainsi que les différentes pratiques qui s’y sont développés (destruction de structures capitalistes ou étatiques, affrontements avec la police, pillages, vague de sabotage diffus, divers tentatives de blocage des autoroutes ou des rond-point etc.) côtoient des traits politiques plus problématiques (drapeaux français, marseillaise chantée en cœur, discours travailliste et citoyenniste, sexisme, racisme etc.)

Ce tract diffusé dans les rues de Paris lors de l’acte XX part de ce constat, que d’une part les pratiques qui se développent dans ce mouvement semblent ouvrir la possibilité d’une critique radicale du monde tel qu’il existe actuellement, mais que, d’autre part, les expressions politiques qui en ressortent font majoritairement appel à un imaginaire populiste et réformiste. Ce tract se propose donc d’élargir la critique.

Parce que les actes ne sont pas séparés des idées et inversement.

tract diffusé dans les rues de Paris lors de l’acte XX, publié sur https://nantes.indymedia.org

Pour le télécharger https://nantes.indymedia.org/system/zine/2019/04/14/45289/g-j_cre_ve_la_france_impression_vf_.pdf

UN MOIS DE MAI ANARCHISTE

s-m-subversive-may-2019-in-solidarity-with-the-cap-1.jpgCertains pensent que le premier mai est une fête réformiste. En effet, cette date a été récupérée par la gauche et même par de nombreux États. Le 1er mai est officiellement aujourd’hui la fête du Travail, et à ce titre un jour férié dans de nombreux pays, durant lequel on célèbre le dur labeur, et les organisations syndicales (quelles soient anarchistes ou pas) en ont fait leur date principale de l’année, où chacun sort avec son drapeau et sa banderole pour parader dans les rues, en mode carnaval de la gauche.

C’est en fait plutôt drôle que des réformistes célèbrent une date pareille, car le premier mai pour les anarchistes ce n’est pas la fête du travail, mais la commémoration de ce qui s’est passé en mai 1886 à Chicago (États-Unis), lorsque des travailleurs, anarchistes, souvent migrants (allemands, irlandais, italiens, etc.), ont lancé une grève massive pour travailler moins d’heures (les fameuses grèves pour obtenir la journée de travail de huit heures). Dans les journaux de ces anarchistes (certains écrits en allemand, comme le Arbeiter Zeitung) il y avait des appels à prendre les armes contre les patrons et la police, des appels à fabriquer des bombes. Et c’est en effet ce qui s’est passé, les mots n’étant pas que de l’encre à cette époque, et lors d’un rassemblement au Haymarket réprimé très violemment par la police (à l’époque cela veut dire qu’il y a eu des morts) une bombe a été lancée sur des policiers, et un policer fut tué par celle-ci, et sept autres flics furent tués dans la bagarre qui suivit.

Continue reading « UN MOIS DE MAI ANARCHISTE »

Publication : Avis de tempête n°16

Avis de tempêtes – bulletin anarchiste pour la guerre sociale n°16 (avril 2019) vient de sortir.

Pour lire, imprimer et diffuser ce petit bulletin autour de soi (il est en format A5, et celui-ci fait 16 pages), on pourra retrouver chaque nouveau numéro tous les 15 du mois, ainsi que les précédents, sur le blog :

https://avisdetempetes.noblogs.org

« Aujourd’hui, face aux guerres que l’État se permet partout dans le monde, face à la répression qu’il déclenche dans les rues et aux frontières, face au cannibalisme social qu’il attise parmi la population et sur lequel il compte bien profiter pour affirmer une fois de plus sa suprématie, les bavardages ne servent à rien. Les dénonciations ne servent à rien. Les appels à la conscience ne servent à rien. C’est d’abord par l’épreuve du feu qu’il faut passer. Audacieusement, pour déchirer le masque qui recouvre un bellicisme dont il nous voudrait tous complices. Ni de leur paix, ni de leur guerre, Hurrah ! »

Belgique – Rendez-vous quotidien pendant la semaine de procès contre des anarchistes.

Pour les personnes qui voudraient se tenir au courant, soutenir les compagnon.ne.s (inculpé.e.s et autres), démontrer leur solidarité, être là d’une manière ou d’une autre ; un point d’info sera tenu tous les jours de la semaine du 29 avril à 20h à la bibliothèque Acrata**.

Comme cela a déjà été expliqué à différentes reprises, de 2008 à 2014, l’État belge a mené une vaste enquête visant les luttes multi-formes – mais toujours sans concessions – qui s’attaquaient aux centres fermés, aux frontières, aux prisons et à ce monde basé sur l’autorité et l’exploitation.
Initialement poursuivis pour « participation à un groupe terroriste », c’est finalement sous l’inculpation d’ « association de malfaiteurs » que 12 compagnon.ne.s seront jugé.e.s tout au long de la semaine du 29 avril 2019*.

Pour les personnes qui voudraient se tenir au courant, soutenir les compagnon.ne.s (inculpé.e.s et autres), démontrer leur solidarité, être là d’une manière ou d’une autre ; un point d’info sera tenu tous les jours de la semaine du procès à 20h à la bibliothèque Acrata**.
Et comme on n’est pas des cathos, la semaine commencera le dimanche 28 avril avec un premier rendez-vous à 17h pour un apéro/auberge espagnole à la bibliothèque acrata.

Pour un monde sans exploitation ni frontières.
Contre toute autorité,

Persiste et signe !

* Plus d’info sur le contexte de lutte attaqué par l’État, ici : https://lalime.noblogs.org/proces-contre-des-anarchistes-en-belgique/
et, sur le procès en général, là : https://lalime.noblogs.org/files/2016/03/a-propos-du-proces-belgique.pdf
**Acrata – 32, rue de la grande île – 1000 Bruxelles

repris de https://nantes.indymedia.org

Paris/Bure : Grains de sable et friction(s) à l’EHESS

Ce mardi 9 avril, à 18h, un groupe de personnes a pris la décision de se rendre à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales à Paris, Boulevard Raspail.

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Ce mardi 9 avril, à 18h, un groupe de personnes a pris la décision de se rendre à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales à Paris, Boulevard Raspail. Ce groupe est monté au 6e étage dans la salle 13, où se tenait le séminaire « Penser et lutter avec Bure ».

Les personnes partageaient cette volonté : saboter cette invitation faite à l’élite intello de gauche de « reformuler une critique radicale de l’ordre atomique ». (http://penseretlutteravecbure.toile-libre.org/9-avril-une-autre-fin-du-monde-est-possible/).

Elles étaient portées par l’idée qu’aucune critique radicale de l’ordre existant ne peut naître dans ce contexte. Tout comme des personnes depuis le mouvement à Notre-Dame des Landes, elles se révoltent contre « cette stratégie de communication qui vise à séduire la gauche. En lui parlant dans un langage qu’elle comprend, c’est une manière de lui donner accès à la lutte. Elle s’y sent invitée, et probablement rassurée de cette nouvelle légitimité radicale qui lui manque tant pour continuer à « être de gauche ». (voir la brochure « Le « mouvement » est mort, vive… La réforme !, une critique de la « composition » et de ses élites » page 34).

En novembre 2016, à l’EHESS également, d’autres personnes ont mis en acte cette même idée. Elles sont sorties du néant dans lequel le marketing tapageur des factions dominantes du mouvement les ont cantonnées. Une partie d’entre elles a lu un texte, et une autre a essayé de balancer des tartes à la crème (voir dans la brochure « de la bile sur le feu ») ; hier au menu, c’était plutôt pelures d’oranges et morceaux de pizza servis par la poubelle.

La veille, les gens n’avaient pas potassé leur petit manuel d’actions anti-autoritaire. Ils et elles ont laissé libre cours à leur colère. Il y a eu un silence gêné de la part du « public ». Puis le prénom d’1 des irrécupérables a été balancé, et enfin une personne du « public » a réclamé un dialogue.

Ce n’était pas l’idée.

Par contre, une discussion s’est engagée une fois dehors, avec des personnes qui ont choisi de quitter le séminaire pour parler avec les trouble-fête.

depuis https://nantes.indymedia.org

Ce qu’ils ne vous disent pas. Liberté pour Tommy

Dans la matinée du mercredi 10 avril, a eu lieu le procès contre Tommy, l’un de nos compagnons qui a tenté de résister à une arrestation policière sous la maison d’un fasciste (qui, les jours précédents, avait fait preuve de quelques lâches provocations) vendredi 5 avril dans l’après-midi. Devant un tribunal militarisé, un groupe de compagnons a exprimé sa solidarité en réaffirmant qu’il est juste d’attaquer la police et les fascistes. Pendant le rassemblement, quelques journalistes ont essayé de rendre hommage à leur travail d’infâmes (bien protégé par la police) et quelques insultes ont volé, surtout pour la célèbre journaliste de « La Provincia » Francesca Morandi, se confirmant comme l’avant-garde des pennivendoli* de notre régime.

Au bout d’une heure environ, la sentence a été prononcée : un an, huit mois et dix jours d’emprisonnement pour Tommy pour des accusations de résistance, dommages aggravés, blessures, menaces et outrage. Dans les prochaines heures, nous verrons si la demande de libération sera accordée, s’il purgera sa peine à domicile ou s’il restera en prison.

Après la sentence, quelques réfractaires de l’autorité ont marché dans les rues du marché, en tractant et en allant trouver le bien-aimé maire Galimberti devant son siège électoral avec une douce musique de protestation. Nous nous sommes également arrêtés à l’endroit où Tommy a été arrêté, réitérant notre complicité avec le compagnon et notre haine pour les fascistes, sans oublier quelques petits cadeaux sur la porte d’entrée de la merde fasciste (un lieu qui s’est magiquement transformé en bar pour la presse locale).

En remerciant tous les amis, compagnons et compagnonnes qui ont apporté leur précieuse solidarité à Tommy, il ne reste plus qu’à réitérer : « …contre les flics et les fascistes, plus de vitres cassées ! Renversons ce monde..Tommy libre ! Tous  et toutes libres ! ».

 

* Pennivendoli : écrivains-vendus, personne qui se met au service de qui lui procurera le plus d’avantages économiques et autres.


Mise à jour :

le juge a rejeté la demande de libération de Tommy.

Pour lui écrire :

Tommaso Fontana C.C. Ca del Ferro Via Palosca 2, 26100 Cremona

 

Tommy libre ! Liberté pour tous !

 

depuis csakavarna.org

Gênes : Attaque contre des véhicules de la Poste

GenericaDans la nuit du mercredi au jeudi, des molotovs ont été jetés sur le parking d’un bureau de poste à Gênes. Trois scooters et quatre véhicules de la poste ont été détruits.

Ci-dessous le communiqué :

« Nos morts sont nombreux, mais vous n’avez pas pu détruire l’Anarchie. Ses racines sont profondes : elle est née au sein d’une société pourrie qui s’affaisse ; elle est une réaction violente contre l’ordre établi ; elle représente les aspirations d’égalité et de liberté qui viennent battre en brèche l’autoritarisme actuel. Elle est partout. C’est ce qui la rend indomptable, et elle finira par vous vaincre et par vous tuer. »
Ravachol

Les gouvernements de hier et d’aujourd’hui se succèdent, avec les politiques néocoloniales et assassines du néolibéralisme. Qu’ils parles d’accueil ou qu’ils nourrissent xénophobie et racisme, les pays européens et tous les gouvernements occidentaux à capitalisme avancé ont favorisé et financé des guerres ou bien ils ont crée des situations de déstabilisation sociale, là où cela sert à la conservation des intérêts du commerce de pétrole, d’armes et des minéraux. Les conséquences de ces politiques mortifères sont gérées aujourd’hui avec une main de fer, avec la fermeture des frontières et des ports et avec déportations, assassinats en mer et arrestations aux frontières.

Les lois italiennes produisent des « irréguliers », hommes et femmes soumis tout le long de leurs vies au chantage, à l’exploitation et à l’esclavage, pour une société dans laquelle la richesse est de plus en plus polarisée. Continue reading « Gênes : Attaque contre des véhicules de la Poste »

Montpellier : Flics ou fafs c’est la même merde

Cacatov !

Graphique, Dunette, Emoji, Émoticône, SmileyVendredi 6 avril au soir, la soirée au bar « Le Montpe’l » dans la bonne ville de Montpellier, devait se dérouler joyeusement. La salle avait été réservée à l’avance, et des jeunes gens bien comme il faut entendaient y tenir leur réunion à l’abri des regards, au sous-sol de l’établissement. Cette réunion n’était d’ailleurs pas n’importe laquelle, puisqu’il s’agissait de celle de Génération Identitaire. Mais voilà que vers 20h, un groupe d’une quinzaine de perturbateurs déboule. Ni une ni deux, les convives qui entendaient rire aux blagues racistes et sexistes pleurent à cause des bombes lacrymogènes, tandis que des cacatovs volent dans les airs. Des cacatovs, vous savez ?, ces sacs remplis de merde que les forces de l’ordre reçoivent dans la gueule depuis quelques mois tous les samedis. Alexandre, le gérant du bar, parle aussi d’un trou fait dans le mur avec une batte de baseball. Toujours est-il que ce merdeux qui entendait s’enrichir avec les idées d’extrême-droite en est maintenant pour ses frais. L’ennemi a des noms et des adresses, il est même possible de lui rendre visite… chacun à sa manière.

depuis https://nantes.indymedia.org

Rome : Dommages contre le mouvement pro-vie

Résultat de recherche d'images pour "vierge marie pleur"Par une nuit sombre et orageuse, marchant le long de Viale Manzoni, une poignée de clous et un tube de colle protégés par un parapluie décidèrent de faire des dégâts et se glissèrent dans le verrou d’un siège du mouvement pro-vie.
Les dégâts furent légers mais la joie était grande et ils pensaient ‘ils aimeraient le faire de nouveau.
Contre la famille, l’Etat et l’Eglise.
Nous décidons de notre corps.
Rome, le 4 novembre 2019

 depuis https://roundrobin.info

Grèce : tentative d’assaut de la frontière

Image associéeSamedi, devant le camp de Diavata près de Thessalonique, plusieurs centaines de migrants ont fait face aux flics grecs en cherchant à se rendre à la frontière gréco-macédonnienne. Les flics qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes, se sont allègrement fait caillassés.

Le même jour, environ 200 personnes qui souhaitaient se rendre en direction de Thessalonique, avec l’intention de rejoindre le camp de Diavata, ont envahi les rails de la principale gare d’Athènes. La circulation ferroviaire a alors été interrompue.

Ces derniers réclamaient l’ouverture du poste-frontalier d’Idomeni situé sur la « route des Balkans » (fermé à la suite à la signature d’un pacte migratoire UE-Turquie en mars 2016). Selon les journaflics, une rumeur aurait circulé sur les réseaux sociaux les jours précédents concernant la possibilité de passer la frontière.

Reformulé depuis la presse

Vérone : Attaque contre un local de Forza Nuova

On apprend des médias locaux que, dans la nuit du 6 avril à Vérone, des inconnus ont endommagé les fenêtres du local de Forza Nuova  (la « Maison des Patriotes ») à coup de masses.

depuis roundrobin.info


En Allemagne, c’est la voiture personnelle d’un flic membre d’un parti fasciste qui a pris feu la nuit du 27 mars.

Ci-dessous un extrait du communiqué suite à l’action.

 « Sebastian Pöhls est élu à l’assemblée de l’arrondissement de Treptkow-Köpenick [dans le sud-est de Berlin; NdAtt.] depuis février 2018 et est aussi membre du comité exécutif de l’AfD pour cet arrondissement. Tout étant fonctionnaire de la police à l’immigration, il a milité à l’AfD pendant des années. Il a régulièrement participé à des événements et à des activités électorales et ne cache pas ses penchants racistes. Pöhls est un admirateur du politicien Bernd Höcke, de l’AfD, et soutient le courant volk-nationaliste au sein de l’AfD. Il a aussi participé à un rassemblement des sympathisants de ce courant, le 14 avril 2018, au Wartenberger Hof. Ils sympathise ouvertement pour les identitaires et récemment a participé à des nombreuses reprises aux marches racistes « Zukunft Heimat » à Cottbus.

Du coup, nous sommes allé.e.s faire visite à Pöhls dans son quartier résidentiel, prétendu tranquille, et nous avons foutu le feu à son Audi, juste devant sa porte. »

En guerre constante contre les ennemis de la liberté !

[traduit par attaque.noblogs, depuis mpalothia.net]

Faits et défaits

Comment faire pour exister [ou faire exister ces faits] sans répondre à aucun appel? Poser le problème, espère-t-on, est un premier pas pour tenter de le résoudre.
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Comme le disait un intellectuel dépourvu de tout virus subversif, « les actualités sont les événements, et les événements n’existent pas sans les actualités. Une information serait donc ce qu’une agence de presse écrit sur un fait réel et/ou inventé, parce qu’un fait en soi ne devient tel qu’à travers l’information qui le met au jour et acquiert l’importance précise que l’information -littéralement- lui donne. On peut en déduire que sans agence de presse, il n’y aurait plus d’informations : pour l’homme de la rue rien n’arriverait plus dans le monde… Sur la terre, chaque seconde dans un même moment théoriquement simultané, se produisent pourtant un nombre immense de naissances et de morts, de projets et de défaites, d’actions et d’inventions, de discours et de prises de conscience, de décisions et d’accidents : mais pour le public, leur valeur de ‘‘faits’’ dépend de ce que décident les agences. Dans l’infini fatras de ce qui arrive (ou n’arrive pas) dans le monde, la presse choisit jour et nuit un nombre restreint de thèmes, les manipule, les dramatise et, en vertu d’un accord tacite, les pose à l’attention des peuples et de leurs dirigeants… L’irréalité de notre siècle dépend du fait que la « réalité » à laquelle chacun de nous croit chaque matin est uniquement construite par la presse et par la radio, et souvent uniquement pour leur propre usage ».
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Plus d’un demi-siècle est passé depuis que ces lignes ont été écrites, et leur véracité saute malheureusement aux yeux, tant il est facile aujourd’hui de deviner l’avancée énorme accomplie par les mass médias en matière de fabrication des faits. Grâce aux nouvelles technologies, la production contemporaine de la réalité a pris une rapidité et une profondeur inimaginables il y a seulement quelques années. Dans un certain sens, celui qui crée les faits détermine la vie quotidienne. Il réussit non seulement à réguler le vote des électeurs, la politique du parlement et les cotations en bourse. Mais aussi nos états d’âme, nos préoccupations, et donc en fin de compte jusque nos propres actions. Parce que la plus grande partie de nos décisions se basent sur les faits qui nous sont reportés ou administrés, c’est-à-dire sur une réalité qui réussit à déplacer l’attention, à modifier les goûts, à imprimer des comportements. Continue reading « Faits et défaits »

En cas d’envie urgente de taguer à l’extincteur

Veuillez suivre la procédure décrite ci-dessous.

1/ Procurez-vous un extincteur “eau+additif” et dévissez-en la tête avec une clé n°17.
2/ Retirez la tête. Vous constaterez la présence d’une cartouche de gaz* fixée à celle-ci.3/ À l’aide d’un bâton relevez le niveau d’eau contenu dans la bonbonne.
4/ Videz le contenu de la bonbonne.
5/ À l’aide d’une bouteille découpée, remplissez la bonbonne d’une peinture bien fluide, jusqu’au niveau précédemment relevé.
6/ Remontez la tête de l’extincteur. Serrez bien les boulons. C’est prêt !

Et maintenant à votre tour de répandre le chaos !


*Attention, tout les extincteurs ne sont pas utilisables. Certains n’ont pas de cartouche de gaz et sont directement sous pression. Si vous tenez à vos dents, n’en ouvrez pas un sans l’avoir vidé normalement au préalable. Par ailleurs, s’il n’a pas de valve auto à sa tête, vous ne pourrez pas le représsuriser. Il sera donc sans intérêt ici.

Repris de https://spasme.noblogs.org

 

Contre-attaque

La société dans laquelle nous vivons se prétend pacifiée. Nous gâchons nos vies à travailler pour gagner l’argent qui nous permettra d’acheter des gadgets qui ne nous satisferont jamais, et on espère que nous ne briserons pas la paix sociale. Quand cet ordre est perturbé, les institutions répressives sont appelées à la rescousse. Flics, juges, militaires, CRS, huissiers, etc. : experts de la violence légale.
L’illusion d’une société pacifiée est véhiculée pour nous désarmer, alors que les chiens de garde de cet ordre mutilent, tuent, humilient, emprisonnent, harcèlent…

Cette société démocratique est une société d’oppression, armée d’institutions répressives.
Cette société capitaliste est une société d’exploitation, armée de technologies de surveillance.
Cette société autoritaire mène une guerre contre la liberté.

Quand les institutions les plus violentes et répressives se posent en victimes d’individus qui se rebellent contre les humiliations qu’ils subissent au quotidien, nous ne sommes pas dupes. Ni quand les gens contre-attaquent parce que la police tabasse, encore une fois, dans la périphérie de Lisbonne ou ailleurs. Ou quand les flics, les politiciens et les journalistes se défoulent et répriment en France une rage (vêtue de jaune) qui refuse les compromis et ne bat pas en retraite. Ou quand la démocratie harcèle et punit ses farouches opposants en les traitant de terroristes, de la Grèce à la Belgique ou, lorsque ça ne suffit pas, dresse des listes infinies d’insurgés pour mieux les contrôler, comme en France – réminiscences d’États policiers et dictatoriaux d’un passé pas si lointain que ça. Continue reading « Contre-attaque »

Florence, opération Panico : mises à jour audience du 04 avril et nouveau calendrier

Paska et une douzaine de compagnons étaient présents à l’audience. Au début, Paska a fait une brève déclaration pour l’informer qu’il reçoit ses courriers en photocopie alors qu’il n’est pas soumis à la censure par les autorités judiciaires. Pour cette raison, étant donné la persistance d’une surveillance accrue et ennuyeuse, l’importance de lui écrire est renouvelée afin de lui montrer notre solidarité et notre hostilité à leur égard. Les digos ont ensuite fait leurs dépositions sur l’attribution de l’identité des personnes entrain de communiquer lors de certaines interceptions environnementales.

Puis ce fut au tour des experts nommés par le tribunal. Le médecin légiste a essentiellement soutenu que l’artificier n’a pas subi de blessures potentiellement mortelles et n’a jamais été en danger de mort. L’expert de l’accusation, bien qu’il ait insisté sur le fait que si les éclats de l’appareil avaient touché d’autres endroits, ils auraient pu avoir des conséquences mortelles, a convenu que le danger de mort n’existait pas. L’expert de la défense a approuvé les déclarations du tribunal et, avec l’acquisition des données radiologiques, a confirmé la distance entre les éclats et les parties vitales et la non létalité absolue de l’appareil. La conclusion sensiblement partagée est donc que, puisqu’il n’y avait pas de danger de mort, il est possible de parler au maximum de blessures très graves. Continue reading « Florence, opération Panico : mises à jour audience du 04 avril et nouveau calendrier »

Italie : Un après-midi agité à Crémone

Samedi après-midi, un compagnon de Crémone a été arrêté par trois voitures de police et deux digos devant la maison d’un fasciste. Au cours des derniers jours, ce dernier avait fait l’objet quelques provocations.

Les flics ont essayé d’embarquer le compagnon et il a été jeté à terre alors qu’il refusait d’entrer dans l’une des voitures de police. S’en est suivi une altercation, lors de laquelle une vitre d’une voiture des merdes en uniforme a volé en éclats. Les flics ont également utilisé le spray au poivre contre une personne qui avait déjà été menottée. [Le compagnon] emmené, un rassemblement de solidarité s’est formé devant le commissariat de Crémone, afin de ne pas laisser seule la personne arrêtée.

Le soir, par l’intermédiaire de l’avocat, nous avons appris que pour notre compagnon l’arrestation pour résistance, dommages, blessures, port d’objets susceptibles de blesser et menaces avait été confirmé. Le soir, une salutation chaleureuse aux prisonniers de Crémone a brisé la monotonie de ce lieu de torture, en espérant que la personne arrêtée ait entendu de l’intérieur.

Aujourd’hui, samedi, notre compagnon est passé en comparution immédiate. Devant le tribunal, un rassemblement de solidarité a réaffirmé qu’il est juste de s’opposer aux fascistes et à la police. Le juge a ordonné une nouvelle audience pour le mercredi 10 avril. Ce sera une autre occasion d’apporter un peu de solidarité à Tommy qui restera en prison au moins jusqu’à la prochaine audience.

Rester outré à regarder indigné les horreurs de la petite brute* [du ministère] de l’intérieur Salvini, dans la continuité du flic manqué Minniti, les morts en Méditerranée, le fonctionnement des lagers de l’Etat appelées CPR [CRA], les congrès nazis des guignols de Vérone (1) et la haine raciale de certains à Torre Maura (2) n’a pas de sens pour nous. C’est pourquoi toute notre solidarité et notre complicité vont à Tommy. Notre cœur est avec toi.

Nous savons que les temps sont durs pour qui veut tenter de renverser ce monde, mais notre passion pour la liberté est plus forte que toute autorité.

Plus de vitres des voitures de police brisées !

Tommy libre ! Tutte libere !

des anarchistes

depuis https://csakavarna.org


(1) Récemment à Vérone, les 29/30 mars, a eu lieu la 13ème édition du Congrès mondial des familles, qui réunissait toute la clique réactionnaire anti-avortemment & en faveur de la défense de « la famille naturelle », avec le soutien du ministre de l’intérieur Matteo Salvini. La ville de Vérone avait déjà fait parler d’elle, se déclarant officiellement «Ville pro-vie», s’engageant notamment à financer des associations pro-vie et de soutien à la parentalité.

(2) Lors d’un rassemblement contre la venue de familles roms dans le quartier de Torre Maura (au sud-est de Rome), les manifestants ont accueillit les nouveaux habitants aux cris de “Italia, fascismo, rivoluzione” et par le salut romain. Afin de les empêcher de s’installer dans un centre d’accueil, une voiture des responsables du centre a été brûlée, sous les cris et insultes racistes, des poubelles ont été renversées et brûlés pour créer des barricades et les sandwiches qui leur étaient destinés ont été piétinés et détruits.

* « Bullo » en italien : personnage ridicule et brutal

Italie : Anna, Agnese et Silvia transférées

Anna, Agnese et Silvia  ont été transférées de Rebibbia à L’Aquila.

Pour leur écrire : CC de l’Aquila, Via Amiternina n.3, località Costarelle di Preturo, 67100 L’Aquila.

tutte libere!

depuis roundrobin.info


Notes

Anna Beniamino (Op. Scripta Manent), Agnese Trentin (Op. Renata), Silvia Ruggeri (Op. Scintilla)

Nico (Op. Scintilla) lui est sorti de taule avec l’obligation de pointer au commissariat le plus proche de chez lui.

Un métier comme un autre

Le juge. Aucune autre figure ne représente l’emblème de la démocratie, de la justice et du courage comme lui à l’heure actuelle. Mais comment un serviteur tranquille et sédentaire de l’État peut-il soudain porter les vêtements du vengeur des opprimés, du punisseur des puissants ? Les professeurs de droit nous ont toujours expliqué qu’un juge n’est rien de plus qu’un exécuteur, un applicateur impartial de peines, aussi semblable que possible à une machine qui a la tâche ardue d’interpréter le mot écrit froid pour le retranscrire et l’appliquer à l’expression multiforme et imprévisible de la vie qui se manifeste. Il met très peu de sa personne. Qui rédige les lois et pourquoi, ce n’est pas son affaire, qui sont les victimes et coupables est encore moins important pour son travail de technicien, de comptable de la prison. Le juge au fond n’est qu’un homme comme tous les autres, son travail comme un autre, fait de mille tâches, d’une lourde bureaucratie et, surtout, d’une ennuyeuse routine. Chaque jour, la même rengaine, tant d’histoires, tant de vies à inclure dans les articles d’un code et une demi-heure plus tard à sortir sous la forme d’un numéro. Et puis un autre, encore le même scénario, et ainsi de suite, juste le temps d’un cappuccino et d’une brioche et on repars à zéro. De temps en temps, c’est vrai, quelqu’un fait carrière, peut-être même devient ministre, mais la majorité restent d’obscurs fonctionnaires provinciaux, cloués à leur fauteuil sans gloire ; les plus malchanceux et les plus incompétents se retrouvent, au seuil de la retraite, même à être de modestes substituts du procureur. Bref, une vie navrante, toujours dans l’air malsain des tribunaux, toujours en contact avec les visages peu recommandable des avocats, des témoins, des repentis, des laquais, des petites et grandes balances, des policiers et des carabiniers. Comment leur jeter la faute si de temps en temps quelqu’un se fait prendre à la gorge, par la tentation de braquer le projecteur de la célébrité sur son visage, pour finalement devenir quelqu’un ? A vrai dire, c’est aujourd’hui une grande course, personne ne veut rester en arrière, personne ne semble vouloir se limiter à faire son travail de geôlier de la société en paix, sans que son nom apparaisse sur un bout de papier. C’est alors que, si le Parquet de Milan enquête l’homme politique en déclin, le Parquet de La Spezia réagit en remettant en cause le dernier grand manager qui, après tout, ne faisait que son travail comme d’habitude et derrière, faisant écho, un procureur moins important fait arrêter un bouffon du roi. On ne comprend plus rien, tous contre tous, même les juges contre les juges et la moitié de l’Italie est en prison.

Et Rome et Florence ? Auraient-ils pu rester sur la touche ? Alors que faire, compte tenu du fait que les tueurs en série sont rares et que les Brigades rouges on en voit pas même l’ombre ? Il y a encore des anarchistes, Vigna* a dû penser, ceux-là sont bons pour toutes les saisons, ils sont une proie facile, ils n’ont jamais caché leur volonté de détruire l’état avec toutes les relations d’oppression et de domination qu’il suppose. L’effort est minime, s’est-il dit, pour enfermer les ennemis jurés de la démocratie il n’a même pas eu a avoir recours à ce qui leur a toujours fait défaut : courage, compétence, justesse. Il se croit en sécurité, cet homme de loi, enfermé dans une forteresse ou dans son véhicule blindé, il ne sait peut-être pas qu’avec des hommes sans loi ça se passera pas comme ça [litt. les comptes ne sont jamais réglés].

[Canenero, hebdomadaire anarchiste – 11 octobre 1996 – n°34]

* Vigna : le procureur à l’époque

Grève des matons ? Feu aux prisons !

Parfois, résonnant à travers les barreaux des cellules de prison, on peut entendre crier « Allez les deux ! » ou un équivalent tout aussi sarcastique : « Allez les bleus ! ». Les supporteurs sont alors les prisonniers observant de loin le duel opposant les gendarmes ou les flics aux matons qui bloquent l’accès de la prison. Il s’agit alors de signifier qu’entre les chiens du ministère de la Justice et ceux du ministère de l’Intérieur, il n’y a évidemment personne à soutenir, mais que s’ils pouvaient s’entre-tuer dans la (fausse) bataille, ce serait toujours ça de pris. Ce genre de blocage existe depuis longtemps et revient fréquemment, surtout depuis début avril, où les matons commencent à multiplier des actions un peu partout en France. Blocage des prisons, manifestations, pétitions, grèves, rassemblement à Paris, devant la Santé ou le ministère de la Justice. Principalement appelés par FO et la CGT, les blocages de prison se veulent « symboliques et non-violents », mais ils ont de nombreuses conséquences, d’autant plus lorsqu’ils s’étalent sur plus de six semaines, à raison parfois de deux actions par semaine. Pas tant pour l’employeur de la matonnerie, le ministère de la Justice au travers de l’Administration Pénitentiaire, que pour les prisonniers eux-mêmes. Curieuse ironie de l’histoire : la grève, ou du moins la lutte passant par la cessation de travail, autrefois le symbole d’un refus des travailleurs de continuer à faire tourner la machine productive dans des conditions jugées inacceptables, et ainsi, de faire chier le patron en entraînant des pertes de chiffre d’affaire, est dans ce genre de cas tout le contraire. L’administration pénitentiaire et le ministère de la Justice se foutent bien de quelques blocages très limités dans le temps, car les matons n’ont pas le droit de faire grève (ils touchent pour cela une prime spéciale), et seuls ceux qui sont en repos ou en congé participent aux actions. Les détenus restent entre quatre murs, c’est tout ce qui compte. En revanche, lorsque la taule est bloquée, ça se traduit par une somme d’emmerdements pour les détenus : pas de parloirs, pas de douches, retard du courrier, pas d’extractions ni de visites médicales, suspension des « promenades » et des activités (sport, bibli…). Ce qui veut dire moisir dans la cellule toute la journée.
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Lorsque les matons parlent de « surpopulation carcérale » (aujourd’hui la barre des 67 000 prisonniers est franchie), ce n’est jamais dans l’optique de vider les prisons, mais pour demander plus d’embauches, plus de moyens (en termes de salaires mais aussi en terme d’équipements sécuritaires pour la prison et pour eux-mêmes) et parfois, la construction de nouvelles prisons. Ces revendications, émanant de larbins vis-à-vis desquels il y a déjà des claques qui se perdent, aboutiraient donc à semer encore plus ce monde de murs, de barbelés et de barreaux, mais aussi à piocher abondamment dans la fameuse et nombreuse « armée de réserve du capital » (les chômeurs) pour en faire des gardes-chiourme au service de l’Etat.
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Quand on sait en plus la facilité qu’ont ces salauds à provoquer directement la colère des détenus et à leur pourrir la vie, par une multitude de petites humiliations autant que par le tabassage pur et simple, on sera d’autant plus enragé par leur faux chantage à l’explosion toujours imminente des prisons afin de pousser l’AP à accroître le nombre d’uniformes. Feignant de comprendre et de compatir à l’exaspération des détenus, les matons en profitent pour…demander plus de matons.
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Que notre colère noire puisse exploser des deux côtés des murs et les emporte, eux, l’AP toute entière, la justice, l’Etat et ses taules !
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[Repris de Luciole7 – juillet/août 2012 – dispo ici : http://luciolesdanslanuit.blogspot.com]
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Brise – Contribution à la lutte contre la future maison d’arrêt d’Ifs et le monde qui en a besoin

A bas tous les enfermements et le monde qui en a besoin !

Ce recueil de texte cherche à modestement créer certaines brèches et élargir d’autres déjà existantes. Il tente ainsi de fissurer, à travers une diversité de témoignages et d’analyses, certaines idées encore trop courantes sur un quelconque rôle salvateur de la tôle, ou que celle‐ci ne toucherai au fond que celleux qui le mérite. Il s’attaque au monde qui a besoin de la taule ainsi qu’à de ses soi‐disantes peines alternatives qui ne sont au fond qu’une manière d’étendre son spectre à toujours plus d’individu∙es. Certains des textes présents lèvent le voile, de l’intérieur comme de l’extérieur des murs, sur ce qui au fond n’est que l’histoire de la multiplicité des modes d’enfermement rendant toujours plus obsolète cette distinction dehors/dedans. S’inscrivant dans une perspective anarchiste, ce recueil a vocation à contribuer aux luttes contre tous les rapports de domination et d’exploitation dont la taule n’est qu’une des formes les plus exacerbées. Ainsi, plus localement, il s’inscrit ainsi contre la construction d’une nouvelle maison d’arrêt à Ifs. S’il est prévu que le second semestre 2020 soit posée sa première pierre, nul doute que nous sommes quelques‐un∙es à déjà l’imaginer renvoyée à la gueule de ses expédi∙teurs/trices.

Pour télécharger la brochure : https://sansattendre.noblogs.org/files/2019/04/brise-hd.pdf

depuis SansAttendreDemain

Aussi :

Caen, France : Discussion contre l’enfermement et le projet de nouvelle prison à Ifs – Vendredi 5 avril au local Apache


Fresnes (Val-de-Marne), France : Rébellion à la prison

A la prison de Fresnes (Val-de-Marne), quatre-vingt détenus ont refusé de réintégrer leur cellule ce dimanche après-midi à l’issue des promenades, selon le syndicat SNP-FO. 

Les ÉRIS, équivalents des CRS pour les taules, sont intervenus pour rétablir l’ordre. La première division de la prison, c’est-à-dire la majeure partie a été évacuée dans un premier temps puis la deuxième division. La situation est revenu sous contrôle aux alentours de 20h selon SNP-FO. Toujours selon le syndicat de matons, les détenus demandent de meilleures conditions d’hygiène au sein de la prison. Le centre pénitentiaire compte un peu moins de 2 500 détenus.

|Repris de leur presse, 31.03.2019 par SansAttendreDemain]


Riom (Puy-de-Dôme) – Deux détenus montent sur le toit

Jeudi 4 avril, vers 9 heures, deux détenus de la prison de Riom (Puy-de-Dôme) se sont retranchés sur le toit de l'établissement pénitentiaire. / © B. Baude

Deux détenus sont parvenus à monter ce matin (04/04/19) sur le toit de d’un des bâtiments de la prison de Riom pendant plus de 4 heures afin de s’opposer à des décisions prises par les juges concernant leur dossier, ils ont ensuite été délogés par une unité spécialisée.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/puy-de-dome/puy-dome-deux-detenus-retranches-toit-prison-riom-1650050.html

Le contrecoup du changement – Réflexions pour une rupture avec l’habitude

L’histoire nous apprend que la plupart des gens dispose d’une faculté d’adaptation infinie à l’égard de leur environnement. Des personnes se sont certes révoltées face à des conditions de vie épouvantables, mais on peut difficilement prétendre que la misère mène forcément à la révolte. Le présent aussi ne cesse de nous rappeler que ce talent humain de l’adaptation n’a pas péri. On peut subir le plus frappant des changements, et en même temps trouver des moyens pour y survivre, malgré tout. Non pas en se révoltant, mais en excellant dans la fermeté ou l’inventivité d’arriver à joindre les deux bouts. Et même si cela ajoute pas mal de chaos et de mécontentement, un certain ordre continue à régner, un ordre qui ne se laisse pas bouleverser comme ça. Quant aux mauvaises conditions de vie et à la résignation, deux propos contraires se font entendre. L’un prétend que chacun.e dispose d’un point d’ébullition, et que, une fois la coupe pleine, on surmonte la résignation pour se battre contre les causes de sa misère. L’autre prétend en revanche que, selon la détérioration des conditions de vie, on est de plus en plus pris.e par la survie, jusqu’à ne simplement plus avoir ni le temps ni l’énergie pour réfléchir, sans même parler de la disposition à agir. Entre-temps, l’histoire nous a aussi bien confirmé qu’infirmé ces deux positions. Il doit donc y avoir autre chose.

“C’est un problème d’information”, j’entends dire. Comme si c’était la simple ignorance qui faisait que les gens avalent toute sorte de choses, et continuent de le faire. Non, à une époque où la possibilité de nager dans l’information s’est plutôt prolétarisée, cela ne peut être l’explication. Le flux d’informations qui ne cesse de se surpasser en rythme et en énormité semble même avoir un effet inverse. De par sa multitude et donc sa nécessaire brièveté, il se défait tout à fait de son contexte et de sa signification englobante. Ce qui reste est un ramassis de ‘nouvelles’ superficielles qui tourbillonnent sur chacun.e, d’une légèreté presque agréable. Par conséquent, même l’information qui dévie de la pure propagande du cours normal des choses, n’a plus rien d’un réel bagage qui pourrait aider à aiguiser sa propre intelligence, son propre développement et la formation de ses propres idées. On la subit, nombreux sont ceux et celles qui en deviennent accros. Face à tant d’activité informative, seule la passivité semble prêter refuge. Et dans cette passivité, on ne peut être que spectateur silencieux ou commentatrice agitée, mais jamais quelqu’un qui agit selon sa propre conviction et qui contribue à écrire l’histoire.

Continue reading « Le contrecoup du changement – Réflexions pour une rupture avec l’habitude »

Anna Mahé – Prostitutions

« Honneur à celles qui, héroïques, préfèrent la mort à l’infâme prostitution… Mon cœur de femme les glorifie. Evidemment je conçois qu’une femme ait un ami ou dix amis, si cela lui convient. Mais, sans désir, livrer son être pour un morceau de pain… commerce odieux que l’excuse même de l’amour maternel ne saurait purifier. » [Libertaire du 29 juillet]

C’est au courant d’un article dont les idées en général me semblent excellentes, que Félicie Numietska écrit ce paragraphe.

Que cette camarade n’éprouve pas le désir d’aller offrir son corps au passant en rut, que la plupart des femmes jugent de même, je le conçois très aisément.

Mais, que penser aussi à l’idée de se courber douze et quinze heures sur la couture, d’aller s’étioler dans les ateliers malsains où, pour deux ou trois francs les femmes repassent, cousent, piquent à la machine, mettent le sucre ou les gâteaux en boîtes en des salles qu’on n’aère jamais et dont la température est celle d’une serre…

N’est-ce point prostituer ses bras ? n’est-ce point prostituer sa force, sa santé, sa jeunesse ? n’est-ce point se prostituer toute que consacrer des heures et des heures à tel travail ?

Et n’est-ce point prostituer son cerveau que d’enseigner à des enfants des choses que l’on sait fausses, d’écrire des livres, des articles, non pour la joie de jeter ses idées, mais pour en retirer de l’argent.

Que des femmes aiment mieux prostituer leur sexe, qu’elles préfèrent aux douze ou quinze heures d’atelier les deux ou trois heures nécessaires au racolage des quelques mâles qui leur assureront la pâture, je ne vois rien là qu’une des formes de la prostitution. Qu’elle déplaise plus qu’une autre à certaines femmes, il n’y a là qu’une question de tempérament et de goût. Il n’est pas plus honorable d’employer ses mains à chiffonner artistiquement des dentelles inutiles que de prêter son sexe à l’homme qui passe, affamé d’amour. Continue reading « Anna Mahé – Prostitutions »

Dijon : Cocktails contre la préfecture

Des cocktails molotov ont été jetés sur la préfecture de Côte-d’Or à Dijon dans la nuit de samedi à dimanche. Ils ont déclenché un début d’incendie sur une bâche d’un bâtiment en travaux.

Deux engins qui n’ont pas explosé ont été retrouvés sur place.

http://www.leparisien.fr/faits-divers/dijon-des-cocktails-molotov-jetes-contre-la-prefecture-31-03-2019-8043507.php

(Milan) No Expo : cinq compagnons ne seront pas condamnés en Italie

Le tribunal de Milan, a « acquitté » cinq anarchistes grecs accusés de « dévastation et pillage » dans le cadre des affrontements survenus le 1er mai 2015 lors de l’inauguration de l’Expo à Milan, car ceux-ci avaient déjà été jugés et condamnés dans leur pays d’origine à 2 ans et 5 mois pour ces mêmes faits (mais pour des infractions mineures ce type d’accusation n’existant pas dans le code pénal grec). 
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Les juges grecs avaient déclaré qu’il n’existait pas de responsabilité collective mais seulement une responsabilité personnelle et qu’il n’y avait pas suffisamment d’éléments d’accusation pour les arrêter et les renvoyer en Italie. La cour d’appel d’Athènes a alors rejeté la demande d’extradition présentée par les tribunaux de Milan..

Corteo No Expo, Milano (Ansa)Le tribunal a appliqué le principe Non bis in idem (signifiant textuellement : pas deux fois pour la même [chose], vous ne pouvez pas êtes jugé deux fois pour les mêmes incidents).

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Reformulé depuis la presse

Attaque !

Chaque matin, la sonnerie du réveil m’arrache de mon sommeil. Premier acte : j’allume mon téléphone portable.
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Avec les satellites, les nœuds de communication, les antennes etc, mon portable se synchronise avec ceux de tous les autres. Nous vivons la même vie en même temps. Connecté à internet, quelque chose d’invisible me transperce, mon téléphone envoie et reçoit en permanence. Une fois que le rythme de la nuit est tué par la sonnerie et que je me synchronise avec le monde connecté, un autre temps domine. Lestaccato des émissions en direct, de la disponibilité ininterrompue, celui de la mise à disposition permanente, des emplois du temps et des rendez-vous, des plannings et des impératifs. Deuxième acte : je débranche mon portable de sa prise. Sans électricité, il ne serait rien, juste du plastique et de la ferraille avec quelques éléments faits de métaux rares. Cet appareil peut fonctionner à l’aide de spécialistes et grâce à une production d’électricité dépendante du nucléaire et du charbon, à un réseau mondial, à cette infrastructure critique qui garantit jour après jour notre quotidien, protégée par la police et l’armée. Après avoir utilisé divers appareils qui ont eux aussi besoin d’un réseau – sans quoi ils seraient complètement inutiles –, je pose un pied dans la rue.

Continue reading « Attaque ! »

Un sujet difficile

Résultat de recherche d'images pour "meute loups noir et blanc"Un sujet difficile, oui. Un sujet qui peut rapidement tourner à la polémique, stérile ou non. Mais ce n’est pas le but. Il ne s’agit pas non plus d’un questionnement existentiel, d’un « Qui sommes-nous », d’un « Qui suis-je ». J’ai envie de discuter du mouvement anarchiste tel que je le connais, c’est-à-dire celui d’aujourd’hui, bien que j’imagine que ces mécanismes s’appliquent bien au-delà de notre époque ou même du mouvement anarchiste. Il y a plein de choses à dire, mais j’aimerais tout particulièrement parler des rapports qui régissent les relations à l’intérieur de ce mouvement, entre les uns et les autres, à travers les barrières linguistiques et géographiques. Je ne voudrais pas cependant que ces quelques lignes soient prises pour ce qu’elles ne sont pas, ce dont je parle ici, je m’inclus dedans, et les mécanismes que je décris, je les ai produits et reproduits moi-même. La volonté d’écrire ces lignes provient de nombreuses discussions avec des anarchistes d’ici et d’ailleurs, dans des contextes différents, qui eux/elles aussi ressentent la nécessité de poser ces questions entre nous, d’en discuter ouvertement et à bâtons rompus. Bien sûr, je ne prétends pas représenter ces compagnons et compagnonnes, puisque je pars tout d’abord de moi-même.

Ce texte est gênant, il me gêne moi-même. J’espère cependant que, discutant de sujets tabous, il ne devienne pas tabou lui-même, ou matière à auto-flagellation. J’espère aussi que […] cette contribution sera l’occasion de réfléchir à ces questions, qui sont, selon moi, indispensables au développement de nos idées et à la rencontre avec d’autres insoumis.

Tout d’abord, il ne faut pas se leurrer, le mouvement anarchiste est bien un mouvement, ou une mouvance, peu importe. On aura beau, pour beaucoup d’entre nous, mettre au centre la question de l’individualité et de l’unicité de chaque individu, cela n’empêchera jamais cette entité plus large que l’individu qu’est le mouvement de se substituer à la volonté individuelle et aux désirs propres à chacun à l’intérieur de ce mouvement. De fait, tout groupe social possède ses marges, c’est la condition sine qua non de son développement, de son auto-délimitation. Car pour se définir, il faut aussi passer par ce que nous ne sommes pas et ce qui nous rassemble. A partir de là, l’originalité des individus et des groupes affinitaires qui s’y exprime est souvent normalisée pour entrer dans un moule, sorte de liant commun. Lorsque la normalisation n’opère pas, comme dans chaque groupe social, il reste le mépris ou l’ostracisme.

C’est ainsi que des automatismes se mettent en place et ne sont plus questionnés. « c’est comme ça », « c’est pas le moment », « ça s’est toujours passé comme ça ». Ces mécanismes-là donnent, au sein du mouvement, le pouvoir à une poignée de gardiens de la transmission sacrée, détenteurs de la juste vérité et généralement peu adeptes de la remise en question malgré les bilans que la vie devrait permettre de pouvoir tirer de décennies d’échecs patents. J’ai bien dit pouvoir, et je rajoute centralisation forcée. Le fonctionnement affinitaire, que je partage, a le défaut lorsqu’il est mal dosé, de donner bien trop de pouvoirs aux individus qui possèdent le plus de relations, et parfois d’ancienneté. Il faut passer par eux, par lui ou par elle, pour s’organiser, pour rencontrer d’autres anarchistes, pour tout. Continue reading « Un sujet difficile »

Canada : Prison pour migrant.e.s – Attaques sur deux développements de condos de Lemay

La nuit du 19 mars, les bureaux de vente de Humaniti se sont fait défoncer leurs fenêtres et deux tours Lowney ont été redécorées avec de la peinture dans un extincteur de feu. Qu’ont en commun ces développements de condos? Ils ont tous les deux été designés par la firme d’architecture Lemay, qui est en train d’aider à la construction d’une prison pour migrant.e.s.

Pourquoi perturber la paix des citoyens qui occupent ces condos de luxe, qui ont une richesse et un confort qui est fondé sur la dépossession, l’exploitation et l’emprisonnement de celles et ceux qui sont ici depuis avant la colonisation de ce continent, ces nouveaux arrivants qui veulent une meilleure vie, de survivre ou qui sont poussés ici par l’empire, et toutes celles et ceux qui résistent à l’ordre des choses?

Lemay, nous espérons que vous aimerez informer vos potentiels clients que leurs projets vont être sabotés si ils vous engagent. Si vous choisissez de ne pas les informer, on leur donnera une surprise qui leur coûtera cher.

À tout.e.s celles et ceux qui se battent contre les frontières au soi-disant Québec et au soi-disant Canada: attaquons les compagnies et les agences impliqués de n’importe quel façon dans la construction de cette prison pour migrant.e.s, pour qu’elle ne soit jamais construite.

Feu aux prisons! Sabotons les frontières, ceux qui les gardent et leurs collaborateurs.

depuis https://mtlcontreinfo.org


Suzanne Bergeron, présidente de Sodexo Canada

Suzanne Bergeron, présidente de Sodexo Canada

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Au petit matin du 29 mars, la présidente de Sodexo Canada a été visitée chez elle, à Brossard. Tous les pneus des deux voitures dans son entrée ont été percés, leurs pare-brises défoncés et les inscriptions FUCK SODEXO et (A) ont été tracées sur leurs capots.

Sodexo bénéficie de l’enfermement à travers le monde. Ils offrent entre autre des services de gestion de prisons privées, de centres de détention pour migrant.es et des services de cafétéria pour les prisons.

Au Canada plus particulièrement, ils bénéficient de l’économie extractive en offrant des services de sécurité et de cafétéria pour les sites extractifs.

Cette action est en solidarité avec les prisonniers anarchistes partout.

Les profiteurs de l’enfermement ne doivent pas dormir paisiblement. Les entreprises qui considèrent prendre des contracts pour la construction de la nouvelle prison pour migrant.es à Laval devraient y penser à deux fois.

Si ce n’est pas maintenant, alors quand ?

Il est vraiment désolant de voir comment l’histoire se répète. 

Lorsque les conditions de vie deviennent plus précaires, lorsqu’il devient difficile de payer le loyer et de finir le mois revient le besoin de trouver un bouc émissaire à portée de main. Et immanquablement reviennent sur le devant de la scène les trompettes racistes et nationalistes, promptes à offrir un programme politique aux rancoeurs et aux préjugés.

Ce qui est en train de se passer en Italie (et ailleurs) est inquiétant. Il suffit de quelques épisodes pour s’en rendre compte. En décembre de l’an dernier* à Opera (région de Milan), les tentes d’un camp de nomades sont incendiées en plein jour par un groupe de léguistes [membres de la Lega Nord] et de fascistes. L’expédition punitive, annoncée par avance au conseil municipal rencontre un certain consensus dans la population locale. Les carabiniers et la police se contentent de regarder. Depuis deux mois par ici, on ne compte plus les attaques incendiaires contre les magasins arabes et contre les camps de nomades. A Livourne, deux enfants roms meurent suite à un lancé de molotovs : l’action est revendiquée par un groupe fasciste qui fait référence au nettoyage ethnique. A Siène, un camp nomade est assiégé par certains habitants avec des élus léguistes à leur tête : au cours du meeting, bien applaudi, les chambres à gaz sont évoquées. La même scène se répète à Pavie. A Ponte Mammolo (Rome), a lieu une autre attaque incendiaire contre un camp nomade.

Résultat de recherche d'images pour "squadristes"Partout, ces actions squadristes [du nom des ratonnades mussoliniennes] sont précédées et accompagnées de campagnes politiques et médiatiques menées principalement par la Lega Nord et des fascistes (Alleanza Nazionale, Forza Nuova et Fiamma Tricolore). Le centre-gauche les suit sur leur propre terrain (comme le démontrent bien les bulldozers de Cofferati à Bologne et l’arrêté dégueulasse à Florence contre les laveurs de vitres aux feux rouges).

S’il suffisait d’un peu de logique…

Ils doublent les crédits militaires, ils gaspillent des milliards d’euros en travaux qui ne sont utiles qu’aux industriels, on élève l’âge de la retraite des travailleurs tandis que les salaires et les indemnités des politiciens atteignent des chiffres indécents… mais le problème ce seraient les «privilèges des Rom». Trop difficile de regarder en face les ennemis réels, trop risqué de s’en prendre aux capitalistes et à leurs protecteurs politiques : il est bien plus commode de s’acharner contre les pauvres et les exclus. La pauvreté et l’exclusion poussent rarement à vivre comme des saints alors qu’un dirigeant industriel n’a certes pas besoin de pointer un couteau pour vous voler du fric.

Les Rom et les Sinti sont parmi les rares peuples au monde à ne pas avoir de banques, d’armées et d’Etats : c’est pour cela qu’ils ont toujours été persécutés et pas persécuteurs, colonisés et pas colonisateurs, victimes et pas responsables des guerres. Ceux qui ne disent rien contre la guerre (conduite aussi au nom du peuple italien), ceux qui ne disent rien contre le pouvoir des banques traitent ensuite de criminels… les «tziganes». Il est arrivé la même chose dans les années Trente et on sait comment ça a fini.

Demain, Fiamma Tricolore a lancé une manifestation devant la mairie de Rovereto contre les «privilèges» des Siniti et des Rom. La Lega demande une poigne de fer contre les «tziganes». Ces parades publiques, si elles ne sont pas contrées avec détermination, ont déjà mené ailleurs à la violence squadriste. Voulons-nous encore attendre ?

Antiracistes de Rovereto et Trento

[Traduction de l’Italien dans le journal Cette Semaine n°94]

*Le texte a été écrit en 2007 et est fâcheusement toujours d’actualité, les réseaux sociaux aidant  https://www.francetvinfo.fr/internet/reseaux-sociaux/ce-que-l-on-sait-des-violences-contre-les-roms-declenchees-par-une-rumeur-sur-les-reseaux-sociaux_3252117.html

Sole et Baleno – Un poignard et un talisman

LE 28 MARS 1998 mourait Edoardo Massari dans la prison des Vallette. Baleno, comme l’appelaient les amis et les compagnons, était retrouvé pendu au lit de sa cellule. L’anarchiste, le poseur de bombes, le voleur, le «terroriste» s’en est allé, vivant dans le feu d’une existence hors-la-loi. L’Etat pensait alors avoir éteint avec un cercueil l’étincelle de la révolte que Baleno attisera pourtant à jamais dans le coeur de ceux qui luttent.

Edoardo avait été arrêté chez lui le 5 mars, pris à l’aube avec son ami Silvano et sa compagne Sole (Soledad Rosas) par la police de Turin. Tous trois ont été accusés de faire partie d’une fantomatique association subversive.

Quelques mois après la mort de Baleno, Sole a décidé de le suivre. Le 11 juillet au matin, elle s’est ôtée la vie en se pendant dans les WC de la communauté dans laquelle elle était en résidence surveillée : elle avait 24 ans.

Les juges turinois Laudi et Tatangelo, avec les pontes du commissariat, avaient décidé d’attribuer aux anarchistes la responsabilité des nombreux sabotages survenus en Val Susa contre le projet d’un train à grande vitesse (TAV). Ils avaient décidé de faire carrière, de devenir célèbres. Ils avaient décidé d’assassiner Edoardo et Sole.

Résultat de recherche d'images pour "sole e baleno"La capture des trois anarchistes a déclenché une salve d’applaudissements. Tous –des politiciens aux industriels, des journalistes aux spéculateurs– avaient intérêt à trouver des responsables (peu importe qu’ils soient vrais ou présumés) aux attaques survenues en Val Susa. Les premiers pas de ce qui, des années plus tard, allait devenir la lutte emblématique contre les nuisances imposées par le progrès, le «David contre Goliath» qui inspirera tant de mouvements dans toute l’Italie, devaient être tués dans l’oeuf. L’hostilité des habitants de la vallée ne pouvant être achetée, il fallait au moins la priver d’une partie des armes auxquelles elle aurait pu avoir recours. En particulier, d’une des pratiques les plus craintes par les puissants et constituant depuis toujours le patrimoine des exclus : le sabotage.

Nier, y compris face à l’évidence, que les actions accomplies en Val Susa aient été l’expression d’un mépris collectif face à l’énième abus de pouvoir ; taire le fait évident que les sabotages aient été le fruit de mains et d’esprits différents, pas forcément «politisés» ; enfermer l’affrontement et le mal-être diffus au sein d’une guerre «privée» : d’un côté l’État, les entrepreneurs, les financiers du TAV, et de l’autre, les anarchistes. La population locale ? Ceux qui subiront directement les conséquences du train ? Hors-jeu.

Le piège tendu par les enquêteurs a fonctionné et l’attention générale –y compris celle des mouvements «antagonistes»– s’est déplacée du Val Susa aux rues de Turin. Immédiatement après les arrestations, une grande «campagne de solidarité» en faveur des trois anarchistes accusés a démarré à Turin. Une mobilisation qui a réussi à faire descendre dans la rue des centaines de manifestants. Dans d’autres villes d’Italie, les initiatives n’ont pas manqué : des manifs improvisées aux rassemblements, des blocages de rue aux actions de perturbation, et jusqu’aux sabotages de différentes structures de dévastation et d’oppression. Ce furent des jours d’intense activité, suivis de dizaines de plaintes, vérifications d’identité et perquisitions. Continue reading « Sole et Baleno – Un poignard et un talisman »

La révolte des smartphones

La naissance de l’énième vague de contestation remonte à il y a peu (fin octobre). Cette fois, celle qui a été touchée par la rage de la société civile a été la Hongrie, dirigée par le conservateur Orban, dont le gouvernement a été le protagoniste de politiques réactionnaires et xénophobe dans son propre pays. Ce qui a exaspéré des dizaines de milliers de personnes a été le choix des autorités d’augmenter les prix de la navigation sur internet.

Ce sur quoi nous voulons réfléchir principalement, ce ne sont pas les raisons de cette contestation, mais une des pratiques utilisées par les manifestants. Sur les photos représentant la foule dans les rues de Budapest, on pouvait remarquer l’émergence d’une nouvelle forme de contestation : allumer simultanément de milliers de smartphones et téléphones portables comme acte symbolique contre la mesure du gouvernement. Voilà donc l’énième évolution de la contestation 2.0 !

Mais il y a un aspect vraiment intéressant dans tout cela : ces manifestations prennent la forme d’une « lutte » pour demander plus d’aliénation plutôt que pour viser une libération de la domination technologique, qui révèle ici une fois de plus son visage totalisant, annihilant tout désir humain qui n’entend pas se soumettre à la dictature du virtuel. Les opposants à cette nouvelle mesure du gouvernement hongrois sont visiblement parmi ces sujets prêts à livrer bataille seulement pour justifier et renforcer tout le mécanisme de domination techno-industrielle – producteur de misère, de dévastation, de domestication du vivant – et non pas pour le critiquer et l’attaquer.

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Auriol (Sud-Ouest) : Une personne d’Act-Up en GAV suite à une action à la permanence LREM

Mardi 26 mars 2019, des membres d’Act Up-Sud Ouest ont placardé des tracts sur la façade de la permanence parlementaire de Monique Iborra, 22 bd Vincent Auriol 31170 Tournefeuille (tel : 0561446382), en réponse à l’expulsion de personnes séropositives vers le Brésil.

Suite à cette action, un membre de l’association a été interpellé et mis en garde à vue.

source : actupparis.org

[Athènes] Attaque contre le département de Police A. T. Acropole – Lambros vit dans les flammes 

Avec un peu de retard, la traduction d’un communiqué qui fait suite à une attaque à Athènes, le 02 mars 2019*, en mémoire du compagnon Lambros Fountas (1).


.La nouvelle publiée en mars, il y a neuf ans, nous a bouleversés mais ne nous a pas surpris.

Notre compagnon, Lambros Fountas, était mort dans un échange de coup de feu avec des flics lors du l’expropriation d‘un véhicule à Daphné. Connaissant Lambros, nous connaissions tous ses choix en tant que rebelle. Connaissant Lambros, nous savions que son calme solidel’absence d’idées arrêtées, sa profonde moralité humaine lui permettaient de percevoir son engagement révolutionnaire de manière indivisible et complète. Nous l’avions rencontré lors des réunions, des occupations, des marches, des patrouilles [contre les keufs ou les fafs, ndT], des collages, des réunions secrètes, des révoltes, des actions antifascistes, des incendies de nuit. Et cela ne nous a pas surpris quand, avec sa mort, nous avons appris que ses choix révolutionnaires incluaient sa participation à la lutte armée révolutionnaire (2).

Parce que c’était exactement Lambros. Un homme accompli, un révolutionnaire accompli. Jusqu’au bou.

Honorant la mémoire de notre compagnon, samedi soir, le 2 mars, nous avons attaqué la station de police dans le quartier de Koukaki, un des endroits d’assassinats et de tortures parmi d’autres.

Nous ne pouvions pas manquer de mentionner l’article du journal « Καθημερινής » à propos de notre attaque, qui nous informe que le GADA (commissariat central d’Athènes) avait ordonné des arrestations preventives, en échange de jours de congé. En effet, les persécuteurs et assassins du migrant nigérian Ebuca (3), combien de jours de congé ils ont eu?

POUR UNE RÉPONSE SOCIALE

LAMBROS VIT DANS LES FLAMMES

https://athens.indymedia.org/post/1596249/ Continue reading « [Athènes] Attaque contre le département de Police A. T. Acropole – Lambros vit dans les flammes « 

Paris – Rassemblement après les arrestations devant le centre de rétention de Vincennes

Résultat de recherche d'images pour "incendie vincenne"Rendez-vous lundi 25 à 19h devant le commissariat du 12e arrondissement de Paris en solidarité avec deux personnes interpellées à la suite d’un parloir sauvage au centre de rétention de Vincennes.

Aujourd’hui dimanche 24 mars, nous avons fait un parloir sauvage (rassemblement pour communiquer avec les gens de l’intérieur) devant le centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes, où des détenus sont en grève de la faim depuis mercredi (vous pouvez trouver leurs deux communiqués ici et ).
Deux personnes ont été interpellées par la police et placées en garde-à-vue.

Solidarité avec tou-te-s les enfermé-e-s!

Rassemblement de soutien lundi 25 mars à 19h devant le commissariat du 12e, où se trouvent les personnes arrêtées (80 avenue Daumesnil métro Gare de Lyon).

A bas les CRA!
Liberté pour tou-te-s!

depuis PLI


MAJ :

Suite aux arrestations deux compagnons italiens ont été incarcérés au CRA de Vincennes. Ils sont accusés de menace à l’ordre public et ont reçu une interdiction territoire de 3 ans en fRance.

Trois compagnonnes italiennes avaient déjà été emprisonnées en CRA suite à une action à Calais en 2016.

lu sur hurriya.noblogs.org

Op. Panico : Paska transféré à Viterbo

Paska a été transféré à la prison de Viterbo, connue pour son régime particulièrement violent vis à vis des détenus.

Pour lui écrire :

Pierloreto Fallanca, Casa Circondariale Mammagialla
Strada Statale, Str. Santissimo Salvatore, 14/B, 01100 Viterbo VT

 

Lu sur freccia.noblogs.org


Op. Renata : Mise à jour au 20 mars

 

Les juge des libertés et de la détention ont décidé que les accusations de terrorisme ne tiennent pas; à savoir l’article 270bis (association avec finalité de terrorisme) et les circonstances aggravantes. Le délit contesté à ce point est défini par l’article 270 à savoir l’association subversive. Quoi qu’il en soit, les compagnonnes et les compagnons restent pour le moment en prison.

Liberté pour tous, liberté pour toutes !

depuis roundrobin.info

Procès contre des anarchistes en Belgique

Activités à venir en solidarité avec les compagnons poursuivis par l’État belge

De 2008 à 2014, l’État belge a mené une vaste enquête visant les luttes multi-formes – mais toujours sans concessions – qui s’attaquaient aux centres fermés, aux frontières, aux prisons et à ce monde basé sur l’autorité et l’exploitation. Dans son collimateur : la bibliothèque anarchiste Acrata, des publications anarchistes et anti-autoritaires (Hors Service, La Cavale et Tout doit partir), des dizaines de tracts et affiches, une bonne centaine d’actions, d’attaques et de sabotages… bref, la lutte contre le pouvoir sous ses différentes expressions.

Initialement poursuivis pour « participation à un groupe terroriste », c’est finalement sous l’inculpation d’« association de malfaiteurs » que 12 compagnons seront jugés tout au long de la semaine du 29 avril 2019.

- Dimanche 24 mars – 17h00 – Passiflore (boulevard du Jubilé 180, 1080 Molenbeek)
Les plantes comme alliées précieuses pour nos luttes ici

- Mercredi 27 mars – 19h00 – l’Agitée (rue Gaucheret 114, 1030 Schaerbeek)
Retour sur la lutte contre la construction d’un centre fermé à Steenokkerzeel ici

- Dimanche 31 mars – 14h00 – l’Agitée (rue Gaucheret 114, 1030 Schaerbeek)
Discussion luttes et enfants ici

- Lundi 1 avril – 19h00 – Acrata (rue de la Grande Île 32, 1000 Bruxelles)
Les « mesures particulières de recherche » de l’État belge ici

- Jeudi 4 avril – 18h00 – NOVA (rue d’Arenberg 3, 1000 Bruxelles)
Projections et souper en soutien à la Lime ici

- Lundi 8 avril – 19h00 – L’Anarchive (avenue Buyl 131, 1050 Ixelles)
Projection du film Point.s de Fissures ici

vu sur bxl.indymedia.org

voir aussi : https://bxl.indymedia.org/spip.php?article23212

Castaner annonce son intention d’utiliser les marqueurs chimiques dès samedi prochain

Parmi les mesures anti-émeute annoncées lundi par le Premier ministre suite aux réjouissances de samedi sur les Champs-Elysées, figurent les marqueurs chimiques de vêtements mais aussi de peau, cheveux, poils, etc (il s’agit de deux techniques différentes).

-« Testés depuis plusieurs mois, les produits marquants codés (PMC) font partie des « moyens nouveaux » listés lundi par le Premier ministre pour identifier les casseurs.

Ils font partie des « moyens nouveaux » dégainés par Édouard Philippe pour lutter contre les casseurs après le saccage des Champs-Elysées ce week-end pendant l’acte 18 des Gilets jaunes. Les produits marquants codés, ou PMC, censés permettre d’identifier plus facilement les auteurs de dégradations, selon le Premier ministre, seront utilisables « dès la semaine prochaine », a assuré ce mardi matin le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, sur France Inter. »

(http://www.leparisien.fr/faits-divers/les-produits-marquants-nouvelle-arme-pour-suivre-les-casseurs-a-la-trace-19-03-2019-8035257.php?fbclid=IwAR1AFYLO78TFof_MxjHukqwZSMAS1Mi6i3duJB1WrByYtyvmxLO6MqfZXFI)

Aussi : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2019/03/19/01016-20190319ARTFIG00101-manifestations-des-gilets-jaunes-qu-est-ce-que-le-marquage-code-evoque-par-le-gouvernement.php

https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-19-mars-2019 (Castaner sur France Inter).

Et aussi :

Brèves « Gilets jaunes », France : L’Etat alourdit son arsenal anti-insurrectionnel après les émeutes du 16 mars