Rovereto (Italie) : Des flammes aux portes du tribunal

Nous apprenons des médias locaux que, dans la nuit du 4 au 5 février, une des entrées principales du tribunal, celle permettant l’accès à la police pénitentiaire, a été incendiée. Quelques mètres plus loin, sur le mur de l’ancienne prison, l’inscription « Liberté pour tous, feu aux tribunaux » a été laissée.


Quelques jours plus tôt, les vitres du siège du Credito Valtellinese de Rovereto étaient brisé au cours de la nuit du 30 au 31 janvier. Sur l’une des fenêtres, il restait l’inscription suivante: « NO CPR* – NI A MODENA NI AILLEURS »

Vu sur roundrobin.info

*CPR : Centres de rapatriements

Zurich (Suisse) : Trois mois de préventive pour le compagnon arrêté

Notre compagnon a été placé en détention préventive pour une durée de trois mois, avec la motivation du risque de fuite et de collusion. Il se trouve actuellement dans la prison du district de Zurich BGZ. L’excuse du risque de fuite a été utilisée, entre autre, parce qu’il y a déjà un autre compagnon en cavale, accusé lui aussi de l’incendie de la station radio Waidberg (à Zurich).
La durée de trois mois de détention préventive est le maximum possible quant à mesures restrictives et, selon la loi, à l’issue de cette période cette mesure doit être réexaminée par un juge [l’équivalent du JLD dans le droit français NdAtt.]. Pour les compas qui ne connaissent pas le régime de détention préventive en l’attente d’un procès en Suisse : dans cet État il est monnaie courante que la détention préventive dure assez longtemps, même des années. C’est possible que la justice veuille garder notre compagnon en taule jusqu’à un éventuel procès.

Si vous voulez écrire au compagnon arrêté, contactez directement la Bibliothèque Anarchiste Fermento, par émail ou par la poste. Cependant, toute lettre dans laquelle est abordé son affaire sera saisie par le Parquet et il ne la recevra pas ; les livres et les grosses publications ne lui seront pas remises non plus.

Sincèrement,
Anarchistische Bibliothek Fermento

Zweierstrasse 42
8005 Zürich (Suisse)

e-mail: bibliothek-fermento [at] riseup.net

traduit de anarhija.info par attaque.noblogs.org

 

Solidarité avec le compagnon anarchiste arrêté à Zurich

Le 29 janvier, un compagnon anarchiste a été arrêté à Zurich, à qui il est reproché d’avoir incendié des véhicules de l’armée et une station-radio de la police, ainsi que d’avoir appelé, en accrochant une affiche à l’intérieur de la bibliothèque anarchiste Fermento, à commettre des délits contre le centre de rétention de Bässlergut actuellement en chantier à Bâle et contre le centre de Police et de Justice à Zurich. Après avoir pénétré dans l’appartement du compagnon, les flics ont forcé l’accès à la bibliothèque Fermento, en emportant des ordinateurs avec eux. Le compagnon se trouve en ce moment à la prison de la police provisoire et le juge d’instruction décidera de son possible placement en détention provisoire.

Ce qui importe n’est pas de savoir s’il est responsable ou non des faits qui lui sont reprochés mais le fait que cela représente une attaque contre nous tou.te.s et contre les idées anarchistes qui sont clairement exprimées à Fermento : c’est une tentative de semer la peur et le silence, face à quoi nous devrions rester isolé.e.s et incapables de se mouvoir, car tout individu qui se solidarise avec des idées potentiellement inflammables – que ce soient par des mots ou par des actes – pourrait être le prochain dans le viseur.

Ne nous laissons pas accepter cela et continuons, et ce de manière catégorique, à porter dans les rues la révolte contre cette existant d’oppression.

Car chaque texte, chaque journal, chaque slogan sur les murs, chaque pierre, chaque incendie, chaque rébellion contre les autoritaires montre que les idées s’opposant à la logique de domination ne peuvent pas être enfermées !


« La supériorité numérique, ainsi que celles des armes, ne compte pas beaucoup face à l’intelligence et l’ingéniosité pratique de l’humain. Quelques câbles incendiés au bon endroit et au moment opportun par une seule personne offrent la possibilité de plonger une armée entière dans le chaos, de transformer une situation qui semble figée en quelque chose de nouveau, de différent et d’imprévisible. »

L’affiche mise en page en français :

[Traduit de l’allemand d’indymedia, par sansattendredemain]

Possibilités sans mesure

Il y a ceux qui regardent les révoltes et les sabotages qui sont en train de se passer en France avec un regard langoureux, et ceux qui en saisissent les possibilités. Il y a ceux qui restent au large, et ceux qui veulent stimuler les événements. Il y a ceux qui ne se sentent pas d’intervenir, et ceux qui pensent qu’être là où l’ennemi ne t’attend pas incarne la perspective de ne pas renoncer à l’irrévérence et à la furie iconoclaste : pour pousser ce monde à sa perte, plutôt qu’à sa gestion réaliste et prudente.

Lorsque la révolte se généralise, elle devient une revanche contre ce qu’on a toujours vu de loin. Toute marchandise volée, toute technologie interrompue, tout lieu du pouvoir abattu permettent non pas de reconnaître leur valeur d’usage et d’échange, mais la destruction de ce qui est distant. A travers le pillage de ce qui nous emprisonne, ce sont également les bases de la communication policière qui sont attaquées. Dans la révolte on aime avec passion et on hait à l’infini.

Pour le réaliste, pour le gauchiste, l’efficacité est une mesure indiscutable. Ce qui fonctionne est ce qui est juste. Les pétitions, les négociations, les tables rondes sont vues comme des bienfaits pour mendier quelque chose à l’intérieur du monde actuel. Le réalisme du « ce qui existe, est ce que nous devons utiliser » est la logique de la misère et de la soumission. Pour se libérer de cette logique, un lieu différent à partir duquel regarder le monde et une position différente pour tenter d’agir peut brûler la séparation entre le rêve et la réalité. Plutôt que de partir de l’idée de s’adapter à la réalité pour la changer, on peut très bien choisir d’empoigner sa propre vie dans les termes que nous voulons. Libérer le désir des chaînes qui nous emprisonnent débute par un renversement de perspective : partir des passions déchaînées de nos rêves les plus sauvages pour interrompre la réalité. Si la bureaucratie du détail veut en permanence balayer l’immédiateté d’un sens incompréhensible pour ceux qui ne veulent pas rêver, est-ce un problème ? Si les moments oscillent entre réalisme, politique et simple militantisme, qu’est-ce que nous pouvons attendre ?

La transformation sociale n’est pas une science, et il n’existe aucun mécanisme historique qui nous conduira à la liberté. Compter ceux qui y participent, vérifier la couverture médiatique et faire des prévisions de bilan est tout ce qui concerne la mesure, c’est-à-dire les carcans de la réalité. L’excès qui brise tout calcul et les désirs effrénés nous invitent à comprendre que la domination n’est pas un organisme, qu’elle n’a aucun coeur à attaquer, mais qu’elle se trouve partout. Se déplacer ailleurs, parce qu’il ne s’agit pas de vaincre ou de perdre comme dans l’esprit obsédé de tout militant, signifie alors tenter de vivre la seule vie dont on dispose en tentant de la vivre à sa manière.

Et donc, qu’est-ce qu’on en fait, du feu français ? C’est simple, saisissons l’occasion.

Un ami de Poe*

* NdT : Ce numéro mensuel de Frangenti est sous-titré d’une citation d’Edgar Allan Poe disant : « Ceux qui rêvent en plein jour savent beaucoup de choses / qui échappent à ceux qui ne rêvent que la nuit ».

[Traduit de Frangenti (Italie) n°35, février 2019, p.3]

Lieux communs

   Nous sommes tous nés et avons grandi dans ce monde de supermarchés et de banques, de casernes et de tribunaux, où faire la queue et demander la permission.

Mais sommes-nous vraiment convaincu que c’est le seul possible ? Il semblerait que oui, si l’on considère la réaction provoquée par ceux qui contestent certains lieux communs.

   Si quelqu’un remet en doute la nécessité de l’état, par exemple, il est soupçonné de vouloir le viol et le meurtre à chaque coin de rue. Pourtant, une organisation sociale basée sur l’autonomie et la responsabilité des individus favoriserait une diminution des « crimes », pas leur augmentation. En outre, l’absence de forces de l’ordre pousserait les gens à apprendre à se défendre, afin de ne pas rester à la merci des abus. Enfin, l’Etat ne peut pas empêcher cependant, la survenance de tels actes, tout au plus essayer de les punir (à condition que ce ne soient pas leurs propres hommes à les faire).

   Si quelqu’un met en doute la nécessité du travail, on le prend en dérision de vouloir vivre couché en attendant qu’un fruit mûr lui tombe dans la bouche de l’arbre. Pourtant, le travail n’est pas synonyme d’activité humaine, tout comme l’état n’est pas synonyme d’organisation sociale. Le travail est l’exploitation de l’activité humaine, sa réduction à la production de biens et services. Le travail est rarement choisi, on prend celui qui nous est offert (même le plus nocif et insensé). On produit des marchandises de mauvaise qualité et fournit des services médiocres au nom de quelqu’un d’autre. On turbine seulement pour obtenir de l’argent avec lequel acheter des produits de mauvaise qualité et payer pour des services médiocres. Le travail est le nom donné à l’activité humaine quand nous vendons notre corps à l’économie de marché pour survivre.

Oil Pump Jack, Sunset, Clouds  Si quelqu’un met en doute la nécesité des centrales à charbon et des pipelines, de parcs éoliens ou solaires, il est accusé de vouloir tuer les malades dans les hôpitaux ou de vouloir que les gens en bonne santé se retrouvent dans l’inconfort. Pourtant l’énergie nécessaire à l’être humain pour vivre (même bien) est une infime partie de ce qui est produit dont la majorité écrasante est nécessaire juste faire des affaires, faire de la politique, faire des guerres.

   Nous n’avons pas besoin de l’état, nous pouvons nous auto-organiser sans être organisé par d’autres. Nous n’avons pas besoin de travail, nous pouvons construire et créer sans avoir à produire au nom des autres. Et nous n’avons pas besoin d’énormes quantités d’énergie, nous pouvons vivre sans avoir à dévaster et piller la planète qui nous héberge.

La seule chose à faire est de sortir des lieux communs.

Extrait de Tilt (apériodique de lutte contre le TAP)

tiltap.noblogs.org

[Zurich] Un camarade de fermento arrêté

Mardi 29 janvier, peu après midi, un de nos camarades a été arrêté dans son appartement. La porte a été ouverte de force par une unité d’investigation.

Lors de son arrestation, sa maison a été fouillée ainsi que, une fois encore, la bibliothèque anarchiste Fermento. Ces perquisitions ont été justifiées par les autorités avec comme accusations :

– Incendie criminel de plusieurs véhicules de l’armée suisse à Hinwil (Zurich) le 27 septembre 2015

– Attaque criminelle contre l’antenne radio Waidberg des flics à Zurich le 10 juillet 2016

– Coller des affiches (la police pense connaître une date pour cela, le 16 novembre 2017) dans la devanture de la bibliothèque anarchiste Fermento (à son ancienne place) qui appelait apparemment à  » des dommages matériels et violences à l’encontre des entreprises et des personnes qui font partie du développement de la prison Bässlergut à Bâle et de la construction du PJZ (Palais de Justice,ndt) à Zurich « 

Notre camarade, qui fait partie de la bibliothèque anarchiste, était déjà harcelé à cause de cette histoire d’affiches avant, a été enlevé à son domicile et a dû faire ce qu’on appelle un traitement ED (prendre l’ADN, les empreintes digitales, etc.), ainsi qu’un interrogatoire.

Maintenant, ce mardi, notre camarade a été arrêté à nouveau et il semble qu’il a été forcé à suivre les flics de son appartement à Fermento, pour ouvrir ou leur donner les clef et… ni une ni deux, deux de nos ordinateurs ont été confisqués à nouveau, l’un d’eux flambant neuf, l’autre avec une vaste archive numérique où l’on pouvait rechercher dans l’intégralité des textes

Jusqu’à présent, nous n’avons reçu aucune déclaration explicative de la police, aucun mandat de perquisition ou quelque chose du genre. Cependant, nous ne supposons pas que notre camarade a ouvert la porte pour la police volontairement ou même leur a donné la ordinateurs en cadeau.

Par la suite, le camarade a été amené à la prison provisoire de police de Zürich PROPOG, où il se trouve jusqu’à présent. Mais vendredi (1er février), il va voir le juge, qui se prononcera sur sa détention provisoire.

Nous protestons contre cette arrestation d’un de nos camarades, indépendamment de la question de savoir si les accusations sont vraies ou non. Antimilitarisme et le sabotage a toujours fait partie de l’anarchisme. Dans notre bibliothèque peuvent être trouvé de nombreuses publications à ce sujet.

Nous appelons en particulier les bibliothèques, les archives et les boutiques d’informations pour informer sur cette attaque sur le Fermento et sur l’un de nos bibliothécaires.

La réunion extraordinaire de la bibliothèque anarchiste Fermento du 31 janvier 2019
PS: Nous avons besoin d’ordinateurs …

Email de contact: bibliothek-fermento_AT_riseup.net

Repris d’Indy Nantes

PS. La bibliothèque avait également été perquisitionnée en 2017 :

Zurich, Suisse : La bibliothèque anarchiste Fermento perquisitionnée par la police

Publication d’une (deuxième) brochure autour de l’opération Panico

 Panico

Pour la télécharger cliquez ici :   Panico


Le 31 Décembre 2016, un engin explosif placé devant la librairie (proche de CasaPound) “Il Bargello” explose dans les mains d’un artificier particulièrement stupide qui tente maladroitement de déminer l’engin sur place, il perdra un œil et une main. La librairie “Il Bargello” et CasaPound Italia se sont portés parties civiles en plus de l’artificier-flic. Trois personnes accusées de « tentative de meurtre », « d’association de malfaiteur » pour deux d’entre elles, ainsi que de « transport, et fabrication d’engin explosif » se retrouvent incarcérées. Une quatrième personne se retrouve également soumise au contrôle judiciaire (pointage régulier au comico, mais la mesure a cessé depuis peu) avec les mêmes chefs d’inculpation. Paska, Ghespe, et Giova sont depuis, toujours incarcérés dans les geôles italiennes. Continue reading « Publication d’une (deuxième) brochure autour de l’opération Panico »

Le contrôle technologique

Il est difficile de saisir le niveau d’incompréhension dans lequel nous sommes presque tous en ce qui concerne l’un des principaux objectifs de la technologie, le contrôle.

Le pouvoir, à tous niveaux, cherche à connaitre les réactions des dominés, des préférences alimentaires aux niveaux moyens d’instruction des choix politiques en général aux orientations spécifiques (la droite et la gauche sont désormais obsolètes), des choix d’habillement à la distribution des revenus, tout comme tant d’autres choses rapidement enregistrées et tout aussi rapidement éliminés par la recherche statistique.

De gros efforts et de nombreux investissements ont été consacrés pour comprendre ces flux d’orientations et pour les maintenir sous contrôle, les empêchant de formuler des demandes excessivement précises et peu prévisibles. Ainsi quand sont apparus (plus ou moins) à l’improviste des comportements jamais observés auparavant, comme dans le cas de mai 68 par exemple, non seulement, le pouvoir a rapidement cherché à les analyser, mais en examinant de manière approfondie le phénomène, s’est aperçu rapidement que les nouvelles tendances n’étaient pas tout à fait hors de contrôle et qu’il suffisait d’ajuster un peu le contrôle sur la circulation de certains modèles de fonctionnement prédominants pour que tout retourne vers la soi-disant normalité.

La présence massive de la technologie dans n’importe quel aspect de la vie sociale  contemporaine n’est pas pleinement comprise si nous n’analysons pas le vieux dualisme entre humanisme et technique. Cette séparation s’est tout d’abord affaiblie puis a complètement disparu à cause de l’affaiblissement du niveau de culture générale moyen. D’un côté les études techniques, même au niveau universitaire, forment principalement des ouvriers spécialisés malgré leur diplôme, alors que le secteur humaniste, qui devrait faire la différence d’un point de vue culturel, poussant les techniciens à dépasser leur environnement mecanico-technique fermé, s’est appauvri au point de produire à peine quelques lettrés. Il y a encore quelques exceptions, quelques centaines de personnes particulièrement suivies par le pouvoir, utilisées pour améliorer leurs systèmes de recherche et leurs projets de contrôle.

En soi, l’accès à la technologie dans le domaine culturel a favorisé l’appauvrissement général, puisque pour certaines utilisations de la recherche, excluant donc la simple exécution des projets, il n’y a pas besoin de grandes exigences culturelles mais seulement de compétences techniques spécifiques. Dans ces conditions, il est devenu extrêmement difficile, voire impossible, de comprendre l’intrusion de la technologie dans toute la vie de l’homme contemporain. Notre cerveau rendu débile nous pousse à penser qu’en éteignant simplement le téléphone portable de service ou en évitant les circuits de vidéosurveillance, nous pouvons nous opposer à un processus qui à non seulement d’autres potentialités mais aussi bien d’autres intentions. Continue reading « Le contrôle technologique »

Besançon : T’as pas entendu?

boom dans la nuit

entre vendredi et samedi 26. Il est 2h passées. 1, 2 puis 3 explosions au milieu de la nuit, à l’heure où les braves travaileurs noient leurs semaines d’exploitation dans les bars et les boîtes du centre-ville.
Sur un parking entre la CCI et le lycée Jules Haag, un camion de l’entreprise Dallmayr a été brûlé. Spécialisée dans la distribution de cafés et de boissons, cette firme allemande restaure les exploité-e-s lors de leur pause, afin de les rendre toujours plus dociles et rentables.
Ces petites flammes sont entre autres destinées aux insurgé-e-s du G20 à Hambourg qui passent en procès pour les émeutes de la Elbchaussee. De tout coeur à vos côtés.
A Kreme qui vient tout juste de sortir de taule, pour une bagnole de keufs incendiée un jour de mai 2016.

Des sourires complices.

repris d’Indy Nantes

Encore des précisions à propos du keylogger retrouvé en Italie

En octobre 2018, un article a été publié sur plusieurs sites web à propos d’un logiciel de surveillance de type keylogger retrouvé en Italie sur un ordinateur, et installé par les flics. Cet article peut être consulté en plusieurs langues :

Bien que cet exemple de surveillance se situe plutôt en dehors de notre sujet (on souhaite plutôt se limiter à l’étude des dispositifs de surveillance physiques, comme indiqué dans notre appel à contributions), on a trouvé intéressant d’en parler quand même.

Nous avons reçu par mail des précisions concernant ce logiciel de surveillance, qui expliquent certaines choses restées inexpliquées dans l’article d’octobre 2018. Nous avons résumé ci-dessous les nouvelles informations. Ces informations sont à prendre avec précaution, étant donné que le logiciel de surveillance n’a pas pu être analysé correctement (le disque dur de l’ordinateur infecté par le logiciel de surveillance ayant été effacé après la découverte du logiciel).

  • Le système d’exploitation de l’ordinateur infecté par le logiciel de surveillance était Windows.
  • Le logiciel a été installé à distance par Internet. Il est resté sur l’ordinateur pendant quatre ans. Lorsque l’ordinateur était ré-installé/formatté, le logiciel de surveillance était de nouveau installé à distance par Internet.
  • Apparemment, le logiciel avait besoin d’une connexion à Internet constante pour espionner et pour envoyer les informations collectées. Il n’était pas capable de sauvegarder des données localement pour les envoyer plus tard.
  • Le logiciel était capable d’enregistrer le texte tapé sur le clavier, de prendre régulièrement des captures d’écran, et, selon les mesures de protection présentes sur l’ordinateur, d’enregistrer les communications entrantes et sortantes (pages web visitées, etc).
  • L’existence du logiciel a été découverte grâce à des fichiers d’enquête.

Le logiciel a été fourni aux carabineri (flics italiens) par l’entreprise italienne Neotronic. Ci-dessous, un extrait de la présentation du logiciel par Neotronic, traduit en français :

Il est à noter que le système NID (Neotronic Internet Decoder) est capable d’obtenir “en clair” toutes les communications envoyées/reçues par l’utilisateur ciblé, tant qu’elles ne sont pas protégées par des techniques de chiffrement inattaquables. Si, pendant la durée de l’écoute, des communications chiffrées sont détectées (par exemple des communications Black Berry chiffrées, Skype, de la “voix sur IP” chiffrée, pages web en HTTPS, etc.), il est possible d’interpréter le contenu de ces communications, après évaluation des mesures de sécurité prises par l’utilisateur (pare-feu, antivirus, anti-malware) et des applications utilisées, grâce à notre agent informatique Enhanced Law Enforcement Neotronic Agent (ELENA), qui peut également fournir des captures d’écran régulières du bureau de l’ordinateur ciblé, et le texte tapé sur le clavier connecté à l’ordinateur utilisé par l’utilisateur ciblé (y compris mails chiffrés).

desoreillesetdesyeux

La nuit porte conseil ?

La nuit porte-t-elle conseil ? Est-elle capable de transformer nos rêves en réalité ? Depuis l’Empire romain, le pouvoir éclaire les rues urbaines, y compris en période de pleine lune, pour que ses gardes et ses vigilants citoyens ne soient pas pris au dépourvu par quelque insomniaque aux intentions tout sauf pacifiques. Portes verrouillées, alarmes anti-intrusion, yeux électroniques haut perchés, patrouilles armées et éclairage de nuit semblent ainsi à même de garantir aux puissants et à leurs larbins un sommeil apparemment bien mérité. Mais voilà, tout ne peut pas être aussi rose au royaume de la domination. Il n’en faut parfois même pas beaucoup pour que leur doux songe d’une servitude volontaire totale ne se transforme en cauchemar assuré : il suffit en fait que surgissent des individus -ce petit élément irréductible à la gestion de masse- armés de désirs singuliers et de franche détermination. De désirs de destruction et d’une détermination à même de franchir les obstacles placés sur leur route, comme ce lundi 28 janvier nous en apporte la nouvelle.

Dimanche soir vers 19h, un incendie s’est déclaré dans la résidence du sous-préfet de Pontivy (Morbihan). Il s’agit non pas d’un de ces court-circuits derrière lesquels l’Etat entend masquer le fait que des malotrus puissent vouloir attaquer les institutions laïques ou religieuses, mais bien d’un incendie volontaire. Oui oui, jusque dans le salon même des appartements officiels du Môssieur à la casquette brodée d’or. A la nuit tombée, des individus ont en effet fracturé les portes-arrières de la sous-préfecture, puis se sont rendus directement sur place, où plusieurs molotovs ont été jetés, lançant les flammes à l’assaut du lieu sacré du pouvoir. C’est le prompt retour chez lui du délégué-en-chef du ministère de l’Intérieur qui a permis de limiter les dégâts en alertant les pompiers, selon sa collègue procureure de la République de Lorient, qui a ouvert une enquête criminelle pour « dégradation d’un bien par un moyen dangereux pour les personnes commise en raison de la qualité de personne dépositaire de l’autorité publique utilisatrice du bien ». Rien que ça.

Un peu plus tard dans la nuit, vers 2h30 du matin à l’autre bout du pays, les pompiers sont cette fois arrivés trop tard : le rez-de-chaussée du porte-parole régional de l’Etat, celui de la radio France Bleu, a été incendié à Grenoble (Isère). Là encore, des individus ont fracturé la porte arrière de service, avant de lancer leurs flammes en deux points distincts à l’intérieur, contre les bureaux des journaflics (plus précisément le poste de travail du rédacteur en chef) et contre le comptoir d’accueil de la radio. Quant à la suite, voici l’avis d’expert du directeur d’antenne : « Au rez-de-chaussée, là où le cœur de la radio battait jour et nuit, il ne reste rien. L’ensemble des studios et salles de travail a été totalement ravagé. Les ordinateurs, les télévisions, les imprimantes et photocopieuses, ainsi que tout le matériel permettant aux journalistes et animateurs de travailler au quotidien,  ne sont plus que d’informes masses de plastique fondu. Les faux plafonds ont été détruits et les murs sont couverts de suie. » La propagande d’Etat de France Bleu Isère s’est tue une bonne partie de la journée, avant de reprendre péniblement du service chez leurs collègues de France 3 Alpes. Selon les premières estimations, il y aurait trois à six mois de travaux pour remettre les locaux en état, notamment à cause du système électrique entièrement à refaire.

La nuit porte-t-elle conseil ? Est-elle capable de transformer nos rêves en réalité ? En tout cas, malgré les dispositifs de l’Etat pour protéger ses bâtiments, une sous-préfecture ici ou un studio de radio là, il semble bien que jusqu’au centre des villes, elle puisse encore sourire aux cueilleurs d’étoiles. A toutes celles et ceux qui n’entendent ni subir sans rendre de coups ni se résigner au monde de l’autorité ; à tous ces individus qui frappent le pouvoir où et quand il ne les attend pas. Quant aux cris d’orfraie venus des autorités de tous bords pour vilipender une liberté en acte qui s’est une nouvelle fois défait avec audace d’une structure policière, comment ne pas se souvenir des mots d’un autre amant lucide de la liberté ? « Au mains de l’Etat, la force s’appelle droit. Aux mains de l’individu, elle se nomme crime »…

Pontivy :
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2019/01/28/97001-20190128FILWWW00081-morbihan-la-sous-prefecture-de-pontivy-visee-par-un-incendie-criminel.php
Grenoble en images :
https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/isere/grenoble/video-france-bleu-isere-publie-images-degats-interieur-leurs-locaux-ravages-incendie-criminel-1614749.html

reçu par mail

Le proc’ fait la leçon

Après les incendies des locaux de France Bleu et celui d’un local technique de l’émetteur TDF à Grenoble les 28 et 29 janvier, une revendication est parue sur Indymedia Nantes. Celle-ci précise notamment le choix de le publier d’abord là : « Parce qu’il permet d’être lu·e·s par des compas’ connu·e·s ou inconnu·e·s, parce qu’il « garantit » notre anonymat et qu’il est libre pour la publication » (https://nantes.indymedia.org/articles/44367). Bien entendu, ce communiqué qui explicite plusieurs raisonnements à propos des médias -en citant par exemple avec ironie une des célèbres prestations télévisées du faux-ami Mathieu Burnel- a été relayé in extenso par différents sites anarchistes.

Cet après-midi 30 janvier, au lendemain de la sortie de ce communiqué, le procureur de Grenoble qui supervise les investigations a tenu à faire savoir lors d’une conférence de presse que pour lui « il ne s’agit pas d’une revendication ». Ben voyons ! C’est d’ailleurs le même qui avait déjà lancé cette ritournelle en passe de devenir un véritable mantra, « revendication opportuniste », à propos de la destruction enflammée de l’église Saint-Jacques dans cette même ville il y a deux semaines, joliment signée par des « courts-circuits ». Ce type est du genre fanatique obtus de la statistique, qui préférera logiquement toujours le quantitatif au qualitatif, le 95% au 5%. Ce type s’appelle Eric Vaillant, c’est un nouveau venu dans la place iséroise, parachuté de Guyane le 1er janvier 2019 pour remplacer son prédécesseur parti en retraite. Et comme cela arrive souvent avec les nouveaux rouages zélés de la chaîne répressive, il entend d’emblée poser ses propres marques pour confirmer à ses maîtres la justesse de leur choix. S’il a ainsi annoncé dès sa prise de fonction qu’une « de [ses] priorités sera de développer les comparutions immédiates », il a aussi développé une conception très particulière de ce que doit être une revendication en bonne et due forme. Une conception qui correspond plutôt bien avec un étroit cerveau autoritaire de procureur, celle de groupes formels stables qui font pression sur l’Etat en lui fournissant des indications suffisamment précises pour qu’il puisse en retour les prendre en considération, sur le modèle tout droit issu des groupes luttarmatistes marxistes-léninistes ou nationalistes des années 70.

Ainsi, selon ce graaand expert es-revendications, pour être considérée comme telle, « Une revendication, c’est dire : ‘Nous sommes le groupe Untel, nous revendiquons les faits et nous les avons commis de telle façon’. Ce qui est important aussi, c’est que ceux qui revendiquent donnent, et ça a été le cas par le passé, des indications sur leur mode opératoire qui permettent aux enquêteurs de justifier de cette revendication. Pour l’instant je ne vois vraiment rien de tel. ». Pas de bol pour lui, beaucoup de subversifs anti-autoritaires non seulement ne revendiquent pas systématiquement leurs attaques, mais surtout ne s’inscrivent ni dans ce genre de schémas-là ni dans aucun autre, forts de leur autonomie à la fois individuelle et projectuelle. Ils brisent les cadres établis en n’ayant d’autre référent que leur propre conscience, en ne s’adressant ni à la masse captive ni au pouvoir, mais à d’autres individus révoltés. Pas de bol pour lui, qui aimerait tant que ses petits enquêteurs acquièrent des certitudes en béton armé, beaucoup de subversifs anti-autoritaires se contrefichent des formulaires de certification exigés par les défenseurs de l’ordre et tous leurs perroquets médiatiques. A l’heure où la domination entend normer chaque aspect de l’existence, jusque ses plus intimes, il ne manquait plus que l’entrée en scène grand-guignolesque d’un carriériste qui vienne faire la leçon sur comment laisser libre cours à l’imagination rédactionnelle !

De toute façon, comme le concluait justement le texte du communiqué des derniers incendies grenoblois, les insomniaques qui se battent contre toute autorité ne dialoguent pas avec l’ennemi, ils l’attaquent, en murmurant parfois à l’oreille de celles et ceux qui savent encore recueillir les mots sortis du chœur : « Un bravo aux individu·e·s, enfin, qui, par monts et par vaux, perpétuent l’attaque et veulent tout mettre à sac. » Et on ne sache pas que le nouveau procureur de Grenoble Eric Vaillant, loin d’être aussi ouvert d’esprit ou Auguste que son homonyme, soit donc concerné en quoi que ce soit par ce texte, vu que ce magistrat comme le veut son opportune fonction, n’attaque absolument rien, sinon la liberté. Ce crime qui contient tous les autres.

https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/incendie/france-bleu-isere-l-incendie-revendique-sur-un-blog-anarcho-libertaire_3167699.html

 

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Grenoble : Le message aux journaflics de France Bleu Isère est bien passé – 28 janvier 2019

Dans la nuit de dimanche 27 à lundi 28 janvier à Grenoble, un incendie a frappé les locaux de la radio France Bleu Isère situés avenue Félix Viallet. Ce lundi matin, les ondes de la radio iséroise n’émettent plus et c’est France Bleu Pays de Savoie qui a pris le relais sur la région grenobloise.

« L’incendie s’est déclaré vers 2h30 et l’origine criminelle ne fait pas de doute. Il y a eu deux départs de feu simultanés à l’intérieur des locaux et une porte d’entrée a été fracturée. » […] « Tout le rez-de-chaussé du bâtiment, l’open space, avec les bureaux des animateurs, des journalistes, est en partie détruit. Mais ce sont surtout des dégâts qui ont été causés dans tout le système électrique. ça va prendre beaucoup de temps pour avoir un diagnostic précis des dégâts », selon un journaflic de la radio.

Ce lundi matin, les fidèles [auditeurs] de France Bleu Isère sont privés de leurs programmes habituels.

Cet incendie a déclenché une vague d’indignation dans les sphères politique et journalistique (présidents du département de l’Isère et de Grenoble-Alpes Métropole): pour le Parti Communiste Français, « S’en prendre à la Presse, c’est s’en prendre à toute la société, c’est s’en prendre à l’un des fondements de la Démocratie. Cet acte est donc bien plus qu’un vandalisme ». Pour le député LREM Olivier Véran, « s’en prendre à la presse, c’est s’en prendre à la République ».

repris de Sans_Attendre

Aussi, pourquoi s’arrêter là ?

Grenoble/Haute-Jarrie, France : Radios – Du siège à la tour (28 et 29 janvier 2019)

Opération Panico – Lettre de Paska

[La présente lettre a été écrit par Paska le 11/11, et censurée plusieurs fois, les compagnon.nes ont pu la faire tourner seulement il y a peu. Paska a arrêté sa grève de la faim le 24/11 et se trouve toujours actuellement à la prison de la Spezia]

« Je confirme ce qui a été dit, mais je veux un médecin adéquat pour ce qui m’est arrivé. Quand je suis sorti de la cellule, il est vrai que j’ai poussé l’agent qui était présent à l’étage. Puis je suis descendu à l’entrée et j’ai poussé l’autre agent qui m’attendait et faisait partie de l’escorte. Je déclare cependant que peu de temps après, j’ai été attaqué par plus de dix officiers, avec des gifles et des coups de poing ; ils m’ont jeté à terre et j’ai reçu des coups de poing et des gifles, des coups de pied dans la tête, dans le dos, sur le ventre, sur les jambes gauche et droite et sur la main gauche. Et quand je me suis levé, j’ai eu des gifles jusqu’à ce qu’ils me menottent. Pendant le temps où j’ai été battu, j’ai été offensé et fortement menacé ».

Compte tenu de ce qui se dégage des faits, et en particulier des certificats de santé OÙ IL N’APPARAÎT RIEN DE CE QU’À DECLARE LE DETENU, en tenant compte de la gravité de l’épisode, le collège applique la sanction de 15 jours d’exclusion des activités collectives.

C’est ce que j’ai déclaré au conseil de discipline qui s’est tenu le vendredi 9 novembre à la suite des incidents survenus en prison avant le procès du 8/11.

Mais il serait bon et approprié de raconter tout ce qui s’est passé depuis un mois et demi. Le 2 octobre au matin, je quitte la prison de Teramo pour Lecce et arrive vers 16 heures en prison. Le temps de la paperasserie, je peux prendre une douche rapidement et c’est déjà l’heure de fermeture. Le lendemain, en attendant d’aller en procès, je demande à aller en promenade, mais la réponse est non, car « tu es en isolement ». La raison ne s’expliquera que deux heures plus tard. Peu de temps après, je vais au procès et au retour, ils ne me font pas entrer dans la section pour récupérer mes affaires, car les gardes l’ont déjà fait. Je reste écroué et je dois préparer les sacs à dos pour l’avion si je veux aller en procès à Florence. De cette manière, lorsque les compagnonnes et compagnons seront là l’après-midi pour faire un rassemblement sous la prison de Lecce, je m’envolerai déjà pour Gênes. Continue reading « Opération Panico – Lettre de Paska »

Turin (Italie) : Présence solidaire avec les inculpés de l’opération Scripta Manent

La première partie du procès pour l’opération “Scripta Manent”, suite à laquelle sept compagnons et compagnonnes sont en détention préventive depuis plus de deux ans, arrivera à sa conclusion dans les premiers mois de l’année 2019, avec la sentence en première instance.

.Cette enquête concerne une série d’attaques signées FAI et FAI/FRI [Fédération Anarchiste Informelle / Front Révolutionnaire International, NdAtt.] qui ont eu lieu entre 2003 et 2012, contre les forces armées (commissaires, casernes desCarabinieri et des élèves Carabinieri, RIS [Reparto Investigazioni Scientifiche, la “police scientifique” des Carabinieri; NdAtt.]) et des hommes d’État (maires, le ministre de l’Intérieur), des journalistes, des entreprises engagées dans la restructuration des Centres de Rétention Administrative pour migrants, ainsi que le directeur d’un CRA. Dans cette enquête rentrent aussi les blessures aux ingénieur Adinolfi, PdG de Ansaldo Nucleare, pour lequel il y a déjà eu un procès et qui ont été revendiquées, en tant qu’action de la Cellule Olga FAI/FRI, par Alfredo e Nicola, qui sont en prison depuis 2012.

.Les accusations sont la création et la participation à une association subversive (art. 270 bis du Code pénale), quelques délits spécifiques (art. 280), en plus de la provocation à crimes et délits et l’apologie de crimes (art. 414) pour des articles, des sites web, des blogs et des projets éditoriaux anarchistes.Ce procès s’est fait remarquer pour le fait que le débat interne au mouvement anarchiste a été utilisé dans un jeu d’interprétations et des différenciations monté de toutes pièces, que le Procureur de service tente d’utiliser contre les anarchistes eux-mêmes, en essayant de condamner nos compagnons et de faire le procès des vingt derniers années de l’histoire de l’anarchisme et de la solidarité anarchiste.

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Grenoble, France : Rituel de la contestation ou vandalisme !

Ce lundi 21 janvier, sous une lune à faire hurler les loups et danser les sorcières, la façade de la maison diocésaine à été saccagée. Par deux fois car à notre arrivée la porte d’entrée venait déjà d’être attaquée ainsi que son mur repeind.

Sur 4 lundi consécutifs à compter du 14 janvier, alliance VITTA organise en ses murs des soirées de formation à la « bio-éthique ». Derrière ce langage mystificateur se cache une bien moins reluisante réalité : celle d’un nid de réactionnaires venu.es échanger contre l’avortement, l’homosexualité, l’euthanasie, pour la famille durable et autres fariboles religieuses.

A ce qu’il paraît, CGT, NPA et PCF concoctent des rassemblements citoyens pour s’indigner à leur manière.

A ce qu’il paraît les flics protègent les culs-bénits à coup de tonfa et lacrymos.

A ce qu’il paraît quelques encagoulé.es isolé.es tentent timidement l’échauffourée.

A ce qu’il paraît ce cirque va recommencer, recommencer et recommencer. … S’afficher dans de belles formes lors des rituels des chrétiens intégristes devient un rituel de la contestation gauchiste.

Très peu pour nous car nous chions sur les tracts, drapeaux, mégaphones et appareils photos omniprésent dans les manifestations, nous préférons sortir tard la nuit pour écouter la poésie des pieds de biche et des marteaux.

Contre dieux, ses apôtres et ses brebis.

Contre le patriarcat, la famille comme bonheur suprême et le genre.

Des iconoclastes volontiers vandal.es !

Publié sur indymedia grenoble

[keufmobile en feu] Le dernier prisonnier est dehors

Hier, samedi 26 janvier, le dernier prisonnier de l’incendie de la voiture de police quai de Valmy en mai 2016 est sorti du centre de détention de Meaux.

Après presque deux ans de prison, il a pu retrouver ses potes mais doit toujours rendre des comptes à la justice.

Les nombreux messages de solidarité montrent que la répression n’arrête pas la révolte contre ce monde d’autorité !

Tant qu’il y aura des juges, des flics, et des matons…

Chronologie des actions de solidarité : https://paris-luttes.info/keufmobile-brulee-la-solidarite-c-8746

brochure datant d’avant le procès : https://infokiosques.net/spip.php?article1436

Lu sur indy nantes

ADN : Le monde dans un crachat

Dna, String, Biology, 3D, BiotechnologyIl y a quelques jours a commencé dans les prisons italiennes le prélèvement d’échantillons destinés à établir l’Archive Nationale de l’Adn, une institution soumise au contrôle du Ministère des Affaires Intérieures qui est occupé de rassembler le profil génétique de tous les individus sous investigation, inculpés, arrêtés ou en garde à vue, ainsi que l’Adn trouvé sur les scènes de crimes. Il s’agit d’un processus en conformité avec une décision prise au niveau Européen – approuvée en 2005 par le traité de Prüm ratifié par l’Allemagne, la France, la Belgique, l’Espagne, le Luxembourg, la Hollande et l’Autriche (et adopté par l’Italie en 2009) – dans le cadre de la soi-disant « lutte contre le terrorisme et la criminalité », qui s’étend également au-delà des frontières de l’Union Européenne. Maintenant, officiellement avec quelques années de retard, les autorités italiennes ont commencé à mettre en pratique une mesure qui existait déjà depuis des années dans d’autres pays. Au Royaume-Uni par exemple, pays natal de l’inventeur de l’empreinte génétique, Alec Jeffreys, la National Dna Database était déjà instituée depuis 1995. La France non plus n’a certainement pas attendu le Traité de Prüm pour créer son propre Fichier national automatisé des empreintes génétiques, fondé en 1998.

Le fichage génétique est décrit par tous les gouvernements comme « une arme puissante dans la lutte contre le crime », capable de fournir des éléments clés pour punir les auteurs de crimes particulièrement odieux et disculper les innocents. Surtout évoqué dans les affaires d’homicides et de viol, l’Adn en tant qu’élément de preuve est présenté comme si il était définitif, irréfutable, synonyme de vérité absolue. Aujourd’hui l’archive britannique de même que la française contiennent des millions et des millions de codes génétiques et leur nombre est en constante augmentation. Tous des violeurs potentiels ? Certainement pas. Au carrefour entre une « justice égale pour tous » et une « science au service de tous », le prélèvement d’échantillons d’Adn est une procédure judiciaire qui possède les mêmes caractères exponentiels et irréversibles que la technique. Au même titre que la justice et la science, il n’est fonctionnel que pour servir les intérêts de l’État. Ainsi, dans des pays comme la Perfide Albion, le prélèvement d’un échantillon d’Adn est destiné non seulement à résoudre des crimes particulièrement brutaux, mais il est aussi dirigé contre les personnes accusées de mendicité ou d’ivresse publique ou de participation à une manifestation non autorisée (pour donner une idée de la généralisation d’une telle pratique, il suffit de mentionner que depuis la fin de l’année 2007 la banque de données britannique contenait déjà les données de 150.000 enfants en-dessous de l’âge de 16 ans) ; alors que dans le pays des droits de l’homme le domaine de recueil d’échantillons génétiques, proposé à l’origine pour démasquer un serial killer, s’est étendu au cours des dernières années afin de dévoiler, parmi d’autres horribles crimes, des auteurs de graffitis et des saboteurs de champs d’Ogm.

Tout ça pourrait donner des scrupules de conscience à quelques nobles âmes démocratiques, qui se trouveraient troublées par l’idée plutôt totalitaire d’un État qui devrait procéder au fichage génétique de millions de ses citoyens et qui selon sa discrétion passerait au crible sa banque de données à l’occasion de chaque infraction à son code pénal, transformant chacun en un criminel potentiel. Pour se délivrer de leurs scrupules, elles proposent et exigent de poser des limites dans le dépistage génétique et dans son usage, limites qui se heurtent autant aux promesses de sécurité vendues par une telle procédure qu’à ses propres qualités scientifiques. L’efficacité punitive et l’efficacité dissuasive d’une concordance d’Adn sont en fait toutes les deux inhérentes à une condition préalable : l’Adn doit déjà être présent dans les fichiers. C’est en fait complètement inutile de détenir l’Adn d’un violeur meurtrier si il n’y a aucun Adn avec lequel le comparer. Plus nombreux sont les échantillons d’Adn collectés, plus il y a de chances de trouver le coupable (efficacité punitive). Plus grande est la banque de donnée d’Adn, plus probable est la diminution des crimes (efficacité dissuasive). Ficher toute une population serait donc une perspective idéale d’un point de vue sécuritaire, puisque cela garantirait à la fois les plus fortes mesures préventives et le plus haut niveau de répression. Rappelle-toi, l’État te connaît, il sait tout sur toi, et donc… ne fais rien de mal, et n’aie pas peur. Pourquoi est-ce que ceci devrait soulever des problèmes éthiques chez ceux qui acceptent les logiques sécuritaires ? Parce que ceux qui appellent à l’installation de caméras de surveillance partout et qui ne font aucune objection ni aux écoutes téléphoniques ni au relevé des empreintes digitales, pourquoi est-ce qu’ils se feraient du souci à propos d’un éventuel dépistage génétique ? Si l’Adn ne ment pas comme le jurent les scientifiques, si son test est une procédure scientifique qui fonctionne, quel pourrait alors être le problème ? Il n’y a pas de problème, en fait il semble que les premiers à avoir défendu la nécessité du fichage de tous les citoyens soient quelques pays arabes, dont les gouvernements prennent notoirement à cœur le triomphe de la vérité et de la justice. À moins que, peut-être, de petits problèmes persistent dans toute cette affaire. En fait, le père de l’empreinte génétique proposait d’un côté le fichage de la population toute entière, et tenait à nous faire remarquer, d’un autre côté, que les données ne devraient pas être conservées par l’État mais plutôt par une institution « neutre ».

Scrupules ridicules. Il n’est vraiment pas difficile de comprendre où se situe le problème, et quelles sont ses dimensions. Oublions pour l’instant les différends techniques concernant les échantillons d’Adn, quelle longueur la séquence d’Adn devrait avoir pour être exploitable ou combien de temps l’échantillon devrait être stocké de façon à garantir le « droit à la vie privée ». Et oublions les hypothétiques scénarios pour l’avenir, du genre : qu’arriverait-il si ces données tombaient entre de mauvaises mains… ? La question n’est pas là. Ces données tombent déjà entre les mains de quelqu’un, celui qui les collecte. Et pourquoi ? Pour nous protéger contre les obsédés sexuels et les tueurs assoiffés de sang ? Que l’Adn ne mente pas n’est déjà pas une certitude. Mais l’État qui l’utilise ment à coup sûr ! Finalement, il n’est même plus nécessaire de truquer la réponse quand il est possible de truquer la question.

Mais commençons par la réponse, celle de l’Adn. Avocats et scientifiques s’accordent à le présenter comme une preuve ultime, incontestable. Parce que l’acide désoxyribonucléique est une macromolécule présente dans les cellules de tous les organismes vivants, responsable de la transmission et de l’expression des caractères héréditaires, unique, comme ils disent, différent d’individu à individu, l’Adn d’un crachat va automatiquement recracher la Vérité.

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Fascisme, anarchisme, guerre

Le mot « fascisme » est à la mode. On le prononce à toute occasion et sans occasion. Celui qui se fâche avec son voisin le traître de « fasciste », tout en ne comprenant pas toujours ce que ce terme signifie bien exactement.

Voyons un peu, aussi brièvement et explicitement que possible, le sens du mot « fascisme ». C’est l’expression brutale ce violente de l’autorité, imposée sans discussion permise. C’est ainsi qu’il est compris couramment. Mais à mon avis, tous les autoritaires, c’est-à-dire tous les partisans de l’autorité, en en détenant une parcelle, sont des fascistes, plus ou moins déguisés, mais tout aussi dangereux pour la liberté. la vraie, saine et humaine, sinon plus que les « purs ».

Bon nombre de « démocrates de la base » se récrieraient en lisant ces lignes et diraient, eux aussi, que « j’y vais un peu fort », eux qui se croient sincèrement, ardemment « anti-fascistes ». Et pourtant, combien de faits sont là pour le prouver. Les démocraties, c’est-à-dire les formes doucereuses du fascisme, en promettant beaucoup : liberté intégrale, bien-être, pain, bonheur et jouissance sur toute ta ligne, et incapables de réaliser ces promesses qui ne peuvent être que du bluff électoral, préparent le lit du fascisme violent, en sont les plus précieux auxiliaires. L’Italie, l’Allemagne, l’Autriche, la Pologne, etc., nous en fournissent de tragiques et édifiants exemples. Et l’URSS aussi, avec son fascisme de différente étiquette, mais autant, peut-être encore davantage féroce et sanguinaire que l’autre, et d’autant plus dangereux qu’il ose toujours se parer d’une vague et pâle teinte révolutionnaire. Et, aujourd’hui, l’Espagne continue la série. Les expériences tragiques du passé n’auront donc servi de rien, sinon de répandre du sang, des deuils, des ruines, sans aucun profit pour les événements présents et futurs ?

Oui, l’Espagne que des camarades nous présentaient, voilà une longue et douloureuse année, comme le foyer de la révolution libératrice d’où avait jailli l’étincelle libertaire embrasant l’humanité enfin régénérée et affranchie de toute autorité, de tout dogme, de toute injustice, supprimant les classes sociales, richesse et paupérisme, et assurant liberté, bien-être et bonheur à tous les êtres humains. Las ! que ces belles et bonnes choses semblent loin aujourd’hui. Oui, l’Espagne de maintenant est divisée effectivement en deux camps, opposés momentanément par des questions de boutique, se disputant à qui nous dévorera. L’un, ennemi franc et déclaré ; l’autre, « frère ennemi », hypocrite en plus. Ces deux camps sont (et je n’apprends rien à personne) : le fascisme blanc représenté par Franco, ses souteneurs Hitler. Mussolini et tant d’autres en France et ailleurs, et le fascisme rouge, défendu par Staline et ses séides.

Que deviennent les anarchistes dans cette salade ? En se battant aujourd’hui contre l’un, ils « travaillent » pour l’autre. Les faits sont là, dans leur brutale et émouvante crudité, et tous les discours et articles de journaux savamment échafaudés pour essayer de prouver le contraire, ne tiennent pas debout et ne peuvent être pris au sérieux que par des naïfs ou des ignorants.

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Rovereto (Italie) – Action contre Benetton

r-i-rovereto-italia-azione-contro-benetton-05-01-2-1.jpgNous apprenons des médias locaux que, dans la nuit du 4 au 5 janvier, des inconnus ont endommagé les vitres d’un magasin Benetton situé dans le centre de Rovereto. Selon les journaux, une tag laissé sur place relierait Benetton, actionnaire majoritaire de Autostrade per l’Italia [autoroutes Italiennes, ndt], à l’effondrement du pont Morandi à Gênes.

de roundrobin.info

Roussas, France : Sabotage incendiaire de deux éoliennes – 21 janvier 2019

Dans la nuit de dimanche 20 à lundi 21 janvier, deux éoliennes du parc de Roussas ont été incendiées. Les dégâts sont très importants dans ce parc éolien de la société RES qui en comporte 11 au total. Une enquête a été ouverte, menée par la brigade de recherches de Pierrelatte, qui privilégie la piste de l’incendie volontaire.

Cette nouvelle attaque incendiaire contre des aérogénérateurs rappelle aux flics et à ses portes-paroles du Daubé celle qui avait eu lieu lors de l’été 2018, dans la Drôme.

En effet, dans la nuit du 31 mai au 1er  juin, une éolienne, située sur les hauteurs de Marsanne, exploitée aussi par la société Res avait été détruite par un feu criminel. Un second appareil avait été touché par les flammes. Elle avait à l’époque été revendiquée à travers un communiqué posté sur indymedia nantes.

[Reformulé du Daubé, 22.01.2019, par sansattendredemain]

La seule église qui…

[L’église Saint-Jacques située rue de Chamrousse est partie en fumée le 17 janvier à Grenoble. Alors que comme souvent le pouvoir et ses porte-parole, quand ils ne passent pas les actes sous silence, mettaient en avant son caractère accidentel « Des courts-circuits »  viennent à l’inverse de revendiquer l’attaque incendiaire, qui a détruit 1500 mètres carrés du bâtiment.]

La seule église qui…

C’est avec plaisir que l’on constate que beaucoup de symbôles de l’Etat et du capitalisme sont attaqués en ce moment, que des rages se transforment en actes. Même si leurs origines entrent parfois en contradiction avec nos propres idées, nous savons que nous n’avons pas des allié.e.s partout, c’est toujours beau quand ça crâme dans les villes et les campagnes.

Une pensée pour celleux qui profitent de ces moments pour saccager sans modération et sans revendications. Une autre pour celleux qui n’attendent pas ces occasions pour tout casser.

Nous avons aussi débridé nos rages en incendiant l’église St Jacques à Grenoble.

Il nous paraît important de ne pas laisser de côté les autorités morales dans nos analyses et attaques des différentes facettes du pouvoir.

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Lisbonne, Portugal : Réponses incendiaires à la besogne policière

Un commissariat et plusieurs véhicules ont été endommagés par l’explosion de cocktails Molotov dans une série d’incidents en banlieue de Lisbonne dans la nuit de lundi à mardi, a annoncé la police au lendemain d’affrontements en marge d’une manifestation contre les violences policières.

« Trois cocktails Molotov ont été lancés contre un commissariat » du quartier de Bela Vista, dans la commune de Setubal située au sud de la capitale portugaise, a annoncé la police dans un communiqué, en précisant que ces « actes de vandalisme » n’avaient fait aucun blessé.

Dans la banlieue nord, une autre série d’attaques, « également avec des cocktails Molotov », a endommagé une dizaine de voitures dans les communes d’Odivelas et Loures, a précisé la police qui a interpellé quatre suspects dont l’un, âgé de 18 ans, a été placé en garde à vue. « La police continue d’enquêter sur ces deux incidents et, à ce stade, rien n’indique qu’ils soient liés à la manifestation » de lundi dans le centre de Lisbonne, a-t-elle ajouté.

Quatre personnes ont été arrêtées lundi soir après des heurts à la fin d’une manifestation qui a mobilisé quelque 200 personnes dénonçant le racisme et les violences policières devant le ministère de l’Intérieur. Au moment de la dispersion de cette manifestation en début de soirée, plusieurs manifestants se sont dirigés vers une avenue chic du centre de
Lisbonne, l’Avenida da Liberdade, et y ont vandalisé plusieurs véhicules avant de se heurter aux forces de l’ordre qui ont riposté avec des tirs de balles en caoutchouc.

Cette manifestation avait été convoquée en réaction à une intervention musclée de la police dimanche à Seixal, dans la banlieue sud de Lisbonne, pour mettre fin à une rixe dans un quartier sensible où vit une importante communauté issue des anciennes colonies africaines du Portugal.

repris de sansattendre.noblogs.org

Bon appétit, léguistes*!

Le passé frappe aux portes du présent. Le plus souvent, il a le rictus du totalitarisme, et parfois plus rarement le sourire de la révolte. Il y a un siècle, en février 1916 à Chicago, le cuisinier Jean Crones (faux nom derrière lequel se cachait l’anarchiste italien Nestor Dondoglio) empoisonna avec de l’arsenic la soupe préparée pour un banquet privé réservé aux notables et à la classe dirigeante de l’Illinois. Plus d’une centaine d’illustres invités ont agonisé pendant des heures, sauvés seulement de manière fortuite (en raison de l’augmentation du nombre de convives, la soupe avait été rallongée par le personnel de cuisine peu de temps avant d’être servie, diminuant l’efficacité du poison). Comme il le révéla lui-même dans ses lettres envoyées à la presse, le cuisinier subversif avait saisi au vol l’occasion de faire place nette des parasites qui infestent l’humanité. Pour les politiciens, les industriels, les banquiers, les évêques… cela devait être le dernier repas.

Ce ne fut malheureusement pas le cas, mais à ce qu’il semble, le cuisinier anarchiste de Biella a trouvé en Vénétie un involontaire émule moderne. Vendredi dernier, le 18 janvier, à la vingt-sixième Foire du Radicchio** organisée dans le village au curieux nom de Zero Branco, une cinquantaine de militants de la Lega ont eu la bonne idée de faire table séparée, entièrement pour eux. De retour à la maison après la joyeuse soirée, ils ont tous été forcés de passer – littéralement – une nuit de merde. De fortes douleurs abdominales les ont flanqué sur la cuvette des toilettes. Parmi eux, se trouvait le président de la province de Trévise.

Personne d’autre parmi les centaines de personnes accourues ce soir-là pour déguster le risotto au radicchio et aux saucisses, ou le ragoût, n’ayant éprouvé de gêne, le soupçon court que quelqu’un a assaisonné les plats destinés aux léguistes – non, pas avec de l’arsenic – avec du laxatif. Bien sûr, les dirigeants du local Pro Loco, organisateur de l’événement, démentent catégoriquement qu’un de leurs cuisiniers ou serveurs ait pu matériellement envoyer chier les militants d’un parti qui se vante d’exprimer le « ventre » du pays.

Nous avons tendance à être d’accord avec eux. Ce fut sans aucun doute la main invisible de Nestor Dondoglio ! Pour lui, immigré clandestin, la pensée que ces assassins racistes en chemises vertes/bleues puissent se goinfrer pendant que les damnés de la terre se noient en Méditerranée, doit avoir provoqué une folle envie de revenir sur terre. Une fois de plus, il se sera dit avec son sourire indéfectible – « et quand j’ai vu cette tablée du festival, j’ai pensé qu’il serait salutaire de faire un bon nettoyage ».

Traduit de l’italien de finimondo, 21/1/19
https://finimondo.org/node/2272

*Léguistes : membres du parti d’extrême droite actuellement au pouvoir en
Italie, la Lega.
** Radicchio : variété de chicorée rouge, spécialité de la région de Trévise.

Nouvelles brochures des éditions Anar’chronique


Pour l’anarchie du mouvement anarchiste ! – Renato Souvarine

« Révolte permanente. Contre toutes les tentatives de restaurer de nouvelles églises, des hiérarchies, des disciplines, des syllabes, des anathèmes, des ostracismes, des bûchers.

Contre toutes les tentatives d’élever des digues, de construire des Centrales ou des Partis pour contenir, uniformiser, centraliser, dénaturer, atténuer, déformer l’anarchisme qui est mouvement anarchiste autonome, incoercible, varié, multiple et complexe, comme la vie, qui se répand hors de toute loi, hors de tout joug, hors de tout centre…
[…] Continue reading « Nouvelles brochures des éditions Anar’chronique »

Grenoble : Perquiz en lien avec l’incendie de la gendarmerie en septembre 2017

Aujourd’hui 22 janvier 2019, au moins 4 perquisitions ont eu lieu à Grenoble vers 7h du matin dans le milieu feministe/anarchiste.

Un appartement squatté à la Villeneuve, une maison squattée à Saint-Martin d’Hères, un appartement loué et un local associatif à Fontaine ont fait l’objet de recherches plus ou moins poussées. L’effectif present était d’une vingtaine de gendarmes, de policier, du psig, des opj et de sections de recherches… On a pas fait le compte exacte. Et d’ailleurs si d’autres personnes ont fait l’objet de perquisitions ce matin ou dans les alentours, ca serait bien que ca soit su.

Personne n’a été embarqué en gav ou mis en examen pour l’instant suite à ces descentes. Les auditions des personnes entendues comme témoins se sont faites sur place.

Leur attention lors des descentes était principalement concentrée sur du matériel informatique qui à été dans sa majorité saisi (ordi, télephone disque dur et clé usb). Ils ont aussi pris en photo ou embarqué quelques brochures/livres/cds…

C’est un peu à chaud et ca manque peut être de précision, y aura potentiellement plus de précisions prochainement, à voir!

Salut.

repris d’Indymedia Nantes

Note de cracherdanslasoupe. En août 2018, suite à une autre perquiz, à Grenoble également, (officiellement pour une histoire de stupéfiants), un dispositif de surveillance avait été retrouvé dans un squat, voir ici :

https://sansattendre.noblogs.org/post/2019/01/16/grenoble-france-micro-retrouve-en-aout-2018-dans-un-squat-temoignage-et-phtos/

L’Utopie

Cela fait un bon moment que je pense à écrire sur certains sujets, et des quelques textes que j’ai lus, il m’a semblé comprendre que ce sur quoi je souhaite écrire est un sentiment présent chez d’autres compagnons.

Il s’agit d’une exigence que je ressens depuis toujours, et qui non seulement ne s’est jamais apaisée, mais au contraire a occupé ces derniers temps toujours plus d’espace dans mes réflexions : je parle de l’Utopie. Son idée me poursuit avec une insistance nouvelle et plus forte, et c’est peut-être dû au fait que sa quête soit devenue lentement mais inexorablement moins obsédante au sein de ce qu’on peut génériquement définir comme le mouvement anarchiste. C’est en tout cas mon impression.

Peut-être est-ce suite aux désillusions des années passées qui n’ont produit que ce qui a été perçu comme des défaites, suite à la fatigue des coups retentissants (plus moraux que physiques) qu’il est toujours possible d’encaisser lorsqu’on lutte, sans compter la perspective de ne jamais voir se réaliser ses propres rêves les plus fous, mais il me semble qu’il y a dans l’air une certaine tendance à se contenter de peu : mieux vaut gagner une petite lutte qui donne le moral plutôt que d’encaisser une autre défaite en tentant une victoire définitive. Mieux vaut réussir à ajuster un peu les choses de cet existant misérable plutôt que risquer de ne jamais l’améliorer en tentant de le bouleverser définitivement. La recherche permanente d’adaptation aux situations qu’offre notre époque est en train de supplanter la tension qui empêchait de s’adapter ; la frénésie de faire quelque chose à tout prix pour se sentir vivant et actif risque de se substituer à la capacité d’analyse et de critique nécessaires pour développer sa propre projectualité. On en arrive même à faire ce que tout le monde fait et à parler comme tout le monde parle, parce qu’utiliser un langage différent nous rendrait incompréhensibles et qu’on risquerait de demeurer isolés. On participe tous aux mêmes luttes mais, comme si ça ne suffisait pas, on le fait tous de la même manière, utilisant les mêmes moyens qui à long terme mènent à la stérilité, à moins de découvrir qu’à force de parcourir ce que le mouvement anarchiste faisait avant, nous ayons avorté notre capacité imaginative, atrophiant l’imagination utile pour continuer les luttes qui nous avions entreprises…

Et ces luttes mêmes ? De moyen vers quelque chose de plus vaste et plus grandiose, elles risquent de se transformer en fin en soi, et c’est là qu’on perd de vue l’Utopie. Il m’arrive toujours moins souvent de parler avec des compagnons des rêves plus grands, non pas entendus comme des rêves éveillés à mettre de côté une fois qu’on a fini de rêver, mais comme une sublime aspiration vers laquelle tendre, comme quelque chose à poursuivre pour tenter de les réaliser. L’Utopie ne représente pas pour moi une île qui n’existe pas dans ce monde, mais quelque chose qui envoie le sang au coeur et au cerveau, une idée qui n’offre pas de trêve ; c’est la tension qui me pousse à agir et la conscience qui permet de dépasser la peur. L’Utopie est une des raisons pour lesquelles je suis anarchiste, parce que elle seule m’offre la possibilité de lutter non pas uniquement pour un monde nouveau, mais pour quelque chose qui n’a jamais été réalisé. Voilà mon Utopie : la tentative de concrétiser ce quelque chose jamais accompli, l’aspiration à vivre dans un monde qui ne soit pas celui d’aujourd’hui et pas non plus celui d’il y a quelques milliers d’années. Quelque chose qu’il n’est possible de tenter qu’à travers un moment de rupture insurrectionnelle, un moment qui signifierait uniquement l’ouverture d’une possibilité, qui puisse me faire approcher d’un gouffre profond et d’éprouver le vertige, laissant ouverte la possibilité qu’au fond il y ait quelque chose de terriblement fascinant ou d’absolument terrible. Un saut dans l’inconnu, en somme, sans savoir par avance comment devra être la société que je désire, mais en partant de tout ce que je ne désire pas. Penser l’impensable, donc, comme condition préliminaire pour tenter l’impossible.

« Celui qui contemple la fin dès le début, celui qui a besoin de la certitude de l’atteindre avant de commencer, n’y arrivera jamais »

A. Libertad

[L’utopia – Tairsia, foglio aperiodico di critica sociale, nr. 1 – octobre 2011, en français ici https://salto.noblogs.org]

Publication : Avis de tempêtes #13

Avis de tempêtes – bulletin anarchiste pour la guerre sociale n°13 (janvier 2019) vient de sortir.

Pour lire, imprimer et diffuser ce petit bulletin autour de soi (il est en format A5, et celui-ci fait 24 pages), on pourra retrouver chaque nouveau numéro tous les 15 du mois, ainsi que les précédents, sur le blog :
https://avisdetempetes.noblogs.org

« Pourquoi se limiter à un jour rituel d’affrontements quand on peut aussi n’importe quelle nuit détruire tout ce qui nous oppresse ? Et qui sait même, si toutes ces attaques ciblées ne pourraient pas s’alimenter les unes les autres en se multipliant, d’une part en bonnes idées et d’autre part en un jeu subversif du à chacun le sien ? Un mouvement social de ce type, ouvert et imprévisible, n’est-il pas propice à alimenter ce jeu-là, chacun sur ses propres bases ? Histoire par exemple de contribuer à identifier l’ennemi, d’approfondir la révolte, de saper ses récupérateurs, d’enrichir nos projets, ou simplement de saisir l’occasion pour mener à bien ce que nous aurions ordinairement plus de difficulté à accomplir ? »

Télécharger Avis de tempêtes #13 en PDF

Chia (Sardaigne) – Couper les bases du pylône

« Dans une nuit d’étoiles filantes*, les pylônes ne font pas exception ».

À Chia, l’une des régions les plus touristiques de Sardaigne, les fondations d’un pylône éléctrique ont été coupées.

Contre l’exploitation touristique du territoire qui dévaste les plages et denature les paysages, contre les stations balnéaires et les villages touristiques, où les riches touristes trouvent repos et détente et ne réservent que l’exploitation et le travail au noir aux saisonniers.
Contre la base de Teulada, le deuxième plus grand terrain militaire qui afflige notre terre.

L’interruption de l’énergie n’est qu’un des nombreux moyens de mettre des bâtons dans les roues ​​de ces mécanismes d’oppression et de guerre contre lesquels nous devons nous opposer par tous les moyens jugés nécessaires, le sabotage en est un.

Nous avons choisi cette ligne électrique pour perturber les activités touristiques et  militaires, mais aussi pour en secouer pleins d’autres, pour essayer de les sortir quelques heures de la torpeur de leur vie qui les rend complices de ce qui est juste à côté d’eux.

Un si biri kitzi  » [à la prochaine, en Sarde, Ndt]

*jeu de mots  avec « cadente » (filante en italien), du verbe cadere = tomber.
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Repris de romperelerighe.noblogs.org

E. Armand – Se sentir vivre

J’écris ces lignes en pleine période électorale. Les murs sont barbouillés d’affiches de toutes les couleurs ou on s’en dit de toutes les couleurs, sans jeu de mots. Qui n’a pas son parti – son programme – sa profession de foi ? Qui n’est pas socialiste ou radical ou progressiste ou libéral ou « proportionnaliste » – le dernier cri du jour ? C’est la grande maladie du siècle, cette abnégation du moi. On est d’une association, d’un syndicat, d’un parti ; on partage l’opinion, les convictions, la règle de conduite d’autrui. On est le mené, le suiveur, le disciple, l’esclave, jamais soi-même.

Il en coûte moins, c’est vrai. Appartenir à un parti, adopter le programme d’un autre, se régler sur une ligne de conduite collective, cela évite de penser, de réfléchir, de se créer des idées à soi. Cela dispense de réagir par soi-même. C’est le triomphe de la fameuse théorie du « moindre effort », pour l’amour de laquelle on a dit et fait tant de bêtises.

Certains appellent cela vivre. C’est vrai, le mollusque vit, l’invertébré vit ; le plagiaire, le copiste, le radoteur vivent ; le mouton de Panurge, le faux frère, le médisant, et le cancanier vivent. Laissons-les et songeons, nous, non seulement à vivre, mais encore à nous « sentir vivre ».

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Des flammes aux portes de l’église anti-avortement

Résultat de recherche d'images pour "eglise flammes dessin"L’église de San Rocco (Rovereto, Italie), a été attaqué pendant la nuit du 10 janvier peu avant cinq heures. L’église est aux mains de Don Matteo Graziola ouvertement anti-avortement, raison pour laquelle il a déjà été attaqué à plusieurs reprises.

Des individus ont aspergé de l’essence la porte de l’église, puis l’ont incendié. 

Un tag a été laissée sur le mur : «Les vrais martyrs sont dans la mer».

L’église avait été au centre de la controverse il y a quelques jours parce que les « Sentinelle in piedi  » [Sentinelles debout, Ndt] avaient installé une crèche avec des dizaines de faux fœtus humains éparpillés sur le chemin des Trois Rois, nommant cette « oeuvre », « Le massacre d’Hérode » .

Reformulé de la presse italienne.

Extraits

“L’anarchisme ne peut être vu comme une mission, un mode de vie ou une sous-culture, mais une tension qui déclenche la révolte à l’intérieur de soi-même, une transformation constante qui, en explosant, cherche à tout balayer. En nous et autour de nous. En nous entourant de prothèses, d’altérations, de béquilles, nous nous alourdissons. Nous nous donnons plus de chaînes.”

 

Drogue

J’aime la drogue. Comment ne pourrais-je pas ? Pourquoi renoncer à quelque chose qui me fait du bien, capable d’altérer, à différents niveaux, mon état de conscience m’immergeant dans une atmosphère de bien-être psychologique et physique qui me comble. Après tout, il est facile de se sentir faibles et impuissants une fois que nous réalisons que nous ne vivons pas dans le meilleur des mondes, mais dans un environnement où nous absorbons continuellement le conditionnement de nos goûts, sentiments, opinions et impulsions et sommes même amenés, d’une manière ou d’une autre, à contribuer à leur redéfinition constante.

Une fois que nous réalisons que, dans un monde de massacres et d’assassins, lutter contre tous les rôles, y compris ceux que nous adoptons continuellement, et tenter d’attaquer ne mènera pas à la victoire, il n’est pas étonnant qu’entre une activité militante et une autre, une discussion et une autre, nous cherchons désespérément refuge dans un état de conscience altéré dans lequel il est possible de projeter, de manière illusoire, l’idée de lutte, l’idée de l’attaque. Je me sens comblée dans mon état altéré, je ne ressens plus le besoin de creuser en profondeur, d’aller jusqu’au bout, j’ai tout ce qu’il me faut. Trouver refuge est une des façons qui m’aide à vivre avec ce monde et à vivre ma vie. Et si en ma compagnie, pendant que je profite de cet état de conscience modifié, je me retrouve en compagnie de personnes avec qui j’échange habituellement quantité de mots sur l’utilisation du feu et contre toutes les règles, le plaisir est encore plus fort, et aussi plus acceptable.

Comme partout ailleurs, la drogue se répand rapidement aussi dans les dites relations sociales entre compagnons. Bien que nous connaissions clairement les effets de certaines substances sur les interactions entre individus (inhibitions réduites, jovialité, la possibilité de s’extraire de la réalité, etc.), en les transformant en sujets passifs comme tant d’autres, elles sont encore largement utilisées.

Mais ce serait une erreur de voir la drogue comme le problème et pas comme l’un des problèmes. La société est déjà en train de stigmatiser cette dernière comme l’une de ses principales souffrances, cette même société basée sur la production et la promotion de dépendances de toutes sortes. Continue reading « Extraits »

No pasarán ? Pas sûre. Pas sûre du tout.

Résultat de recherche d'images pour "coq français"Méfiez-vous, mes amis, méfiez-vous. Quand quelqu’un dénonce le Système (le gros, celui avec un immense S majuscule Sinistre), questionnez-le avant de lui faire l’accolade et de le traiter en camarade. Le plus souvent, vous aurez affaire sans le savoir à un fasciste.

(Souvent, le fasciste en question ne saura même pas qu’il en est un et niera cette évidence de toutes ses forces.)

Quand je dis « fasciste », je ne veux pas nécessairement parler de l’adepte un peu neuneu cette bonne vieille idéologie folklorique à grand-papa avec les drapeaux, les bottes cloutées et le pas d’oie. Je parle surtout de ces êtres du ressentiment qui n’ont rien du tout contre la démocratie (bien au contraire) ni contre toutes les institutions et tous les dispositifs du pouvoir qui nous oppriment, en autant qu’ils ne soient pas sous le contrôle de leur bouc émissaire de prédilection.

Pour le fasciste, l’État, la propriété, la police, le gouvernement, la prison, l’école, l’usine, le bureau et tutti quanti – bref, toutes ces institutions qui nous oppriment et nous écrasent chaque instant que nous vivons, jour après jour – fonctionneraient au poil et nous apporteraient à tous le bonheur parfait et sans mélange si enfin le Peuple (le gros, celui avec un immense P majuscule Persécuté) était réellement au pouvoir. Hélas ! Ces institutions ce sont transformées en Système (le gros, celui avec un Sombre S majuscule) après avoir été noyautées, perverties et détournées de leurs fonctions premières par un lobby de conspirateurs vomis par l’enfer.

Évidemment, le bouc émissaire varie d’un fasciste à l’autre : parfois, ce sont les juifs, d’autre fois les islamistes radicaux, ou alors (énumérés pêle-mêle et sans avoir la prétention d’être exhaustive) les immigrants, les Roms, les homosexuels, les financiers, les industriels, le 1%, les catholiques, les carrés rouges, les protestants, les athées, les Américains, les satanistes, les anarchistes, les communistes, les racistes, les jésuites, les noirs, les indiens, les milliardaires, les syndiqués, les Illuminatis, les élites dégénérées et pédophiles, les féministes, les extra-terrestres reptiliens mangeurs de chair… ou les fascistes, ironiquement. Le choix d’un bouc émissaire plutôt qu’un autre n’a pas en soi vraiment d’importance ; ce qui est important, c’est de pouvoir jeter le blâme de l’oppression abjecte que l’on subit sur une abstraction, sur un fantôme, plutôt que sur les dispositifs de pouvoir bien réels qui sont la cause de cette oppression.

Le fasciste est un être du ressentiment. Il souffre. Il est exploité. Il subit d’innombrables affronts. Il est une victime de l’histoire – en fait, pas nécessairement lui directement, mais l’abstraction sociale à laquelle il s’identifie. S’il souffre, les autres aussi doivent souffrir, en particulier et surtout ceux qui sont la source fantasmée de ses malheurs. Quelqu’un doit répondre de cette humiliation, quelqu’un doit payer, quelqu’un doit expier. Pour ce faire, le fasciste a besoin d’un Maître (un gros, avec un immense M majuscule Machismo). Il a besoin d’un leader providentiel capable de canaliser l’énergie populaire. Un chef qui, une fois au pouvoir, sera l’incarnation de la volonté du peuple et pourra régner en son nom, directement, sans l’interférence de tous les lobbies corrompus et sataniques. Or, qui désire un maître finit toujours par l’obtenir – et vouloir l’imposer à tous.

La prochaine fois que quelqu’un dénonce le Système (le gros, celui avec un immense S majuscule Satanique) en pointant du doigt en direction de la catégorie d’individus qui est la source de ses malheurs, ne le prenez pas fraternellement dans vos bras : crachez-lui au visage, comme il le mérite.

Repris du blog d’Anne Archet.

Besançon, France : Des flammes dans l’obscurité contre la sécurité

Post-émeute samedi 5 janvier 2019

Des bagnoles, il en crame toutes les nuits.

Pour celles qui font marcher ce monde de contrôle et d’exploitation, c’est plus rare. Et les faire partir en fumée nécessite une bonne dose d’abnégation et de rage…

Et pourtant. Quelques heures après les affrontements à Chamars, une bagnole de la technologie de surveillance est partie en fumée avenue Clémenceau: Polysecurité, petite entreprise locale, installe chaque jour systèmes de vidéo-surveillance et d’alarmes anti-intrusion.

Elle n’en est pas moins nocive pour toute individualité tendant vers la liberté.

Guerre aux technologies du contrôle et de la surveillance.

R.I.C. – des Renard-e-s Insurgé-e-s pour le Chaos.

Repris d’indy Nantes

Portrait de la femme invisible devant son miroir

Enfant, Je rêvais d’être la femme invisible. Je me disais que l’invisibilité serait le seul souhait que je formulerais si un jour je croisais le génie de la lampe. Pas besoin de m’habiller le matin pour aller à l’école – pas besoin même d’aller à l’école ! – pas besoin d’être bien coiffée, d’être propre et jolie, de plaire et d’être polie… Assise en classe à mon pupitre, je me disais qu’en tant que femme invisible, je profiterais au maximum de mon don pour satisfaire tous mes désirs. Je fantasmais donc de se servir impunément dans le rayon des bonbons du dépanneur, d’aller voir tous les films à l’affiche au cinéma et de visiter tous les endroits mystérieux interdits aux fillettes, comme la chambre de ma mère ou le vestiaire des garçons.

En vieillissant, j’ai appris à la dure que non seulement l’invisibilité n’existe pas, mais qu’être visible est une malédiction. Être vue, être nommée, c’est se faire voler sa vie.

D’abord, on m’a contrainte à être une « fille », cet être inférieur et faible qui n’a le droit d’exister qu’en fonction des autres, qui doit séduire à tout prix et prendre soin de tout le monde en souriant sans discontinuer, qui doit être sage, ne pas dire de gros mots, ne pas tacher sa foutue robe, être parfaite en tous points tout en n’étant surtout pas trop intelligente, parce que personne n’aime une fille trop maline.

Ensuite, j’appris avec stupeur que j’étais une « Chinouèse », un objet de curiosité, d’exotisme ou de méfiance qui se fait demander continuellement (en mauvais anglais, allez savoir pourquoi) d’où elle vient, si elle aime manger du chat, si elle a une mauvaise vue à cause de ses drôles de yeux bridés, si elle sait dire des gros mots en « chinouès », quand on ne lui tire pas ses cheveux en crin de cheval ou qu’on ne s’approche pas d’elle pour la renifler et ainsi détecter un éventuel fumet de crasse ou de chow mein – voire qu’on considère, carrément, comme une incarnation du péril jaune qui menace la survie de la nation blanche et chrétienne.

Plus tard, je suis devenue à mon grand désespoir une « lesbi », une « brouteuse de touffe », un objet de fantasme dans la mesure où cette condition sert à exciter le porteur du phallus (car toute lesbienne ne l’est que parce qu’elle est mal baisée et ne souhaite secrètement que de connaître la véritable extase – celle que seule une bite peut procurer), quand ce n’est pas un être pervers menaçant par son vice les fondements mêmes de la famille et de la civilisation. Quand plus tard on m’a vue dans les bras d’un homme, j’ai immédiatement basculé dans un autre camp, celui des « bi » indécises, volages, briseuses de couples, propagatrices du VIH, incapables de reconnaître leur homosexualité et strictement indignes de confiance.

Tout ceci n’était qu’un avant-goût de ce qui attendait lorsque fut le temps d’assurer moi-même ma survie. Je suis d’abord devenue une « ressource humaine », un être méprisable, par définition improductif et ingrat parce qu’il exige de se faire payer suffisamment pour pouvoir survivre, un être continuellement soupçonné d’être voleuse, fraudeuse, qu’on peut reléguer au rang de sous-humain en dictant son emploi du temps, en choisissant qui elle aura le droit de fréquenter et en exigeant obéissance et marques de servilité envers les supérieurs et les clients.

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YOYO, Journal de lutte contre les barreaux!

Pour ce numéro, Yoyo repose ton cerveau en faisant la part belle aux illustrations et autres jeux d’esprit. En une, un dessin qui enjaille !

Alors que Paris est en flammes, quand se dirigera-t-on vers Fresnes et Fleury ? Déjà des voitures de matons crâmaient avant que la population ne s’embrase, comme le relate un article.

Grâce à une carte, c’est en un clin d’oeil qu’on sait ce que nous réserve le nouveau plan prison et on en sait plus avec un article sur les peines alternatives. Travail bénévole au service de l’Etat et des entreprises et prison à domicile, ou comment aménager les peines dans toutes les sphères de nos vies. Après l’effort, le réconfort alors voici également une grille de mots croisés digne d’ un programme télé !

Enfin, un week-end contre l’enfermement et le contrôle est organisé à Montreuil, c’est l’occaz d’échanger ensemble sur ces sujets.

La rencontre aura lieu les samedi 15 et dimanche 16 décembre au squat l’Écharde, au 19 rue Garibaldi (métro Robespierre).

Le programme est en ligne et sur les murs !
Au plaisir de t’y voir.

Report Yoyo n°3

repris d’Indy Nantes

Grèce : La révolte punie par le viol dans la prison pour migrants de Petrou Ralli

Je suis une femme migrante qui a passé trois mois dans la prison de Petrou Ralli. Les informations que je partage ici m’ont été transmises, quand j’étais moi aussi prisonnière, par la femme d’un prisonnier migrant qui a été violé par les flics.

À la mi-novembre 2018, un groupe de prisonniers, migrants, a entamé une grève de la faim pour protester contre la situation à Petrou Ralli. Pendant près de 4 jours, ils n’ont rien mangé, mais lorsqu’ils ont compris que les flics n’y prêtaient aucune attention, ils ont arrêté la grève de la faim. Après quelques jours, les mêmes prisonniers ont entamé une nouvelle grève de la faim contre la terrible et très insuffisante nourriture qu’ils ont dans cette prison.

Vers le 20 novembre, dans la section Alpha 3 de la prison de Petrou Ralli, où se trouvent les hommes prisonniers, un policier a été passé à tabac pour protester contre la situation brutale dans cette prison. Après cet événement, les flics ont emmené tous les prisonniers, un par un, hors du bâtiment, où ils les ont sévèrement battus. Pour les deux prisonniers accusés d’avoir battu le flic, les flics les ont tous les deux forcé à se déshabiller et les ont ensuite violé avec leurs matraques.

Maintenant je ne suis plus dans l’enfer de Petrou Ralli, oui c’est vraiment un enfer. Pendant que j’étais à Petrou Ralli, je pensais qu’il y avait une belle vie en dehors de la prison qui m’attendait. Mais maintenant je vois la réalité, à propos de laquelle je me suis trompé; je suis sans abri et seule dans un autre enfer.

27 décembre 2018

vu sur indymedia Athènes


Note de cracherdanslasoupe : Au centre de rétention de Vincennes (en région parisienne) les prisonniers sont en lutte depuis mi-décembre contre les violences des flics, la détention et les expulsions forcées.

Leurs communiqués sont disponibles ici : https://abaslescra.noblogs.org/post/2019/01/03/nouveau-communique-a-la-prison-pour-etrangers-de-vincennes/

La Spezia (Italie) : action en solidarité avec Paska et les inculpé.es de l’opéation Panico

 

Samedi en fin d’après-midi, dans un centre ville encombré par les consommateurs venus profiter des soldes, un petite groupe a décidé d’attaquer les vitrines des magasins à coup de peinture lors d’une action en solidarité avec Paska (actuellement enfermé à la prison de La Spezia) et les inculpé.es de l’opération Panico. La fontaine du centre historique a également été remplie de sang factice.

Un tract a été distribué lors de l’action :

« Contre toutes les armées, toutes les guerres et la société qui en a besoin. Paska, Giova, Ghespe libres (les trois sont actuellement en détention dans le cadre de l’opération Panico). Liberté pour tous et pour toutes ». […] Dans ce tract était également dénoncée l’activité du port civil et militaire de la ville où sont importées des matières premières provenant de guerres économiques et de catastrophes environnementales. 

14 personnes auraient été interpellées dont une dizaine feraient l’objet d’une interdiction de territoire pour 3 ans.

reformulé de la presse italienne.

 

* Secondino muori !!! : Littéralement « maton crève !!! » le tag a été vu début octobre à proximité de la prison de La Spezia.

** Paska avait entrepris une grève de la faim courant novembre pour demander son transfert et dénoncer ses conditions de détention notamment le passage à tabac dont il avait fait l’objet par les matons.

(plus d’infos ici : https://cracherdanslasoupe.noblogs.org/?p=1769)

*** Le 31  décembre de nombreux compagnon.nes s’étaient rendu devant la prison de Sollicciano (Florence) pour réchauffer les coeurs de ceux qui sont dedans en envoyant également du son avec un groupe de hip hop venu pour l’occasion.

Il n’existe pas de prisons à visage humain !

[Le texte ci-dessous a été distribué à Caen à l’occasion d’un débat organisé par l’association Démosthène, qui depuis quelques années fait la promotion de l’humanisation des prisons, invitant experts, magistrats et directeurs de taule, mais jamais de prisonniers ou prisonnières. Pour info, une discussion anticarcérale autour du projet de nouvelle maison d’arrêt en périphérie de Caen (500 places, début des travaux fin 2019, pour une livraison prévue fin 2022/début 2023) aura lieu le samedi 16 février, suivie d’un concert Rock antipolice en solidarité contre la répression.]

Il n’existe pas de prisons à visage humain !

« Je crois en la justice de mon pays rigole l’apatride »,

Hafed Benotman,
Entretien, Revue Mouvement, 2010

« Se battre sur le terrain de la réforme,
pour moi c’est comme
si on parfumait de la merde,
Ça restera de la merde. »

Hafed Benotman,
Extrait du recueil posthume de textes et de lettres
Ca ne valait pas la peine mais ça valait le coup.

CELA FAIT DES MOIS QUE L’ASSOCIATION DEMOSTHENE organise des conférences et des ateliers autour de la prison. Une fois n’est pas coutume, nous éviterons cette fois la pénitentiaire ou l’insertion. Nous aurons tout de même le droit au sociologue.
Une nouvelle fois nous n’entendrons pas des voix de prisonniers et de prisonnières, encore moins celles de ceux et celles qui se sont révolté-e s dans les taules ou les centre de rétention administratifs, de Valence à Vincennes, en passant par Seysses ou Poitiers. Nous entendrons encore moins ceux et celles qui crèvent en taule de l’acharnement ou de l’absurde et de l’arbitraire, les deux souvent mêlés, de la pénitentiaire. Et nous n’entendrons même pas ceux et celles qui de l’autre côté du mur tentent de porter en cri et en actes leur révolte contre les prisons.

Poursuivant sa volonté citoyenne d’humaniser le capitalisme, Démosthène s’échine à vouloir interroger les moyens d’humaniser les conditions de détentions des milliers de prisonniers en sursis qui peuplent les mouroirs que sont centre de détentions et autre maisons d’arrêt. Pourtant, en observatrice attentive des politiques pénales qu’elle entend être, elle devrait savoir ce que le mot humanisation veut dire en matière pénale.

Humaniser pour toujours plus incarcérer.

Lorsqu’en août 2016, Urvoas et Valls s’étaient émus des conditions de détention des prisonniers de Nîmes, nous savions instinctivement qu’ils préparaient un mauvais coup. En effet, ce gouvernement annonçait, dans la lignée de ses prédé-cesseurs, la construction de 33 nouvelles cabanes pour soit disant lutter contre la surpopulation carcérale. Aujourd’hui, de nombreux projets sont toujours à l’ordre du jour malgré une forte décrue.

Pourtant, cet ambitieux projet a du mal à masquer ces réelles ambitions. Si l’Etat construit de nouvelles cellules c’est qu’il enferme toujours plus. Les quelques 30000 cellules construites ces trois dernières décennies n’ont jamais été en mesure de faire baisser la densité carcérale, mais elles ont par contre permis d’augmenter significativement le nombre d’incarcéré-e-s. Continue reading « Il n’existe pas de prisons à visage humain ! »

Pendant que les braves travailleurs et les honnêtes citoyens dorment …

Pendant que les braves travailleurs et les honnêtes citoyens dorment, d’autres s’affairent à des tâches plus passionnantes que reposer sa force de travail pour la remettre jour après jour au service d’un patron.

Faisons par exemple un tour du côté de Gonfreville-l’Orcher (Seine-Maritime), près du Havre. C’est là que vers 4h30 du matin, rue des Marais, un joujou des Douanes a été incendié sur leur propre parking. Cette merveille de technologie permet aux douaniers de « radiographier » en quelques minutes la totalité d’un poids-lourd. Tracteur, chassis, roues, remorque, conteneurs : tout y passe et chaque élément apparaît sur un écran de contrôle. Cela s’appelle un camion-scanner aux rayons X (voir photo), notamment utilisé pour des contrôles inopinés au bord des grands axes fréquentés par les poids-lourds, qui peut en scanner plus de dix en une heure. Ces camions-scanners permettent de détecter les migrants cachés ou encore les chargements illicites (« on se concentre essentiellement sur les cigarettes, les stupéfiants, les armes… », disait un directeur des Douanes il y a quelques mois), et il n’en existe que quatre en France, au coût unitaire de 2 millions d’euros. Deux camions scanners sont postés en permanence dans les ports de Marseille et du Havre, tandis que les deux autres sillonnent constamment l’Hexagone.

Quatre moins un, faudrait-il dire depuis le 7 janvier, après cette attaque incendiaire au Havre qui s’est produite juste sous le nez des Douaniers pendant qu’ils songeaient à d’autres belles prises. Il suffit parfois de peu, par exemple de quelques allumettes, pour que les rêves de flics virent au cauchemar…

La suite sur https://sansattendre.noblogs.org/

Prisonniers d’un seul monde

Résultat de recherche d'images pour "combat noir et blanc" Si nous n’étions pas profondément insatisfaits de ce monde, nous n’écririons pas sur ce journal et vous ne liriez pas cet article. Il est donc inutile d’ajouter autre chose pour réitérer notre aversion pour le pouvoir et ses manifestations. Ce qui au contraire ne semble pas inutile, est d’essayer de comprendre si une révolte qui ne se pose pas ouvertement, résolument, contre l’État et le pouvoir est possible.

La question ne doit pas sembler singulière. Il y a en effet ceux qui, dans la lutte contre l’État, ne voient qu’une confirmation ultérieure de combien il est entré en nous, parvenant à déterminer – même de manière négative – nos actions. Avec sa présence encombrante, l’État nous détournerait de ce qui devrait être notre véritable objectif : vivre la vie à notre manière. Si nous pensons renverser l’Etat, l’entraver, le combattre, nous n’avons pas le temps de réfléchir à ce que nous voulons faire. Au lieu d’essayer de réaliser nos souhaits et nos rêves ici et maintenant, nous suivons l’État où qu’il aille, devenant son ombre et procrastinant sans cesse nos projets. À force d’être antagonistes, d’être contre, on finit par ne plus être des protagonistes, en faveur de quelque chose. Si nous voulons donc être nous-mêmes, nous devons cesser de nous opposer à l’État et commencer à le considérer non plus avec hostilité, mais avec indifférence. Plutôt que d’œuvrer pour détruire son monde – le monde de l’autorité – il vaut mieux construire le nôtre, celui de la liberté. Nous devons cesser de penser à l’ennemi, à ce qu’il fait, où il est, comment le frapper et nous consacrer à nous-mêmes, notre « vie quotidienne », nos relations, nos espaces qui doivent être étendus et améliorés de plus en plus. Autrement, nous ne ferons rien d’autre que de suivre les échéances du pouvoir.

Aujourd’hui, de tels arguments foisonnent au sein du mouvement anarchiste, à la recherche perpétuelle de justifications déguisées en analyses théoriques, qui justifient son inaction totale. Il y a ceux qui ne veulent rien faire parce qu’ils sont sceptiques, certains parce qu’ils ne veulent pas imposer quelque chose à autrui, d’autres parce qu’ils considèrent le pouvoir trop fort pour lui et d’autres parce qu’ils ne veulent pas suivre les rythmes et les époques; chaque prétexte est bon. Mais ces anarchistes, auront-ils un rêve capable de d’enflammer leur coeur?

Pour se débarrasser de ces excuses misérables, il convient de rappeler quelques points. Il n’y a pas deux mondes, le leur et le nôtre, et même si ces deux mondes existaient, ce qui serait absurde, comment pourraient-ils cohabiter ? Il n’existe qu’un seul monde, celui de l’autorité et de l’argent, de l’exploitation et de l’obéissance : le monde dans lequel nous sommes obligés de vivre. Il n’est pas possible de nous appeler. C’est pourquoi nous ne pouvons pas permettre l’indifférence, c’est pourquoi nous ne pouvons pas l’ignorer. Si nous sommes opposés à l’État, si nous sommes toujours prêts à saisir l’occasion de l’attaquer, ce n’est pas parce que nous sommes indirectement façonnés, ce n’est pas parce que nous avons sacrifié nos désirs sur l’autel de la révolution, mais parce que nos désirs sont inatteignables tant qu’il y a Etat, tant qu’il y a un pouvoir. La révolution ne nous détourne pas de nos désirs, mais au contraire elle est la seule possibilité qui donne les conditions pour leur réalisation. Nous voulons subvertir ce monde, le plus tôt possible, ici et maintenant, car ici et maintenant, il n’y a que des casernes, des tribunaux, des banques, du béton, des supermarchés, des prisons. Ici et maintenant, il n’y a que l’exploitation. Tandis que la liberté, ce que nous entendons par liberté, celle là n’existe vraiment pas.

Cela ne signifie pas que nous ne devons pas créer des espaces qui nous appartiennent pour expérimenter les relations que nous préférons. Cela signifie seulement que ces espaces, ces relations ne représentent pas la liberté absolue que nous voulons, pour nous ainsi que pour tout le monde. Ils sont un pas, un premier pas, mais pas le dernier, encore moins le dernier. Une liberté qui se termine au seuil de notre maison occupée, de notre commune «libre», ne nous suffit pas, elle ne nous satisfait pas. Une telle liberté est illusoire car elle nous permettrait seulement de rester chez nous et de ne pas quitter les frontières que nous nous sommes fixées. Si nous ne considérons pas la nécessité d’attaquer l’Etat (et sur ce concept «d’attaque», il y auari beaucoup à dire), nous ne lui permettons pas en fin de compte de rester à son aise, nous limitant pour survivre dans la petite «île heureuse»qu’on se sera construite. Se tenir à l’écart de l’État signifie préserver la vie, lui faire face signifie vivre.

Continue reading « Prisonniers d’un seul monde »

Allemagne : Explosion au siège du parti d’extrême droite AfD

L’explosion n’a pas fait de blessé. Elle s’est produite jeudi soir devant les bureaux de l’AfD, qui sont situés à Döbeln près de Chemnitz. L’explosion a provoqué un incendie. Des véhicules et des bâtiments voisins ont été endommagés, a annoncé la police judiciaire régionale (LKA), dans un communiqué.

Trois hommes soupçonnés d’être impliqués dans une explosion au siège du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) dans le Land de Saxe, ont été placés en garde à vue, a annoncé la police.

https://www.challenges.fr/monde/allemagne-explosion-au-siege-du-parti-d-extreme-droite-afd-en-saxe_634685?fbclid=IwAR1lU_xepO2NmAE1AIc3xLREhrGFdv2Nw5nETcD_rnaIEe2o-s5xtqbikx4

Limouzinière/Rouvray, 3/4 janvier : suicide assisté de quelques éoliennes industrielles

Maj : 27/28 en Haute-Vienne (voir plus bas)

A Limouzinière (Loire-Atlantique) la nuit de mercredi à jeudi 3 janvier 2019, aux environs de minuit, le moteur d’une éolienne industrielle a été détruit par un incendie. La nacelle située à 80 mètres du sol s’est enflammée, mais n’a pas été le seul élément touché : les pales de l’éolienne ainsi que la partie située juste sous la nacelle ont également subi l’assaut des flammes. « On peut d’ores et déjà dire que les dégâts s’élèvent à plusieurs centaines de milliers d’euros », estime le directeur général adjoint d’Engie Green, qui exploite trois des six éoliennes du site. Les éoliennes industrielles sont généralement équipées de systèmes d’alarme à distance. Engie Green, qui en exploite 750 à travers le pays, a basé son centre de supervision à distance à Châlons-en-Champagne, qui reçoit « toutes les données et toutes les alarmes » en continu (24h/24, 7j/7). Entre le début d’un incendie et le déclenchement de l’alerte, il existe heureusement un temps de latence de plusieurs dizaines de longues minutes -le temps que le feu fasse son office et que l’éolienne s’arrête-, et dans le cas de Limouzinière, c’est par exemple des riverains qui ont d’abord prévenu les pompiers.Si les causes de cette destruction incendiaire sont pour l’heure classées comme « inconnues » et « obscures » par les autorités pour ne pas donner de mauvaises idées, on notera toutefois que selon la base de données étatique Aria, il n’y a eu jusqu’ici que 18 cas d’incendies depuis 2003 sur plus de 10 000 éoliennes installées à ce jour en France. A l’exception des fameux impacts de foudre contre lesquels elles sont protégées ou des tempêtes, il s’agit la plupart du temps de « cas de malveillance » qui privent ce monde du jus dont il a désespérément besoin. A moins de croire au miracle de la combustion spontanée ou de penser qu’une éolienne puisse se suicider, et pendant qu’on y est aux alentours de minuit, bien entendu…

https://actu.fr/pays-de-la-loire/limouziniere_44083/feu-dans-une-nacelle deolienne-la-limouziniere-dimportants-degats_20654475.html

Le lendemain au lieu-dit Rouvray, en Lanouée près de Ploërmel (Morbihan), soit la nuit de jeudi à vendredi 4 janvier 2019 vers 1h du matin, c’est cette fois le transformateur électrique de 20 000 volts appartenant à la société Steag New énergie et situé dans un champ de 4 éoliennes qui est parti en fumée.

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Italie : Mise à jour sur la répression – la méthode Udinaise

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Des anarchistes 
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* Pennivendolis : écrivains-vendus, personne qui se met au service de qui lui procurera le plus d’avantages économiques et autres.
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Repris de https://anarhija.info

L’occasion fait …

« Souviens-toi que tous les instants qui nous ont couronnés toutes les routes radieuses que nous avons ouvertes iront sans fin vers leur lieu anxieux vers leur bouton en fleur à l’horizon et que de cette quête exténuante et précise nous n’aurons d’autre signe que de savoir qu’elle ira là où l’un pour l’autre nous aurons vécu »

Mário Cesariny

Le compte a rebours est parti tellement de fois, que nous donnons désormais tous les chiffes en vrac. La détonation n’a pas encore percé les tympans, mais la tension monte, monte, monte… jusqu’à prendre les traits du règlement de comptes. À l’intérieur comme à l’extérieur du Palais, tout le monde a commencé à protester. Le roi Ubu proteste contre ceux qui ont l’audace de le critiquer, ses rats qui le voient couler protestent, ses rivaux qui ne savent plus pour quel candidat voter protestent, ses employés (des magistrats aux diplomates, en passant par les policiers) qui n’ont pas les moyens de travailler protestent, ses sujets qui n’ont pas de travail pour se faire exploiter protestent, ses ennemis qui ne savent plus quoi faire protestent. Et les rares qui restent silencieux savent déjà que bientôt viendra leur tour de protester.

Grande est la confusion sous les cieux, mais on ne peut pas dire que la situation soit prometteuse. Le feu grec reste mystérieux, tandis que dans la boutique en bas de chez soi ne restent disponibles que de secs biscuits [tarallucci] italiens. Plus que critiquer, on déplore. Plus que prétendre, on demande. Plus que blasphémer, on prie. Et si les « sacro saintes » revendications ne sont pas écoutées, patience ; on se serrera la ceinture.
Et quand les derniers trous seront passés, qu’arrivera-t-il ?

Pour l’instant, la plupart du temps la colère qui éclate se dévore elle-même. Le nombre de malades et de suicides augmente inexorablement, tandis que les belles mains des assassins (et belles ne sont que celles qui ne portent pas d’uniforme) sortent rarement des poches. Comme si la vie, déçue par ses espoirs de survie et sans aucune autre perspective, était pressée d’en finir. Mais le suicide est une vocation et les pathologies durent trop longtemps. Il faut trouver une cible, un objectif commun contre lequel décharger toute cette rage qui s’accumule.

Malheureusement, ceux qui parviennent à la pointer, ce n’est pas nous. La voix intérieure qui nous susurre à la tête et au cœur se tait, elle semble s’être épuisée. A sa place s’élève, déformé, le vacarme environnant extérieur. Ce n’est pas une voix humaine qui questionne ce que nous entendons, mais un coassement qui se contente de rendre compte des propos des médias. Ces médias qui nous « informent » à domicile 24 heures sur 24, sur le politicien pour lequel voter, le fait divers sur lequel bavarder, l’opinion à exprimer, le slogan à répéter, le désir à réaliser, la chanson à fredonner, la marchandise à acquérir, le programme à regarder, le problème à résoudre, le livre à lire, la tragédie à déplorer, l’habit à endosser, le succès à célébrer, le personnage à admirer… Eh bien, on peut être certains qu’ils nous indiqueront aussi l’ennemi à haïr et à tuer. Ils le font déjà. Lorsque les écrans de télévision s’éteindront, les flammes brûleront plus les baraques des pauvres que les villas et les palais des riches.

Pendant ce temps, dans notre petit coin du mouvement, tout se passe comme d’habitude. Nous, « enfermés dans notre tour d’ivoire », perdons notre temps à courir derrière des rêves toujours plus irréalisables (« Je conseille aux idées élevées de se munir d’un parachute », disait un bouffon aussi brillant que putride). D’autres, immergés dans leur flaque de merde, dépensent le leur en ayant recours à une réalité toujours plus misérable (peut-être faudrait-il aussi prévenir les idées basses que l’ascenseur est hors service). C’est une question de priorité, en somme.

Il est possible que nous finirons tous engloutis par l’abysse qui se profile, sous forme d’une implacable dictature à base de psychotropes et de barreaux ou bien d’une guerre civile impitoyable avec son corollaire de lynchages et de viols. Tâtonnant dans le vide, réussirons nous à apprendre à voler ? Impossible de le prévoir. Ce sera certainement une occasion, une terrible occasion, qui rappelle à l’esprit ce qu’un anarchiste écrivit quelques jours après la fin de la « semaine rouge »*, il y a presque un siècle : « Nous avons vu que les événements imprévus donnent ce qu’ils peuvent donner, mais pour réussir il faut être préparés méthodiquement selon des plans préétablis. Et nous avons vu à nouveau que des occasions peuvent surgir lorsqu’on s’y attend le moins et que, par conséquent, nous devons toujours être prêts ».

Au-delà du fait que l’irruption de l’imprévu envoie toujours valser tous les « plans préétablis », dont l’élaboration ressemble davantage à un exorcisme qu’à un projet, et que la prise de conscience de ce qui a eu lieu dans le passé n’a jamais empêché la répétition des mêmes erreurs dans le présent (comme en témoigne la fin des occupations d’usines en 1920, décrétée par les mêmes bureaucrates syndicaux qui ont déclaré la fin des grèves de l’été 1914, des bureaucrates en lesquels trop d’anarchistes avaient à nouveau fait confiance), le sens général de cette antique réflexion reste immuable.

Tout bouleversement, rompant le flux de la normalité, ouvre mille occasions. C’est à nous de savoir les saisir pour réussir déjouer, y compris le temps.

* NdT : La « semaine rouge » (settimana rossa) est une insurrection populaire partie d’Ancône pour se diffuser dans d’autres régions en juin 1914. Suite à l’assassinat policier de trois manifestants antimilitaristes, elle s’est transformée en grève générale avec barricades et occupations d’usines.

[Traduit de l’italien de l’apériodique anarchiste Machete (Florence) n°6, septembre 2010, p.2]

Prison de Fresnes : Le désir de liberté est (parfois) plus fort que tout !

Ce dimanche 30 décembre, vers 16h40, un prisonnier incarcéré à Fresnes a réussi à s’échapper en escaladant le mur d’enceinte. Le détenu, qui a pu se blesser aux mains en franchissant des barbelés, était en prison pour des vols et des cambriolages.

Son exploit est double puisqu’il est également parvenu à esquiver les balles d’un maton posté sur l’un des miradors de l’enceinte.

Par ailleurs, on apprend qu’il était particulièrement surveillé par l’administration pénitentiaire pour avoir tenté de s’évader à plusieurs reprises.

D’après la presse, le fugitif avait été condamné pour tentative d’évasion en 2012. Le 16 décembre 2016, il avait échappé aux policiers en faction au tribunal de Créteil après s’être faufilé hors du box des prévenus. Le détenu avait été condamné en novembre 2017 à trois ans et six mois de prison ferme pour cette évasion et une autre en septembre.

Le désir de liberté sera toujours fort que votre arsenal répressif et carcéral !

Bonne cavale au fugitif !

 

Repris de Sans_Attendre

La folie se porte bien

Résultat de recherche d'images pour "folie"Il y a peu de temps encore, le silence s’organisait autour de la folie : elle est maintenant devenue prétexte à littérature. Je veux parler de cette attitude qui consiste à parler sur la folie, en la trouvant intéressante, excitante et belle – pour mieux oublier sa parole et ce qu’elle engage. Elle est devenue sujet de thèse, objet d’études littéraires, critère esthétique. Elle présente pour la pensée universitaire et avant-gardiste en mal de nouveauté d’évidentes qualités artistiques. Certains mêmes, qui ne craignent pas de faire l’apologie de la folie, prennent toutes leurs précautions de confort intellectuel pour ne pas y sombrer. Ce qui n’est pour eux que le spectacle de la folie illumine la pauvreté de leurs horizons. On veut bien tout admettre de la folie, sauf sa contagion, sauf qu’elle puisse transformer. Et ce bruit nouveau autour d’elle peut être aussi dangereux que cet ancien silence.

Les plus intelligents savent déjà que pour combattre un ennemi redoutable (la révolte, l’impatience, l’amour, le dégoût…), il faut en faire un objet esthétique. Les autres, pleins de bonnes intentions, restent prisonniers de cette « culture », du « regard sur », de la séparation, du spectacle, du musée généralisé, qui tue ou enferme tout ce qu’elle touche.

Ah ! Que la folie est belle ! Elle peut même devenir un rôle social enviable. Lorsque l’on n’a ni « génie », ni richesse, ni puissance, on peut toujours se valoriser en se disant fou. Ceux qui n’ont pas réussi dans la littérature ou la politique peuvent toujours se recycler dans la folie. Cet empressement esthétique autour de la démence a son corollaire immédiat dans une soumission admirative et inavouée aux psychiatres, psychanalystes et autres dangereux farceurs. Comme toute « mode », elle fait vendre ou se vend, par l’intermédiaire de l’introduction du « délire » dans la publicité ou sous forme d’art.

Mais attention, la folie dont on se réclame, ce n’est pas n’importe laquelle – la belle seulement -, celle qui est capable de magnifiques attitudes, d’angoisses bien charnues, de désespoirs bien littéraires. On va même jusqu’à privilégier telle ou telle forme de folie – scientifiquement reconnue (emboîtant ainsi le pas aux spécialistes de la question). Quant aux autres formes – celles qui ne sont capables que de manques, de maladresse, de mutisme -, on préfère les laisser croupir au fond des asiles – dans l’asile généralisé de l’espace quotidien.

Ceux qui se comparent à tel grand supplicié pour obtenir quelque admiration ou déférence ne sont que des littérateurs. Ceux qui trient dans la folie les aliments de leur théorie, ceux qui pratiquent le délire sans jamais risquer de s’y perdre, ne sont que des procureurs. Ceux qui font des livres pour disséquer la détresse des autres ne sont que des marchands.

Le jour où la folie – et ce qu’elle agite – descendra dans la rue, ils n’auront pas le temps d’en abstraire ce qui leur convient.

A ceux qui jouent le rôle de la folie, il faut leur lancer à la figure qu’à la racine de la folie il y a l’angoisse – c’est-à-dire la souffrance -, on ne peut pas vouloir l’angoisse, on ne peut que vouloir en sortir.

Je ne sais pas ce qu’est la folie, sinon justement cette angoisse, ce décrochage, sinon qu’elle n’est pas de « l’autre côté », mais bien de ce côté-ci où nous sommes – à la limite de nos attitudes, de nos désirs -, qu’il n’y a pas de rupture entre ma possible folie – ma proche angoisse et ma révolte active -, il n’y a que cet effacement des repères, ces paysages nouveaux qui montent – là où, justement, se décomposent les valeurs et les formes : où éclate le « regard sur ».

Nous avons tout à faire pour que ce qui agite la folie sorte des lieux où on normalise pour se répandre dans la vie. Entre autres, se débarrasser de l’esthétisme qui, au lieu d’enfermer dans les asiles, enferme dans des musées ou dans des marchandises. Mais si la deuxième mort des fous, c’est de les enfermer dans leurs éventuelles œuvres, un jour, avec tant d’autres, « la peinture de Van Gogh armée de fièvre et de bonne santé, reviendra pour jeter en l’air la poussière d’un monde en cage que son cœur ne pouvait plus supporter ».

Sébastien.

Extrait de la revue Marge, n°6, Avril-Mai 1975, p. 7

Repris dans la brochure « À la folie », disponible ici :

Quelques textes autour de la folie

Publications : L’hôte inattendu (Alfredo M. Bonanno)

La mort et la vie. Tel est le sujet de ce livre. Se placer à la croisée de ces deux réalités, c’est regarder dans l’abîme sans trembler, sans se laisser happer vers le bas, de manière à trouver une solution quelconque à des problèmes trop grands, trop angoissants. La vie peut être une apparence – c’est en fait ce qu’elle est presque toujours –, mais elle est différente de la mort.

Certaines personnes mènent une vie de mort, une vie de cadavre, et ne se rendent même pas compte, lorsqu’elles meurent, de ce qu’elles viennent de perdre. Nous, nous ne pensons jamais que notre vie est unique et qu’il n’y a pas de réplique. Vivre est donc un engagement qui peut accéder à l’être, tout comme cela peut rester une ombre projetée sur le mur de la caverne des massacres.
Lorsqu’on se met en jeu aussi dangereusement – et ce livre est une vision approximative de ma mise en jeu –, peut-être accède-t-on aux conditions de la vie, peut-être comprend-on le mouvement intrinsèque du vivre lui-même.
La vie c’est l’être, et l’être c’est la qualité. La qualité ne se trouve pas dans le faire, mais dans l’agir. La vie est donc action. La mort, dont il sera tellement question dans ce livre, est un moment de la vérité dans l’action, une qualité primaire aux côtés de la liberté. Dans l’action, je peux irrémédiablement rencontrer ma propre mort, et je peux déterminer la mort de l’ennemi.

130 x 190 mm – 366 pages
10 euros

https://tumult.noblogs.org/

Encore une idée sordide d’Amazon : des sonnettes vidéo directement reliées à la police

Et si la caméra de votre porte d’entrée avertissait automatiquement la police lorsqu’elle reconnaît une personne « suspecte » ? Voilà l’idée derrière un des derniers brevets déposés par Amazon, le 29 novembre 2018.

Black Mirror, épisode 247 : Amazon a déposé un brevet pour une technologie de reconnaissance faciale liée à des caméras de sécurité pour les portes d’entrée. Le logiciel recouperait les images capturées avec une base de données — personnalisable par l’utilisateur —  de personnes « suspectes », et appellerait immédiatement la police. Sans qu’à aucun moment, il y ait une intervention humaine.

C’est une nouvelle fois l’association américaine des libertés civiles (ACLU) qui tire la sonnette d’alarme. Certes, il ne s’agit que d’un brevet, et donc cette technologie ne verra peut-être jamais le jour, mais rien que le dépôt expose la position d’Amazon sur la reconnaissance faciale.

Une caméra reliée à la banque de personnes « suspectes » de la police.

Le brevet porte sur un système intégré aux services de police. Il relie les visages des personnes qui marchent à proximité d’une caméra de surveillance placée sur une porte d’entrée, avec une base de données de personnes « suspectes  ». Si le visage reconnu correspond à un des profils de la banque de données, le système contacte immédiatement la police.

Repris de la presse

(https://www.numerama.com/tech/447644-la-derniere-idee-sordide-damazon-des-sonnettes-video-directement-reliees-a-la-police.html)

Grèce : Nous ne nous habituerons pas à la mort, arrêtons la guerre contre les migrants

Ce n’est pas une «nouvelle» les politiques anti-immigration promeuvent la mort et le désespoir, la dévalorisation même de la vie humaine et de la dignité. Cependant, la guerre contre les migrants devient de plus en plus meurtrière, essayant de nouvelles méthodes pour terrifier, discipliner et subordonner les migrants. Parce que qu’est ce qui attend ceux qui a) ne se noie pas en traversant la mer ou la frontière terrestre, b) ne sont pas détenus dans des centres de détention ou des postes de police, c) ne meurt pas d’accidents de voiture lorsque la police les poursuit, qu’il soient sans-abri ou dans des «camps ouverts» déjà surchargés, et pour rester doivent être totalement obéissants et invisibles.

Plus de 28 corps ont été retrouvés dans le fleuve Evros au cours de cette année, à la frontière entre la Grèce et la Turquie. Le nombre réel de décès ne peut être calculé car la plupart des cadavres disparaissent au fond de la rivière et ne sont jamais retrouvés. On a également signalé 4 décès de personnes marchant dans les chemins de fer. Et n’oublions pas les naufrages en Méditerranée tuant plus de 1890 personnes cette année, ni l’accord UE-Turquie qui a envoyé à la Turquie des centaines de personnes sans même avoir examiné leur cas d’asile.

Résultat de recherche d'images pour "Evros black"Outre les morts au passage des frontières, de plus en plus de migrants meurent dans des accidents de voiture sur l’autoroute de la Grèce qui relie Evros à Thessalonique. Au cours des 11 derniers mois, au moins 5 accidents de voiture ont eu lieu, faisant 26 morts. Dans tous les cas, la police poursuivait la voiture transportant les migrants et même dans certains cas, la police a tiré sur la voiture avec les migrants, aboutissant à un terrible accident de voiture.

Dans le même temps, des centaines de migrants arrivent dans la ville de Thessalonique et restent sans abri, le seul souci du gouvernement étant de ne pas déranger la ville par leur présence. Ils tentent donc d’en envoyer le plus possible dans des camps ouverts surchargés, dans des conditions déshumanisantes. Et ceux qui se rebellent contre ces conditions sont traités comme dangereux pour l’ordre social, pénalisés et persécutés.

L’exemple de Moria, Lesbos, doit être mentionné ici comme l’une des pratiques les plus caractéristiques des politiques anti-migration. La Moria a été désignée comme le pire camp internationalement, constituant un danger pour l’intégrité humaine elle-même. Neuf migrants sont morts l’année dernière des suites de conditions climatiques extrêmes. Tandis que la torture et les mauvais traitements de toutes sortes y sont quotidiennement et jusqu’à présent perpétrés. En juillet 2017, les migrants se sont révoltés contre ces conditions dégradantes, revendiquant leur liberté et leur dignité. Après une forte intervention policière, 35 migrants ont été arrêtés, inculpés d’infractions pénales graves et dispersés dans les prisons de toute la Grèce. Au jour du procès, leurs droits n’étaient pas défendus et ils ont été rendus coupables, menacés d’expulsion et condamnés à des années de prison.

Et cette pratique n’est pas seulement un «symptôme grec», elle est appliquée par tous les gouvernements; en 2016 en Bulgarie, 21 migrants ont été arrêtés et accusés d’avoir participé à une violente émeute dans le prétendu «camp ouvert» de Harmanli. L’émeute a éclaté lorsque le camp a été mis en quarantaine sous la pression de la propagande anti-migrants de l’extrême droite. Les migrants ont été envoyés devant les tribunaux malgré des preuves évidentes de brutalités policières et de passages à tabac massifs au hasard après les émeutes. Ils sont toujours détenus au centre de détention et risquent la déportation ou des années de prison en Bulgarie. Ce procès dans son ensemble est totalement absent de la plupart des médias et de la société en général.

 

Repris de https://actforfree.nostate.net

Sainté se laissera-t-elle googliser ?

Le personnel du service de comm’ de Perdriau doit être en burn-out tant ses apparitions médiatiques ont été nombreuses ces derniers jours. Si on a du mal à suivre le rythme, on est pas passé à côté de cette info annoncée la semaine dernière : la multinationale Google a choisi Saint-Étienne pour ouvrir son deuxième « atelier numérique » en France.

 

La concurrence était rude, avec des villes comme Clermont-Ferrand ou Grenoble, mais c’est bien Saint-Étienne que Google a choisi pour implanter son atelier et ça, ça rend tout fier M. Perdriau qui fait le faramelan : « C’est la juste reconnaissance que notre écosystème numérique dans l’agglomération stéphanoise fait partie des plus performants, sur un territoire parmi les plus dynamiques pour développer les startups« . (Startup Nation Reprezent !)

Bien évidemment, les ateliers numériques de la GAFA seront installés dans la maudite cité du FrenchTech Design. D’après un article de L’Essor – journal local consacré au Dieu-économie : « Le groupe annonce vouloir proposer, « main dans la main avec nos partenaires publics et privés, des formations aux outils numériques, gratuites et pour tous », citant en exemple « Le Mixeur, tiers-lieu novateur situé dans le quartier créatif de la Manufacture à Saint-Étienne ». Des formations destinées aux novices et aux professionnels, présentées comme sur-mesure pour développer ses compétences numériques, s’adressant à des étudiants, parents, gérants d’une PME, d’une association ou à de simples particuliers.

La suite ici : http://lenumerozero.lautre.net/Sainte-se-laissera-t-elle-googliser

NB. Ici aussi  https://sansattendre.noblogs.org/post/2018/09/28/nancy-france-apres-rennes-google-simplante-en-plein-centre-ville/

Quelques retours sur la lutte contre Google à Berlin, extrait du journal Avalanche, n°11 , dispo ici : https://avalanche.noblogs.org

Montluçon (Allier), 25 décembre : des flammes pour Pôle Emploi !

La nuit du lundi 24 au mardi 25 décembre, l’agence Pôle emploi de Montluçon sud est partie en fumée. « Une partie du bardage extérieur a été endommagé sur quatre mètres de largeur au niveau du rez-de-chaussée et de l’étage, détaille Eric Schall, le directeur Pôle emploi Allier. Les vitres ont été détruites par la chaleur des flammes. Il y a une odeur assez forte de brûlé dans toute l’agence et trois bureaux, utilisés par des conseillers pour la réception des demandeurs d’emploi ont été détruits. »

L’incendie s’est déclaré à l’arrière du bâtiment vers 2 heures du matin, la police a ouvert une enquête mais la piste de l’incendie volontaire est privilégiée. L’agence Pôle Emploi est fermée pour un moment.

https://www.lamontagne.fr/montlucon/faits-divers/allier/2018/12/26/l-agence-pole-emploi-montlucon-sud-fermee-jusqu-a-nouvel-ordre-apres-l-incendie_13093767.html

Thessaloniki, Grèce : 3 migrants condamnés à 6 ans de prison pour une émeute dans un centre de détention

Le 22 août 2018, des émeutes ont eu lieu à l’intérieur du centre de détention de Metagogon, juste à l’extérieur de Thessalonique. La police a accusé 3 migrants d’avoir incité à l’émeute. L’audience a eu lieu le 3 septembre et ils ont pris 6 ANS! Au cours du procès, la police et le tribunal ont été provocateurs, les juges et le procureur ont déclaré: «Non seulement ils viennent dans notre pays, mais ils osent se rebeller contre l’emprisonnement. ils viennent, nous leur souhaitons la bienvenue, mais ils ne peuvent pas supporter quelques mois de prison »et des choses comme ça. L’affaire sera réexaminée dans environ un an et les migrants seront en prison jusque-là.
Ceci est juste un exemple de nombreux autres cas, où les migrants sont punis le plus lourdement simplement parce qu’ils sont des migrants.

Repris de https://actforfree.nostate.net/

À propos des expertises à Ambert

Dans les épisodes précédents, on évoquait le fait que la juge d’instruction avait émis des « ordonnances de commissions expertales » afin de faire analyser les matériels informatiques et biologiques saisis lors des perquisitions (voir À propos de communication publique, de silence obstiné et de tricot policier). Les résultats de l’expertise sont désormais connus et, la nécessité de les rendre publics paraissant évidente, ce texte évoquera les quelques éléments qui nous semblent les plus significatifs.

Déjà il peut être important de donner quelques repères chronologiques. Les éléments analysés ont été saisis le 28 mars 2018 lors de 3 perquisitions simultanées à Ambert. Les analyses n’ont débuté que le 25 mai à la demande de la juge d’instruction en charge de l’affaire. Celle-ci a demandé à ce que les résultats lui soient remis le 30 juin. Elle a reçu le rapport d’expertise génétique le 3 août et le rapport d’expertise informatique le 17 septembre. Le rapport sur les rapprochements de traces biologiques avec d’autres inscrites aux FNAEG lui a été remis le 26 octobre. Les résultats ont été transmis à la défense début novembre.

Pour rappel, le matériel informatique a été analysé par l’IRCGN de Pontoise (Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale). En tout, ce sont cinq ordinateurs qui ont été décortiqués. Trois de ces machines étaient cryptées avec LUKS (système de chiffrement de disque dur disponible avec Linux) et n’ont pas pu être exploitées par les méchants. C’est toujours une bonne nouvelle de mettre les flics en échec même s’il faut garder en tête que les disques durs qui n’ont pas pu être décryptés sont quand même copiés et que si un jour les algorythmes de déchiffrement utilisés par les keufs sont plus performants, ils pourront peut-être avoir accès aux informations.

Dans le même temps, le matériel biologique était envoyé au laboratoire Biomnis de Lyon. On compte essentiellement parmi les 14 éléments analysés des brosses à dents, des mégots et des gants. L’expertise a permis de déceler huit profils ADN, six profils dits masculins et deux profils dits féminins. Seuls deux de ces profils correspondent à des identités déjà inscrites au FNAEG. Par contre, les informations génétiques de trois profils non identifiés correspondent avec des traces d’ADN prélevées dans le cadre d’autres procédures, une rattachée à l’INPS de Paris et les deux autres à l’INPS de Toulouse (Institut National de Police Scientifique).

Nul doute que le tandem infernal police/justice cherchera à utiliser ces résultats pour tenter de créer la chimère tant recherchée : un réseau anarchiste articulé entre plusieurs lieux. A la fin de ce texte y a trois liens qui racontent un peu des instructions similaires en cours dans d’autres coins du pays. Qu’ils s’amusent comme ils veulent avec leurs manipulations, en attendant on fait passer ces quelques infos en espérant que ça puisse filer des billes à d’autres qui seraient/pourraient se retrouver dans ce genre de situation. Parce que la machine judiciaire tire aussi sa force du voile opaque qui l’entoure, on continuera de trouver du sens à rendre visibles leurs mouvements autant que possible.

Que crève la justice, ses procédures et ses experts !

Big up aux incendiaires du tribunal de Montreuil et à toutes ceux qui s’en prennent aux rouages de la répression !

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– Instruction de Limoges : https://labogue.info/spip.php?article292

– Instruction de Toulouse : https://iaata.info/Toulouse-une-instruction-en-cours-pour-une-action-au-siege-de-l-UMP-en-2015-2708.html

– Instruction de Bure (attention article repris de la presse mainstream mais assez détaillé) : https://bureburebure.info/bure-le-zele-nucleaire-de-la-justice-article-de-presse/

repris d’Indy Nantes

Italie : Bari et Potenza – Révoltes dans les centres de rapatriement

Cette nuit, au centre de rapatriement (CPR) de Bari Palese, une révolte a éclaté, quelques jours après une tentative d’évasion massive. (*voir plus bas)

Selon les déclarations des forces de l’ordre à la presse, des détenus auraient mis le feu aux cellules, dévasté des pièces contenant des documents et inondé les couloirs.
Les médias parlent évidemment « d’invités » qui ont détruit des « modules de logement », comme s’il ne s’agissait pas d’un camp de concentration.

La révolte aurait éclaté pour empêcher une déportation massive vers le Nigeria, prévue dans la soirée. Les informations qui circulent à l’heure actuelle parlent de prisonniers arrosés de savon pour éviter d’être attrapées, ainsi que d’eau savonneuse pour empêcher les forces de l’ordre de porter des charges sur des sols glissants.

Sur place, plusieurs patrouilles des forces de l’ordre sont arrivées et ont attaqué les rebelles, qui ont tenté de résister en  jetant des objets.

Pour l’instant, on parle d’un policier, de deux carabiniers et de plusieurs détenus blessés. L’incendie a été maîtrisé par les pompiers qui ont opéré avec différentes équipes. Les dommages causés à la structure n’ont pas encore été quantifiés, mais il semblerait que l’incendie ait touché de nombreuses parties du Lager.


Un vol de déportation au Nigeria, programmé ces derniers jours, a également provoqué, comme à Bari, la réaction et la révolte au centre de rapatriement de Palazzo San Gervasio, dans la province de Potenza.

A une heure hier soir, l’irruption des forces de l’ordre dans les cellules pour récupérer 6 personnes (à transférer au CPR de Ponte Galeria à Rome afin des les déporter) s’est retrouvée face à la résistance d’au moins 15 de leurs compagnons incarcérés. Comme lors des épisodes précédents, les détenus ont arraché les fenêtres, détruit les projecteurs d’éclairage et grimpé sur les toits de la structure, lançant des objets pour se défendre des tentatives de capture. Malheureusement, le soulèvement a pris fin avec l’arrestation de deux personnes accusées de violence, de résistance à un agent de la fonction publique et de dommages aggravés.


* Bari – Tentative d’évasion au CPR (03/12/2018)

Nous apprenons par les médias la tentative d’évasion qui a eu lieu il y a deux jours dans le Centre de Bari Palese, où environ 90 personnes sont actuellement détenues.

Ils auraient soustrait à 5 les clés des opérateurs de Badia Grande (une coopérative de Trapani) pour tenter d’ouvrir les cellules à leurs compagnons de captivité et de fuir pour éviter l’expulsion. Malheureusement, l’intervention de quelques policiers a empêché la réussite de l’évasion.

[…] le lager de Bari Palese, est depuis toujours considéré comme une structure punitive dans laquelle l’État transfère ceux qui luttent dans d’autres centres […].

 

repris et revu depuis https://hurriya.noblogs.org

Saint-Julien-des-Landes (Vendée), 11 décembre : saboter la technologie

Dans la nuit du lundi 10 au mardi 11 décembre, l’antenne téléphonique située rue du Cimetière, à proximité du garage Renault a été vandalisée. Des individus auraient dérobé des pneus et des bombes aérosols pour les placer au pied de l’antenne avant d’y mettre le feu.

De fortes explosions et la lueur des flammes ont alerté les riverains. Les pompiers des Achards et de La Roche-sur-Yon sont intervenus et ont maîtrisé l’incendie qui menaçait le central téléphonique et le garage à proximité. Cet acte de malveillance a donc occasionné d’importantes perturbations sur le réseau et de nombreux usagers qui n’ont pas de téléphones fixes, ont été impactés.

Installation d’une antenne provisoire

Par mesure de sécurité, l’accès au cimetière a été interdit à la circulation, les jours suivants. Depuis, l’opérateur Orange a fait savoir qu’une antenne provisoire serait installée prochainement. Le maire, Joël Bret, a demandé que cette antenne soit opérationnelle au plus vite pour dépanner les nombreux usagers privés de téléphone.

Quant à l’antenne définitive, il faudra compter plusieurs semaines voire plusieurs mois avant son installation. Une enquête est ouverte pour faire toute la lumière sur cet acte de vandalisme.

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/les-sables-dolonne-85100/saint-julien-des-landes-l-antenne-relais-vandalisee-des-habitants-prives-de-telephone-6135051

Madrid : Transfert de la compagnonne Lisa à la prison « Soto del Real »

[Quelques infos sur le récent transfert de la compagnonne Lisa de la prison de Willich (région de Cologne, Allemagne) à celle de Madrid, « Soto del Real ». Le 7 juin 2017, elle a été condamnée à sept ans et demi de prison pour un braquage de banque à Aachen. Pour en savoir plus sur l’affaire, on peut aller consulter le site solidaritatrebel.noblogs.org. Depuis l’arrestation et l’incarcération de la compagnonne Lisa à Barcelone le 13 avril 2016 ont eu lieu diverses expressions de solidarité et de lutte avec la compagnonne et les autres inculpé.e.s dans cette affaire. Dans sa note, Contramadriz rappelle que deux anarchistes ont été arrêtés à Madrid en octobre [ce qui depuis n’a pas pour autant stopper les actions offensives contre ce monde de riches et d’argent, pour la plupart revendiquées en solidarité avec les deux compas: voir ici et ] à qui les autorités attribuent la responsabilité d’une attaque incendiaire contre un DAB qui avait été réalisée en solidarité avec Lisa.]

Hier, vendredi 21 décembre, la compagnonne a été transférée à Madrid, plus précisément à la prison de Soto del Real. On nous a fait savoir qu’il n’y avait à l’heure actuelle aucune restriction quant à l’entrée et à la sortie des lettres, nous encourageons donc les gens à lui écrire. Nous concluons la nouvelle en recopiant sa nouvelle adresse :

Lisa Dorfer,  Módulo 15

Centro Penitenciario Madrid V,

Carretera M609 km.3,5,

28791, Soto del Real,

Madrid, España

Traduit de Contramadriz, 22.12.2018 par https://sansattendre.noblogs.org]

*Note de cracherdanslasoupe : Les contacts des compagnon.nes incarcéré.es sont régulièrement MAJ sur l’onglet « PRISONNIE.RES » du site.

 

Italie : Tap et Gazoduc Snam – « On plaisantait !!! »

Nous traduisons ici une fausse affiche parodique du M5S (Mouvement des 5 étoiles) autour des thèmes du TAP (1) et du Gazoduc Snam (2) :

On plaisantait !!!
Le Tap et le Gazoduc Snam se feront

Nous avions promis : « Nous arrêterons le Tap en deux semaines » (Di Battista). Vous êtes tombés dans le panneau !

D’ailleurs, nous sommes le parti fondé par Krusty le clown*, un peu d’ironie … !!
Le gazoduc Tap va se faire et avec lui également le gazoduc Snam, l’œuvre la plus spirituelle de tous les temps : 700 km de beaux tuyaux remplis de méthane que les experts de la Snam, eux aussi de grands farceurs, ont jugé bon de faire passer par Sulmona, L’Aquila, Amatrice, Cascia, Norcia, Colfiorito, pour nous faire pisser de rire.
Vous y pensez au prochain tremblement de terre ? Le pipeline va peut-être sauter et boum !!!
Vous ne pouvez pas imaginer à quel point nous rions avec Di Maio, la ministre Lezzi, la sénatrice Lucidi**. Grillo nous a proposé un nouveau plat traditionnel : le casette alla norcina [les petites maisons en sauce]. Celles construites près du pipeline, sautées à la poêle.
Nous ne pouvions pas sauver le Salento, nous ne pourrons pas sauver les Abruzzes et l’Ombrie. Il y a des pénalités à payer. Mais nous restons toujours les mêmes, ceux qui combattent les véritables pouvoirs forts : non pas les multinationales, non pas l’Eni, non pas la Snam. Les véritables pouvoirs forts que nous combattons chaque jour sont la masse de malheureux qui fuient la guerre qu’Eni nourrit justement en Libye pour se partager le pétrole. Les seuls, les vrais pouvoirs forts que nous combattons chaque jour, sont les Africains, les Abruzzais et les Ombriens.
Nous vous remercions tous : vous imbéciles qui avez voté pour nous, vous qui avez créés les meetups pour défendre l’environnement d’un point de vue légaliste, vous les chefs des comités de lutte qui avez fait campagne électorale en notre faveur, vous les vendus de gauche qui nous avez soutenu pour donner un coup au système.

Mais nous savons pardonner:

nous pardonnons à Salvini qui se croit le maître de la mer,
nous pardonnons à Lezzi qui se croit la maître de la terre,
mais nous vous pardonnons surtout à vous… qui n’êtes maîtres de rien du tout

DES ANARCHISTES


Tap e gasdotto Snam - "Abbiamo scherzato!!!"


* NdT : Krusty le clown est un personnage de la série les Simsons, qui finit par se faire élire au Congrès. Ici c’est une référence au vieux comique et blogueur italien Beppe Grillo, qui a utilisé sa popularité pour fonder le Mouvement 5 étoiles (M5S) en 2009. Ce parti est associé depuis mars 2018 au sein d’un gouvernement de coalition avec les néo-fascistes de la Ligue du Nord, et a vite renoncé à sa promesse électorale d’abandonner certains grands projets comme les gazoducs TAP dans les Pouilles, et Snam dans les Abruzzes et en Ombrie.

**respectivement dirigeante historique du M5S et ministre du Développement économique, du Travail et des Politiques sociales ; sénatrice M5S des Pouilles et ministre pour le Sud ; trésorière du M5S et sénatrice d’Ombrie.


(1) Le gazoduc Snam est une galerie d’environ 40 mètres de diamètre, qui traversera les Apennins [chaîne de montagnes de la ceinture alpine qui parcourt l’Italie sur mille kilomètres du nord au sud, à travers quinze des vingts régions italiennes.], sur presque 700 km. Celui-ci avait pour objectif de transporter en Europe le méthane en provenance de la centrale de regazéification de Brindisi à l’origine. À présent, il est complètement intégré au gazoduc TAP.

(2) Le TAP est le dernier tronçon du Southern Gas Corridor qui devrait transporter le gaz du champ de Shah Deniz II, en mer Caspienne, vers les marchés occidentaux. Il devrait s’étendre sur 879 kilomètres en traversant le nord de la Grèce (545 km), l’Albanie (215 km), la mer Adriatique (105 km) pour s’arrêter en Italie avec un tronçon de 8 kilomètres à partir de la plage de San Foca. Un autre pipeline de 55 kilomètres serait ensuite construit afin de connecter le TAP au réseau gazier italien et européen*.

Extrait de la brochure Saboter l’énergie recueil de textes italiens autour de la lutte contre la construction du gazoduc TAP dans le Salento https://sansattendre.noblogs.org/files/2018/03/TAPbrochCorrect.pdf

Repris de roundrobin.info

Opération Panico : Audience du 20 décembre

Le 20 décembre a eu lieu une audience pour l’opération Panico. Le seul accusé présent dans la salle était Paska, le public était peu nombreux. Hier soir, il lui a été notifié qu’il serait soumis au [régime du] 14bis, pour une période de trois mois, et il est venu au tribunal pour en parler à son avocat. Il a demandé à un avocat de nous dire de ne pas nous inquiéter si nous ne venions pas, il était impossible de communiquer avec des délais aussi court qu’il serait présent.

Avec son avocat, il a décidé de ne pas demander la révocation du 14 bis. Sa situation en prison consiste maintenant à se trouver dans une section, mais seul en cellule, sans four à gaz ni télévision dans la cellule. Une demande pour qu’il exécute sa peine à résidence chez sa mère à Martinsicuro a été déposée, motivée par le temps déjà passé en prison et par le fait qu’il ai déjà été libéré puis réincarcéré. On ne comprend donc pas pourquoi les mesures de restriction sont maintenues. Les juges se réservent le droit de répondre après l’avis du Procureur, probablement aux alentours du 27/28 décembre.
En ce qui concerne la question de la recevabilité des écoutes environnementales, les juges se réservent le droit de décider plus tard, donc rien pour le moment.

Quant à l’audience, elle a été plus courte que prévu, car la moitié des témoins (des personnes qui disent avoir été agressés ou volés le 25 avril) ne se sont pas présentés. Ils ont conclu avec les textes* des policiers de Melograno (1), se contredisant pas mal par rapport aux dépositions du premier procès de Melograno,(celui contre Ale, Michele et Fra). Certains accusés n’ont pas été reconnus dans les textes, tant pour Melograno, que pour le 25 avril, d’autres oui.

Cependant, d’autres dates d’audience ont été définies, le nouveau calendrier est maintenant:

31 janvier à 12h
12 février 11h
14 février 10h30
21 février à 9h
28 février 9h
7 mars 12h
12 mars 11h
13 mars 9h
14 mars 9h

Les sujets qui seront probablement traités seront, pour le 31/01, la conclusion des textes manquants pour le 25 avril, début des deux fait spécifiques de Bargello [librairie liée à casapound attaquée au nouvel an]. Le réveillon du Nouvel An sera l’une des deux premières dates du mois de février. L’accusation décrira comment l’ADN a été prélevé et l’experte de la scientifique Paola Montagna présentera ses résultats. Le rapport médical de Mario Vece, l’artificier, sera également présenté, mais l’accusation n’a pas mentionné de témoins pour la reconstitution des événements du 1er janvier. Une fois que les transcriptions des écoutes téléphoniques seront présentées, vers la mi-février, les digos de Pampos devraient faire une déclaration pour leur interprétation de ces dernières, après quoi les poursuites devraient être terminées et la défense devrait débuter.

Le président a exprimé aujourd’hui sa volonté de mettre fin au procès avec l’audience du 14 mars.

repris de https://panicoanarchico.noblogs.org

 

* Testi : témoignages et expertises

(1) https://corrierefiorentino.corriere.it/firenze/notizie/cronaca/16_aprile_21/firenze-quattro-molotov-contro-caserma-carabinieri-270e8600-078c-11e6-9245-7448706b4dea.shtml (des molotov contre une caserne de gendarmerie après une soirée de heurts avec la police).

NdT. Une bochure est disponible autour de l’opération Panico.(téléchargeable ici) : https://nantes.indymedia.org/articles/42084

Les bandits rouges (G. Gavilli et E. Malatesta)

Du 14 décembre 1911 (vol de la voiture utilisée la semaine suivante pour leur braquage) au 15 mai 1912 (mort d’Octave Garnier et de René Valet dans l’assaut de la police à leur abri)… L’aventure d’une poignée d’anarchistes illégalistes français n’aura duré que cinq mois, jalonnée de braquages, de fusillades, de meurtres, de fuites et d’arrestations. Cinq mois, c’est tout. Mais cela a suffi pour qu’ils entrent dans l’histoire, grâce à l’appellation que leur a donnée un journaliste : « la Bande à Bonnot ».

À l’époque, le parti de l’ordre est bouleversé par les premiers braqueurs utilisant une voiture pour accomplir leurs coups, et les considère tout de suite comme des criminels féroces qu’il faut exterminer. Rien de moins. Et les amoureux du désordre ? Les anarchistes… Qu’ont-ils dit sur ces compagnons sauvages ? Inutile de cacher que la majorité d’entre eux est restée ahurie, et les considéra comme des provocateurs à blâmer. Rien de moins.

Continue reading « Les bandits rouges (G. Gavilli et E. Malatesta) »

Quelques MAJ autour du FNAEG

On vous en parlait il y a quelques jours (article plus bas), l’assemblée nationale a FINALEMENT reculé sur le FNAEG (fichier des ADN) et sa réglementation.

On pensait qu’ils et elles allaient nous enfumés en beauté, mais comme quoi, il faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tuer… Donc, en date du 18 décembre, le rapporteur M.Paris supprime toute notion ADN codant dans l’article 50 concernant le FNAEG.

Amendement sur 18 décembre

La suite au prochain épisode bien sûr !

ps : la flicaille doit l’avoir mauvaise


Nouvelle loi sur le FNAEG : ça à bougé !

Bon alors!

Suite à l’amendement dont on parlait mi-novembre concernant le FNAEG dans le cadre de la loi sur la justice, la CNIL a émis une réserve importante, et du coup y’a eu quelques articles qui en ont parlé un peu.. Vous pouvez le lire ici : https://www.cnil.fr/fr/donnees-genetiques-les-reserves-de-la-cnil-sur-lamendement-portant-sur-lelargissement-du-fnaeg.

Comme la classe politique fait semblant que la CNIL serve à quelque chose, les députés ont modifiés leur amendement, pour supprimer les phrases concernant la recherche par « lien direct » et la partie « codant « non codant ».

A lire ici : http://www.assemblee-nationale.fr/15/amendements/1396/AN/1322.asp

Ouf !

Non, on rigole.

En fait, leur modification c’est « presque » du bidon.

On reprend.

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La reconnaissance faciale testée dès janvier 2019 à l’entrée de deux établissements à Nice et à Marseille

La technologie est développée par la société Cisco systems.

La CNIL a donné son feu vert à la Région Provence Alpes Côte d’Azur pour lancer l’expérimentation de la « comparaison faciale » dans les lycées.

Des dispositifs seront testés dès le mois de janvier dans deux établissements: Ampère à Marseille et les Eucalyptus à Nice.

Il s’agit d’installer des portiques visuels de contrôle d’accès développés par Cisco, une société américaine.

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Opération Panico – Mises à jour sur les audiences à venir

Le jeudi 13 décembre, l’audience a été reportée, comme annoncé, en raison de la maladie d’un des juges. En outre, il a été annoncé que l’expert en charge des transcriptions d’écoutes téléphoniques a perdu un mois, car les fichiers audio étaient introuvables (…) Par conséquent, la date de remise des transcriptions sera probablement retardée d’un mois, du 10 janvier à la mi-février.

Il est également possible que les prochaines audiences de l’opération Panico soient programmées en fonction de cela :

. 20 décembre: conclusion des textes d’accusation pour les événements de Melograno et du 25 avril

. 14 février 10h30: épisodes liés au siège de Bargello, assaut et bombe artisanale (janvier / février 2016)

.  21 février à 9: (peut-être)  pour l’explosion du Nouvel An

. 28 février 9h: (peut-être) expertise en ADN

. 7 mars 12 heures

. 12 mars 11h

Ne prenez pas les thèmes abordés à chaque audience comme une certitude, on ne sait pas à quelle vitesse les témoignages et le procès se dérouleront. Pour le moment, on sait que Ghespe ne sera pas présent à l’audience du 20/12. Rendez-vous au Nouvel An devant Sollicciano!

source: panicoanarchico.noblogs.org

Montreuil (Seine-Saint-Denis) : Contrôle et fouille à la sortie de mon domicile

Je n’écris pas ces lignes pour me victimiser, ni pour dénoncer une supposée dérive policière de l’État démocratique (la répression des opposants à l’État rentrant tout à fait dans les logiques de la démocratie) mais uniquement pour informer les compagnon-ne-s et les camarades des mouvements des poulets.

Samedi 8 décembre (journée de l’Acte IV des « gilets jaunes »), je sors de chez moi à 7h20 du matin pour me rendre à une formation. Je découvre que le pneu de mon scooter a été crevé avec un coup de couteau sur le flanc, alors que le vendredi soir il marchait parfaitement. Je commence à marcher pour aller prendre le métro et six flics en civil me sautent dessus, ils contrôlent mon identité, me demandent où je vais, me fouillent et contrôlent mon sac. Je réponds que je vais à une formation et j’exige des explications, ils répondent « vous ne savez pas qu’aujourd’hui il y a des manifestations? » « vous n’aimez pas la démocratie? ». N’ayant rien de « suspect » sur moi ils me laissent partir.

La répression n’arrêtera pas la révolte. Force et courage aux compagnon-n-es en taule.


Similitude

Publié: le vendredi 14 décembre 2018 à 18:55 par ACAB – 1312

On habite pas Paris et sa région mais à la même date :

– pneu de voiture crevé par un trou ( couteau ou tournevis ) sur flanc externe, juste avant un contrôle matinal – coup de pression des flics !

Repris d’Indy Nantes

Avis de tempêtes – bulletin anarchiste pour la guerre sociale n°12 (décembre 2018) vient de sortir.

Pour lire, imprimer et diffuser ce petit bulletin autour de soi (il est en format A5, et celui-ci fait 20 pages), on pourra retrouver chaque nouveau numéro tous les 15 du mois, ainsi que les précédents, sur le blog :

https://avisdetempetes.noblogs.org

« Il existe autant de possibilités d’alimenter la guerre sociale que d’individus. Dedans, dehors ou à côté d’un mouvement, en rapport avec lui ou bien au large. Seuls ou à plusieurs. De jour comme de nuit. Tant qu’on le fait avec nos propres idées, pratiques et perspectives, loin de la politique, du grégarisme ou de la composition. Avec ce mouvement des gilets jaunes comme de façon plus générale, l’un des nœuds de la question réside d’ailleurs certainement là : au fait, quelle est notre propre perspective ? Et quels moyens nous donnons-nous pour l’atteindre, à froid comme à chaud ? Un peu d’imagination, que diable ! »

Sortie prochaine sous contrainte pour le dernier prisonnier de la keufmobile

La demande de liberté conditionnelle de la dernière personne en prison dans l’affaire du Quai de Valmy a été définitivement rejetée par la chambre d’application des peines, juridiction d’appel du juge d’application (JAP).

Il restera enfermé au centre de détention de Meaux jusqu’à sa sortie avec crédits de réduction de peine*, prévue fin janvier prochain.

Mais il entre dans la catégorie des personnes concernées par une loi de 2014 pondue par Taubira (article 721-2 du code pénal), qui permet d’assortir le temps de remises de peine d’un certain nombre de conditions qui doivent être respectées au risque de retourner direct en taule. En gros, une espèce de contrôle judiciaire à posteriori alors que la peine de prison a déjà été tirée, et qui, sous couvert de réinsertion, constitue une punition supplémentaire.
Le JAP et le procureur, trouvant certainement qu’il allait sortir (un peu) trop tôt à leur goût, ne se sont pas privés pour lui coller à peu près toutes les contraintes possibles dans ce cadre :

– interdiction de paraître à Paris
– obligation de fixer sa résidence dans un lieu déterminé
– obligation de dédommager les parties civiles
– interdiction de rentrer en contact avec les coauteurs et les victimes
– interdiction de porter une arme
– obligation de répondre aux convocations du JAP ou du travailleur social désigné
– obligation de recevoir les visites du travailleur social et de lui communiquer les renseignements ou documents de nature à permettre le contrôle de ses moyens d’existence et de l’exécution de ses obligations
– obligation de prévenir le travailleur social de ses changements d’adresse, de boulot et de tout déplacement de plus de 15 jours
– obligation de demander l’autorisation du JAP pour tout changement d’emploi ou de résidence, lorsque ce changement est de nature à mettre obstacle à l’exécution de ses obligations
– obligation de prévenir le JAP pour tout déplacement à l’étranger

Tout ça pendant le durée de ses remises de peine, c’est-à-dire 6 mois.
La volonté est claire de lui faire payer jusqu’au bout son silence sur les faits. Ceci dit, si cette loi récente permet de garder les gens sous contrôle à leur sortie de prison, on n’oublie pas qu’il était déjà courant que les remises de peine soient tout simplement supprimées, notamment pour les personnes condamnées pour terrorisme.


Leur répression n’arretera pas nos rebellions, Liberté pour tou-tes

 

*Remise ou réduction de peine : dispositif qui fonctionne comme un crédit de jours qui sont accordés à la personne condamnée et déduits de sa peine définitive. De ce « forfait » peuvent être ajoutés ou retirés des jours lorsque l’administration pénitentiaire considère que la personne condamnée s’est bien ou mal comportée.

Repris d’Indy Nantes

A quoi sert l’énergie ? (Mars 2017)

« Ils protestent contre l’énergie qui passe devant leur maison, mais ils la veulent bien chez eux ! » s’époumone ces jours-ci un philistin national-populaire face à ce qui est en train de secouer un petit village des Pouilles et de s’amplifier dans le reste de la région. Les affrontements entre forces de l’ordre et opposants se déroulent devant le site qui accueillera le chantier du Tap (Trans-Adriatic Pipeline), un gazoduc de 3000 kilomètres qui partira d’Azerbaïdjan jusqu’en Turquie (Tanap: Trans-Anatolian Natural Gas Pipeline), avant de passer en Grèce et en Albanie, de traverser la mer adriatique et d’accoster sur le littoral de Lecce. Dans cette lutte où il n’est pas toujours facile de comprendre où finit la raison et où commence le prétexte, le Salento n’est pas tout seul.

Standing Rock, par exemple, est une réserve indienne dans le Dakota du Nord, aux Etats-Unis. Hythe en revanche, est un petit village de moins de mille âmes, perdu au nord de l’Alberta, au Canada. Si on quitte le nouveau continent pour se déplacer en Europe, on tombe en Allemagne sur Niederzier, une commune de 15 000 habitants en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. En France aussi, nous viennent en tête plusieurs endroits, comme la Haute-Durance, dans les Hautes-Alpes, à la frontière avec le Piémont. Ou encore de petits bourgs en Bourgogne, en Haute-Vienne, dans la Loire, ou encore non loin de Paris. Tandis qu’en Finlande on pourrait citer Pyhäjoki ou le golfe de Botnie. Quel est le fil noir qui réunit tous ces points géographiques ? Pas seulement le fait que là aussi soient en construction – ou déjà en activité depuis des années, comme dans le cas allemand – des installations pour exploiter des ressources énergétiques, mais que ces projets voulus et imposés d’en haut rencontrent de fortes résistances d’en bas, avec des formes de lutte qui sortent souvent de l’étroitesse du légalisme pour déboucher sur une révolte ouverte (passant de la tristesse des pétitions à l’ivresse du sabotage). Pourtant, en tant que synonyme de force qui permet à la vie de se manifester, l’énergie ne court quasi pas le risque d’être remise en question. Tous la réclament, parce que personne n’aime la faiblesse, l’immobilisme, la paralysie (qui accompagnent le manque d’énergie). Ceci fait que l’accumulation d’énergie, l’extraction et l’exploitation de ses sources soit universellement perçu comme une évidence, toujours positive et donc bienvenue. On peut critiquer le recours à une source d’énergie particulière, jugée empoisonnante et dangereuse – comme celle atomique – mais pas le besoin en soi d’énergie. Ceci explique pourquoi d’un côté beaucoup d’opposants tendent plus à critiquer l’arrogance décisionnelle et les choix techniques portés par les différents projets énergétiques plutôt que leur objectif, et d’un autre côté que les concepteurs de ces projets affichent une sacrée stupeur chaque fois qu’on ose entraver ce qui à leurs yeux représente plus ou moins la continuation de la vie sur terre.
.

Aux États-Unis et au Canada par exemple, l’objectif des protestations est un oléoduc. De nombreuses tribus, à partir des Sioux, se sont mises sur le pied de guerre contre le Dakota Access Pipeline (Dap), le long des 2000 kilomètres qui séparent le Dakota du Nord de l’Illinois, bien qu’il soit quasi terminé. En plus des habituelles pétitions et des appels aux autorités (on en comptait près de 33 000 en septembre dernier), les descendants de Taureau Assis ont monté en avril un campement qui se voulait un centre pour la conservation culturelle et pour la résistance spirituelle contre l’oléoduc, bientôt rejoint par des milliers de manifestants de toutes couleurs. C’est là, au confluent de deux fleuves –dans un endroit considéré comme sacré par de nombreuses tribus– que se sont déroulées plusieurs manifestations au cours desquelles ont éclaté de violents affrontements avec les forces de l’ordre. Il semble que les Sioux s’opposent au passage de l’oléoduc sur leur territoire parce qu’il détruirait des sites historiques et religieux importants pour leur histoire et compromettrait leurs réserves d’eau, sans parler que la tribu n’aurait pas été suffisamment consultée. En face, la Energy Transfer Crude Oil insiste sur le fait que cet oléoduc –en plus d’être le système le plus sûr, le plus écologique et le plus économique pour transporter du pétrole– aiderait les États-Unis à être moins dépendants de pays instables et créerait des milliers d’emplois.

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Procès contre des anarchistes en Belgique : la date est fixée.

ça sera donc tout au long de la semaine du 29 avril que 12 compagnon.ne.s passeront en procès en Belgique. Il leur est reproché d’avoir lutté sans concession contre les centres de rétention, les frontières, les prisons et ce monde basé sur l’autorité et l’exploitation. D’abord accusé de « participation à un groupe terroriste », c’est finalement l’inculpation plus malléable d' »association de malfaiteurs » qui est retenue (au-delà d’une douzaine de faits spécifiques).

De 2008 à 2014, l’État belge a mené une vaste enquête visant les luttes multi-formes – mais toujours en-dehors des sentiers battus – qui s’attaquaient aux centres fermés, aux frontières, aux prisons et ce monde basé sur l’autorité et l’exploitation. Dans son collimateur : la bibliothèque anarchiste Acrata, des publications anarchistes et anti-autoritaires (Hors Service, La Cavale et Tout doit partir), des dizaines de tracts et affiches, une bonne centaine d’actions, d’attaques et de sabotages… bref, la lutte contre le pouvoir sous ses différentes expressions.

Perquisitions, micros, caméras devant et à l’intérieur de domiciles, filatures, mises sur écoute, infiltrations,… ce ne sont pas les moyens d’investigation qui ont manqué. Et pourtant tout cela n’a à aucun moment permis de prouver l’existence d’un supposé « groupe terroriste anarchiste » qui n’existait que dans les schémas autoritaires des flics. Pas prêt à lâcher l’affaire pour autant, le parquet a donc dû revoir ses ambitions à la baisse, mais compte bien faire payer l’addition à quelqu’un malgré tout. C’est finalement sous l’inculpation plus malléable d’ « association de malfaiteurs » que 12 compagnons et compagnonnes seront renvoyés devant le tribunal correctionnel le 29 avril et les jours qui suivront.

Mais en fait, cela vise tout individu qui, dans sa lutte contre ce monde, part de l’auto-organisation, de l’action directe et de l’hostilité envers toute autorité. En cela, ce procès est une attaque répressive contre la lutte anti-autoritaire dans son ensemble, une attaque qui s’inscrit dans un contexte de répression toujours plus grande à l’encontre de tous les indésirables et révoltés, aux frontières comme dans les quartiers, sur les lieux de travail comme dans les prisons,…

Le 22 octobre 2018, les échéances pour la comédie judiciaire ont été fixées. Dans les mois qui viennent, la défense et l’accusation devront déposer leurs conclusions écrites concernant le dossier. Le procès débutera alors le 29 avril 2019 et est censé durer 4 jours. 

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Opération Panico : Quelques mises à jour

Des nouvelles de Paska, il a arrêté sa grève de la faim  [24/11/2018], sans obtenir de transfert. Nous ne savons toujours pas si il sera soumis au 14bis*  comme annoncé.

L’audience du 13 décembre sautera à priori, pour cause de maladie du juge.

Bientôt de nouvelles mises à jour!

repris de : panicoanarchico.noblogs.org

* L’art. 14bis est un régime de surveillance spéciale comprenant un isolement quasi permanent et la censure du courrier pour une période de 6 mois maximum, pour les détenus qui en raison de leur comportement compromettraient la sécurité de la prison notamment.

Emma Goldman – La révolution sociale est porteuse d’un changement radical de valeurs

1. Les critiques socialistes, mais non bolcheviks, de l’échec de la Russie affirment que la révolution a échoué parce que l’industrie n’avait pas atteint un niveau de développement suffisant dans ce pays. Ils se réfèrent à Marx, pour qui la révolution sociale était possible uniquement dans les pays dotés d’un système industriel hautement développé, avec les antagonismes sociaux qui en découlent. Ces critiques en déduisent que la révolution russe ne pouvait être une révolution sociale et que, historiquement, elle était condamnée à passer par une étape constitutionnelle, démocratique, complétée par le développement d’une industrie avant que le pays ne devienne économiquement mûr pour un changement fondamental.

Ce marxisme orthodoxe ignore un facteur plus important, et peut-être même plus essentiel, pour la possibilité et le succès d’une révolution sociale que le facteur industriel. Je veux parler de la conscience des masses à un moment donné. Pourquoi la révolution sociale n’a-t-elle pas éclaté, par exemple, aux États-Unis, en France ou même en Allemagne ? Ces pays ont certainement atteint le niveau de développement industriel fixé par Marx comme le stade culminant. En vérité, le développement industriel et les puissantes contradictions sociales ne sont en aucun cas suffisants pour donner naissance à une nouvelle société ou déclencher une révolution sociale. La conscience sociale et la psychologie nécessaires aux masses manquent dans des pays comme les États-Unis et ceux que je viens de mentionner. C’est pourquoi aucune révolution sociale n’a eu lieu dans ces régions.

De ce point de vue, la Russie possédait un avantage sur les pays plus industrialisés et « civilisés ». Certes, elle était moins avancée sur le plan industriel que ses voisins occidentaux, mais la conscience des masses russes, inspirée et aiguisée par la révolution de Février, progressait si rapidement qu’en quelques mois le peuple fut prêt à accepter des slogans ultra-révolutionnaires comme « Tout le pouvoir aux soviets » et « La terre aux paysans, les usines aux ouvriers ».

Il ne faut pas sous-estimer la signification de ces mots d’ordre. Ils exprimaient, dans une large mesure, la volonté instinctive et semi-consciente du peuple, la nécessité d’une complète réorganisation sociale, économique et industrielle de la Russie. Quel pays, en Europe ou en Amérique, est prêt à mettre en pratique de tels slogans révolutionnaires ? Pourtant, en Russie, au cours des mois de juin et juillet 1917, ces mots d’ordre sont devenus populaires ; ils ont été repris activement, avec enthousiasme, sous la forme de l’action directe, par la majorité de la population paysanne et ouvrière d’un pays de plus de 150 millions d’habitants. Cela prouve l' »aptitude », la préparation du peuple russe pour la révolution sociale.

En ce qui concerne la « maturité » économique, au sens marxien du terme, il ne faut pas oublier que la Russie est surtout un pays agraire. Le raisonnement implacable de Marx présuppose la transformation de la population paysanne en une société industrielle, hautement développée, qui fera mûrir les conditions sociales nécessaires à une révolution. Mais les événements de Russie, en 1917, ont montré que la révolution n’attend pas ce processus d’industrialisation et – plus important encore – qu’on ne peut faire attendre la révolution. Les paysans russes ont commencé à exproprier les propriétaires terriens, et les ouvriers se sont emparés des usines, sans prendre connaissance des théorèmes marxistes. Cette action du peuple, par la vertu de sa propre logique, a introduit la révolution sociale en Russie, bouleversant tous les calculs marxiens. La psychologie du Slave a prouvé qu’elle était plus solide que toutes les théories social-démocrates.

Cette conscience se fondait sur un désir passionné de liberté, nourri par un siècle d’agitation révolutionnaire parmi toutes les classes de la société. Heureusement, le peuple russe est resté assez sain sur le plan politique : il n’a pas été infecté par la corruption et la confusion créées dans le prolétariat d’autres pays par l’idéologie des libertés « démocratiques » et du « gouvernement au service du peuple ». Les Russes sont demeurés, sur ce plan, un peuple simple et naturel, qui ignore les subtilités de la politique, des combines parlementaires et les arguties juridiques. D’un autre côté, son sens primitif de la justice et du bien était robuste, énergique, il n’a jamais été contaminé par les finasseries destructrices de la pseudo-civilisation. Le peuple russe savait ce qu’il voulait et n’a pas attendu que des « circonstances historiques inévitables » le lui apportent sur un plateau : il a eu recours à l’action directe. Pour lui, la révolution était une réalité, pas une simple théorie digne de discussion.

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Bologne : une bombe contre un local de Forza Nuova

Bologne, une bombe contre le siège de Forza Nuova

Un engin rudimentaire (une boite contenant de la poudre noire) a explosé dans la nuit via la Biancolelli à Borgo Panigale, à Bologne, devant un local de Forza Nuova. Il n’y a pas eu de blessé, mais le volet a été endommagé et les vitrines brisées. La police d’État, et la Digos, ont ouvert une enquête.

reformulé de la presse

Vézac, France : Des flammes au domicile de la députée LREM [+ Quelques notes sur l’attaque et les émeutes ritualisées du samedi après-midi]

Aux alentours de 23 heures à Vézac (Dordogne) samedi 10 décembre, après une journée d’émeutes générale aux quatre coins du pays (Marseille, Paris, Toulouse, Bordeaux, Dijon, pour ne citer qu’elles), les flammes sont venues lécher le domicile de Jacqueline Dubois, députée LREM de Dordogne. Sa voiture personnelle, ainsi que celle de son mari, sont partis en fumée. « Je m’en suis rendue compte en éteignant la lumière me couchant. J’ai vu une lueur à l’extérieur, et en ouvrant mes volets, j’ai découvert l’incendie », raconte la députée, qui a eu peur que les flammes atteignent la maison.

Nous trouvons intéressant de relayer les attaques incendiaires en dehors des émeutes du samedi après-midi, qui commencent à se ritualiser depuis trois semaines. L’attaque individuelle ou en petits groupes, dans une période de désordre généralisé, ouvre des possiblités immenses dans la conflictualité actuelle avec ce monde. En tant qu’anarchistes, lier nos idées à l’agir fait partie de nos bases, c’est indéniable. Nous cherchons à les diffuser et à les pratiquer peu importe le moment, en période de pacification comme en des temps de désordre et de chaos comme aujourd’hui (bien que les raisons qui y poussent ne soient pas les nôtres. Lire une critique anarchiste de ce mouvement ici). Nous ne ferons pas ici la liste des attaques et des dégâts de ce samedi 10 décembre, car elle serait trop longue et ce n’est pas le sujet. Ce que l’on peut dire, c’est que le gigantesque dispositif policier déployé à Paris (mais aussi ailleurs, comme à Toulouse, Marseille, Bordeaux ou Dijon) n’a pas empêché la propagation du chaos à d’autres secteurs de la ville (jusqu’à la place de la République) que les Champs-Elysées, déjà dévastés avec rage et joie le week-end précédent. La mairie de Paris a d’ores et déjà confirmé que les émeutes de ce samedi 10 décembre ont fait davantage de dégâts matériels que celle du 1er décembre. Et on s’en réjouit, bien évidemment.

En plus de frapper le domicile d’une responsable du désastre, cet incendie permet également d’élargir le désordre loin des photographes amateurs (émeutiers ou non) qui, il est clair, participent à la répression qui ne fait que commencer. C’est un fait assez hallucinant de voir des barricadiers se mettre à faire des selfies au milieu des affrontements, mettant en danger d’autres révoltés qui ont autre chose à foutre dans ces moments-là que de sortir leur portable, comme par exemple protéger leur intégrité physique, faire attention aux mouchards et autres charges de bacqueux ou à la présence deflics en civil, etc… (relire ce texte sur les émeutes du G20 à Hambourg: « Sur les vacances à Hambourg » : selfies, désordre et tyrannie de l’image).

Certains individus choisissent leur propre temporalité, loin de la logique mouvementiste  actuelle chez de nombreux révolutionnaires, anarchistes ou non, qui consiste à être là où ça se passe. Appuyons cette révolte, en étendant les actes d’hostilité du centre à la périphérie, partout et à tout moment !

sansattendre.noblogs.org

Marseille : les vitrines de la mairie et de la Soleam volent en éclat

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* 1/7e arrondissements secteurs où se situaient les 3 immeubles de la rue d’Aubagne qui se sont écroulés il y a plus d’un mois faisant 8 morts.
** voir aussi ici : (pour le récit de la semaine dernière) https://mars-infos.org/riposte-marseillaise-3596
*** à Marseille on aperçoit peu de gilets jaunes dans le zbeul et c’est tant mieux, néamoins on oubli pas toutes les limites liée à ce « mouvement » https://rebellyon.info/Le-choix-dangereux-du-confusionnisme-19845

Trois caméras de surveillance extérieures retrouvées lors d’une journée de soutien

Anecdote

Une des deux caméras de modèle “BOLYGUARD MG983G” retrouvées lors de la journée de soutien

Septembre 2018, dans une petite campagne sarthoise de 300 habitant.es.

Pour répondre à l’appel à soutenir financièrement et matériellement la résistance à la poubelle nucléaire à Bure, nous décidons d’organiser une journée de soutien dans notre lieu de vie. Au programme, conférence gesticulée, temps d’échange sur la situation actuelle de la lutte, cantine et concerts.

Jour J, les premières personnes arrivent en début d’après-midi, en voiture, en vélo ou à pied depuis le bourg. (Il est important de noter que le lieu se trouve au bout d’un chemin de 250m bordé d’un champ d’un coté, et d’une haie d’arbres de l’autre côté).

Vers 15h, une des participantes qui est arrivée à pied en empruntant le chemin nous fait remarquer qu’il y a un appareil non identifié au sol dans les herbes. Une des organisatrice décide de l’accompagner pour aller voir. Le dispositif est ramené et analysé. Il s’agit d’une caméra de surveillance à distance de modèle BOLYGUARD MG983G.

Une équipe se monte pour aller vérifier que d’autres appareils ne sont pas planqués. *Bingo*, deux autres sont dénichés dans ce même chemin. L’un fixé à une hauteur d’environ 80cm dans un arbuste, le même que le premier trouvé, et l’autre à environ 1m20 fixé au tronc d’un arbre. Celui-ci ressemble à un drôle de boîtier rectangle mais reste une caméra de surveillance à distance, cette fois-ci de modèle RECONYX HYPERFIRE SM750.

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France : Les plus beaux blocus sont ceux qui s’enflamment – 3 et 4 décembre 2018

Depuis vendredi 30 novembre, de nombreux lycées sont bloqués un peu partout. Si certains jeunes tiennent à mettre des revendications derrière leurs actions (contre la « réforme du Bac », « Parcoursup » ou encore « le service national »), d’autres ont compris depuis bien longtemps que la révolte n’a pas besoin de revendications. Des manifs sauvages ont brisé la normalité dans de nombreuses villes de province, comme à Lille, Nantes, Dijon, Auxerre et Avallon (Yonne), Besançon, Limoges, Tours, Orléans, Noisy-le-Grand et Montreuil (Seine-Saint-Denis), Toulouse, Montauban, Saint-Raphaël (Var), Marseille…

Lundi 3 décembre, plus d’une centaine de lycées sont de nouveau bloqués dès 8h du nord au sud de l’Hexagone (188 précisément, d’après un décompte du ministère). A Aubervilliers, l’entrée du lycée J-P Timbaud, déjà ciblée par les flammes vendredi dernier (très vite éteinte par les pompiers), est incendiée à l’aide barricades de poubelles. Lors de la déambulation dans les rues, des poubelles et une voiture sont incendiées, des commerces, mobilier urbain et pubs attaqués, et une voiture de flics prise en chasse par des dizaines d’enragés perd une vitre… Les pompiers venus éteindre les incendies sont pourchassés à coups de caillasses. Dans le quartier des 4 Chemins, des magasins sont pillés et saccagés, comme un de téléphonie. Une riveraine raconte les scènes de pillages: « Tout le monde est rentré à l’intérieur et chacun se servait. Il y avait même des habitants du quartier qui sont descendus de chez eux avec des sacs, qui ont pris des choses et qui sont remontés […] »(Sud Radio, 04.12.2018)

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Lundi matin ou le pourrissement de la prétendue pensée radicale


Pour le site Lundi matin le fascisme fait « mûrir » (Ce n’est pas une coquille : ils n’ont pas écrit : « le fascisme fait mourir » mais mûrir)

« En réalité, l’arrivée du fascisme n’est jamais aussi mauvaise qu’elle ne paraît à première vue. Au moins est-elle l’occasion de déchanter, de mûrir et de faire un peu mieux à l’avenir. »

lundi.am/Le-proletariat-bresilien-n-a-pas-ete-vaincu-par-la-dictature-mais-par-la

Je comprends mieux maintenant la Pensée du Comité Invisible et de ses Disciples. « Après Hitler ce sera nous » disait le KPD en 1933… On connaît la suite…

En fait de « mûrissement » de la pensée stalinienne qui inspire ici Lundi Matin, il vaudrait mieux parler de pourrissement…

 Ni patrie ni frontières


 

Athènes – Revendication des attaques à Ilisia et Kolonaki pour Alexis, Zak, Sebastian, Mikhail et Dimitris

Dès que tu réalises que les rebuts de la société, les suicidés et les personnes tuées sont les figures les plus vives et les plus vibrantes de ce monde, ce moment est aussi un moment où tu te rends compte de la signification de ses valeurs et la violence structurelle inhérente à celui-ci. Nous avons été détruits d’innombrables fois par la froideur dans les yeux des gens qui nous entouraient. Nous avons été supprimés lentement et brutalement alors que nous sentions la mort tous les jours. Des temps morts du travail salarié, privés de toute subsistance, de l’automatisation de la production, du regard froid sans passion à la douleur, de la survie misérable, de notre transformation en information quantique pour la biotechnologie moderne, de la dépression psychologique et de la tristesse qui bloque complètement les fenêtres du plaisir, du jeu, de l’interaction sociale. Tout un complexe autoritaire a été créé, reproduisant la mort, reproduisant l’autorité de l’économie, de l’État, du patriarcat, de la nation, reproduisant les valeurs de soumission, d’isolement, d’élévation sociale, de la production de normativité et de stigmates.

Mardi 6 novembre, à l’aube, nous avons attaqué la caisse d’épargne postale d’Eurobank, rue Afxentiou à Ilisia, détruisant les caméras, cassant toutes les vitres et les guichets automatiques.

De plus, aux premières heures du dimanche 11 novembre, nous avons attaqué une bijouterie à Kolonaki, au coin de la Via Skoufa et de Massalias, brisant les vitres et l’entrée du magasin.

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Brésil – Qui a tué Indio ? Une réponse à l’appel anarchiste pour un mois de décembre noir.

Luiz Carlos Ruas présent, l’unique mort est l’oubli.

Luiz Carlos Ruas, alias Indio, a été assassiné par des néo-nazis pour avoir défendu deux personnes transgenres lors d’une aggression dans une station de métro centrale de la ville de São Paulo. Il est décédé après avoir défendu la liberté, alors que les gardes de sécurité et les citoyens étaient complices. On se souviendra toujours de lui dans l’offensive contre toute passivité et toute autorité!

Comment, « qui l’a tué »? Si les noms et les visages des tueurs sont déjà connu … Il n’a pas fallu attendre longtemps avant que les médias noirs transforment cet événement en spectacle. Il y a eu un étalage non seulement de ceux qui l’ont attaqué jusqu’au dernier souffle, mais aussi de sa famille, des personnes trans qu’il a défendues, de l’histoire de sa vie et de nombreuses informations diffusées dans le seul but de créer un immense écran de fumé. Sur cette situation dégueulasse, deux ans après sa mort, il devient indispensable de raconter cet événement en dehors des griffes de la domination.

Durant une nuit de Noël nullement pacifiée, deux néo-nazis poursuivent des personnes transgenre dans la station de métro « Pedro II » (nom donné par le dernier roi du Brésil colonial) dans le but de faire exactement la même chose qu’ils ont faite avec Indio. Ce qui démontre la traque persistante de ceux qui libèrent leurs désirs et leurs volontés et s’opposent à la normalité imposée. Cependant, dans un déni de passivité convaincu, le vendeur de rue âgé de 54 ans a fermement décidé de les défendre. Cette attitude lui a coûté la vie.

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Le grand défi

Rien ne semble échapper à la reproduction sociale, rien ne semble être en mesure de s’opposer à l’éternel retour de la plus mortelle des habitudes : le pouvoir. Des grèves sauvages qui s’arrêtent après la concession de quelques miettes, des protestations populaires auxquelles manque seulement la satisfaction de leur revendication sereine pour devenir des consensus de masse, l’abstention politique qui se précipite dans les urnes à l’appel de nouveaux politiciens, des révolutions sociales triomphantes lorsqu’elles obtiennent un changement de la garde… « Fallait-il que la routine eût de longues dents pour que nous en soyons là aujourd’hui ! » disait un vieux surréaliste.

C’est comme si toute révolte contre l’insupportable condition humaine était déchiquetée par les longues dents du vieux monde, comme si toute sa rage et son énergie étaient happées dans l’orbite institutionnelle. Cela confirmerait presque les tristes observations d’un célèbre anthropologue libertaire français, selon lequel au cours de l’histoire le passage de la liberté à l’autorité s’est toujours effectué à sens unique, sans exception. Il n’y a pas d’alternances possibles ni de retours en arrière. Une fois établi, l’État est destiné à durer pour l’éternité. Ainsi, la seule tâche de la révolte serait de stimuler le réformisme, ouvrant la voie au gouvernement du moindre mal.

Il va de soi que ceux qui ne sont pas disposés à accepter cette résignation érudite ne peuvent que s’interroger sur la manière de briser ce cercle vicieux, sur comment interrompre cette malencontre dont parlait l’anthropologue. Une question énorme, peut-être insoluble, composée d’innombrables facettes. A notre avis, un des éléments à prendre en compte est l’absence de… de notre… franchement, nous ne savons pas quelle est la meilleure définition. Quelqu’un pourrait peut-être le définir comme l’esprit du temps, entendu comme une tendance culturelle répandue à une époque donnée. Quelqu’un d’autre appellerait probablement cela un imaginaire collectif, ensemble de symboles, d’images et d’idées qui forment le substrat de la vie mentale. Mais nous, qui n’apprécions pas du tout la foi implicite dans ces deux définitions, préférons grandement soutenir la nécessité d’un monde qui nous soit propre, dans le sens d’un univers mental autonome. Nous sommes persuadés que les moments de rupture avec l’ordre dominant ne réussissent pas à durer, non seulement à cause de toutes les difficultés opérationnelles qui surgissent dans de telles circonstances, mais aussi parce que –dans la tête, dans la bouche, dans le cœur et dans les tripes des insurgés– n’existe que le monde de l’État, le seul dont tous aient eu une expérience directe, concrète, quotidienne. Un monde qui, excepté pendant la brève période d’impétuosité de la révolte, revient tôt ou tard.

L’autorité et l’obéissance ont évidemment modelé l’esprit du temps et colonisé l’imaginaire collectif. Ils représentent les pôles magnétiques de ce qu’on appelle généralement la culture, réussissant à bannir tout doute sur le fait que ce monde –c’est-à-dire celui où nous vivons, celui où nous sommes contraints de vivre– est le seul possible. Nous devons y croire, point final. Ce résultat n’a rien de naturel, il n’a été obtenu que récemment au terme d’un long processus de domestication sociale. A la différence d’un passé troublé par des hérésies, des utopies et des classes dangereuses, aujourd’hui aucune jungle luxuriante en marge de l’ordre civil ne le menace. A la limite, il reste un désert. Comme si en dehors de l’État et de sa vie au garde-à-vous ne pouvait pas exister tout autre chose, mais seulement rien d’autre. Le rien le plus désolant. Et comme personne n’aime vivre dans le désert, excepté peut-être quelque ermite plus ou moins digne ou plus ou moins rancunier, il va de soi que ce monde de parlements et de banques, d’usines et de bureaux, de tribunaux et de prisons, de supermarchés et d’autoroutes… a fini par devenir le seul monde et l’unique modèle à disposition de l’être humain. Tant matériellement qu’idéalement, il est perçu comme un point de référence impératif et totalisant, susceptible au mieux d’une configuration différente de ses éléments déjà présents. Si les barricades cessent de servir d’exutoire pour se transformer en tremplin vers un siège électoral, si les insurgés se retrouvent à réclamer des marchandises sans logo, de grands travaux utiles à la collectivité, le respect des droits et ainsi de suite, nous pensons que cela est en grande partie lié à un manque d’imagination.

Évidemment, ce n’est pas du tout un problème pour ceux qui pensent que l’autorité est en mesure d’accorder et de garantir la liberté (oh, trois fois rien, cela ne concerne que la quasi-totalité de l’espèce humaine). Pour ceux-là, –au-delà du fait qu’ils donnent ou suivent des ordres–, le vrai problème est de trouver la configuration appropriée. Non, ce problème ne peut être ressenti et soulevé, discuté et affronté, que par ceux qui pensent que tout État, tout gouvernement, toute autorité sont mortels pour la liberté humaine. En d’autres termes, il n’y a que les anarchistes, avec ou sans étiquette AOP, qui peuvent et doivent s’en (pré)occuper. Mais cela n’intéresse pas beaucoup d’entre eux. Ils considèrent que c’est un faux problème, une perte de temps. Inutile de tourmenter les jours déjà peu enthousiasmants que nous devons passer sur cette terre en se posant des casse-tête insolubles, surtout quand on peut s’en remettre à la commodité du déterminisme ou à l’auto-suffisance du nihilisme.

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Italie : mises à jour procès « Scripta Manent »

Au cours de l’audience du 14 novembre, le calendrier des audiences a été notifiés pour la énième fois, après que l’expert du tribunal ait effectué une demande de delais supplémentaire pour la retranscription des interceptions, obtenant un délai supplémentaire de 60 jours, ainsi qu’un deuxième expert.

Le Procureur a rapporté que la PG (police judiciaire) avait oublié de livrer un CD audio et a essayé de demander une prolongation de la détention préventive au cours de l’audience, mais pour le moment un calendrier a été fixé, qui rentrerai dans les delais de la détention préventive. … et qui expirerait à la fin du mois de février (comprenant les 30/35 audiences tenues, l’expiration est passée de la mi-janvier au 18 février plus quelques jours en fonction des audiences tenues en janvier). Lors de l’audience du 14, l’expert ADN du tribunal, nommé après le rapport de Capra (expert en ADN de la défense), qui avait contesté la fiabilité de l’ancienne expertise sur différents points, a pris la parole.

La comparaison de l’ADN d’Alfredo a été refaite avec les échantillons, conservés par le RIS [police scientifique], de l’engin [explosif] de 2005 et d’une partie des poignées restantes. Évidemment, rien na été trouvé … sinon une « pollution » de plus de 30 profils d’ADN qui, selon le RIS, sont dus à des contaminations ultérieures.Cependant, cet objet d’expertise est introuvable! Il ne reste que le discours probabiliste sur l’analyse de 2012 entre un profil mixte de plusieurs contributeurs et un profil partiel obtenu à partir d’une partie de la poignée du sac en plastique de 2005, selon laquelle il aurait existé à l’époque des allèles [base génétique] compatibles avec celui d’Alfredo. La défense, par l’intermédiaire de son expert, donnera l’explication technique en la matière, mais il s’agit, par simplification, d’allèles communs à la majorité de la population (« italienne », « caucasienne », etc.), pour lesquels le discours probabiliste est valable, dans lequel les valeurs de probabilité varient en fonction des données de comparaison placées dans un logiciel qui les analyse.

Voyant toute l’histoire de ce procès, la caricature se passe de commentaire.

N’ayant rien de mieux le procureur Sparagna n’arrête pas d’essayer d’ajouter des cartes à ce procès. Le 14, il a jugé bon de rajouter:
– Les registres de la police pénitentiaire (de l’escorte) du 18 juin 2018, probablement pour signaler le comportement à l’audience
– Des annotations de la Digos Pescara et Turin, juin 2018
– Fenrir N ° 9
– La déclaration des inculpés de « Scripta Manent » pour le 31 mai
– L’affiche FUROR MANENT
– « La liste d’attaques FAI / FRI dans le monde »
– La brochure sur Scripta Manent
– Vetriolo N ° 2
– Les notes de la police sur les mises à jour du site Web de Croce Nera Anarchica de mai à novembre 2018

etc. etc.

En pratique, un procès sans fin qui « enquête » ou plutôt collecte des infos autour de la solidarité passée, présente et future.

Le calendrier pour le moment est le suivant :
7 décembre – audience technique, sans plaidoirie
22-23 janvier – demandes d’audiences du proc et des parties civiles
11-12-13-14-15 février – défenses

Avec l’audience du 7 décembre, nous devrions savoir s’il y a d’autres nouvelles sur la temporalité ou des changements de date.

 

Repris de https://anarhija.info

Emma Goldman – Le patriotisme, une menace contre la liberté (1911)

Qu’est-ce que le patriotisme ? Est-ce le fait d’aimer le lieu où l’on est né, l’endroit où se sont déployés les rêves et les espoirs de notre enfance, nos aspirations les plus profondes ? Est-ce l’endroit où, dans notre naïveté enfantine, nous regardions les nuages défiler dans le ciel à vive allure en nous demandant pourquoi nous ne pouvions nous déplacer aussi rapidement ? Le lieu où nous comptions des milliers d’étoiles scintillantes, effrayés à l’idée que chacune d’entre elles puisse être l’un des yeux du Seigneur et fût capable de percer les grands secrets de notre petite âme ? L’endroit où nous écoutions le chant des oiseaux, et désirions ardemment avoir des ailes pour voler, tout comme eux, vers de lointaines contrées ? Ou celui où nous nous asseyions sur les genoux de notre mère, fascinés par des contes merveilleux relatant des exploits inouïs et d’incroyables conquêtes ? En résumé, le patriotisme se définit-il par l’amour pour un morceau de cette terre où chaque centimètre carré représente des souvenirs précieux, chers à notre cœur,  et qui nous rappelle une enfance heureuse, joyeuse, espiègle?

Si c’était cela le patriotisme, il serait difficile de faire appel à ces sentiments aujourd’hui en Amérique : en effet, nos terrains de jeux ont été transformés en usines, en fabriques et en mines, et le vacarme assourdissant des machines a remplacé la musique des oiseaux. Il ne nous est plus possible d’écouter de belles histoires, de rêver à de nobles exploits, car aujourd’hui nos mères ne nous parlent plus que de leurs peines, leurs larmes et leur douleur.

Alors, qu’est-ce que le patriotisme? «Le patriotisme, monsieur, est l’ultime ressource des vauriens», a déclaré le Dr Johnson. Léon Tolstoï, le plus célèbre des antipatriotes de notre époque, le définit ainsi : le patriotisme est un principe qui justifie l’instruction d’individus qui commettront des massacres de masse ; un commerce qui exige un bien meilleur outillage pour tuer d’autres hommes que la fabrication de produits de première nécessité — chaussures, vêtements ou logements; une activité économique qui garantit de bien meilleurs profits et une gloire bien plus éclatante que celle dont jouira jamais l’ouvrier moyen.

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Barcelone, Espagne : Solidarité en flammes 30 novembre 2018

Dans la nuit du 30 novembre à 2h du matin, alors que le quartier de Sant Andreu était en fête et que les flics patrouillaient, un distributeur de billets de la Deutsche Bank a brûlé de rire.  Un graffiti, « prisonnier-e-s enlutte ».

Une action individuelle.

Conséquence cohérente de ma tendance anarchiste.

Que les flammes illuminent, même d’un simple sourire, les nuits de mes compagnon-nes.

Aux prisonnier-e-s en lutte de la péninsule ibérique. En avant compagnon-ne-s !

Aux personnes poursuivies en Italie pour les opérations Panico et Scripta Manent !

A Paska, compagnon en grève de la faim depuis le 5 novembre. Force à toi compagnon !

A Anahi, dans le coma après une attaque en Argentine. Tiens bon compagnonne !

A Hugo et Marcos, rebelles et vengeurs. En avant !

A Juan Aliste. Irréductible !

Aux combattant-e-s grec-que-s et chilien-ne-s !

Lisa, je t’attends avec un sourire complice !

A tous les individus cohérents et conséquents. Continuez la lutte !

Aux compas de Madrid.

Que M.I.L distributeurs de billets brûlent !

[Traduit de barcelona indymedia par sansattendre.noblogs.org, 03.12.2018]

On ne traverse pas des mers et des frontières en lâchant des lanternes

Le vendredi 23 novembre a eu lieu une marche de solidarité avec les exilés à Ouistreham, suivie d’une tentative d’ouverture de squat et d’accrochages avec les gendarmes. Ce texte revient sur ce qui s’y est passé.

On ne traverse pas des mers et des frontières en lâchant des lanternes

Vendredi 23 novembre au soir avait lieu une marche de solidarité avec les migrants de Ouistreham, toujours aussi nombreux à vivre dehors et à essayer de passer la frontière vers l’Angleterre par le terminal de car-ferry. Cette marche était organisée dans le cadre du festival « citoyen » festisol. Sur place, depuis plusieurs années maintenant, des solidarités de base sont organisées par des habitants et habitantes (repas, fringues, douches, hébergement…), tandis que de nombreux squats sont régulièrement ouverts à Caen, notamment par l’Assemblée générale de lutte contre toutes les expulsions.

La marche, déposée en Préfecture et ouverte par une bagnole de flics, réunit 400 personnes. Le CAMO (Collectif d’Aide aux Migrants de Ouistreham) la souhaite silencieuse, en hommage aux morts écumant la méditerranée. Une fraction des gens refusent de jouer cette pièce macabre : fumigènes et slogans égayent la manif, rapidement encadrée par les gendarmes. Pas mal de migrants, quasi-tous soudanais, sont présents dans le cortège, et peu disposés au silence eux aussi.
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Rome : Conférence interrompue pour Nathalia et les prisonnières du CRA de Ponte Galeria

Le mercredi 28 novembre, une quinzaine de personnes solidaires ont choisi d’interrompre la rencontre à la bibliothèque « Moby Dick » de Garbatella, organisée par le « Garant des personnes privées de liberté ».
Le directeur de Caritas, professeur de philosophie théorique et directeur de l’office national de lutte contre les discriminations raciales, a pris part à une rencontre intitulée « Migrations et hospitalité ». De leurs confortables positions de pouvoir, ils prétendent gérer, contrôler et analyser la vie au sein des lieux d’enfermements, des CRA, des hotspot et de l’ensemble du système « d’acceuil ».
Ces lieux et ce système sont ne sont pas réformables et ont pour seul objectif de priver de liberté et ils doivent être détruits.
À l’intérieur de ces structures, on meurt, comme cela a malheureusement eu lieu le 11 novembre au CP de Ponte Galeria, où Natalia est décédée avant l’arrivée de l’ambulance et dont la mort a été rendue publique qu’après plusieurs jours par la voix de ses compagnonnes incarcérées.
Ces histoires sont souvent passée sous silence et ce n’est que par contact direct avec les femmes emprisonnées que nous apprenons l’absence d’eau chaude pendant plusieurs jours, le harcèlement des agents sur les prisonnières, les crachats lors de la demande de nourriture et les cheveux arrachés lors des perquisitions.
Il a été décidé de crier contre ces personnages toute notre colère et d’arrêter leur théâtre sordide, une vitrine inutile sur le faux accueil et l’hospitalité.
Dans le quartier, il y a aussi des affiches dans différentes langues qui parlent de ce qui s’est passé et se passe à Ponte Galeria et dans les autres prisons.
Dans la nuit qui précède une bannière avec écrit « De la prison on meurs tous les jours. Natalia est décédée dans le CP le 11 novembre. L’indifférence, c’est la complicité  » est apparue sur la Via Casilina.

Repris de roundrobni.info

aussi :

Contre les déportations révolte dans le hotspot de Taranto

Le 14 novembre dans l’après-midi du 14 novembre, une quantaine de personnes enfermés depuis quelques jours dans le hotspot de Taranto et risquant l’expulsion se sont affrontés avec les forces de l’ordre. Deux personnes ont réussi à s’échapper en escaladant la clôture, et en jettant des pierres et des morceaux de verre en directions des flics. Un policier aurait blessé à la jambe.

résumé depuis : https://hurriya.noblogs.org/post/2018/11/15/taranto-contro-

[Montreuil] Rencontres contre toutes les prisons !

Les 15 et 16 décembre à Montreuil, deux jours de discussions, expositions, rencontres, cantines, contre toute forme d’enfermement !

Mettre à mal l’idée même de l’enfermement c’est s’attaquer à un des piliers de cette société basée sur l’exploitation et la reproduction des dominations. La taule est une menace pour tou.te.s celles et ceux qui désirent vivre sans se soumettre aux lois qui régissent ce système, ou qui n’ont pas d’autres possibilités que de vivre en contradiction avec celles-ci.

À l’heure d’une nouvelle extension du système carcéral il nous semble important de se donner des perspectives de lutte. Cet énième plan prison à l’oeuvre, c’est 15 000 places de plus derrière les murs. Il prévoit à la fois la construction de nouvelles taules, de quartiers haute- sécurité, de SAS (structures d’accompagnement vers la sortie) et la rénovation d’anciennes prisons comme celle de la Santé à Paris dont la réouverture est prévue le 7 janvier prochain. Cette nouvelle réforme pénitentiaire vise aussi à étendre toujours plus la prison dans la société, avec notamment le développement de la surveillance électronique et la création d’un pôle emploi des TIG (travaux d’intérêts généraux). Régulièrement, des révoltes secouent les prisons suite à des assassinats par les matons, après des suicides ou du fait des conditions d’incarcération, certaines remettant en cause l’existence même des prisons. Dehors, des personnes se solidarisent par différents moyens : depuis l’hiver dernier se sont succédés émeutes et manifs à Toulouse, actions contre la grève des matons, rassemblements devant Fleury-Merogis, mais aussi incendies de voitures de matons à la prison de Fresnes ou de véhicules de constructeurs de taules en Isère… Ces rencontres pourront être l’occasion de partager des idées autour de ces révoltes et luttes actuelles et d’autres plus anciennes.

Ce sera également un moment pour discuter des divers outils existants comme les radios anti-carcérales, les journaux, les caisses de solidarité qui, en diffusant des infos et en créant des liens entre l’intérieur et l’extérieur, contribuent depuis de nombreuses années aux luttes contre la prison et d’autres formes d’enfermements (centres de rétention, hôpitaux psychiatriques, établissements pénitentiaires pour mineur.e.s, etc.).

Ces rencontres ont lieu en région parisienne mais nous souhaitons qu’elles puissent être un temps d’échanges entre personnes de différents coins de l’hexagone. Pour celles et ceux qui s’intéressent de près ou de loin aux luttes anti-carcérales, ce week end sera une occasion de se rencontrer !

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Au-delà de la loi

A dire vrai, je ne comprends pas bien ce que l’on veux dire aujourd’hui lorsque l’on parle d’ « illégalisme ». Je pensais qu’il s’agissait d’un mot désormais désuet, qui ne figurerait plus que dans les livres d’histoire du mouvement anarchiste, enfermé à jamais à côté de la toute aussi ancienne « propagande par le fait ». Lorsque, récemment, j’en ai réentendu parler, sur un ton aussi critique qu’ instrumental, je n’ai pas pu retenir un mouvement d’étonnement. Je commence à ne plus supporter cette manie de dépoussiérer les vieilles polémiques mais sans faire face à de nouvelles discussions, mais qu’importe.

Il me semble avoir compris quelque chose en tous cas. L’illégalisme dont on (re)parle aujourd’hui n’est pas ce concept qui a été vivement débattu au sein du mouvement anarchiste au début du siècle. À l’époque, cette définition désignait principalement toutes les pratiques interdites par la loi utiles pour résoudre les problèmes économiques des camarades : braquages, vols, contrebande, contrefaçon d’argent, etc. Il me semble qu’aujourd’hui, certains anarchistes qui manquent d’argumentation essaient trop facilement d’attribuer au terme d’illégalisme le sens d’une fin sublime en soi de tout comportement interdit par la loi, et pas seulement de celui dicté par des besoins de survie. En bref, l’illégalisme deviendrait une sorte de théorisation de l’illégalité érigée en système, avec une valeur universelle.

Quelqu’un a même été plus loin, jusqu’à blâmer durement un « illégalisme à tout prix », fustigeant parmi des camarades qui enfreignent la loi même quand ils pourraient faire autrement : comme ça, pour savourer le frisson de l’interdit ou pour satisfaire un dogme idéologique. Je me demande comment à fait ce quelqu’un pour tombé dans cet illégalisme à tout prix, où j’en ai entendu parler. Qui pourrait être tenté de contester les rigueurs de la loi quand elle pourrait s’en passer ? Personne, évidement.

Mais probablement le point sur lequel nous devrions réfléchir est un ailleurs. Un anarchiste peut-il faire sans contester la loi ? Bien sûr, dans de nombreux cas c’est possible. Par exemple, au moment où j’écris dans un journal dans le cadre de la loi : suis-je un anarchiste légaliste ? Et si au lieu de cela, ce soir, je postais des affiches clandestines, deviendrais-je un anarchiste illégalliste ? Mais alors, qu’est-ce qui distinguera ces deux catégories d’anarchistes ?

La question de la relation entre un anarchiste et le droit ne peut être écartée de manière aussi expéditive et trompeuse. À mon avis, l’action d’un anarchiste ne peut être conditionnée par le droit, ni positivement ni négativement. Je veux dire que ce qui le pousse ne peut pas être le respect révérencieux de la législation en vigueur, sans parler du goût de la transgression comme une fin en soi, mais ses idées et de rêves, ainsi que de ses attitudes individuelles. En d’autres termes, un anarchiste ne peut être qu’un alegal, un individu qui se propose de faire ce qu’il veut au-delà de la loi, sans se fier à ce qui est permis ou interdit par le code pénal.

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Gênes : Tattoo Circus en soutien aux Prisonnier.es – 1er et 2 décembre

SAMEDI 1er DECEMBRE :
DU 14 AU SOIR: tatouages, piercings, massages et traitements ostéopathiques personnalisés
À 18 heures: Présentation du livre « I giustizieri. Propagande par le fait et attaques anarchistes de la fin du XIXe siècle « , Edizioni Monte Bove, avec l’auteur Gino Vatteroni
A partir de 21h: diner
DJ SET SUIVANT
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DIMANCHE 2 DECEMBRE :
DU 12 AU SOIR: tatouages, piercings, massages et traitements ostéopathiques personnalisés
À 14h00: un point sur le procès « Scripta Manent »
Au CIRCOLO BOLO LIBERTARIO VAL BISAGNO à Piazzale Adriatico, Gênes
En train: de la gare de Brignole, bus 48 480 482 680
En voiture: sortie Genova Est, continuer sur la SS45 jusqu’à Piazza Adriatico
Informations et réservation de tatouages SPAZIO DI DOCUMENTAZIONE E DISCUSSIONE CHELINSE, chelinse@autistici.org
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repris de : https://anarhija.info

Des oreilles et des yeux

Les dispositifs en question sont variés : microphones, caméras, balises de localisation. Les espaces visés peuvent être tous les espaces qu’on traverse : bâtiments, véhicules, espace public. Ces pratiques sont parfois légales, réalisées avec l’accord d’un juge d’instruction par exemple, et parfois non, réalisées par les services de renseignement hors d’un cadre légal.

On a constaté le manque d’informations disponibles autour de nous sur ce type de surveillance. Quelle est l’utilisation réelle de ces dispositifs par les services de renseignement ? Quels types de dispositifs sont utilisés ? Dans quels contextes ? Avec quelle efficacité ? Quels moyens mettre en place pour contrer ce type de surveillance ?

Du coup, on a décidé de collecter des informations à ce sujet, avec l’idée d’écrire et de publier une brochure d’ici quelques mois. On souhaite se concentrer dans cette brochure sur la surveillance exercée par les services de renseignement et de police politique des États en Europe à l’encontre d’individus ou groupes pratiquant des actions subversives. De plus, on se limite à l’étude des dispositifs de surveillance physiques dissimulés dans les espaces traversés par les individus ou groupes surveillés (on ne parlera donc pas d’autres types de surveillance comme les filatures, les écoutes téléphoniques ou la surveillance d’Internet).

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On y va ou on siffle ? 

 « Là où il y a révolution, il y a confusion.

Là où il y a confusion, un homme qui sait ce qu’il veut à tout à gagner »
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Face aux troubles qui ont perturbé de nombreuses routes en Italie ces jours-ci, les militants sont perplexes. Face à ces blocages, ces assauts, ces affrontements, mis en place par ceux qui sont à des années-lumière de toute tension subversive, la fameuse question leur vient immédiatement en tête : que faire?
On y va ou on les siffle ? – Peut-être on y va et on siffle. En fait non, on siffle et on n’y vas pas. Mah et si en fait on y va, d’abord on siffle ensuite on applaudi ?
D’un côté, celui du on-y-va-pas, il n’y a pas de doute. Ces forconi [bonnets rouges Italiens] qui se mélangent avec le drapeau tricolore, ces manifestants applaudissant la police, ce mélange de commerçants craignant de voir leurs profits diminuer, de fascistes désireux de chevaucher le tigre et les ultras avec de l’urticaire sur les mains, tout cela n’est pas et ne peut être pour nous. Ne confondons pas le populisme avec peuple, please. Le premier est réactionnaire et grossier, le second est au mieux ingénu et un peu rustre. Le premier doit être détruit sans hésitation; le second doit être façonné, modelé, mise en forme. Ce n’est pas une question de pureté, la chair prolétarienne est délicieuse. Sauf que, comme masse à enrôler, mieux vaut préférer les nécessiteux désespérés, sans art ni partie, qui ont une famille à défendre. Ils sont plus faciles à embrouiller et à guider. Mais parmi eux, que faire avec qui détient un numéro fiscal et peut-être même la carte d’un vulgaire parti ?
Mais de l’autre côté aussi, celui des on-ne-siffle-pas, il n’y a pas de doute. L’odeur de la sueur du travailleur est toujours excitante, les grondements de l’estomac sont une musique pour les oreilles. Ces forconi mobilisent tous ces gens, ils parviennent à bloquer ou à perturber la moitié du pays (ce que les subversifs n’ont pas été en mesure de faire), impossible de les ignorer. Et pourquoi pas, puisque l’on entonne le mantra des mains sales 24/24h ? Ne soutient-on pas que, beau comme la lumière du soleil, en dehors de l’ambiguïté il existe seulement l’identité des groupes marginaux ? Si les magistrats, les religieuses et les alpinistes sont bons dans une vallée piémontaise, il n’y a pas de raison que, dans le reste de l’Italie, cela ne devrait pas fonctionner avec les vendeurs ambulants et les chauffeurs de camion. Nous devons nous débarrasser de l’idéologie et mettre en jeu, nous jeter dans la mêlée, entrer en compétition avec les fascistes et ne pas quitter la place. En fin de compte, vous verrez qui a le plus gros mégaphone !
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Quant à nous, qui ne sommes pas des militants, nous ne pouvons pas nous empêcher de remarquer à quel point il est vraiment triste et limitant de diviser l’espace en deux, de penser que face à une situation – quelle quelle soit – il faut choisir entre deux alternatives sèches : la tour d’ivoire où préserver sa pureté, ou le fumier où se salir les mains.
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Allons, un peu d’imagination. Ne laissons pas la Mesa Verde dans les mains de la fiction. Vraiment il n’y a pas d’autres endroits dans l’ère des possibilités?
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« Et moi, maintenant? »
[13/12/13]
https://finimondo.org/node/1301

Milan : Initiatives en solidarité avec Paska en grève de la faim

Jeudi 15 novembre. Un groupe d’une quarantaine de compagnons s’est retrouvé à partir de huit heures du soir devant la prison de San Vittore pour faire un salut bruyant. Entre pétards, feux d’artifices et nombreux écrits sur les murs de l’enceinte de la prison, la solidarité s’exprime à tous les prisonniers mais surtout la proximité avec Paska en grève de la faim. De l’intérieur, comme toujours, une réponse chaleureuse.

Vendredi 16 novembre. Dans la matinée, désordre auprès du Département de l’administration pénitentiaire, situé près de la prison de San Vittore. Entre chœurs et interventions, on rappelle des responsabilités précises de ceux qui sont à l’intérieur des bureaux.

Mardi 20 novembre. Encore une fois sous les murs du Dap* mais cette fois équipé pour faire un tapage bruyant**. Le cortège dure une heure et demie jusqu’à l’heure du déjeuner, interrompant ainsi le travail à l’intérieur des bureaux. Une banderole est accrochée avec écrit « Le Dap commande, le bourreau exécute » et un tag est fait devant l’entrée principale. Après l’écrit, le groupe de camarades s’est rendu sur le marché Papiniano, à proximité, pour y distribuer des tracts et intervenir sur la situation de Paska et le rôle du Dap, dans cette affaire ainsi que dans le quotidien des brutalités et passages à tabac dans les prisons.

*D.A.P Département de l’Administration Pénitentiaire : responsable de la gestion du système carcéral (du personnel aux lieux d’enfermement).

**Battitura : battre le fer, ici battre les portes et les murs pour faire du bruit.

Repris de roundrobin.info

Trento : Le festival du film « Tutti nello stesso piatto » interrompu en soutien à Paska en grève de la faim

Le dimanche 25 novembre à Trente, une trentaine de compagnons ont interrompu la cérémonie de remise des prix du festival « Tutti nello stesso piatto ». Cet événement était aux dires [des organisateurs] une façon de soulever la question des « droits de l’homme » à travers des films et des documentaires. L’hypocrite Province de Trento, qui se vante d’être un territoire accueillant et démocratique alors qu’elle finance des entreprises militaires, des recherches sur la guerre et des projets répressifs de toutes sortes, cherche avec de telles initiatives à se donner un visage « propre » et solidaire. Parmi les promoteurs de l’initiative, il y avait aussi Elsa – The European Law Student’s Association – une organisation qui organise régulièrement des événements à Trente où il est possible de trouver des soldats et des hommes en uniforme, ainsi que des magistrats et des juges. Pendant l’interruption, les camarades ont distribué des tracts et sont intervenus pour Paska en grève de la faim et en solidarité avec Giovanni et Ghespe.

Ci-dessous, le tracts distribué :

UN DE NOS COMPAGNON EST EN GRÈVE DE LA FAIM

Au nouvel an d’il a deux ans, à Florence, une bombe avait explosé à la bibliothèque de Casapound, blessant gravement un policier-démineur maladroit. Quelques mois plus tard, à Florence, les lieux occupés par les anarchistes, « Il Panico » et « Riottosa », ont été explusés et plusieurs compagnons et compagnones ont été arrêtés pour « association de malfaiteurs ». Quatre de ces compagnons (dont trois sont encore en prison) sont accusés d’avoir posé cette bombe. Pendant que les fascistes s’organisent (dans les rues comme dans les palais) et ont déjà ouvert le feu (à Macerata et ailleurs), l’État se venge de ceux qui les ont toujours combattus et de la société injuste qui les génère.

C’est pourquoi il tente d’enfermer ces camarades pour des années derrière les barreaux d’une prison.

L’un d’entre eux, Paska, est en grève de la faim à la prison de La Spezia pour lutter contre le harcèlement dont il fait l’objet. Lors d’une audience devant le tribunal de Florence, il a voulu dénoncer ce qui lui était arrivé lors de son transfert, à savoir un passage à tabac par les gardes. Lorsque Paska a essayé de parler, le juge lui a dit que le sujet n’était pas inhérent au procès, puis il a été renvoyé de la salle d’audience. Les soutiens présents ont fait preuve de proximité avec le compagnon. Nous aussi voulons lui être proches ainsi que tous les prisonnier.es en lutte. Nous réitérons avec force que la pratique de l’action directe est de plus en plus nécessaire pour repousser les politiques de l’État et les pratiques de ses complices, qui deviennent de plus en plus oppressives chaque jour contre les rebelles et tous les exploités. Alors que le ministère de la Grâce et de Justice cherche avec de nouveaux décrets pour isoler les détenus en lutte; tandis que le nouveau décret sur la sécurité renforce de plus en plus la répression; tandis que la mentalité raciste, réactionnaire et fasciste progresse; alors que certains (voir le PD) essaie de transformer l’opposition aux fascistes en pure propagande électorale, après en avoir préparé le terrain; nous tenons une nouvelle fois à réitérer notre solidarité avec ceux qui luttent, a Paska en grève de la faim, et nous réitérons notre hostilité envers les gardes infâmes et toute notre haine contre l’État et les fascistes.

Liberté pour Paska, Giovanni et Ghespe!
Contre l’Etat et ses prisons.
Des anarchistes

 

Repris de roundrobin.info

Publication : Nouveau numéro de « Sans détour »

Le N.1 du journal anarchiste apériodique Sans Détour vient de sortir.
Les personnes intéressées peuvent nous écrire pour nous demander des exemplaires [à l’adresse sansdetour[at]riseup.net].

Extrait de l’édito:

« […] ce n’est pas la promesse d’un résultat heureux qui nous décide. Nous n’agissons jamais à crédit, au contraire, chaque prise d’initiative, chaque pas en avant porte déjà avec soi son sens et sa raison d’être. Parmi eux, la réponse immédiate et en acte à une tension qui nous traverse. Une tension bien souvent incommodante, celle qui nous agite et qui, agrippée à notre épaule, nous murmure à l’oreille : et toi, que fais-tu face à tout cela ? Cette tension qui n’est pas aveugle, mais qui est enrichie par l’analyse, la compréhension active, l’étude de ce qui nous entoure. Une tension qui donne du sens à nos efforts, à nos recherches, à nos prises d’initiatives, qui nous pousse à sortir du confort relatif de nos existences et à nous aventurer sur des chemins inconnus et dangereux. Une tension pour laquelle il vaut la peine de vivre, qui donne la force d’assumer les conséquences de certains choix, d’affronter la répression et qui peut aussi conférer un véritable sens à la mort.[…] »

Au sommaire de ce numéro:

-Des litchis en hiver. A propos d’exotisme et d’internationalisme
-Expansion techno-industrielle et résistances au pillage
-L’idéologie de la science
-2+2=7
-Des coups contre la prison
-Lectures intempestives

Continue reading « Publication : Nouveau numéro de « Sans détour » »

Naples : Compte rendu de l’audience pour l’arrestation de 20 camarades et de la saisie de deux espaces anarchistes

Aujourd’hui, le 22 novembre 2018, s’est tenue l’audience relative à la révision de l’arrestation préventive de 20 camarades et à la mise sous séquestre saisie du centre d’études libertaires et de l’espace anarchiste 76A.
L’audience a été reportée pour la cinquième fois au 14 février 2019, officiellement en raison d’un nouveau vice de procédure.
Les mises à jour suivront.
Repris de roundrobin.info
Voir aussi :

Espagne : Agence immobilière attaquée – Guerre à la spéculation capitaliste

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Nous communiquons avec un peu de retard que le 17 octobre dernier, une agence immobilière du district de Carabanchel a été attaquée, cassant à coup de marteau ses fenêtres, laissant un mot qui disait « guerre à la spéculation capitaliste ». À l’heure actuelle, divers quartiers de Madrid sont menacés par divers processus de spéculation, dans le contexte de projets étatiques et du capitalisme en constante mutation de la ville, en tant qu’élément essentiel de ce monde d’exploitation et de misère. À la suite de ce projet, les personnes exploitées vivant dans ces quartiers sont soumises à l’accroissement de la présence de grandes multinationales, à l’invasion des lobbys en jeu, aux contrôles de police, à la hausse des loyers et à la persécution continue des espaces occupés : Les agences immobilières jouent un rôle majeur dans ce processus. Il est donc important de les signaler en tant que ennemis. Les modatités d’attaque sont nombreuses et variées.

Solidarité avec CSOA La Gatonera, avec CSO Ca La Trava … et avec tous les centres sociaux occupés qui résistent et attaquent!

Solidarité avec les compagnons touchés le 29 octobre à Madrid, avec les compagnons touchés par la répression après la volte du G20 à Hambourg, avec Lisa et avec les compagnons frappés par l’État en Russie, en Argentine, en Italie (Scripta Manent, Opération Panico .. .) et d’autres endroits dans le monde!

GUERRE À LA SPÉCULATION CAPITALISTE

Des anarchistes

Repris de : anarhija.info

Argentine : ni victime ni bourreau

Nous ne voulons pas parler de répression, pas même de persécution ou de « chasse aux sorcières », comme cela a été dit ou lu précédemment. Nous ne considérons pas les livres ou les journaux « des armes », nous n’avons pas de rhétorique romantique sur la lutte anarchiste. Être anarchiste n’est pas une chose simple, il ne s’agit pas de choisir une idéologie et de traverser la vie sans aucun changement, car être anarchiste a un poids, et un poids assez important.

Nous sommes déclarés ennemis de l’État, nous sommes exploités, nous sommes opprimés, nous ne demandons rien, nous ne voulons pas de cadeaux ni de réformes, nous ne voulons pas de lois. Nous sommes des anarchistes qui combattons comme ils peuvent, en s’appuyant toujours sur nos valeurs.

C’est pourquoi nous ne nous attendons pas à ce que l’État agisse différemment par rapport a ce qu’il fait. Nous ne sommes pas des victimes, et nous savons très bien que nous ne sommes pas même des soldats, même si nous ne reculons jamais. Nous sommes influencés par les événements que nous voyons chaque jour devant nos yeux. Nous n’avons pas un tempérament féroce ni un cœur froid. Au contraire, nous avons des valeurs et des pratiques et nous essayons d’être aussi cohérents que possible avec celles-ci, et un cœur brûlant qui nous pousse chaque jour à lutter pour tout changer.

Malheureusement, une partie de cette société est construite sur la base de relations autoritaires. Elle a oublié l’empathie, au point qu’il est presque impossible de se mettre à la place de l’ autre ou même de comprendre comment une autre personne peut agir différemment de ce à quoi on s’attendait. Nous voyons avec regret comment les réseaux sociaux ont été remplis de mèmes, de blagues et de conversations dans lesquelles nous parlons, avec une profonde ignorance ou un air de grandeur, de cette situation: qui se bat quotidiennement entre la vie et la mort ou qui se trouve depuis longtemps temps en prison. La prison où près de la moitié des meurtres ont été perpétrés des mains de l’État, cet État démocratique directement responsable de la mort de plus de 5 500 personnes.

L’État a le monopole de la violence, condition indispensable à son existence. De son point de vue, il ne peut y avoir que des associations, des organisations et des responsabilités communes. Ils confondent les actions individuelles et essaient de les faire passer pour des conspirations collectives. Ils ne comprennent pas la liberté individuelle, l’action qui peut naitre d’une ou deux personnes.

Depuis l’assassinat de notre camarade Santiago, ils ont tenté par tous les moyens de créer une organisation mêlant Mapuches et Anarchistes, ont préparé le terrain pour marcher sur ceux qui sont non seulement contre le gouvernement, mais aussi contre l’État et le Capital. Contre nous, qui nous ne faisons pas de politique et luttons pour une révolution sociale qui changera l’état des choses à ses racines.

Ce sont des temps difficiles et ils le deviendrons de plus en plus, mais nous reconnaissons qu’ils n’ont jamais été faciles non plus mêmepar le passé. Les mois à venir nous montreront beaucoup de choses sur nous, et c’est dans le cadre de la solidarité anarchiste que nous devons nous soutenir, et non pas faire partie de ce système corrompu. Ce sont des moments où nous devons compter sur nos idées pour pouvoir penser clairement, et sur nos valeurs, la tête haute, pour continuer à crier: longue vie à l’anarchie!

Nous ne demandons rien.

repris de : https://anarhija.info


Le 14 novembre, dans l’après-midi, au cimetière de Recoleta, dans la mausolée du colonel Ramon Falcon (exécuté par le compagnon Simón Radowitzky), une bombe explose, blessant la compagnone Anahi Salcedo, transférée à l’hôpital de Fernandez,  blessé au visage. et au le crâne, elle a également perdu trois doigts et est actuellement dans le coma artificiel. Le compagnon Hugo Rodriguez est arrêté sur place. Quelques heures plus tard, devant la maison du juge Bonadio (célèbre pour sa poigne de fer, avec un passé mémorable dans la jeunesse de la garde de fer, groupe fasciste du péronisme, et pour la pratique actuelle et pour ses discours  répressif à l’égard des dissidents, le camarade Marcos Viola est accusé d’avoir lancé un autre engin explosif contre la voiture du magistrat.

Tôt le matin et les jours suivants, différents espaces de l’environnement anarchiste, des espaces occupés et des quartiers, ainsi que des maisons privées, ont été fouillés. Douze personnes ont été arrêtées au cours de cette chasse. Dont certains restent 72 heures en GAV). Par la suite une 10aine de camarades aurait été inculpés pour association de malfaiteurs, intimidation publique et possession de matériel explosif (pour les deux actions). […]

Voir ici : https://sansattendre.noblogs.org/post/2018/11/16/buenos-aires-argentine-une-compagnonne-blessee-lors-dune-attaque-a-la-bombe-plusieurs-arrestations/source: anarhija.info

+ d’info à venir

Lyon, France : Attaque aux cocktails Molotov du poste de police municipale de la Tête d’Or – 11 novembre 2018

Par une lune incendiaire, cette nuit du 11 novembre. Quand d’autres honorent des morts vaines, quand d’autres paisiblement se prélassent dans le sommeil et leurs fausses certitudes, quand la plupart se renferme dans l’impuissance et la crainte, nous autres allumons des mèches. Quelques Molotov ont atterri par mégarde sur le poste de la Tête d’Or [1]. Que la municipale s’arme et héberge le repos des militaires, il faut qu’elle sache qu’à trop noircir nos vies, ses murs d’enceinte en perdront leur éclat.

Pensée et courage aux six copains lyonnais dans leur combat judiciaire [2] !

Commando salamèche


NdSAD:

[1] Dans le 1er arrondissement de Lyon.

[2] En référence aux six antifascistes arrêtés le 13 novembre pour une action contre le local fasciste Bastion Social. Tous sont tous ressortis sous contrôle judiciaire après leur garde à vue.

 

Repris de  https://sansattendre.noblogs.org