Florence, opération Panico : mises à jour audience du 18/04 et (énième) nouveau calendrier

Aujourd’hui, [l’audience] a débuté avec la première embrouille : les retranscriptions des experts des interceptions environnementales, qui n’étaient pas complètes (à savoir qu’il manquaient certaines de celles demandées par le proc parce qu’ils se sont trompés en faisant les photocopies demandées) avaient été déposées la semaine dernière, en particulier celle qui est considérée par l’accusation comme la plus « incriminante » pour Paska. Au lieu de « Je leur ai mis une grosse bombe dans la bouche à casapound », l’expert a cependant entendu et transcrit « il est venu pour mettre une grosse bombe etc… ». L’accusation a dû avoir du ressentiment, puisqu’elle a insisté pour que l’expert réécoute le fichier audio et utilise l’aide d’un studio d’enregistrement pour « nettoyer » le bruit. Après ces pressions, l’expert a finalement réécrit cette interception avec l’interprétation de l’accusation, mais il l’a déposée hier à 17h00, et il n’a pas été possible pour la défense de retirer une copie avant ce matin.
La défense a donc demandé un report parce qu’il était impossible de procéder au contre-interrogatoire de l’expert. Le juge a dit quelque chose comme « il n’y a pas le temps », sans répondre formellement à la demande et a commencé l’audience.
Monti, l’expert en question, a fait sa déposition ; à la demande du juge, le fameux fichier audio a été entendu. On n’entendait pas grand-chose, des voix impossibles à distinguer se superposaient, à la fois dans le fichier audio d’origine et presque pire dans le fichier audio « propre ». Il a été écouté à plusieurs reprises. À ce moment-là, Monti a décrit les passages cités plus haut, et quand il a dit sa conclusion, à savoir ce qu’il pensait qui devrait être corrigé parce qu’il avait effectivement dit « j’ai mis une grosse bombe », se sont élevés un applaudissement sarcastique et des voix moins sarcastiques de la salle l’audience, après quoi le juge a fait évacuer les compagnons présent dans la salle, qui ont ensuite été interpellés par les digos dans la zone fumeurs, tandis que les crs qui attendaient un peu plus loin sont entrés dans la salle d’audience. Continue reading « Florence, opération Panico : mises à jour audience du 18/04 et (énième) nouveau calendrier »

Italie : Appel pour le rassemblement à Florence le 20 avril – 16 heures

Résultat de recherche d'images pour "operazione panico"SANS-RÊLACHE POUR L’ANARCHIE

À Florence le 9 mars aura lieu le jugement d’un procès qui voit inculpé.e.s 28 compagnon.nes accusés d’association de malfaiteurs et de différentes attaques anonymes dans des locaux fascistes. Trois de ces compagnons, Paska, Giova et Ghespe, se trouvent depuis un moment en prison, et en plus d’autres accusations, ils sont inculpés pour transport, fabrication et détention de matériel explosif et tentative d’homicide, pour la blessure d’un artificier qui bricolât sans aucune précaution un engin situé devant un lieu fasciste la nuit du 31 décembre 2016. La prison ne leur a pas épargné les provocations et violences, en réponse à une attitude conflictuelle qu’ils ont tenu.

À Trente et Turin deux opérations répressives ont conduit à l’expulsion de l’Asilo Occupato et à 12 arrestations pour chercher à éradiquer les luttes que ces derniers portent en avant. Après les arrestations et l’expulsion, nous sommes descendus dans la rue pour répondre à la répression et prendre de force des espaces d’expression de propre notre rage. Ces derniers jours également, Scripta Manent, procès qui met sous enquête plus de vingt ans d’histoire de l’anarchisme est en train de se conclure avec de dures demandes de condamnation. Dans tous les cas, les intimidations continuent ainsi que la répression vis-à-vis de qui apporte et exprime sa solidarité aux pratiques et individualités anarchistes en procès et en prison.

Les rêves et les pratiques, les possibilités et les réalités anarchistes sont l’habituel bâton dans les roues. L’état en Italie, come ailleurs, cherche à détruite qui continue à faire obstacle à ses projets pour préparer le terrain à un ultérieur tournant autoritaire. Nous vivons une époque où un nombre toujours plus croissant de personnes vivent des expériences oppressives quotidiennes, dans ses formes racistes, patriarcales, et totalitaires, avec le chantage de la prison, risquant d’être enfermé.e.s dans un Centre de Rétention  ou déporté.e.s, de mourir au travail, durant un TSO* ou une rafle, de ne pas trouver les moyens de se séparer d’une relation violente, de vivre des genres et sexualités hors de la norme dans des conditions de marginalité, et plus encore. Selon les logiques de l’état pour maintenir l’ordre et veiller à la continuelle restructuration de l’appareil techno-industriel et coercitif à large échelle, il est nécessaire, entre autres choses, d’enterrer sous des années de prison, qui se bat depuis toujours contre les responsables de tout cela. Continue reading « Italie : Appel pour le rassemblement à Florence le 20 avril – 16 heures »

Florence, opération Panico : mises à jour audience du 04 avril et nouveau calendrier

Paska et une douzaine de compagnons étaient présents à l’audience. Au début, Paska a fait une brève déclaration pour l’informer qu’il reçoit ses courriers en photocopie alors qu’il n’est pas soumis à la censure par les autorités judiciaires. Pour cette raison, étant donné la persistance d’une surveillance accrue et ennuyeuse, l’importance de lui écrire est renouvelée afin de lui montrer notre solidarité et notre hostilité à leur égard. Les digos ont ensuite fait leurs dépositions sur l’attribution de l’identité des personnes entrain de communiquer lors de certaines interceptions environnementales.

Puis ce fut au tour des experts nommés par le tribunal. Le médecin légiste a essentiellement soutenu que l’artificier n’a pas subi de blessures potentiellement mortelles et n’a jamais été en danger de mort. L’expert de l’accusation, bien qu’il ait insisté sur le fait que si les éclats de l’appareil avaient touché d’autres endroits, ils auraient pu avoir des conséquences mortelles, a convenu que le danger de mort n’existait pas. L’expert de la défense a approuvé les déclarations du tribunal et, avec l’acquisition des données radiologiques, a confirmé la distance entre les éclats et les parties vitales et la non létalité absolue de l’appareil. La conclusion sensiblement partagée est donc que, puisqu’il n’y avait pas de danger de mort, il est possible de parler au maximum de blessures très graves. Continue reading « Florence, opération Panico : mises à jour audience du 04 avril et nouveau calendrier »

Italie : Un après-midi agité à Crémone

Samedi après-midi, un compagnon de Crémone a été arrêté par trois voitures de police et deux digos devant la maison d’un fasciste. Au cours des derniers jours, ce dernier avait fait l’objet quelques provocations.

Les flics ont essayé d’embarquer le compagnon et il a été jeté à terre alors qu’il refusait d’entrer dans l’une des voitures de police. S’en est suivi une altercation, lors de laquelle une vitre d’une voiture des merdes en uniforme a volé en éclats. Les flics ont également utilisé le spray au poivre contre une personne qui avait déjà été menottée. [Le compagnon] emmené, un rassemblement de solidarité s’est formé devant le commissariat de Crémone, afin de ne pas laisser seule la personne arrêtée.

Le soir, par l’intermédiaire de l’avocat, nous avons appris que pour notre compagnon l’arrestation pour résistance, dommages, blessures, port d’objets susceptibles de blesser et menaces avait été confirmé. Le soir, une salutation chaleureuse aux prisonniers de Crémone a brisé la monotonie de ce lieu de torture, en espérant que la personne arrêtée ait entendu de l’intérieur.

Aujourd’hui, samedi, notre compagnon est passé en comparution immédiate. Devant le tribunal, un rassemblement de solidarité a réaffirmé qu’il est juste de s’opposer aux fascistes et à la police. Le juge a ordonné une nouvelle audience pour le mercredi 10 avril. Ce sera une autre occasion d’apporter un peu de solidarité à Tommy qui restera en prison au moins jusqu’à la prochaine audience.

Rester outré à regarder indigné les horreurs de la petite brute* [du ministère] de l’intérieur Salvini, dans la continuité du flic manqué Minniti, les morts en Méditerranée, le fonctionnement des lagers de l’Etat appelées CPR [CRA], les congrès nazis des guignols de Vérone (1) et la haine raciale de certains à Torre Maura (2) n’a pas de sens pour nous. C’est pourquoi toute notre solidarité et notre complicité vont à Tommy. Notre cœur est avec toi.

Nous savons que les temps sont durs pour qui veut tenter de renverser ce monde, mais notre passion pour la liberté est plus forte que toute autorité.

Plus de vitres des voitures de police brisées !

Tommy libre ! Tutte libere !

des anarchistes

depuis https://csakavarna.org


(1) Récemment à Vérone, les 29/30 mars, a eu lieu la 13ème édition du Congrès mondial des familles, qui réunissait toute la clique réactionnaire anti-avortemment & en faveur de la défense de « la famille naturelle », avec le soutien du ministre de l’intérieur Matteo Salvini. La ville de Vérone avait déjà fait parler d’elle, se déclarant officiellement «Ville pro-vie», s’engageant notamment à financer des associations pro-vie et de soutien à la parentalité.

(2) Lors d’un rassemblement contre la venue de familles roms dans le quartier de Torre Maura (au sud-est de Rome), les manifestants ont accueillit les nouveaux habitants aux cris de “Italia, fascismo, rivoluzione” et par le salut romain. Afin de les empêcher de s’installer dans un centre d’accueil, une voiture des responsables du centre a été brûlée, sous les cris et insultes racistes, des poubelles ont été renversées et brûlés pour créer des barricades et les sandwiches qui leur étaient destinés ont été piétinés et détruits.

* « Bullo » en italien : personnage ridicule et brutal

Italie : Anna, Agnese et Silvia transférées

Anna, Agnese et Silvia  ont été transférées de Rebibbia à L’Aquila.

Pour leur écrire : CC de l’Aquila, Via Amiternina n.3, località Costarelle di Preturo, 67100 L’Aquila.

tutte libere!

depuis roundrobin.info


Notes

Anna Beniamino (Op. Scripta Manent), Agnese Trentin (Op. Renata), Silvia Ruggeri (Op. Scintilla)

Nico (Op. Scintilla) lui est sorti de taule avec l’obligation de pointer au commissariat le plus proche de chez lui.

Grève des matons ? Feu aux prisons !

Parfois, résonnant à travers les barreaux des cellules de prison, on peut entendre crier « Allez les deux ! » ou un équivalent tout aussi sarcastique : « Allez les bleus ! ». Les supporteurs sont alors les prisonniers observant de loin le duel opposant les gendarmes ou les flics aux matons qui bloquent l’accès de la prison. Il s’agit alors de signifier qu’entre les chiens du ministère de la Justice et ceux du ministère de l’Intérieur, il n’y a évidemment personne à soutenir, mais que s’ils pouvaient s’entre-tuer dans la (fausse) bataille, ce serait toujours ça de pris. Ce genre de blocage existe depuis longtemps et revient fréquemment, surtout depuis début avril, où les matons commencent à multiplier des actions un peu partout en France. Blocage des prisons, manifestations, pétitions, grèves, rassemblement à Paris, devant la Santé ou le ministère de la Justice. Principalement appelés par FO et la CGT, les blocages de prison se veulent « symboliques et non-violents », mais ils ont de nombreuses conséquences, d’autant plus lorsqu’ils s’étalent sur plus de six semaines, à raison parfois de deux actions par semaine. Pas tant pour l’employeur de la matonnerie, le ministère de la Justice au travers de l’Administration Pénitentiaire, que pour les prisonniers eux-mêmes. Curieuse ironie de l’histoire : la grève, ou du moins la lutte passant par la cessation de travail, autrefois le symbole d’un refus des travailleurs de continuer à faire tourner la machine productive dans des conditions jugées inacceptables, et ainsi, de faire chier le patron en entraînant des pertes de chiffre d’affaire, est dans ce genre de cas tout le contraire. L’administration pénitentiaire et le ministère de la Justice se foutent bien de quelques blocages très limités dans le temps, car les matons n’ont pas le droit de faire grève (ils touchent pour cela une prime spéciale), et seuls ceux qui sont en repos ou en congé participent aux actions. Les détenus restent entre quatre murs, c’est tout ce qui compte. En revanche, lorsque la taule est bloquée, ça se traduit par une somme d’emmerdements pour les détenus : pas de parloirs, pas de douches, retard du courrier, pas d’extractions ni de visites médicales, suspension des « promenades » et des activités (sport, bibli…). Ce qui veut dire moisir dans la cellule toute la journée.
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Lorsque les matons parlent de « surpopulation carcérale » (aujourd’hui la barre des 67 000 prisonniers est franchie), ce n’est jamais dans l’optique de vider les prisons, mais pour demander plus d’embauches, plus de moyens (en termes de salaires mais aussi en terme d’équipements sécuritaires pour la prison et pour eux-mêmes) et parfois, la construction de nouvelles prisons. Ces revendications, émanant de larbins vis-à-vis desquels il y a déjà des claques qui se perdent, aboutiraient donc à semer encore plus ce monde de murs, de barbelés et de barreaux, mais aussi à piocher abondamment dans la fameuse et nombreuse « armée de réserve du capital » (les chômeurs) pour en faire des gardes-chiourme au service de l’Etat.
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Quand on sait en plus la facilité qu’ont ces salauds à provoquer directement la colère des détenus et à leur pourrir la vie, par une multitude de petites humiliations autant que par le tabassage pur et simple, on sera d’autant plus enragé par leur faux chantage à l’explosion toujours imminente des prisons afin de pousser l’AP à accroître le nombre d’uniformes. Feignant de comprendre et de compatir à l’exaspération des détenus, les matons en profitent pour…demander plus de matons.
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Que notre colère noire puisse exploser des deux côtés des murs et les emporte, eux, l’AP toute entière, la justice, l’Etat et ses taules !
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[Repris de Luciole7 – juillet/août 2012 – dispo ici : http://luciolesdanslanuit.blogspot.com]
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Brise – Contribution à la lutte contre la future maison d’arrêt d’Ifs et le monde qui en a besoin

A bas tous les enfermements et le monde qui en a besoin !

Ce recueil de texte cherche à modestement créer certaines brèches et élargir d’autres déjà existantes. Il tente ainsi de fissurer, à travers une diversité de témoignages et d’analyses, certaines idées encore trop courantes sur un quelconque rôle salvateur de la tôle, ou que celle‐ci ne toucherai au fond que celleux qui le mérite. Il s’attaque au monde qui a besoin de la taule ainsi qu’à de ses soi‐disantes peines alternatives qui ne sont au fond qu’une manière d’étendre son spectre à toujours plus d’individu∙es. Certains des textes présents lèvent le voile, de l’intérieur comme de l’extérieur des murs, sur ce qui au fond n’est que l’histoire de la multiplicité des modes d’enfermement rendant toujours plus obsolète cette distinction dehors/dedans. S’inscrivant dans une perspective anarchiste, ce recueil a vocation à contribuer aux luttes contre tous les rapports de domination et d’exploitation dont la taule n’est qu’une des formes les plus exacerbées. Ainsi, plus localement, il s’inscrit ainsi contre la construction d’une nouvelle maison d’arrêt à Ifs. S’il est prévu que le second semestre 2020 soit posée sa première pierre, nul doute que nous sommes quelques‐un∙es à déjà l’imaginer renvoyée à la gueule de ses expédi∙teurs/trices.

Pour télécharger la brochure : https://sansattendre.noblogs.org/files/2019/04/brise-hd.pdf

depuis SansAttendreDemain

Aussi :

Caen, France : Discussion contre l’enfermement et le projet de nouvelle prison à Ifs – Vendredi 5 avril au local Apache


Fresnes (Val-de-Marne), France : Rébellion à la prison

A la prison de Fresnes (Val-de-Marne), quatre-vingt détenus ont refusé de réintégrer leur cellule ce dimanche après-midi à l’issue des promenades, selon le syndicat SNP-FO. 

Les ÉRIS, équivalents des CRS pour les taules, sont intervenus pour rétablir l’ordre. La première division de la prison, c’est-à-dire la majeure partie a été évacuée dans un premier temps puis la deuxième division. La situation est revenu sous contrôle aux alentours de 20h selon SNP-FO. Toujours selon le syndicat de matons, les détenus demandent de meilleures conditions d’hygiène au sein de la prison. Le centre pénitentiaire compte un peu moins de 2 500 détenus.

|Repris de leur presse, 31.03.2019 par SansAttendreDemain]


Riom (Puy-de-Dôme) – Deux détenus montent sur le toit

Jeudi 4 avril, vers 9 heures, deux détenus de la prison de Riom (Puy-de-Dôme) se sont retranchés sur le toit de l'établissement pénitentiaire. / © B. Baude

Deux détenus sont parvenus à monter ce matin (04/04/19) sur le toit de d’un des bâtiments de la prison de Riom pendant plus de 4 heures afin de s’opposer à des décisions prises par les juges concernant leur dossier, ils ont ensuite été délogés par une unité spécialisée.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/puy-de-dome/puy-dome-deux-detenus-retranches-toit-prison-riom-1650050.html

Op. Panico : Paska transféré à Viterbo

Paska a été transféré à la prison de Viterbo, connue pour son régime particulièrement violent vis à vis des détenus.

Pour lui écrire :

Pierloreto Fallanca, Casa Circondariale Mammagialla
Strada Statale, Str. Santissimo Salvatore, 14/B, 01100 Viterbo VT

 

Lu sur freccia.noblogs.org


Op. Renata : Mise à jour au 20 mars

 

Les juge des libertés et de la détention ont décidé que les accusations de terrorisme ne tiennent pas; à savoir l’article 270bis (association avec finalité de terrorisme) et les circonstances aggravantes. Le délit contesté à ce point est défini par l’article 270 à savoir l’association subversive. Quoi qu’il en soit, les compagnonnes et les compagnons restent pour le moment en prison.

Liberté pour tous, liberté pour toutes !

depuis roundrobin.info

Op. Scintilla – Niccolò transféré à Ivrea

Nous apprenons que Niccolò, détenu dans le cadre de l’opération Scintilla, a été transféré à la prison d’Ivrea.

Pour lui écrire :

Niccolò Blasi c.c. Ivrea corso Vercelli 165, 10015 Ivrea (To)

 

vu sur roundrobin.info


MAJ

Italie – Opération Scintilla : Nico encore transféré

 

Niccolò Blasi, anarchiste arrêté le 7 février dans le cadre de l’opération répressive « Scintilla« , qui a mené à l’expulsion de l’Asilo occupato à Turin et à l’arrestation de six personnes (dont deux sorties par la suite, parce que l’accusation d’ »association subversive » est tombée), a été transféré à nouveau, cette fois depuis Ivrea vers Cuneo.

L’adresse pour lui écrire :

Niccolò Blasi
Casa Circondariale di Cuneo
via Roncata 75
12100 Cuneo (Italie)

Traduit de roundrobin.info par attaques.noblogs.org

Que veulent les anarchistes ?

Prison de Zurich,
8 février 2019
Chers compagnons,
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A l’occasion de la discussion autour de la question Que veulent les anarchistes ?*, j’ai aussi envie de m’asseoir et de coucher sur le papier quelques réflexions qui vous parviendront certainement avec un peu de retard, puisqu’ici tout doit passer par la censure.
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Que veulent les anarchistes ? Ne pas être en prison. C’est en quelque sorte la première chose qui me vient à l’esprit. Mais cela montre aussi clairement, tout comme les portes blindées devant moi, qu’il ne suffit pas de vouloir quelque chose. Sans les conditions qui permettent de saisir l’objet de la volonté dans la réalité et de le dépasser par l’action, cela reste la simple expression d’un désir, semblable à celui de ceux qui croient encore au père Noël ou qui, ayant pris de l’âge, croient en une force objective influençant le monde et censée nous libérer un jour. Qu’on l’appelle Dieu, Raison, Dialectique ou Progrès.
Rien de tel.
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Pour les anarchistes, tous ces principes abstraits représentent la même tromperie. Et peut-être avons-nous trop peu réfléchi au fait que chez les Grecs anciens, avant de devenir le synonyme de domination, archê désignait le principe premier, à la base de tout. C’est à partir de cet élément religieux originel que s’est développée la justification de l’autorité et finalement du monstre de l’État.
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Ainsi, à défaut de Weltgeist [esprit du monde], comme l’appelait Hegel, ou de matérialisme dialectique dans la variante directe de Marx, il nous faut nous libérer nous-mêmes. Et pour cela, il faut manifestement le vouloir. Mais la volonté peut aussi être une prison pour nous. Par exemple, à certains moments dehors, les ignominies qui nous entourent m’ont fait me sentir plus prisonnier qu’ici, dedans. Ici, la volonté se voit nécessairement amenée à réduire son périmètre. Mais dehors, elle se heurte aussi à des murs, moins clairs et pour cette raison même plus perfides. Ce sont ces derniers que nous devons d’abord identifier et démolir pierre par pierre, pour que les murs concrets des prisons puissent tomber un jour.
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C’est pourquoi je ne souhaite pas parler ici de la beauté de l’anarchie, de la pureté des principes anarchistes. Ce sont de nobles choses, à propos desquelles nous pouvons renvoyer à un siècle entier de propagande anarchiste. Je veux diriger mon attention moins sur le problème du « Quoi ? » que sur celui du « Vouloir ».

***

Nous ne pouvons vouloir que ce que d’une manière ou d’une autre nous comprenons et que nous pouvons donc nous représenter, même s’il s’agit de la plus étrange de toutes les utopies. Cela signifie que notre vouloir n’est absolument pas aussi libre que ce sur quoi s’est longtemps fondée la tradition volontariste de beaucoup d’anarchistes. Il dépend de notre imaginaire, de notre culture dans le sens large du terme. Ces derniers n’incluent pas seulement la tradition littéraire et la culture générale, mais aussi ce que nous mangeons et comment, la manière dont nous nous habillons, dont nous nous rapportons, dont nous communiquons, dont nous chérissons, bref, tous les aspects de la vie quotidienne. Dans une société qui est sur le point de faire rentrer tous ces aspects dans un cercle fermé, administré par la technologie, le pouvoir se donne la possibilité de séparer toujours plus la culture de la réalité. Cela ne concerne pas seulement la masse majoritaire des exclus, administrés de manière passive, mais y compris ceux-là mêmes qui sont aux postes d’administration. Dans ce sens, on peut dire que la technologie annexe progressivement l’État, les anciennes structures de domination politiques et économiques. Continue reading « Que veulent les anarchistes ? »

Espagne : La compagnonne Lisa transférée en Catalogne – 13 mars 2019

Lisa a été transférée en Catalogne.
Mercredi 13 mars, nous avons reçu un appel de la compagnonne le soir même affirmant qu’elle avait été transférée en Catalogne, plus précisément à Brians I.

Son régime de détention reste le même qu’à Soto del Real, second degré, sans écoute des communications téléphoniques, ni restriction de courrier et sans être à l’isolement.

Nous continuons d’encourager à écrire et à continuer de rendre la solidarité latente.

Lisa Dorfer C.P Brians I, Carretera de Martorell a Capellades, Km 2308.635, Sant Esteve Sesrovires, España

Traduit de l’espagnol de Contramadriz, par sansattendre.noblogs.org

Op. Renata (Trentin) : transfert de quelques compagnon.nes

Des compagnon.nes de Trente ont été transférés :

Adresses MAJ:

Agnese Trentin
CC Di Rebibbia Femminile
Via Bartolo Longo, 92
00156 Roma

Roberto Bottamedi, Luca Dolce, Giulio Berdusco,
Via Paluzza, 77
33028 Tolmezzo

Nicola Briganti, Andrea Parolari,
C.C di Ferrara
Via Arginone, 327
44122 Ferrara

 

depuis roundrobin.info


pour envoyer du soutien :

IBAN: IT04H3608105138216260316268, nom du titulaire du compte Bezerra Kamilla.

Pour les virements depuis l’étranger, le code BIC/SWIFT :  PPAYITR1XXX

Zurich (Suisse) : Deux lettres du compagnon anarchiste incarcéré 

1er Mars 2019, Prison de Zurich

Chers compagnons, chers amis

Un mois s’est écoulé depuis que, le 29 janvier, j’étais en route en vélo pour le boulot et je venais de tourner de la Langstrasse dans la Josefstrasse, lorsqu’une voiture en civil m’a contraint à m’arrêter et que deux autres flics en civil en vélo me sont tombés dessus par derrière. Il y avait parmi eux une femme dont je me souviens qu’elle m’avait suivi jusqu’à chez moi il y a peu. Ensuite nous sommes partis, en compagnie d’environ 15 autres hôtes non invités, pour une dernière visite dans mon appartement, ma voiture et la bibliothèque anarchiste, où ont entre autres été saisis des supports de données électroniques et des documents.

A présent, j’ai donc atterri dans cette autre dimension, constituée de pièces étroites, de mobilier sommaire, de longs couloirs, de barreaux, encore et toujours des barreaux et des portes en métal, dont l’ouverture et la fermeture dictent le rythme quotidien. Séparé des lieux et des personnes familières juste par quelques centaines de mètres, mais par la violence de toute une société qui préfère un régime de murs et de lois au règne de la liberté et de la conscience. Dehors, nous aimons rêver, expérimenter, nous rebeller, la dignité blessée par les ignominies sur lesquelles repose ce monde, peu à peu nos expériences et nos découvertes se tissent jusqu’à former une vision d’ensemble et nous prenons en compte, en pensée et en acte, les conditions de la domination pour nous en libérer, rejetant sans cesse le catalogue des modèles pré-établis, y compris anarchistes. C’est ainsi que nous développons, comme allant de soi, un projet révolutionnaire, dans lequel la théorie et l’action ne cessent de se lancer des défis et de s’entremêler, nous pouvons nous sentir grandir et nous pensons presque pouvoir embrasser le monde, pourtant crac!, en un instant tout peut se réduire à quelques mètres carrés. Chaque anarchiste le sait et l’a toujours plus ou moins présent dans un coin de la tête. L’existence de cette possibilité, particulièrement emblématique du noyau essentiel de cet ordre social est justement une raison de ne pas faire de notre vie dehors déjà une prison : de conventions et de préjugés, de compromis progressifs et de satisfactions volatiles, qui nous permettent d’arriver au lendemain, de faire contraint et de la peur qui cherche à nous diminuer à nos propres yeux. Continue reading « Zurich (Suisse) : Deux lettres du compagnon anarchiste incarcéré « 

Opération Renata (Italie) – Demande de libération rejetée pour les compagnons arrêtés le mois dernier

Le tribunal des « riesame » (JLD) a statué et confirmé toutes les mesures préventives. 6 personnes sont actuellement en détention, et une assignée à résidence.

Selon la presse, 4 seraient sous le régime du 41 bis (régime spécial de haute sécurité qui suspend les conditions ordinaires de détention, mis en place à l’origine dans le cadre de la lutte antimafia, élargi ensuite au « terrorisme » : avec par exemple des restrictions ou contrôle du courrier et des visites, aucun contact avec les autres détenus, promenade d’une heure par jour…).

Quatre d’entre sont tenus responsables d’association subversive à finalité terroriste, tandis que trois d’entre eux d’attentat à finalité terroriste.

Les merdias porte-paroles dévoués des flics parlent également de fabrication de faux documents d’identité et de liens avec des réalités analogues en Italie, Suisse, Grèce et Espagne.

Pour rappel les compagnon.nes sont accusé.es de différentes attaques :

– contre le laboratoire de mathématiques industrielles et de cryptographie de l’Université de Trente;

– contre une filiale d’Unicredit, avec engin explosif;

– l’incendie d’une antenne relais, dans la région de Monte Finonchio. (des dispositifs utilisés pour la transmission des carabiniers, dont les dommages ont entraîné une interruption temporaire des liaisons radio);

– la tentative d’incendie de neuf véhicules de la police municipale;

– une attaque à l’explosif au siège de l’agence de travail temporaire Randstad;

– et la mise en place de deux engins explosifs, dont un seul a explosé, près du siège de la « Lega »  à Ala (la veille de la venu de Salvini).

Une manifestation a lieu samedi 16 mars à 15h, à Trente, en solidarité avec les personnes inculpé.e.s.

reformulé depuis la presse

Turin (Italie) – Procès Scripta Manent : Les requêtes du parquet

Les condamnations demandées par le Procureur Roberto Maria Sparagna, du parquet de Turin, pour les inculpés du procès Scripta Manent sont :

– Alfredo Cospito : 30 ans
– Anna Beniamino : 29 ans
– Nicola Gai et Danilo Cremonese : 10 ans
– Carlo Tesseri : 8 ans et 3 mois
– Alessandro A. , Francesca G. : 8 ans
– Gioacchino Somma : 7 ans et 6 mois
– Patrizia Marino : 7 ans et 3 mois
– Gabriel Pombo Da Silva, Stefano Fosco, Elisa Di Bernardo : 7 ans
– Valentina Speziale, Marco Bisesti, Pasquale Valitutti, Omar Nioi, Erika Preden, Alessandro Mercogliano, Daniele, Stefano, Claudia, Sergio : 6 ans et 6 mois

Aucune circonstance atténuante n’a été retenue pour personne, ni aucune récidive.

traduit par attaque depuis Croce Nera Anarchica  (https://www.autistici.org/cna/2019/03/06/scripta-manent-richieste-di-condanna-del-pm/)

Florence, opération Panico : mises à jour audiences et nouveau calendrier

ciao, quelques brèves mises à jour des dernières audiences :

12 février : l’examen des faits spécifiques du Nouvel An a commencé. Les textes* de l’accusation (digos) et de la défense (digos et artificier) sur la reconstruction des faits ont été consignés.

14 février : audience sur l’ADN. Les experts de l’accusation et de la défense (généticiens) ont fait leur déclarations. Si vous souhaitez un résumé détaillé de cette audience, contactez le mail panico [panico2 @ inventati.org]

21 février : audience sur l’association de malfaiteurs, textes de l’accusation (digos). La nouveauté, concernant le dossier d’enquête, c’est l’insistance sur les liens entre les Florentins et les personnes arrêtées de Turin et du Trentin.

28 février : l’un des détenus n’a pas renoncé à être au tribunal. Au début de l’audience, nous avons appris qu’il était malade et ne pouvait pas venir. Cependant, le juge a décidé d’attendre la réponse de la prison quant à sa présence. Enfin, il a été signalé que le détenu avait une gastro-entérite et ne viendrait donc pas ; l’audience à ce moment là a sauté.

Ils ont en tous cas retouché le planning des audiences :

7 mars -> Fin des textes d’accusation (digos sur l’association), interrogatoire des accusés par le proc. Commence la défense.

12 mars -> Journée des experts de la défense par rapport aux événements du Nouvel An. Nouvelle déclaration de la généticienne de la police, il a été annoncé qu’elle avait refait les analyses qui avaient été mises en doute par notre généticien, sans pour autant en évoquer les résultats.

13 mars -> saute

14 mars -> Si les retranscriptions des écoutes téléphoniques environnementales sont déposées, ils parlerons de celles-ci, sinon l’audience saute.

4 avril -> plaidoiries des parties civiles et de l’accusation

11 et 12 avril -> plaidoiries de la défense

18 avril -> JUGEMENT.

Les présences dans la salle d’audience des autres prisonniers ne sont toujours pas connues. Paska et Ghespe ne participeront probablement pas.

Solidarité avec les compagnons arrêtés et inculpés pour l’opération « Renata » dans le Trentin, pour les prisonniers/inculpés de l’opération « scintilla » à Turin, ceux de Scripta Manent et tous ceux qui ne baissent pas la tête en ces temps de répression étatique .

repris de panicoanarchico.noblogs.org

* Testi : témoignages et expertises, ndt

Turin : deux compagnons vont être remis en liberté

Des nouvelles du côté du « riesame » [réexamen des mesures, plus ou moins équivalant au juge des libertés et de la détention en fRance] : l’accusation d’association subversive (art. 270 bis du Code pénal) est tombée, Giada et Larry vont être libérés sous peu. Nico attend la réponse d’une autre demande de réexamen pour sa remise en liberté, puisqu’il a une double ordonnance de détention, l’issue sera connue sous peu ; pour tous les autres,  ils restent en prison, les autres chefs d’accusations sont maintenus.

Nous ne pouvons pas jubiler, puisque des compagnons restent en prison, mais nous attendons avec impatience ensemble qu’arrivent Larry et Giada, de Ferrara et Rome, 

depuis  Macerie https://www.autistici.org/macerie

Turin : La prison en proie aux flammes

Résultat de recherche d'images pour ""les prisons en feu les mâtons au milieu"Le 10.02 lors de la manifestation devant la prison « les Vallettes » de Turin, en soirée, après les émeutes qui ont suivis l’expulsion du squat l’Asilo, un cortège d’une centaine de personnes a avancé jusqu’aux abords de la prison en solidarité avec les personnes interpellées, des slogans « feu aux prisons » et quelques fumigènes ainsi que des molotovs ont été lancé sur des murs de la prison. Un incendie a ensuite été déclenché par le jet d’un engin incendiaire au dessus de l’enceinte de la prison (le compost et les ateliers de pâtisserie-boulangerie ont pris feu), les flammes ont fait exploser des bonbonnes de gaz et un pan de l’atelier s’est écroulé un peu plus tard dans la soirée.

Au sein de la prison étaient détenues les 11 personnes emprisonnées (libérées depuis) suite aux émeutes ayant suivi l’expulsion du squat de l’Asilo et les 6 personnes incarcérées lors de l’expulsion (pour association subversive)*.

reformulé de la presse

* Pour écrire aux six arrêté.es :

Rizzo Antonio
Salvato Lorenzo
Ruggeri Silvia
Volpacchio Giada
Blasi Niccolò
De Salvatore Giuseppe

C.C. Lorusso e Cutugno
Via Maria Adelaide Aglietta, 35
10149 – Torino (Italie)

** Niccolò, Giuseppe, Antonio Rizzo et Lorenzo ont été transférés à la section de AS2 de la prison de Ferrara.

Pour leur écrire :
C.C. di Ferrara Via Arginone 327, 44122 Ferrara (Fe)


* Le lendemain (11.02) a eu lieu une énième audience du procès pour l’opération « Scripta Manent » (23 personnes sont inculpées dans la cadre de cette opération dont 7 toujours emprisonnées). La salle d’audience (Salle « Bunker ») située au sein de la prison Le Vallette a été évacuée après que des personnes solidaires aient tenté de perturber le réquisitoire du Procureur Sparagna.

(Pour écrire aux prisionnier.ères : https://cracherdanslasoupe.noblogs.org/?page_id=1403)

Opération Panico – Lettre de Paska

[La présente lettre a été écrit par Paska le 11/11, et censurée plusieurs fois, les compagnon.nes ont pu la faire tourner seulement il y a peu. Paska a arrêté sa grève de la faim le 24/11 et se trouve toujours actuellement à la prison de la Spezia]

« Je confirme ce qui a été dit, mais je veux un médecin adéquat pour ce qui m’est arrivé. Quand je suis sorti de la cellule, il est vrai que j’ai poussé l’agent qui était présent à l’étage. Puis je suis descendu à l’entrée et j’ai poussé l’autre agent qui m’attendait et faisait partie de l’escorte. Je déclare cependant que peu de temps après, j’ai été attaqué par plus de dix officiers, avec des gifles et des coups de poing ; ils m’ont jeté à terre et j’ai reçu des coups de poing et des gifles, des coups de pied dans la tête, dans le dos, sur le ventre, sur les jambes gauche et droite et sur la main gauche. Et quand je me suis levé, j’ai eu des gifles jusqu’à ce qu’ils me menottent. Pendant le temps où j’ai été battu, j’ai été offensé et fortement menacé ».

Compte tenu de ce qui se dégage des faits, et en particulier des certificats de santé OÙ IL N’APPARAÎT RIEN DE CE QU’À DECLARE LE DETENU, en tenant compte de la gravité de l’épisode, le collège applique la sanction de 15 jours d’exclusion des activités collectives.

C’est ce que j’ai déclaré au conseil de discipline qui s’est tenu le vendredi 9 novembre à la suite des incidents survenus en prison avant le procès du 8/11.

Mais il serait bon et approprié de raconter tout ce qui s’est passé depuis un mois et demi. Le 2 octobre au matin, je quitte la prison de Teramo pour Lecce et arrive vers 16 heures en prison. Le temps de la paperasserie, je peux prendre une douche rapidement et c’est déjà l’heure de fermeture. Le lendemain, en attendant d’aller en procès, je demande à aller en promenade, mais la réponse est non, car « tu es en isolement ». La raison ne s’expliquera que deux heures plus tard. Peu de temps après, je vais au procès et au retour, ils ne me font pas entrer dans la section pour récupérer mes affaires, car les gardes l’ont déjà fait. Je reste écroué et je dois préparer les sacs à dos pour l’avion si je veux aller en procès à Florence. De cette manière, lorsque les compagnonnes et compagnons seront là l’après-midi pour faire un rassemblement sous la prison de Lecce, je m’envolerai déjà pour Gênes. Continue reading « Opération Panico – Lettre de Paska »

Turin (Italie) : Présence solidaire avec les inculpés de l’opération Scripta Manent

La première partie du procès pour l’opération “Scripta Manent”, suite à laquelle sept compagnons et compagnonnes sont en détention préventive depuis plus de deux ans, arrivera à sa conclusion dans les premiers mois de l’année 2019, avec la sentence en première instance.

.Cette enquête concerne une série d’attaques signées FAI et FAI/FRI [Fédération Anarchiste Informelle / Front Révolutionnaire International, NdAtt.] qui ont eu lieu entre 2003 et 2012, contre les forces armées (commissaires, casernes desCarabinieri et des élèves Carabinieri, RIS [Reparto Investigazioni Scientifiche, la “police scientifique” des Carabinieri; NdAtt.]) et des hommes d’État (maires, le ministre de l’Intérieur), des journalistes, des entreprises engagées dans la restructuration des Centres de Rétention Administrative pour migrants, ainsi que le directeur d’un CRA. Dans cette enquête rentrent aussi les blessures aux ingénieur Adinolfi, PdG de Ansaldo Nucleare, pour lequel il y a déjà eu un procès et qui ont été revendiquées, en tant qu’action de la Cellule Olga FAI/FRI, par Alfredo e Nicola, qui sont en prison depuis 2012.

.Les accusations sont la création et la participation à une association subversive (art. 270 bis du Code pénale), quelques délits spécifiques (art. 280), en plus de la provocation à crimes et délits et l’apologie de crimes (art. 414) pour des articles, des sites web, des blogs et des projets éditoriaux anarchistes.Ce procès s’est fait remarquer pour le fait que le débat interne au mouvement anarchiste a été utilisé dans un jeu d’interprétations et des différenciations monté de toutes pièces, que le Procureur de service tente d’utiliser contre les anarchistes eux-mêmes, en essayant de condamner nos compagnons et de faire le procès des vingt derniers années de l’histoire de l’anarchisme et de la solidarité anarchiste.

Continue reading « Turin (Italie) : Présence solidaire avec les inculpés de l’opération Scripta Manent »

[keufmobile en feu] Le dernier prisonnier est dehors

Hier, samedi 26 janvier, le dernier prisonnier de l’incendie de la voiture de police quai de Valmy en mai 2016 est sorti du centre de détention de Meaux.

Après presque deux ans de prison, il a pu retrouver ses potes mais doit toujours rendre des comptes à la justice.

Les nombreux messages de solidarité montrent que la répression n’arrête pas la révolte contre ce monde d’autorité !

Tant qu’il y aura des juges, des flics, et des matons…

Chronologie des actions de solidarité : https://paris-luttes.info/keufmobile-brulee-la-solidarite-c-8746

brochure datant d’avant le procès : https://infokiosques.net/spip.php?article1436

Lu sur indy nantes

YOYO, Journal de lutte contre les barreaux!

Pour ce numéro, Yoyo repose ton cerveau en faisant la part belle aux illustrations et autres jeux d’esprit. En une, un dessin qui enjaille !

Alors que Paris est en flammes, quand se dirigera-t-on vers Fresnes et Fleury ? Déjà des voitures de matons crâmaient avant que la population ne s’embrase, comme le relate un article.

Grâce à une carte, c’est en un clin d’oeil qu’on sait ce que nous réserve le nouveau plan prison et on en sait plus avec un article sur les peines alternatives. Travail bénévole au service de l’Etat et des entreprises et prison à domicile, ou comment aménager les peines dans toutes les sphères de nos vies. Après l’effort, le réconfort alors voici également une grille de mots croisés digne d’ un programme télé !

Enfin, un week-end contre l’enfermement et le contrôle est organisé à Montreuil, c’est l’occaz d’échanger ensemble sur ces sujets.

La rencontre aura lieu les samedi 15 et dimanche 16 décembre au squat l’Écharde, au 19 rue Garibaldi (métro Robespierre).

Le programme est en ligne et sur les murs !
Au plaisir de t’y voir.

Report Yoyo n°3

repris d’Indy Nantes

Grèce : La révolte punie par le viol dans la prison pour migrants de Petrou Ralli

Je suis une femme migrante qui a passé trois mois dans la prison de Petrou Ralli. Les informations que je partage ici m’ont été transmises, quand j’étais moi aussi prisonnière, par la femme d’un prisonnier migrant qui a été violé par les flics.

À la mi-novembre 2018, un groupe de prisonniers, migrants, a entamé une grève de la faim pour protester contre la situation à Petrou Ralli. Pendant près de 4 jours, ils n’ont rien mangé, mais lorsqu’ils ont compris que les flics n’y prêtaient aucune attention, ils ont arrêté la grève de la faim. Après quelques jours, les mêmes prisonniers ont entamé une nouvelle grève de la faim contre la terrible et très insuffisante nourriture qu’ils ont dans cette prison.

Vers le 20 novembre, dans la section Alpha 3 de la prison de Petrou Ralli, où se trouvent les hommes prisonniers, un policier a été passé à tabac pour protester contre la situation brutale dans cette prison. Après cet événement, les flics ont emmené tous les prisonniers, un par un, hors du bâtiment, où ils les ont sévèrement battus. Pour les deux prisonniers accusés d’avoir battu le flic, les flics les ont tous les deux forcé à se déshabiller et les ont ensuite violé avec leurs matraques.

Maintenant je ne suis plus dans l’enfer de Petrou Ralli, oui c’est vraiment un enfer. Pendant que j’étais à Petrou Ralli, je pensais qu’il y avait une belle vie en dehors de la prison qui m’attendait. Mais maintenant je vois la réalité, à propos de laquelle je me suis trompé; je suis sans abri et seule dans un autre enfer.

27 décembre 2018

vu sur indymedia Athènes


Note de cracherdanslasoupe : Au centre de rétention de Vincennes (en région parisienne) les prisonniers sont en lutte depuis mi-décembre contre les violences des flics, la détention et les expulsions forcées.

Leurs communiqués sont disponibles ici : https://abaslescra.noblogs.org/post/2019/01/03/nouveau-communique-a-la-prison-pour-etrangers-de-vincennes/

La Spezia (Italie) : action en solidarité avec Paska et les inculpé.es de l’opéation Panico

 

Samedi en fin d’après-midi, dans un centre ville encombré par les consommateurs venus profiter des soldes, un petite groupe a décidé d’attaquer les vitrines des magasins à coup de peinture lors d’une action en solidarité avec Paska (actuellement enfermé à la prison de La Spezia) et les inculpé.es de l’opération Panico. La fontaine du centre historique a également été remplie de sang factice.

Un tract a été distribué lors de l’action :

« Contre toutes les armées, toutes les guerres et la société qui en a besoin. Paska, Giova, Ghespe libres (les trois sont actuellement en détention dans le cadre de l’opération Panico). Liberté pour tous et pour toutes ». […] Dans ce tract était également dénoncée l’activité du port civil et militaire de la ville où sont importées des matières premières provenant de guerres économiques et de catastrophes environnementales. 

14 personnes auraient été interpellées dont une dizaine feraient l’objet d’une interdiction de territoire pour 3 ans.

reformulé de la presse italienne.

 

* Secondino muori !!! : Littéralement « maton crève !!! » le tag a été vu début octobre à proximité de la prison de La Spezia.

** Paska avait entrepris une grève de la faim courant novembre pour demander son transfert et dénoncer ses conditions de détention notamment le passage à tabac dont il avait fait l’objet par les matons.

(plus d’infos ici : https://cracherdanslasoupe.noblogs.org/?p=1769)

*** Le 31  décembre de nombreux compagnon.nes s’étaient rendu devant la prison de Sollicciano (Florence) pour réchauffer les coeurs de ceux qui sont dedans en envoyant également du son avec un groupe de hip hop venu pour l’occasion.

Il n’existe pas de prisons à visage humain !

[Le texte ci-dessous a été distribué à Caen à l’occasion d’un débat organisé par l’association Démosthène, qui depuis quelques années fait la promotion de l’humanisation des prisons, invitant experts, magistrats et directeurs de taule, mais jamais de prisonniers ou prisonnières. Pour info, une discussion anticarcérale autour du projet de nouvelle maison d’arrêt en périphérie de Caen (500 places, début des travaux fin 2019, pour une livraison prévue fin 2022/début 2023) aura lieu le samedi 16 février, suivie d’un concert Rock antipolice en solidarité contre la répression.]

Il n’existe pas de prisons à visage humain !

« Je crois en la justice de mon pays rigole l’apatride »,

Hafed Benotman,
Entretien, Revue Mouvement, 2010

« Se battre sur le terrain de la réforme,
pour moi c’est comme
si on parfumait de la merde,
Ça restera de la merde. »

Hafed Benotman,
Extrait du recueil posthume de textes et de lettres
Ca ne valait pas la peine mais ça valait le coup.

CELA FAIT DES MOIS QUE L’ASSOCIATION DEMOSTHENE organise des conférences et des ateliers autour de la prison. Une fois n’est pas coutume, nous éviterons cette fois la pénitentiaire ou l’insertion. Nous aurons tout de même le droit au sociologue.
Une nouvelle fois nous n’entendrons pas des voix de prisonniers et de prisonnières, encore moins celles de ceux et celles qui se sont révolté-e s dans les taules ou les centre de rétention administratifs, de Valence à Vincennes, en passant par Seysses ou Poitiers. Nous entendrons encore moins ceux et celles qui crèvent en taule de l’acharnement ou de l’absurde et de l’arbitraire, les deux souvent mêlés, de la pénitentiaire. Et nous n’entendrons même pas ceux et celles qui de l’autre côté du mur tentent de porter en cri et en actes leur révolte contre les prisons.

Poursuivant sa volonté citoyenne d’humaniser le capitalisme, Démosthène s’échine à vouloir interroger les moyens d’humaniser les conditions de détentions des milliers de prisonniers en sursis qui peuplent les mouroirs que sont centre de détentions et autre maisons d’arrêt. Pourtant, en observatrice attentive des politiques pénales qu’elle entend être, elle devrait savoir ce que le mot humanisation veut dire en matière pénale.

Humaniser pour toujours plus incarcérer.

Lorsqu’en août 2016, Urvoas et Valls s’étaient émus des conditions de détention des prisonniers de Nîmes, nous savions instinctivement qu’ils préparaient un mauvais coup. En effet, ce gouvernement annonçait, dans la lignée de ses prédé-cesseurs, la construction de 33 nouvelles cabanes pour soit disant lutter contre la surpopulation carcérale. Aujourd’hui, de nombreux projets sont toujours à l’ordre du jour malgré une forte décrue.

Pourtant, cet ambitieux projet a du mal à masquer ces réelles ambitions. Si l’Etat construit de nouvelles cellules c’est qu’il enferme toujours plus. Les quelques 30000 cellules construites ces trois dernières décennies n’ont jamais été en mesure de faire baisser la densité carcérale, mais elles ont par contre permis d’augmenter significativement le nombre d’incarcéré-e-s. Continue reading « Il n’existe pas de prisons à visage humain ! »

Prison de Fresnes : Le désir de liberté est (parfois) plus fort que tout !

Ce dimanche 30 décembre, vers 16h40, un prisonnier incarcéré à Fresnes a réussi à s’échapper en escaladant le mur d’enceinte. Le détenu, qui a pu se blesser aux mains en franchissant des barbelés, était en prison pour des vols et des cambriolages.

Son exploit est double puisqu’il est également parvenu à esquiver les balles d’un maton posté sur l’un des miradors de l’enceinte.

Par ailleurs, on apprend qu’il était particulièrement surveillé par l’administration pénitentiaire pour avoir tenté de s’évader à plusieurs reprises.

D’après la presse, le fugitif avait été condamné pour tentative d’évasion en 2012. Le 16 décembre 2016, il avait échappé aux policiers en faction au tribunal de Créteil après s’être faufilé hors du box des prévenus. Le détenu avait été condamné en novembre 2017 à trois ans et six mois de prison ferme pour cette évasion et une autre en septembre.

Le désir de liberté sera toujours fort que votre arsenal répressif et carcéral !

Bonne cavale au fugitif !

 

Repris de Sans_Attendre

Thessaloniki, Grèce : 3 migrants condamnés à 6 ans de prison pour une émeute dans un centre de détention

Le 22 août 2018, des émeutes ont eu lieu à l’intérieur du centre de détention de Metagogon, juste à l’extérieur de Thessalonique. La police a accusé 3 migrants d’avoir incité à l’émeute. L’audience a eu lieu le 3 septembre et ils ont pris 6 ANS! Au cours du procès, la police et le tribunal ont été provocateurs, les juges et le procureur ont déclaré: «Non seulement ils viennent dans notre pays, mais ils osent se rebeller contre l’emprisonnement. ils viennent, nous leur souhaitons la bienvenue, mais ils ne peuvent pas supporter quelques mois de prison »et des choses comme ça. L’affaire sera réexaminée dans environ un an et les migrants seront en prison jusque-là.
Ceci est juste un exemple de nombreux autres cas, où les migrants sont punis le plus lourdement simplement parce qu’ils sont des migrants.

Repris de https://actforfree.nostate.net/

Madrid : Transfert de la compagnonne Lisa à la prison « Soto del Real »

[Quelques infos sur le récent transfert de la compagnonne Lisa de la prison de Willich (région de Cologne, Allemagne) à celle de Madrid, « Soto del Real ». Le 7 juin 2017, elle a été condamnée à sept ans et demi de prison pour un braquage de banque à Aachen. Pour en savoir plus sur l’affaire, on peut aller consulter le site solidaritatrebel.noblogs.org. Depuis l’arrestation et l’incarcération de la compagnonne Lisa à Barcelone le 13 avril 2016 ont eu lieu diverses expressions de solidarité et de lutte avec la compagnonne et les autres inculpé.e.s dans cette affaire. Dans sa note, Contramadriz rappelle que deux anarchistes ont été arrêtés à Madrid en octobre [ce qui depuis n’a pas pour autant stopper les actions offensives contre ce monde de riches et d’argent, pour la plupart revendiquées en solidarité avec les deux compas: voir ici et ] à qui les autorités attribuent la responsabilité d’une attaque incendiaire contre un DAB qui avait été réalisée en solidarité avec Lisa.]

Hier, vendredi 21 décembre, la compagnonne a été transférée à Madrid, plus précisément à la prison de Soto del Real. On nous a fait savoir qu’il n’y avait à l’heure actuelle aucune restriction quant à l’entrée et à la sortie des lettres, nous encourageons donc les gens à lui écrire. Nous concluons la nouvelle en recopiant sa nouvelle adresse :

Lisa Dorfer,  Módulo 15

Centro Penitenciario Madrid V,

Carretera M609 km.3,5,

28791, Soto del Real,

Madrid, España

Traduit de Contramadriz, 22.12.2018 par https://sansattendre.noblogs.org]

*Note de cracherdanslasoupe : Les contacts des compagnon.nes incarcéré.es sont régulièrement MAJ sur l’onglet « PRISONNIE.RES » du site.

 

Opération Panico : Audience du 20 décembre

Le 20 décembre a eu lieu une audience pour l’opération Panico. Le seul accusé présent dans la salle était Paska, le public était peu nombreux. Hier soir, il lui a été notifié qu’il serait soumis au [régime du] 14bis, pour une période de trois mois, et il est venu au tribunal pour en parler à son avocat. Il a demandé à un avocat de nous dire de ne pas nous inquiéter si nous ne venions pas, il était impossible de communiquer avec des délais aussi court qu’il serait présent.

Avec son avocat, il a décidé de ne pas demander la révocation du 14 bis. Sa situation en prison consiste maintenant à se trouver dans une section, mais seul en cellule, sans four à gaz ni télévision dans la cellule. Une demande pour qu’il exécute sa peine à résidence chez sa mère à Martinsicuro a été déposée, motivée par le temps déjà passé en prison et par le fait qu’il ai déjà été libéré puis réincarcéré. On ne comprend donc pas pourquoi les mesures de restriction sont maintenues. Les juges se réservent le droit de répondre après l’avis du Procureur, probablement aux alentours du 27/28 décembre.
En ce qui concerne la question de la recevabilité des écoutes environnementales, les juges se réservent le droit de décider plus tard, donc rien pour le moment.

Quant à l’audience, elle a été plus courte que prévu, car la moitié des témoins (des personnes qui disent avoir été agressés ou volés le 25 avril) ne se sont pas présentés. Ils ont conclu avec les textes* des policiers de Melograno (1), se contredisant pas mal par rapport aux dépositions du premier procès de Melograno,(celui contre Ale, Michele et Fra). Certains accusés n’ont pas été reconnus dans les textes, tant pour Melograno, que pour le 25 avril, d’autres oui.

Cependant, d’autres dates d’audience ont été définies, le nouveau calendrier est maintenant:

31 janvier à 12h
12 février 11h
14 février 10h30
21 février à 9h
28 février 9h
7 mars 12h
12 mars 11h
13 mars 9h
14 mars 9h

Les sujets qui seront probablement traités seront, pour le 31/01, la conclusion des textes manquants pour le 25 avril, début des deux fait spécifiques de Bargello [librairie liée à casapound attaquée au nouvel an]. Le réveillon du Nouvel An sera l’une des deux premières dates du mois de février. L’accusation décrira comment l’ADN a été prélevé et l’experte de la scientifique Paola Montagna présentera ses résultats. Le rapport médical de Mario Vece, l’artificier, sera également présenté, mais l’accusation n’a pas mentionné de témoins pour la reconstitution des événements du 1er janvier. Une fois que les transcriptions des écoutes téléphoniques seront présentées, vers la mi-février, les digos de Pampos devraient faire une déclaration pour leur interprétation de ces dernières, après quoi les poursuites devraient être terminées et la défense devrait débuter.

Le président a exprimé aujourd’hui sa volonté de mettre fin au procès avec l’audience du 14 mars.

repris de https://panicoanarchico.noblogs.org

 

* Testi : témoignages et expertises

(1) https://corrierefiorentino.corriere.it/firenze/notizie/cronaca/16_aprile_21/firenze-quattro-molotov-contro-caserma-carabinieri-270e8600-078c-11e6-9245-7448706b4dea.shtml (des molotov contre une caserne de gendarmerie après une soirée de heurts avec la police).

NdT. Une bochure est disponible autour de l’opération Panico.(téléchargeable ici) : https://nantes.indymedia.org/articles/42084

Opération Panico – Mises à jour sur les audiences à venir

Le jeudi 13 décembre, l’audience a été reportée, comme annoncé, en raison de la maladie d’un des juges. En outre, il a été annoncé que l’expert en charge des transcriptions d’écoutes téléphoniques a perdu un mois, car les fichiers audio étaient introuvables (…) Par conséquent, la date de remise des transcriptions sera probablement retardée d’un mois, du 10 janvier à la mi-février.

Il est également possible que les prochaines audiences de l’opération Panico soient programmées en fonction de cela :

. 20 décembre: conclusion des textes d’accusation pour les événements de Melograno et du 25 avril

. 14 février 10h30: épisodes liés au siège de Bargello, assaut et bombe artisanale (janvier / février 2016)

.  21 février à 9: (peut-être)  pour l’explosion du Nouvel An

. 28 février 9h: (peut-être) expertise en ADN

. 7 mars 12 heures

. 12 mars 11h

Ne prenez pas les thèmes abordés à chaque audience comme une certitude, on ne sait pas à quelle vitesse les témoignages et le procès se dérouleront. Pour le moment, on sait que Ghespe ne sera pas présent à l’audience du 20/12. Rendez-vous au Nouvel An devant Sollicciano!

source: panicoanarchico.noblogs.org

Sortie prochaine sous contrainte pour le dernier prisonnier de la keufmobile

La demande de liberté conditionnelle de la dernière personne en prison dans l’affaire du Quai de Valmy a été définitivement rejetée par la chambre d’application des peines, juridiction d’appel du juge d’application (JAP).

Il restera enfermé au centre de détention de Meaux jusqu’à sa sortie avec crédits de réduction de peine*, prévue fin janvier prochain.

Mais il entre dans la catégorie des personnes concernées par une loi de 2014 pondue par Taubira (article 721-2 du code pénal), qui permet d’assortir le temps de remises de peine d’un certain nombre de conditions qui doivent être respectées au risque de retourner direct en taule. En gros, une espèce de contrôle judiciaire à posteriori alors que la peine de prison a déjà été tirée, et qui, sous couvert de réinsertion, constitue une punition supplémentaire.
Le JAP et le procureur, trouvant certainement qu’il allait sortir (un peu) trop tôt à leur goût, ne se sont pas privés pour lui coller à peu près toutes les contraintes possibles dans ce cadre :

– interdiction de paraître à Paris
– obligation de fixer sa résidence dans un lieu déterminé
– obligation de dédommager les parties civiles
– interdiction de rentrer en contact avec les coauteurs et les victimes
– interdiction de porter une arme
– obligation de répondre aux convocations du JAP ou du travailleur social désigné
– obligation de recevoir les visites du travailleur social et de lui communiquer les renseignements ou documents de nature à permettre le contrôle de ses moyens d’existence et de l’exécution de ses obligations
– obligation de prévenir le travailleur social de ses changements d’adresse, de boulot et de tout déplacement de plus de 15 jours
– obligation de demander l’autorisation du JAP pour tout changement d’emploi ou de résidence, lorsque ce changement est de nature à mettre obstacle à l’exécution de ses obligations
– obligation de prévenir le JAP pour tout déplacement à l’étranger

Tout ça pendant le durée de ses remises de peine, c’est-à-dire 6 mois.
La volonté est claire de lui faire payer jusqu’au bout son silence sur les faits. Ceci dit, si cette loi récente permet de garder les gens sous contrôle à leur sortie de prison, on n’oublie pas qu’il était déjà courant que les remises de peine soient tout simplement supprimées, notamment pour les personnes condamnées pour terrorisme.


Leur répression n’arretera pas nos rebellions, Liberté pour tou-tes

 

*Remise ou réduction de peine : dispositif qui fonctionne comme un crédit de jours qui sont accordés à la personne condamnée et déduits de sa peine définitive. De ce « forfait » peuvent être ajoutés ou retirés des jours lorsque l’administration pénitentiaire considère que la personne condamnée s’est bien ou mal comportée.

Repris d’Indy Nantes

Opération Panico : Quelques mises à jour

Des nouvelles de Paska, il a arrêté sa grève de la faim  [24/11/2018], sans obtenir de transfert. Nous ne savons toujours pas si il sera soumis au 14bis*  comme annoncé.

L’audience du 13 décembre sautera à priori, pour cause de maladie du juge.

Bientôt de nouvelles mises à jour!

repris de : panicoanarchico.noblogs.org

* L’art. 14bis est un régime de surveillance spéciale comprenant un isolement quasi permanent et la censure du courrier pour une période de 6 mois maximum, pour les détenus qui en raison de leur comportement compromettraient la sécurité de la prison notamment.

[Montreuil] Rencontres contre toutes les prisons !

Les 15 et 16 décembre à Montreuil, deux jours de discussions, expositions, rencontres, cantines, contre toute forme d’enfermement !

Mettre à mal l’idée même de l’enfermement c’est s’attaquer à un des piliers de cette société basée sur l’exploitation et la reproduction des dominations. La taule est une menace pour tou.te.s celles et ceux qui désirent vivre sans se soumettre aux lois qui régissent ce système, ou qui n’ont pas d’autres possibilités que de vivre en contradiction avec celles-ci.

À l’heure d’une nouvelle extension du système carcéral il nous semble important de se donner des perspectives de lutte. Cet énième plan prison à l’oeuvre, c’est 15 000 places de plus derrière les murs. Il prévoit à la fois la construction de nouvelles taules, de quartiers haute- sécurité, de SAS (structures d’accompagnement vers la sortie) et la rénovation d’anciennes prisons comme celle de la Santé à Paris dont la réouverture est prévue le 7 janvier prochain. Cette nouvelle réforme pénitentiaire vise aussi à étendre toujours plus la prison dans la société, avec notamment le développement de la surveillance électronique et la création d’un pôle emploi des TIG (travaux d’intérêts généraux). Régulièrement, des révoltes secouent les prisons suite à des assassinats par les matons, après des suicides ou du fait des conditions d’incarcération, certaines remettant en cause l’existence même des prisons. Dehors, des personnes se solidarisent par différents moyens : depuis l’hiver dernier se sont succédés émeutes et manifs à Toulouse, actions contre la grève des matons, rassemblements devant Fleury-Merogis, mais aussi incendies de voitures de matons à la prison de Fresnes ou de véhicules de constructeurs de taules en Isère… Ces rencontres pourront être l’occasion de partager des idées autour de ces révoltes et luttes actuelles et d’autres plus anciennes.

Ce sera également un moment pour discuter des divers outils existants comme les radios anti-carcérales, les journaux, les caisses de solidarité qui, en diffusant des infos et en créant des liens entre l’intérieur et l’extérieur, contribuent depuis de nombreuses années aux luttes contre la prison et d’autres formes d’enfermements (centres de rétention, hôpitaux psychiatriques, établissements pénitentiaires pour mineur.e.s, etc.).

Ces rencontres ont lieu en région parisienne mais nous souhaitons qu’elles puissent être un temps d’échanges entre personnes de différents coins de l’hexagone. Pour celles et ceux qui s’intéressent de près ou de loin aux luttes anti-carcérales, ce week end sera une occasion de se rencontrer !

Continue reading « [Montreuil] Rencontres contre toutes les prisons ! »

Milan : Initiatives en solidarité avec Paska en grève de la faim

Jeudi 15 novembre. Un groupe d’une quarantaine de compagnons s’est retrouvé à partir de huit heures du soir devant la prison de San Vittore pour faire un salut bruyant. Entre pétards, feux d’artifices et nombreux écrits sur les murs de l’enceinte de la prison, la solidarité s’exprime à tous les prisonniers mais surtout la proximité avec Paska en grève de la faim. De l’intérieur, comme toujours, une réponse chaleureuse.

Vendredi 16 novembre. Dans la matinée, désordre auprès du Département de l’administration pénitentiaire, situé près de la prison de San Vittore. Entre chœurs et interventions, on rappelle des responsabilités précises de ceux qui sont à l’intérieur des bureaux.

Mardi 20 novembre. Encore une fois sous les murs du Dap* mais cette fois équipé pour faire un tapage bruyant**. Le cortège dure une heure et demie jusqu’à l’heure du déjeuner, interrompant ainsi le travail à l’intérieur des bureaux. Une banderole est accrochée avec écrit « Le Dap commande, le bourreau exécute » et un tag est fait devant l’entrée principale. Après l’écrit, le groupe de camarades s’est rendu sur le marché Papiniano, à proximité, pour y distribuer des tracts et intervenir sur la situation de Paska et le rôle du Dap, dans cette affaire ainsi que dans le quotidien des brutalités et passages à tabac dans les prisons.

*D.A.P Département de l’Administration Pénitentiaire : responsable de la gestion du système carcéral (du personnel aux lieux d’enfermement).

**Battitura : battre le fer, ici battre les portes et les murs pour faire du bruit.

Repris de roundrobin.info

Trento : Le festival du film « Tutti nello stesso piatto » interrompu en soutien à Paska en grève de la faim

Le dimanche 25 novembre à Trente, une trentaine de compagnons ont interrompu la cérémonie de remise des prix du festival « Tutti nello stesso piatto ». Cet événement était aux dires [des organisateurs] une façon de soulever la question des « droits de l’homme » à travers des films et des documentaires. L’hypocrite Province de Trento, qui se vante d’être un territoire accueillant et démocratique alors qu’elle finance des entreprises militaires, des recherches sur la guerre et des projets répressifs de toutes sortes, cherche avec de telles initiatives à se donner un visage « propre » et solidaire. Parmi les promoteurs de l’initiative, il y avait aussi Elsa – The European Law Student’s Association – une organisation qui organise régulièrement des événements à Trente où il est possible de trouver des soldats et des hommes en uniforme, ainsi que des magistrats et des juges. Pendant l’interruption, les camarades ont distribué des tracts et sont intervenus pour Paska en grève de la faim et en solidarité avec Giovanni et Ghespe.

Ci-dessous, le tracts distribué :

UN DE NOS COMPAGNON EST EN GRÈVE DE LA FAIM

Au nouvel an d’il a deux ans, à Florence, une bombe avait explosé à la bibliothèque de Casapound, blessant gravement un policier-démineur maladroit. Quelques mois plus tard, à Florence, les lieux occupés par les anarchistes, « Il Panico » et « Riottosa », ont été explusés et plusieurs compagnons et compagnones ont été arrêtés pour « association de malfaiteurs ». Quatre de ces compagnons (dont trois sont encore en prison) sont accusés d’avoir posé cette bombe. Pendant que les fascistes s’organisent (dans les rues comme dans les palais) et ont déjà ouvert le feu (à Macerata et ailleurs), l’État se venge de ceux qui les ont toujours combattus et de la société injuste qui les génère.

C’est pourquoi il tente d’enfermer ces camarades pour des années derrière les barreaux d’une prison.

L’un d’entre eux, Paska, est en grève de la faim à la prison de La Spezia pour lutter contre le harcèlement dont il fait l’objet. Lors d’une audience devant le tribunal de Florence, il a voulu dénoncer ce qui lui était arrivé lors de son transfert, à savoir un passage à tabac par les gardes. Lorsque Paska a essayé de parler, le juge lui a dit que le sujet n’était pas inhérent au procès, puis il a été renvoyé de la salle d’audience. Les soutiens présents ont fait preuve de proximité avec le compagnon. Nous aussi voulons lui être proches ainsi que tous les prisonnier.es en lutte. Nous réitérons avec force que la pratique de l’action directe est de plus en plus nécessaire pour repousser les politiques de l’État et les pratiques de ses complices, qui deviennent de plus en plus oppressives chaque jour contre les rebelles et tous les exploités. Alors que le ministère de la Grâce et de Justice cherche avec de nouveaux décrets pour isoler les détenus en lutte; tandis que le nouveau décret sur la sécurité renforce de plus en plus la répression; tandis que la mentalité raciste, réactionnaire et fasciste progresse; alors que certains (voir le PD) essaie de transformer l’opposition aux fascistes en pure propagande électorale, après en avoir préparé le terrain; nous tenons une nouvelle fois à réitérer notre solidarité avec ceux qui luttent, a Paska en grève de la faim, et nous réitérons notre hostilité envers les gardes infâmes et toute notre haine contre l’État et les fascistes.

Liberté pour Paska, Giovanni et Ghespe!
Contre l’Etat et ses prisons.
Des anarchistes

 

Repris de roundrobin.info

Argentine : ni victime ni bourreau

Nous ne voulons pas parler de répression, pas même de persécution ou de « chasse aux sorcières », comme cela a été dit ou lu précédemment. Nous ne considérons pas les livres ou les journaux « des armes », nous n’avons pas de rhétorique romantique sur la lutte anarchiste. Être anarchiste n’est pas une chose simple, il ne s’agit pas de choisir une idéologie et de traverser la vie sans aucun changement, car être anarchiste a un poids, et un poids assez important.

Nous sommes déclarés ennemis de l’État, nous sommes exploités, nous sommes opprimés, nous ne demandons rien, nous ne voulons pas de cadeaux ni de réformes, nous ne voulons pas de lois. Nous sommes des anarchistes qui combattons comme ils peuvent, en s’appuyant toujours sur nos valeurs.

C’est pourquoi nous ne nous attendons pas à ce que l’État agisse différemment par rapport a ce qu’il fait. Nous ne sommes pas des victimes, et nous savons très bien que nous ne sommes pas même des soldats, même si nous ne reculons jamais. Nous sommes influencés par les événements que nous voyons chaque jour devant nos yeux. Nous n’avons pas un tempérament féroce ni un cœur froid. Au contraire, nous avons des valeurs et des pratiques et nous essayons d’être aussi cohérents que possible avec celles-ci, et un cœur brûlant qui nous pousse chaque jour à lutter pour tout changer.

Malheureusement, une partie de cette société est construite sur la base de relations autoritaires. Elle a oublié l’empathie, au point qu’il est presque impossible de se mettre à la place de l’ autre ou même de comprendre comment une autre personne peut agir différemment de ce à quoi on s’attendait. Nous voyons avec regret comment les réseaux sociaux ont été remplis de mèmes, de blagues et de conversations dans lesquelles nous parlons, avec une profonde ignorance ou un air de grandeur, de cette situation: qui se bat quotidiennement entre la vie et la mort ou qui se trouve depuis longtemps temps en prison. La prison où près de la moitié des meurtres ont été perpétrés des mains de l’État, cet État démocratique directement responsable de la mort de plus de 5 500 personnes.

L’État a le monopole de la violence, condition indispensable à son existence. De son point de vue, il ne peut y avoir que des associations, des organisations et des responsabilités communes. Ils confondent les actions individuelles et essaient de les faire passer pour des conspirations collectives. Ils ne comprennent pas la liberté individuelle, l’action qui peut naitre d’une ou deux personnes.

Depuis l’assassinat de notre camarade Santiago, ils ont tenté par tous les moyens de créer une organisation mêlant Mapuches et Anarchistes, ont préparé le terrain pour marcher sur ceux qui sont non seulement contre le gouvernement, mais aussi contre l’État et le Capital. Contre nous, qui nous ne faisons pas de politique et luttons pour une révolution sociale qui changera l’état des choses à ses racines.

Ce sont des temps difficiles et ils le deviendrons de plus en plus, mais nous reconnaissons qu’ils n’ont jamais été faciles non plus mêmepar le passé. Les mois à venir nous montreront beaucoup de choses sur nous, et c’est dans le cadre de la solidarité anarchiste que nous devons nous soutenir, et non pas faire partie de ce système corrompu. Ce sont des moments où nous devons compter sur nos idées pour pouvoir penser clairement, et sur nos valeurs, la tête haute, pour continuer à crier: longue vie à l’anarchie!

Nous ne demandons rien.

repris de : https://anarhija.info


Le 14 novembre, dans l’après-midi, au cimetière de Recoleta, dans la mausolée du colonel Ramon Falcon (exécuté par le compagnon Simón Radowitzky), une bombe explose, blessant la compagnone Anahi Salcedo, transférée à l’hôpital de Fernandez,  blessé au visage. et au le crâne, elle a également perdu trois doigts et est actuellement dans le coma artificiel. Le compagnon Hugo Rodriguez est arrêté sur place. Quelques heures plus tard, devant la maison du juge Bonadio (célèbre pour sa poigne de fer, avec un passé mémorable dans la jeunesse de la garde de fer, groupe fasciste du péronisme, et pour la pratique actuelle et pour ses discours  répressif à l’égard des dissidents, le camarade Marcos Viola est accusé d’avoir lancé un autre engin explosif contre la voiture du magistrat.

Tôt le matin et les jours suivants, différents espaces de l’environnement anarchiste, des espaces occupés et des quartiers, ainsi que des maisons privées, ont été fouillés. Douze personnes ont été arrêtées au cours de cette chasse. Dont certains restent 72 heures en GAV). Par la suite une 10aine de camarades aurait été inculpés pour association de malfaiteurs, intimidation publique et possession de matériel explosif (pour les deux actions). […]

Voir ici : https://sansattendre.noblogs.org/post/2018/11/16/buenos-aires-argentine-une-compagnonne-blessee-lors-dune-attaque-a-la-bombe-plusieurs-arrestations/source: anarhija.info

+ d’info à venir

Florence, Opération Panico : Compte-rendu de l’audience du 08/11/2018

Le jeudi 8 novembre a eu lieu la troisième audience de l’opération Panico. Le déroulement, nous ne le savons pas et nous ne nous en soucions pas trop au fond. Les faits parlent d’eux-mêmes.

Dans la salle, étaient présent Giova, Ghespe et Paska, quelques inculpés et un public de camarades. Dès le début de l’audience, Paska a demandé à  la parole, par l’intermédiaire de son avocat, pour lire une déclaration. Il est arrivé dans la salle avec les signes des coups qu’il avait pris à la prison de La Spezia le matin même, avant le transfert à Florence. Il a commencé à lire sa déclaration, qui commençait par raconter le passage à tabac par les matons, mais le juge a immédiatement ordonné que le micro soit éteint, expliquant que ce qu’il disait n’était pas pertinent pour le procès, que ce n’était pas le siège compétent pour signaler ces faits et de la merde dans le genre. Paska, a malgré tout continué à lire, élevant la voix, mais a été tiré par les gardes infâmes qui ont tenté de lui arracher les feuilles des mains et de le conduire dans le sous-sol du tribunal. Les compagnons présents et les accusés se levèrent pour protester bruyamment. En réponse, le juge expulsa la salle d’audience. À ce moment-là, les inculpés sont également sortis pour être présent avec les autres, alors que l’avocat de Paska a demandé à ce qu’il soit réadmis dans la salle d’audience, même dans la cage si nécessaire, et a rappelé que son client faisait une grève de la faim depuis plusieurs jours protester contre les conditions de détention et demander son transfert dans une autre prison. De toute évidence, le juge s’en moquait bien et il ordonna que Paska reste enfermé dans les cellules souterraines. Les accusés sont revenus dans la salle d’audience pour lire une brève déclaration, affirmant que le juge était également complice des mauvais traitements infligés à Paska en prison, réaffirmant la solidarité avec les trois compagnons incarcérés et le souhait de ne pas continuer à assister à l’audience. Le juge a essayé de interrompre presque immédiatement en parlant en même temps que le camarade qui lisait la déclaration, suite à quoi les accusés ont quitté le tribunal de façon permanente. Nous savons que peu après, Giova et Ghespe ont également demandé à être emmenés, ce qui a peut-être incité le juge à repenser, car il avait fait appeler Paska pour lui demander s’il souhaitait retourner dans la salle d’audience. Le compagnon acquiesça, ainsi que Giova et Ghespe. Les autres camarades inculpés, en revanche, sont restés en dehors du tribunal, où certains ont improvisé une bref rassemblement près de la porte d’entrée, puis se sont réunis avec les autres, attendant de saluer leurs camarades à la fin de l’audience. Mais cela n’a pas été possible, car à la fin du procès, les trois hommes ont été chargés dans des fourgonnettes mobiles qui ont tracé un bout de route dans la mauvaise direction pour ne pas passer devant les camarades, mais vous savez, il n’y a pas de limite à la misère humaine des matons .

La journée s’est terminée par un tour dans le quartier de Sant’Ambrogio et un banquet sur une place du même quartier.

Exprimer une solidarité active avec Giova, Paska et Ghespe est en ce moment de plus en plus urgent, rappelez-vous que Paska est en grève de la faim depuis le 5 novembre et c’est à nous de lui faire sentir notre soutien et notre complicité.

Dimanche 18 octobre, à partir de 15h00, nous serons devant la prison de La Spezia,

en forme et furieux!

Repris de : panicoanarchico.noblogs.org

 

MAJ. Paska a arrêté la grève de la faim le 24/11. Les mises à jour suivront bientôt.

Comté de Paulding (Géorgie) [USA] : Le chantier de construction d’une prison sabotée – 04/11/2018

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En 2016, les électeurs du comté de Paulding ont approuvé la construction d’un nouveau centre de détention pour adultes et de policie, de 77 millions de dollars. Turner Construction (une filiale de la société allemande Hochtief) gère ce projet et sous-traite le travail à des entreprises locales. Les travaux de construction sont bien avancés. 

Au petit matin du 4 novembre, nous sommes entrés sur le site de construction et mis hors d’usage deux tractopelles, un appareil de forage et une pelleteuse. Les clés de toutes les machines se trouvaient sur le contact, nous avons donc débarrassé la société de celles-ci. Nous nous sommes ensuite déplacés dans les bureaux locaux du projet, où nous avons réussi à débrancher le courant du chantier de construction et à mettre hors service deux chariots et une fourgonnette de la société. Au moment de cette publication, 4 jours plus tard, un chargeur frontal et l’appareil de forage étaient toujours hors d’usage. Le travail a été reporté de plusieurs heures le lundi suivant l’action.

Aucun repos tant que tout le monde n’est pas libre.
Feu aux prisons.

Repris de 325.nostate.net

Italie : Mise à jour sur la grève de la faim de Paska et appel à solidarité (10/11/2018)

Paska nous a fait savoir qu’il a été transféré à l’isolement et qu’il y restera pour 15 jours, en régime fermé, il ne dispose que d’une demi-heure de promenade. Le reste du temps, il le passe seul dans la cellule, pour les déplacements il a toujours une escorte de 2-3 gardes et les parloirs se font séparément, avec la porte ouverte et les gardes sur la porte. Il avait des signes évidents de passage à tabac juste avant l’audience du 8/11, qu’il a essayé de déclarer devant le tribunal, mais le juge qui a péremptoirement ordonné qu’il soit mis dehors par les gardes. Il a essayé de signaler les coups (il a reçu de violents coups à la tête et au dos) mais le médecin n’a absolument rien rapporté. Il a donc l’intention de demander l’interdiction de rencontrer des médecins et des infirmières.

En dépit de cela, Paska tient bon et continue de se battre, la tête haute.
Nous relançons l’invitation à un rassemblement la prison de La Spezia le 18/11 à 18 heures.
PASKA LIBRE ET EN FORME.

Repris de roundrobin.info


Paska est en grève de la faim depuis le lundi 5 novembre. Cela fait longtemps qu’il a choisi de ne pas baisser la tête face à la violence de la prison. Voilà pourquoi le 8, avant d’être transféré à Florence, pour l’audience de l’Opération Panico, il a été tabassé.

Dimanche 19 Novembre nous serons à La Spezia, la prison où il est enfermé.

En solidarité avec lui, avec les autres prisonniers, et contre la prison et ceux qui en profitent.

Que la fleur de l’action éclose

Que les racines fissurent les murs et les barreaux

Liberté pour Giava, Ghespe et Paska. Liberté pour toutes et tous

Feu à ce monde de prisons  

roundrobin.info/2018/11/italie-paska-est-en-greve-de-la-faim