Opération Prometeo : Quelques mots de plus sur l’arrestation de Natasha à Bordeaux

A l’aube du 21 mai, la police française défonce la porte d’entrée de la maison où se trouve Natasha avec son compagnon et l’arrête avec des méthodes sanglantes. Alors qu’ils l’emmènent à la prison de Bordeaux, et aussi bien son avocate, que ses compagnons, ses amis et sa famille tenteront de contacter toute personne au courant de la situation, nous ne saurons où elle se trouve et qu’elle se porte bien que le 27 mai, soit 6 jours après son arrestation. 6 jours pendant lesquels personne n’a eu de nouvelles d’elle. Ni son compagnon, ni ses amis les plus proches, ni ses parents, ni son avocat à Turin. Continue reading « Opération Prometeo : Quelques mots de plus sur l’arrestation de Natasha à Bordeaux »

Italie : 46 personnes mises en examen dans le cadre de la lutte contre le TAP

Résultat de recherche d'images pour "gazoduc tap"46 personnes sont mises en cause pour toute une série d’accusations concernant des épisodes de lutte dans le Salento (région des Pouilles, sud-est) courant 2017 et 2018, allant des manifestations sauvages, au blocage du chantier de San Basilio, à Melendugno début 2018, ou encore des dégradations du siège du TAP*.

Les accusations sont entre autres, outrage et rébellion, menaces ou violence envers un agent public, interruption de service publique, tags, jet de peinture, violences et dégradations, ou encore d’avoir voulu empêcher un photographe de prendre des photos lors d’une manifestation (au total 78 chefs d’inculpation sont tombés). L’enquête a été clôturé par le procureur adjoint Guglielmo Cataldi et la substitut du procureur Maria Consolata Moschettini.

Les journaux locaux fidèles à leurs habitudes n’ont pas attendu une seconde pour balancer les noms, prénoms, âges et lieux de résidence des personnes accusées avant même que les tribunaux ne commencent leur sale travail.

Reformulé depuis leur presse

* Le TAP (Trans Adriatic Pipeline), est un projet de gazoduc ayant pour objet de transporter vers le marché européen le gaz naturel de la mer Caspienne (Azerbaïdjan), vers les marchés occidentaux en passant par la Grèce, l’Albanie et la mer Adriatique jusqu’en Italie.


Voir aussi la brochure : Saboter l’énergie recueil de textes italiens autour de la lutte contre la construction du gazoduc TAP dans le Salento https://grenoble.indymedia.org/IMG/pdf/TAPbrochCorrect.pdf

Italie : Mises à jour pour Juan et Manu

Juan, accusé d’association à des fins de terrorisme ou de subversion de l’ordre démocratique (270bis), d’acte de terrorisme avec des engins pouvant provoquer la mort ou explosifs (article 280bis du code pénal) et de saccage (article 285 du code pénal) pour l’attaque du siège de la Ligue de Trévise en août 2018, de possession de faux documents (article 497bis du code pénal) et de détention d’armes ou objets pouvant blesser (pour un canif, article 4 de la loi 110/75) a été transféré à la prison de Terni.

Manu lui a été transféré à la prison de Monza.

Pour leur écrire :

Juan Antonio Sorroche Fernandez
CC di Terni
Str. delle Campore, 32
05100 Terni (TR)

Manuel Oxoli
CC di Monza
Via S. Quirico, 6
20900 Monza (MB)

Tutti liberi! Tutte libere!

Depuis roundrobin.info

Note. Manu est accusé de « complicité de soustraction à l’exécution d’une peine » pour avoir aidé Juan lors de sa cavale.

Bordeaux : Des nouvelles de Nat

Natasha va bien.
Le courrier est bloqué par la censure, mais en France, c’est une chose normale lorsque l’enquête est en cours.
Au 31 mai, elle n’a que reçue les lettres d’une compagnonne française, probablement parce que plus facile pour la censure [le contrôle du courrier] car écrit en français. Elle parle néanmoins de lettres qu’elle a envoyées, mais qui n’ont jamais été reçues, par conséquent celle reçue aujourd’hui est probablement passée par les mailles du filet.
Elle a reçu du papier, des enveloppes et des timbres pour l’Italie.
Elle a reçu l’argent de la caisse.
À l’intérieur, elle dit que c’est un mouroir, qu’il ne se passe rien, que les gens sont cachetonnés à fond et que du coup ça ressemble plus à un hôpital. La nourriture est vraiment dégeulasse.
Mais sa compagne de cellule est sympa, ça l’a fait et elle l’a beaucoup aidée au début.
Elle sait qu’elle sera transférée sous peu.
Par ailleurs, une lettre adressée à son père nous apprend que le 10 juin prochain, le tribunal français se prononcera sur l’extradition de Natasha. Le 20 de ce mois-ci, elle sera transférée en Italie, mais on ne sait pas où.

Nat libera! Tutti e tutte libere!

Depuis roundrobin.info

Italie : Mises à jour depuis Brescia

Lundi 27 mai, la femme du compagnon incarcéré, parce que accusé de complicité dans la cavale de Juan, a été prise de chez ses parents afin d’effectuer une deuxième perquisition à son domicile; toutes les habitations ont été reperquisitionnées comme le 22 mai, date de la première perquisition.

Encore une fois, une vingtaine d’agents de la DIGOS, encagoulés, accompagnés par la police scientifique qui cherchaient une veste et un ordinateur qu’ils n’avaient pas trouvé lors de la première perquisition.

Nous soulignons que samedi 25 mai également, ont aussi été perquisitionnés quatre autres maisons, liés à des personnes considérés comme proches du compagnon emprisonné, [par des flics] armes à la mains et aencagoulés.

Dans l’attente de son passage devant le tribunal de réexamen*, le compagnon reste en taule, pour éviter les contacts avec les compagnon.ne.s solidaires et puisqu’il a été estimé ne respecterai pas une assignation à résidence.

Depuis roundrobin.info

* tribunal chargé de vérifier la validité de l’interpellation et qui décide aussi, tout comme le JLD, de mesures de contrôle tel que l’incarcération préventive, l’assignation à résidence, ou l’obligation de pointage.

 

Italie : Grève de la faim dans les prisons

Aujourd’hui mercredi 29 mai commence une grève de la faim contre les conditions de détention en général et plus particulièrement en solidarité aux détenu.es qui subissent des restrictions supplémentaires comme le 41 bis (régime spécial crée contre les chefs mafieux en 1986 puis élargi au « terrorisme ». Il implique l’isolement 23h par jour,  une seule heure par semaine de parloir avec les proches, 4 livres maximum, lettres censurées…) ou le mitard.

Depuis plusieurs années, diverses opérations répressives sont menées par l’État italien contre celles et ceux qui luttent contre toute forme d’autorité avec les motifs de subversion et/ou terrorisme. Ces derniers mois, la répression ne frappe pas aux portes, elle les défonce.

Actuellement, de nombreux compas anarchistes se trouvent au mitard en prison ou sous contrôle judiciaire suite à ces opérations, accusé.es d’avoir commis des attaques contre des tribunaux, des centres d’identification et d’expulsion (équivalent des CRA en France, prisons pour sans papiers), des lignes ferroviaires, des écoles de police, etc.

C’est de là que viennent les dernières nouvelles sur les conditions de détention actuelles et les restrictions auxquelles sont soumises les détenues, en particulier dans la taule de l’Aquila. Les prisonnières elles-mêmes la décrivent comme une tombe.

Les compagnonnes se retrouvent en effet au mitard, dans les vieilles cellules utilisées pour le 41 bis féminin. Réveil à 7h du matin, contrôle au détecteur de métaux à chaque sortie de cellule, fouilles quotidiennes, aucune possibilité d’avoir accès à l’heure, lettres régulièrement bloquées et toujours censurées…  Les communications avec l’extérieur, fondamentales pour briser les chaines de l’isolement, sont entravées tout comme les relations sociales entre les détenues.

L’isolement n’est que le reflet le plus laid de la prison ainsi que l’est la prison pour la société.

Quand on décide de ne plus courir derrière la carotte (avec l’insolence supplémentaire de tenter en plus de la voler ou de la détruire jusqu’à ses racines) , c’est le bâton qui se fait sentir de plein fouet.

Alors que l’État criminalise jusqu’à la réalisation d’une banderole ou l’écriture d’un tract, il ne peut y avoir comme réponse au contrôle généralisé qu’un refus de plus. Les attaques, au même titre que les révoltes, contre les personnes et les structures du pouvoir sont autant de possibilités de créer ses propres chemins vers un monde sans domination.

Dans le même temps, au Chili, environ 5000 détenu.es répondent en actes à l’appel lancé mi-mai par une poignée d’autres. Le décret-loi 321, sur les conditions d’accès à la liberté conditionnelle, a été modifié en janvier. Désormais, celle-ci n’est plus un « droit » mais une « récompense », une carotte de plus pour pacifier les cages de l’Etat. Dans différentes prisons, des sections entières font une grève de la faim, perturbent le cours normal de l’incarcération en refusant les visites, les ateliers, le travail, etc.

Les prisons en feu, les matons au milieu …

Quelques infos sur la répression visant les anarchistes en Italie

Alors que 5 compas ont été condamné.es à des peines de prison allant de 5 à 20 dans le cadre de l’opération Scripta Manent (accusés d’attaques incendiaires dans les années 2000 ainsi que de la création et de la participation à une organisation terroriste : la FAI/FRI), 3 compagnons sont toujours en détention provisoire depuis 2017 dans le cadre de l’Opération Panico (accusés notamment d’attaques incendiaires à Florence).

En février, ce sont ouvertes des enquêtes pour « association subversive contre l’ordre démocratique » et terrorisme (le dernier des deux chefs d’inculpation est depuis tombé). Expulsion de l’Asilo Occupato et 6 arrestations à Turin (opération Scintilla), plus d’une quarantaine de perquisitions et 7 arrestations à Trento (opération Renata). Après plusieurs mois de préventive, la plupart des compas sont sortis sous contrôle judiciaire à l’exception de 2 d’entre eux toujours incarcéré.es.

La semaine dernière, dans le cadre de l’opération Prometeo, 3 compas ont été arrêté.es, accusé.es d’attentats avec finalité terroriste contre des personnes, en l’occurrence de l’envoi de colis piégés à deux procureurs de Turin et au chef du département de l’administration pénitentiaire de Rome. Une compagnonne a été arrêtée sur le territoire contrôlé par l’État français et se trouve actuellement détenue à Bordeaux-Gradignan en attente d’une éventuelle extradition.

Quelques jours plus tard, c’est un compagnon en cavale depuis 3 ans qui est arrêté à Brescia pour purger une peine de 6 années. Il est par ailleurs sous le coup d’une enquête pour une attaque explosive contre le siège de la Lega Nord (le parti de Salvini) à Trévise.

1 autre compa a été arrêté avec comme motif d’avoir favorisé sa cavale : « complicité de soustraction à l’exécution d’une peine ».

Aquila-medium

Depuis nantes.indymedia.org

Belgique : Rendu du procès contre 12 anarchistes

Ce mardi 28 mai a été rendu le verdict dans le cadre du procès contre 12 anarchistes à Bruxelles.

Pour rappel, illes étaient poursuivi-es pour « association de malfaiteurs » et une série d’autres « délits ». Lors du procès le mois dernier, le procureur avait réclamé pour les différent-es inculpé-es des peines de travail ou différentes peines de prison. La défense avait quant à elle plaidé l’irrecevabilité des poursuites et l’acquittement.

Le tribunal a finalement retenu l’irrecevabilité des poursuites, ce qui signifie qu’illes sont donc acquitté-es !
Seule une personne qui n’était pas inclue dans la supposée association de mafaiteurs a été reconnue coupable de coups et blessures sur un flic, mais sans qu’il n’y ait de peine prononcée pour ces faits.

Le procureur a cependant 40 jours pour faire appel de ce jugement. Affaire à suivre donc.

Malgré tout, on n’oublie pas les compagnons et compagnon.ne.s qui sont poursuivies pour avoir lutté contre la construction de la maxi-prison à Haren. Qui ont eux aussi été sous le coup d’une enquête « anti-terroriste » et pour lesquels la chambre du conseil décidera des éventuelles inculpations à retenir ce mardi 4 juin 2019.

Pour un monde sans exploitation ni frontières.
Contre toute autorité,
Il est toujours temps de se battre.

Depuis bxl.indymedia.org

Op. Prometeo : Adresse et numéro d’écrou pour écrire à Nat

Nat se trouve à la prison de Bordeaux. On ne sait pas encore quand elle sera transférée en Italie. L’adresse pour lui écrire est :

Natascia Savio – ECROU 93106
Centre Pénitentiaire de Bordeaux-Gradignan
36 Rue du Bourdillat
33170 Gradignan
France

Depuis roundrobin.info

Italie : Opération « Prometeo »

 


MAJ. Les adresses des deux autres compagnons incarcérés dans le cadre de l’opération Prometeo :

Robert Firozpoor Casa di Reclusione di Opera via Camporgnago 40, 20090 Milano

Giuseppe Bruna Casa di Reclusione. di Opera via Camporgnago 40, 20090 Milano

Italie, opération « Renata » : Stecco transféré à la prison de Ferrare

Nous vous informons que le compagnon anarchiste Luca Dolce dit Stecco a été transféré de la prison de Tolmezzo (dans la province d’Udine) à la prison de Ferrare, précisément dans la section AS2 où les compagnons anarchistes récemment condamnés en première instance pour l’opération « Scripta manent » sont détenus. Stecco est en prison depuis le 19 février 2019, arrêté avec sept autres anarchistes dans le cadre de l’opération répressive appelée « Renata ».

Le 9 mai, cinq prisonniers anarchistes pour cette opération répressive ont assignés à résidence : Agnese (qui avait récemment été transférée dans la section pénitentiaire AS2 de L’Aquila), Giulio, Roberto (détenus à Tolmezzo), Andrea et Nicola (détenus à Ferrara). Seul le compagnon Luca Dolce (dit « Stecco ») est resté en prison à cause d’autres condamnations. Tandis qu’une autre compagnone, Sasha, qui a également été arrêtée le 19 février et immédiatement assignée à résidence, a vu cette dernière « mesure de précaution » transformée en obligation de rester et de rentrer chez elle de 21 heures à 7 heures du matin.

Il convient également de rappeler qu’en mars, à la suite d’une décision du tribunal de réexamen, qui a jugé que les accusations et les circonstances aggravantes du « terrorisme » n’existaient pas, l’accusation « d’association subversive aux fins du terrorisme et de subversion de l’ordre démocratique » (article 270bis du Code pénal) dont une partie des compagnons arrêtés étaient initialement accusés, est tombée, et l’infraction présumée est devenue l' »association subversive » (article 270, Code pénal). Les accusations relatives à des faits précis (« interruption de service public », « dommages », « sabotage de matériel télématique », « incendie » et « transport de matières explosives ») restent inchangées.

L’adresse de Stecco :

Luca Dolce
C. C. de Ferrara
via Arginone 327
44122 Ferrara

Depuis insuscettibilediravvedimento.noblogs.org

Modène (Italie) : Communiqué à propos de l’opération Prometeo

Le matin du 21 mai, les ROS [la brigade des Carabinieri qui « s’occupe » de criminalité organisée et de terrorisme ; NdAtt.] ont déclenché l’opération Prometeo, qui a permis au Procureur Piero Basilone et au Proc’ de l’antiterrorisme Alberto Nobili d’interpeller deux compagnons et une compagnonne anarchistes. Robert a été arrêté à Modène, Beppe à Ferrare, Natascia à Bordeaux. Les accusations pour tous les trois sont d’« attentat avec finalité de terrorisme », pour l’envoi de trois colis piégés à Roberto Maria Sparagna et Antonio Rinaudo, procureurs de Turin qui se ont engagés depuis des années dans la répression des anarchistes, et à Santi Consolo, ancien directeur de l’Administration pénitentiaire, responsable de la transformation des prisons italiennes en des vrais lieux de torture.
Continue reading « Modène (Italie) : Communiqué à propos de l’opération Prometeo »

Grèce : Répression de la manifestation depuis le camp de Somos

Hier matin, samedi 25 mai, une centaine de migrants du hotspot se sont dirigés vers la ville de Samos pour protester contre les conditions insupportables qu’ils endurent depuis des années, mises en oeuvre par les politiques racistes de la Grèce et l’Union européenne.

Vers 7 h 30, le cortège avait atteint le cinéma Olympia dans le centre-ville et a été confronté à la répression violente de quelque 70 policiers, qui ont tiré des coups de feu en l’air en guise d’avertissement, et des gaz lacrymogènes, puis ont poursuivi et sauvagement matraqué les personnes dans les rues de la ville. […]

[…] Les flics ont détruit les téléphones et leur ont coupé les tongs pour que les manifestants ne puissent pas entrer dans la ville.

Parmi les migrants, il y a eu plusieurs blessés et 5 arrestations, et finalement les manifestants ont été repoussés jusqu’à l’entrée du hotspot, où les patrouilles de la police anti-émeute ont continué à contrôler la foule qui protestait. Il s’agissait du cinquième rassemblement de protestation depuis le début de l’année à Samos. Dans le camp de concentration appelé hotspot, qui peut accueillir 650 personnes, et dans le village de tentes qui l’entoure, environ 4 000 personnes sont actuellement isolés.

Ces personnes luttent pour briser l’isolement, là où les partis de droite et de gauche  partagent les mêmes politiques répressives contre eux.

Depuis hurriya.noblogs.org

Brescia (Italie) : Mise à jour sur les arrestations

Aujourd’hui, le compagnon arrêté [en même temps que Juan, ndt]  a été transféré à [la prison de] Canton Mombello [à Brescia] et placé à l’isolement comme Juan.
Le compagnon est accusé de la circonstance aggravante de « complicité de soustraction à l’exécution d’une peine ».
L’avocat a pu rencontrer les compagnons et les a trouvés forts et déterminés.
Nous attendons le jugement du juge qui devrait arriver demain et de voir bientôt les compagnons libres.
Liber* tutt* – Liber* tout de suite

Des mises à jours suivrons

Depuis roundrobin.info

Brescia (Italie) : Juan arrêté

Lorient (Bretagne) : Ne filmons pas !

Filmer, photographier c’est faire le boulot des  flics…

Résultat de recherche d'images pour "appareil photo cassé"Pendant tu filmes la police contre d’éventuelles « bavures policières » tu te planque derrière ton objectif, pendant que d’autres agissent ou filent la main, pour aider les compagnon.nes… Pendant que tu filmes les exploits des autres, sans prendre en compte leurs éventuelles conséquences, que tu participes au flicage et au fichage, les flics se frottent les mains…


21.05.2019

Deux jeunes gilets jaunes pourtant bien masqués qui avaient participé le 9 février à Lorient à l’émeute (« jets de pavés et de bouteilles » sur les flics) ont été interpellés plus de trois mois plus tard.

Selon les journaflics, ils ont reconnu les faits et passeront au tribunal correctionnel de Lorient le 24 octobre pour des faits de violence aggravée sur des forces de l’ordre. La mairie a également porté plainte pour dégradations.

« L’enquête de police s’est néanmoins poursuivie, avec le concours du renseignement territorial, qui, au fil de ses investigations, a identifié les deux hommes, à renfort, notamment, de photographies et de vidéos diffusées sur les réseaux sociaux »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lorient-56100/lorient-interpelles-pour-violences-et-degradations-6365147

[reçu par mail]

Brescia (Italie) : Juan arrêté

Hier, 22 mai, le compagnon Juan, « oiseau des bois » [en cavale, ndt] depuis quelque temps, a été arrêté.
Deux maisons dans la province de Brescia et deux maisons des parents d’un compagnon et d’une compagnonne dans l’arrière-pays de Brescia ont été perquisitionnées.
On attend la confirmatin de l’arrestation pour l’une des personnes interpellée, accusée de complicité personnelle (cp art 378).
Le modalité [d’intervention, ndt] dans les deux premières maisons est le mode habituel des temps récents : cagoule etc.

Des mises à jour suivront.

Pour écrire à Juan :

Juan Antonio Sorroche Fernandez, c.c. Canton Mombello via Spalto S. Marco 20, 25100 (BS)

Rassemblement en solidarité Samedi 25 mai à 16h30 Prison du Canton de Mombello

Solidarité et soutien à tous les compagnons encore en prison

Liber* tutt*

Depuis roundrobin.info


Ci-dessous, une lettre de Juan, depuis la clandestinité, datant de Juin 2017 : 

Communiqué du compagnon anarchiste Juan, depuis la liberté…

Turin (Italie) : Encore une arrestation

Dans la nuit du mercredi 22 mai, après 23 heures, la police a frappé à la porte de Boba, Mitzi et Victor sous prétexte de donner un avertissement oral à la compagnonne. Une fois à l’intérieur, cependant, en plus des documents pour elle, ils ont également sorti de leur poche un mandat d’arrêt pour Boba.

L’épisode faisant l’objet de l’enquête remonte aux premières initiatives mises en place après l’opération Scintilla, en particulier le salut devant les Vallette à la fin de la manifestation antifasciste contre la commémoration annuelle des foibe*. A cette occasion, la patisserie de la prison a pris feu. Il s’agit d’une accusation d’incendie (art. 423), dont la peine va de trois à sept ans, avec la circonstance aggravante (art. 425) d’avoir commis le fait sur « des bâtiments publics (…), destinés à un usage habitatif (…), sur des stocks de matières combustibles ou explosives ». Il est aussi accusé d’enflammages dangereux (article 703) pour avoir utilisé, selon l’accusation, un fumigène maritime, qui prévoit toutefois une amende ou une peine d’emprisonnement d’un an au maximum.

Au cours de l’opération, la police a effectué une perquisition et saisi tous les ordinateurs de la maison. Pour s’assurer de ne pas avoir de curieux dans les jambes, elle a demandé l’intervention de trois patrouilles qui éloignaient les premiers amis accourus sur les lieux.

En attendant des mises à jour pour ceux qui veulent adresser des lettres et des télégrammes :

Marco Bolognino – C/o C.c. Lo Russo e Cutugno – via M.A.Aglietta 35 – 10151 Torino 

Depuis autistici.org/macerie

*Les massacres des foibe sont des exécutions de masse commises, en utilisant des grottes naturelles (les foibe) notamment à l’époque du facisme et à la fin de la seconde guerre mondiale.


Continue reading « Turin (Italie) : Encore une arrestation »

Paris : Appel à se rendre au TGI jeudi 23 mai en solidarité avec les inculpé.es du 1er mai

Jeudi 23 mai 2019, des renvois de comparution immédiate du 1er mai ont lieu au TGI de Paris à partir de 13h30.

Dans la chambre 23-3, passeront d’abord les prévenus ayant été placés en détention provisoire (parmi lesquels plusieurs compagnons). Comparaîtront aussi quatre compagnons arrêtés lors d’un contrôle préventif, dont deux avaient été placés en détention provisoire à Fleury-Mérogis avant d’être libérés mardi 14 mai au moment de leur DML.

Les inculpés du 1er mai font les frais du dispositif policier mis en place à l’occasion, et notamment des contrôles préventifs massifs (plus de 20 000 contrôles en tout à Paris sur la journée), qui donnent lieu à l’utilisation du chef d’inculpation « groupement en vue de… ». Le 1er mai, à Paris, toutes les interpellations peuvent se faire sans OPJ : nous sommes tous en flagrant délit ! Ce dispositif massif de contrôle et de surveillance a par ailleurs été renforcé par des filatures, et le recours aux drones durant la manifestation. Des polices de différentes villes ont communiqué à la préfecture de Paris les plaques d’immatriculation de véhicules qui ont été contrôlés dès le matin. Continue reading « Paris : Appel à se rendre au TGI jeudi 23 mai en solidarité avec les inculpé.es du 1er mai »

Italie : Opération « Prometeo »

Trois personnes ont été arrêtées ce matin à Ferrare, Modène, et en France, suite à une enquête menée par les Ros [unité anti-terroriste des carabiniers] dans le cadre d’une opération appelée « Prometeo » coordonnée par le chef du service antiterroriste milanais Alberto Nobili, et par le substitut du procureur de Milan, Piero Basilione. 

Ils/Elles sont accusés d’avoir envoyé des colis piégés en juin 2017 aux procureurs de Turin Roberto Sparagna [proc en charge de l’opération Scripta Manent] et Antonio Rinaudo. L’enquête aurait démarré suite à l’envoi d’un colis piégé au directeur du Département de l’administration pénitentiaire à Rome, Santi Consolo.

Les trois personnes auraient été identifiés par le biais d’une caméra de vidéo surveillance d’une église située près du magasin où les enveloppes ont été achetées dans la ville de Gênes, de recherches au cyber concernant les adresses des destinataires (à Gênes également), des écoutes téléphoniques et filatures.

L’enquête est toujours en cours et des perquisitions auraient eu lieu aujourd’hui en Italie et à l’étranger.

Reformulé depuis leur presse

Voir aussi :

Italie : Opération Prometeo – Trois compas arrêté.e.s

Ambert (Puy-de-Dôme) : Silence obstiné et contrôle acharné (et inversement)

Cela fait maintenant un an que deux personnes sont inculpées et placées sous contrôle judiciaire dans le cadre d’une instruction criminelle, accusées d’avoir tenté de brûler un véhicule d’Enedis à Ambert en juin 2017. Ce CJ les empêche notamment de rentrer en contact l’un avec l’autre ainsi qu’avec 5 autres personnes, les contraint à ne pas quitter le département et à pointer deux fois par semaine.

Sortir de prison, ne pas attendre le jour du procès en détention provisoire est réjouissant. Mais assez logiquement, en tant qu’alternative à la prison, le contrôle judiciaire est loin d’être une partie de plaisir, surtout lorsqu’il s’accompagne d’effets insidieux : la pression des flics lors du pointage ou la surveillance dans la rue… mais aussi la stigmatisation de l’entourage, le rejet ou la fuite de celleux qui ont peur d’avoir leur blaze dans le dossier d’instruction, l’injonction à avoir une vie rangée… Autant d’éléments qui vont du désagréable à l’insupportable suivant les jours et qui participent de cet outil mis en place par la justice pour tenir en laisse et isoler, le tout à ciel ouvert.

Récemment, les deux compagnons ont demandé la levée de leur contrôle judiciaire. La juge d’instruction vient de leur refuser, avec des motifs assez significatifs. Elle leur reproche le silence au moment de l’enquête sociale, le peu de garantie de représentation qu’ils offrent, des comportements suspects (éviter d’être tracé, utiliser des alias), le fait de ne pas travailler, et pour finir, leur refus de collaborer aussi bien avec elle qu’avec les enquêteurs-rices.

Il est évident que la justice s’accommode mal du silence et de la résistance des personnes qu’elle cherche à mater. En avril 2018, alors que les deux compagnons assistaient à l’audience pour l’appel de leur mise en détention, le procureur avait déjà mentionné dans son réquisitoire qu’ils resteraient en prison jusqu’à qu’ils choisissent de parler (un des OPJ disait que les juges cherchent à « attendrir la viande »). Heureusement, la suite lui prouva que non.

S’il n’est pas question ici de se plaindre d’un traitement injuste, il nous semblait important de rappeler quelles peuvent être les conséquences de l’absence de collaboration. De récents exemples de longues détentions préventives, de contrôles judiciaires stricts et de refus de demandes de mise en liberté suite à des choix de ne pas discuter avec les flics et la justice sont parlant (eux). Ce choix du silence sur le long terme, bien que probablement dur à assumer au vu de ses conséquences, est une belle épine dans l’œil de la répression. Bien sur il permet de donner le moins de billes possible à ces ordures, qui arrivent déjà suffisamment à nous mettre dans la merde grâce aux outils et aux quelques informations dont elles disposent. Et si parfois la tentation d’ouvrir la bouche se fait sentir – parce qu’on nous fait comprendre que ça peut être dans notre intérêt ou qu’on bouillonne devant l’absurdité de la situation – gardons à l’esprit qu’en face de nous se tient un.e ennemi.e dont le seul objectif est de nous faire rentrer dans le rang, la tête basse et le regard éteint.

Il ne s’agit pas de se plaindre donc, mais juste de transmettre des éléments sur une pratique (parmi d’autres) dont on s’imagine bien que les baveux.ses elleux-mêmes ne font pas trop la promotion. Pour que le choix du silence se fasse en connaissance de cause et qu’il s’assume ainsi avec fermeté et détermination.

Que crève la justice !
On ne bavarde qu’avec nos potes !
Liberté pour tou.te.s !

Depuis nantes.indymedia.org

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Rennes : Condamnations suite à la révolte au centre de rétention

La nuit du 10 mai,  au centre de rétention administrative de Saint-Jacques-de-la-Lande près de Rennes, une révolte avait explosé lors de l’expulsion d’une personne que les flics étaient venus chercher vers 3h du matin.

Certains détenus étaient parvenus à monter sur le toit d’un des bâtiments. Deux bâtiments ont été rendus inutilisables suite aux incendies de matelas et vêtements ; et la capacité d’enfermement du lieu quasiment réduite de moitié.

Une personne a été condamné à un an de prison ferme, deux autres à deux ans ferme. Un mandat de dépôt a été délivré pour les trois.

Reformulé depuis la presse

Procès suite à la tentative de déambulation « Du son contre toutes les prisons » (MAJ)

Le 21 juin 2018, une cinquantaine de personnes répondait à l’appel d’un rassemblement-déambulation « Du son contre toutes les prisons », dix ans après l’incendie de la plus grande prison pour « sans-papiers » de France, le centre de rétention de Vincennes.

Après un rassemblement avec des prises de paroles, à place des Fêtes, les flics pourchassent dès le début la déambulation, qui devra se disperser à quelques dizaines de mètres de son point de départ, et arrêtent 8 personnes dans une certaine confusion. Les gardes à vue sont mouvementées, et si six personnes ont pu sortir sans donner de nom, deux n’ont pas cette chance et sont convoqué·e·s pour un procès ce 21 mai à 9h au TGI de paris, pour outrage, rébellion et refus d’empreintes digitales et photos.

Alors que l’état développe sa politique répressive, incarcérant révolté·e·s et indésirables, construisant toujours plus de places de prison tout en poussant à l’expansion de solutions de contrôle hors les murs, les raisons d’exprimer notre rage sont toujours présentes et nombreuses.

Le même jour, des personnes incarcérées/inculpées suite au premier mai passent en procès à 13h30, l’occaz’ d’une journée au tribunal !

La justice isole et punit celles et ceux qui luttent. Soyons nombreux·ses à exprimer notre solidarité, dans et hors des tribunaux !

tract du rassemblement : https://nantes.indymedia.org/articles/41816

compte-rendu du rassemblement : https://nantes.indymedia.org/articles/42159


MAJ : Le proc’ a demandé 6 mois de sursis pour les deux inculpé-e-s, 2 ans de mise à l’épreuve avec l’obligation de travail ou formation. Et des amendes pour l’une des deux.
Les avocat-e-s ont demandé la relaxe totale pour les deux.
Verdict le 18 juin prochain.
Depuis nantes.indymedia.org

Madrid (Espagne) : MERCI, COMPAS

À propos des arrestations du 13 mai

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La matinée du du 13 mai, font urruption dans notre maison et dans l’espace anarchiste La Amboscada – trois semaines après son inauguration – une unité de la police anti-émeute ainsi que le groupe 21 de la Brigade provinciale d’information de Madrid, dédié exclusivement à l’espionnage et à la chasse des anarchistes.
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On nous informe qu’ils disposent d’un mandat de perquisition et d’arrestation contre deux d’entre nous pour terrorisme.
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Au cours de la perquisition, qui a duré environ 6 heures, des compagnon.nes de tout Madrid sont venus manifester leur soutien.
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Pendant ce temps, la police semblait particulièrement intéressée à emporter des vêtements : des écharpes de couleurs bien précise, foulards, bandanas à fleurs, chaussures spécifiques ; elle s’intéressait aussi aux agendas, calendriers, quelques cahiers, quelques annotations, notes entre les pages des livres, ordinateurs, disques durs, cartes mémoire, usb, téléphones portables, caméras photo et vidéo, CD et DVD, outils et surtout, marteaux ; ainsi qu’aux étiquettes, patches et T-shirts de la marque M.A.L.P.* ; affiches et propagande en relation avec le contre-sommet du G20 2017.

Continue reading « Madrid (Espagne) : MERCI, COMPAS »

Toulouse : Soirée de solidarité avec les anarchistes poursuivi.e.s en Italie

Ces dernières années en Italie la répression est à nouveau particulièrement féroce : lois anti-terroristes, surveillance spéciale et maxi opérations nationales… Parmi ses récentes opérations, la Scintilla à Torino et la Renata dans la région Trentino.

A vos agendas !

Un bref aperçu de ce qui vous attend le vendredi 7 juin 2019 à l’obs, 87 rue du 10 avril : une soirée de soutien aux compagnon.ne.s italien.ne.s.

Ces dernières années en Italie la répression est à nouveau particulièrement féroce : lois anti-terroristes, surveillance spéciale et maxi opérations nationales… Parmi ses récentes opérations, la Scintilla à Torino et la Renata dans la région Trentino.
Ces dernières ont été l’occasion pour le couple police/justice de choper, arrêter et incarcérer près d’une dizaine de personnes. De nombreuses actions et manifs en solidarité ont retenti dans toute l’italie, réchauffant nos coeurs et ceux des compagnon.ne.s incarcéré.e.s. Continue reading « Toulouse : Soirée de solidarité avec les anarchistes poursuivi.e.s en Italie »

Zurich (Suisse) : La détention provisoire du compagnon prolongée

La détention provisoire du compagnon, arrêté le 29 janvier 2019, a été prolongée de trois mois supplémentaires début mai. A part ça, sa situation n’a toujours pas changé. Il est toujours incarcéré à la prison de Zurich et la justice continue de justifier sa détention préventive par le risque de cavale et de connivence tant que l’enquête n’est toujours pas clôturée.
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Du courrier peut toujours être envoyé au compagnon en passant par la bibliothèque anarchiste « Fermento ». Dans une lettre rendue publique, le compagnon a notamment écrit ce qui l’intéresse:
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« Je suis vraiment heureux de recevoir des nouvelles et des analyses sur l’actualité dans le monde, des publications anarchistes (avec des enveloppes appropriées), ainsi que bien évidemment des lettres d’amis et de compagnons. Je comprends l’allemand, le français, l’italien, l’anglais, et un peu l’espagnol et le turc. Bien entendu, le Parquet participe lui aussi à la lecture de ce qu’on m’envoie. ».

Adresse:

Anarchistische Bibliothek Fermento

Zweierstrasse 42
8004 Zürich
Suisse
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PS: S’il vous plaît, précisez ce qui doit lui être retransmis ou non.
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Traduit de l’allemand par sansattendre.noblogs.org depuis ausdemherzenderfestung.noblogs.org

Espagne : Rassemblement et manifestation en solidarité avec les compagnonnes arrêtées à Madrid

Environ 40 personnes solidaires ont manifesté leur soutien devant le bâtiment du tribunal national de Madrid dans l’attente de nouvelles sur la situation des compagnonnes et pour montrer leur soutien après le dernier coup répressif.

Après être resté sur place pendant quelques heures et, après que la plupart d’entre nous ait été identifiés, nous avons poursuivi sur place avec une banderole en criant différents slogans.

Les compagnonnes ont été relâchées vers 15h30 et le rassemblement s’est dispersé sans incident.

Dans la soirée, à 21 heures, un rassemblement sur la Plaza de Tirso de Molina, avait été organisé alors que les compagnonnes étaient libres et que d’autres appels à la solidarité à Barcelone, Murcie et Hernani avaient lieu.

Dès 21 heures, les gens ont commencé à arriver de manière dispersée et une paire de vaches [les flics] qui gardaient les lieux se sont approchées pour tenter d’identifier les premières personnes qui sont venues. Après qu’il aient terminé leur opération dantesque, le reste des compagnon.nes ont déployé une banderole et un groupe plus important s’est formé, auquel se sont jointes les personnes qui ont répondues à l’appel .

La manifestation s’est avancée sur la Plaza de las Vistillas et, le long du parcours, des vitres de banques et agences immobilières ont été brisées. En arrivant à la Plaza de las Vistillas, nous sommes entrés dans le lieu où les festivités de San Isidro (1) étaient célébrées par un concert. Les personnes solidaires sont entrées dans la partie où était le public avec les banderoles et sont restés un moment à faire tourner des slogans. Continue reading « Espagne : Rassemblement et manifestation en solidarité avec les compagnonnes arrêtées à Madrid »

Chili : « Libération conditionnelle » refusée pour la compagnonne Tamara Sol

La compagnonne Tamara Sol a déjà purgé environ 5 ans et demi de prison depuis son arrestation, le 21 janvier 2014, quand elle a tiré sur un vigile [dans une banque, comme acte de vengeance pour l’assassinat du compagnon Sebasien Oversluij de la part d’un vigile, lors d’un tentative de braquage, en décembre 2013; NdAtt.]. Sol a été condamnée à 7 ans et 61 jours de taule.

Après avoir été emprisonnée dans différentes prisons à travers le pays, la compagnonne Sol est maintenant à la taule de Valdivia, d’où elle a demandé l’accès à la « liberté conditionnelle », mesure qui lui a été systématiquement refusée au cours du mois dernier, même si elle a déjà purgé plus de la moitié de sa peine.

La compagnonne est l’une des personnes touchées par le décret-loi n° 321, promulgué récemment, qui durcit les conditions d’accès à la liberté conditionnelle et s’applique de manière rétroactive aussi aux prisonnier.e.s qui étaient déjà sur le point de pouvoir la demander, comme c’est le cas de Tamara Sol.

Pour l’abolition complète du décret-loi 321 !
Pour la libération de nos compagnon.ne.s !

Traduit par attaque.noblogs.org depuis publicacionrefractario.wordpress.com

Italie : sur l’opération « Scripta Manent »

Le compagnon anarchiste Marco Bisesti en isolement (06/05/2019)

Nous apprenons par la correspondance avec Marco Bisesti que depuis le 6 mai, il a commencé à purger 10 jours d’isolement. Ceci après une altercation verbale à la mi-avril avec un gardien, qui a jugé bon d’utiliser un extincteur contre un prisonnier en isolement à l’étage en dessous de la cellule où Marco est enfermé.

La liberté pour tous et toutes !

Depuis anarhija.info


Sur les condamnations lors du procès Scripta Manent

Le 24 avril, la Cour d’assises de Turin a émis la condamnation en première instance pour le procès de Scripta Manent. Continue reading « Italie : sur l’opération « Scripta Manent » »

Madrid, Espagne : Nouvelle opération antiterroriste contre les anarchistes

Dans la matinée du 13 mai, une nouvelle opération antiterroriste a frappé l’anarchisme à Tetuán (Madrid).

L’Espace Anarchiste ‘La Emboscada’ et une autre maison squattée ont été perquisitionnés par des agents de la ‘brigada de información’ et des flics anti-émeute. L’opération s’est soldée par l’arrestation de deux personnes.

Nous avons en tête les opérations Pandora, Piñata, Ice et celle qui maintient toujours Lisa derrière les barreaux. Et plus récemment, les opérations de police coordonnées à l’échelle européenne en réponse à la révolte à Hambourg contre le G20, les arrestations du 29 octobre dernier à Madrid…

En bref : les coups de l’État contre la lutte. Face à cela, l’affection, la solidarité, les réseaux d’affinité et le désir de ne jamais abandonner sont des armes contre la peur et la répression.

Restez attentifs et attentives pour plus d’informations.

Ni innocent.e.s ni coupables !

Depuis sansattendredemain.noblogs.org


Depuis contramadriz.espivblogs.net

Pise (Italie) : Feux solidaires contre une antenne-relais

Le 10 mai, à Pise, un panneau et les câbles éléctriques d’une antenne-relais des Télécoms ont pris feu tôt dans la matinée. Les pompiers sont intervenus pour éteindre les flammes.


Pise : Antenne-relais en flammes

Contre la répression. Contre les régimes spéciaux. Contre la prison.
Solidarité aux compagnons et aux compagnonnes en prison.

Depuis roundrobin.info

Appel à solidarité internationale suite au 1er mai 2019 à Paris

[MAJ 14/05/2019 : les deux compagnons italiens Marco et Stefano qui étaient enfermés à Fleury en détention provisoire sont sortis de prison sous contrôle judiciaire avec interdiction de paraître sur Paris. Feu aux prisons ! Liberté pour tou.te.s !]

Dans un contexte où les flics et les banques sont attaqués régulièrement depuis la fin novembre, ce 1er mai se pouvait être une possibilité de rupture radicale avec ce monde de frontières et de guerres dans la continuité des émeutes du 16 mars et plus généralement des attaques contre les différentes chaines de cette machine à briser des vies qu’est l’autorité.

Et ce alors que les drapeaux français et nationaux fleurissent toujours dans les rues, que la justice remplit les prisons (l’État annonce la création de 10 000 nouvelles places de prison avant 10 ans sans parler des centres de rétention administrative pour sans papiers ou des hôpitaux psychiatriques) et que le discours capitaliste prône de sourire en plus de mourir chaque jour un peu plus au travail.

Face à l’éventualité de l’approfondissement du conflit en ce 1er mai, l’état avait prévu un dispositif sécuritaire conséquent : 7400 flics sur la capitale, 20 000 contrôle préventifs. Résultat : une manifestation offensive mais très contenue par des flics qui n’hésitaient pas à charger.

De nombreux manifestants et compagnons de différentes nationalités se trouvent désormais sous les griffes de la justice et de la taule. S’il apparait nécessaire de développer des réflexes de défense collective de rupture dans le cadre des tribunaux (par exemple lors des procès du 21 et 23 mai et 3, 6 et 14 juin au TGI de Paris), il l’est tout autant de continuer à attaquer directement tout autant ceux qui produisent la misère que ceux qui la gèrent ici comme partout.

En partant des postulats que la défense est nécessairement offensive, que les pensées ne sont pas dissociables de actes et vice versa et que les fins existent dans les moyens que l’on expérimente, on peut aisément comprendre que chaque institution qui part en fumée est une brèche vers un monde sans pompiers, sans États, sans chefs, sans cages.

Par-delà les barbelés et les frontières, contre les prisons (avec ou sans mur), solidarité !

Depuis nantes.indymedia.org

Voir aussi :

Pour que le ciel ne nous manque plus jamais – Défense au procès de 4 compagnons

Continue reading « Appel à solidarité internationale suite au 1er mai 2019 à Paris »

Italie : Mises à jour sur l’opération « Renata »

Le 7 mai, à Trente, une audience « d’appel [des mesures de] précaution » a eu lieu (une sorte d’appel du réexamen) pour les compagnons arrêtés le 19 février [2019]. Les compagnons en prison – à l’exception de Stecco, qui reste détenu pour un autre jugement – sont maintenant assignés à résidence (avec toutes les restrictions). Sasha, qui était déjà assignée à résidence, est obligée de rester à Rovereto et de rentrer chez elle entre 21:00 et 7:00. La mobilisation pour le procès se poursuit. Et la solidarité pour les compagnons encore en prison, en particulier pour les compagnonnes de L’Aquila, à qui va tout notre soutien. Une pensée spéciale aussi pour les compagnons de l’opération « Scripta manent » qui ont été frappés par de lourdes condamnations, solidarité et force !

Des compagnons et compagnonnes du Trentin

depuis romperelerighe.noblogs.org


Pour écrire à Stecco :

Luca Dolce
Casa Circondariale di Tolmezzo
via Paluzza 77
33028 Tolmezzo (Ud)
Italie Continue reading « Italie : Mises à jour sur l’opération « Renata » »

Opération Renata (Italie) : Une lettre de Stecco depuis la prison de Tolmezzo

Chers compagnons et compagnonnes,

Est venu le moment de dire quelque chose sur ce qui s’est passé en février.

Un peu plus de deux mois se sont écoulés depuis notre arrestation dans le cadre de l’opération Renata, et je peux dire que je suis serein et fort, sûr comme jamais que la lutte continue malgré les coups portés par l’État.

Mon arrestation à Turin, près de Corso Giulio, s’est déroulée dans le calme vers 17 heures. Alors que je quittais le compagnon avec qui je me trouvais, j’ai remarqué le typique policier en civil devant moi à l’arrêt de tram, quelques secondes plus tard je me suis retrouvé encerclé. Je peux dire que tout s’est déroulé avec beaucoup de tranquillité, et je dois dire avec une « gentillesse » ennuyeuse, par opposition à la façon dont mes compagnons et compagnonnes ont été traités dans le Trentin. Continue reading « Opération Renata (Italie) : Une lettre de Stecco depuis la prison de Tolmezzo »

La Haye (Pays-Bas) : Actions en solidarité avec les anarchistes poursuivis par l’Etat belge

Le jeudi 18 avril 2019 à La Haye (Pays-Bas), des anarchistes ont tenu à montrer leur solidarité dans les rues avec les compagnon.ne.s poursuivi.e.s par l’Etat belge, qui passaient en procès fin avril. Tou.te.s étaient accusé.e.s d’avoir pris part à des luttes directes contre les frontières et leurs prisons, et plus largement contre ce monde d’autorité et d’exploitation.

Lors de cette action, quatre banderoles ont été suspendues à divers endroits de la ville et des tracts ont été jetés dans les airs, dont voici un aperçu:

Continue reading « La Haye (Pays-Bas) : Actions en solidarité avec les anarchistes poursuivis par l’Etat belge »

Lettre du compagnon en cavale depuis juillet 2016 [affaire de l’incendie d’antenne de police à Zurich]

Ci-dessous une lettre du compagnon depuis la clandestinité qui vient de paraître dans le journal anarchiste « Feuer der Knästen ». Il est inculpé de l’incendie de l’antenne de police municipale à Zurich le 11 juillet 2016. Il a rejoint la clandestinité quelques heures après ce sabotage incendiaire, alors que les flics frappaient déjà aux portes des compagnons en Suisse. On pourra relire la brochure « Silence radio – Recueil de textes à propos de sabotage, de répression et de signaux de fumée depuis la clandestinité, Zurich, 2016 ». Un autre compagnon, inculpé en partie pour cette même attaque, est incarcéré en détention préventive depuis fin janvier 2019.


Salutations ardentes de quelque part

Mai 2019

A vous qui êtes dehors, à toi qui es à l’intérieur,

La langue est toujours floue et dans ce cas, il n’existe aucun vocabulaire adapté pour parvenir à exprimer à quel point vous me manquer tous. A vous qui êtes dehors, à toi qui es à l’intérieur. A quel point vos mots de solidarité et vos actes déterminés me donnent des ailes. Dehors comme dedans. A quel point ma haine enflammée à l’encontre des sales gardiens de la loi en uniforme, en robe ou en costume, est semblable à la vôtre. Une fois de plus, ils ont kidnappé un compagnon proche, qui cette fois-ci vient de Zurich, en ayant le culot et l’audace de lui retirer sa liberté grâce à leurs articles froids du code pénal qui maintiennent leur pouvoir. Mais tu n’es pas seul, tout comme moi qui suis sur le chemin peu praticable de la clandestinité. Car nous sommes reliés par la force de nos idées et de nos désirs.

« Des compagnons, voilà ce que cherche le créateur et non des cadavres, des troupeaux ou des croyants. Des créateurs comme lui, voilà ce que cherche le créateur, de ceux qui inscrivent des valeurs nouvelles sur des tables nouvelles ».

Ainsi parlait Zarathoustra, F. Nietzsche

A vous qui êtes dehors, à toi qui es dedans et moi qui suis au milieu de nulle part. En effet, nous sommes tous exposés à des conditions différentes mais la volonté de préserver notre dignité nous relie et en dépit de toutes les privations, nous continuons à garder nos yeux rivés sur l’horizon. Non pas pour sombrer dans une rêverie éveillée, ni pour regarder d’un air mélancolique par la fenêtre comme le véritable « héros » d’un film kitsch de gangster, mais pour peaufiner concrètement nos perspectives anti-autoritaires et subversives. Pour que, grâce à notre coopération, nous puissions nous rapprocher du jour où nous pourrons tous nous retrouver en liberté, sur une terre et sous un ciel libres.

En solidarité pour toujours.

Votre compagnon et co-créateur de quelque part.

depuis sansattendre.noblogs.org

Quelques réflexions suite au procès contre des anarchistes en Belgique

« Avec quelques autres anarchistes, j’étais appelé à comparaître devant un tribunal de l’État belge, accusé principalement de faire partie ce qui était, au début de la longue enquête, qualifié d’« organisation terroriste », mais a finalement été requalifié en « association de malfaiteurs ». Je n’écris pas ces lignes pour entamer un quelconque dialogue indirecte avec les institutions de l’État, ni pour raconter ma vie, mais tout simplement pour déchirer le voile de silence que l´État pourrait vouloir jeter sur d’éventuelles condamnations. »

Lire la suite ici :

Pièces jointes

Report quelques reflexions

Depuis nantes.indymedia.org

Petit compte-rendu du procès contre des anarchistes à Bruxelles

Petit compte-rendu du procès contre des anarchistes poursuivis par l’État belge

Le 29 et le 30 avril 2019 s’est tenu à Bruxelles le procès contre des anarchistes poursuivis pour « association de malfaiteurs » et pour une série de délits. 

Deux inculpés ont assisté au procès dans la salle du tribunal correctionnel. Ils ont refusé de répondre aux questions des magistrats. Les dix autres inculpés ne se sont pas présentés. Tous et toutes ont été représentés par des avocats. 

Suite à la plaidoirie du magistrat Malignini du Parquet Fédéral, les avocats ont pris la parole. 

Le magistrat a demandé les peines suivantes pour les différents inculpés :

300 heures de travail ou une peine subsidiaire de 4 ans (1 personne)
250 heures de travail ou une peine subsidiaire de 3 ans (2 personnes)
200 heures de travail ou une peine subsidiaire de 30 mois (4 personnes)
150 heures de travail ou une peine subsidiaire de 18 mois (1 personne)
100 heures de travail ou une peine subsidiaire 12 mois (1 personne)
12 mois de sursis et une amende de 50 euros (1 personne)
Acquittement (2 personnes)

Les inculpés ont refusé d’accepter une peine de travail. Le tribunal ne pourra donc pas prononcer une telle peine.

Le jugement sera prononcé le 28 mai 2019.

Plus d’infos :
La Lime
lalime.noblogs.org

depuis nantes.indymedia.org/

Paris : Les camions jaunes crament

La nuit du lundi 22 au mardi 23 avril trois camions de la Poste ont brûlé, rue de la Chine à Paris.

Le rôle de la Poste dans cette société, au croisement du secteur public et du capital est crucial, même si on l’oublie souvent. C’est pour cela qu’on l’a prise pour cible, dans la perspective d’une conflictualité anti-autoritaire permanente contre les rouages institutionnels, économiques et idéologiques de ce monde.
Une négation de cette société qui se veut internationale, à travers le dialogue par l’action et la solidarité avec les compagnon.ne.s tombé.e.s dans les filets de la répression.

Une pensée pour les anarchistes enfermé.e.s en Italie, notamment celleux récemment condamné.e.s pour l’opération Scripta Manent.

« Je revendique d’être anti-autoritaire, individualiste, pour l’insurrection, pour la destruction de ce monde sale et fétide et pour la destruction de l’État-Capital ! Toujours votre ennemi ! Pour l’Anarchie ! »

Anarchistes pour la solidarité internationaliste

depuis attaque.noblogs.org

Bergame (Italie) : Le local de la lega vandalisé

Bergamo e Como, vandalizzate sedi dei candidati sindaci della Lega. Salvini: “Più ci attaccate, più ci date forza”Nous apprenons par les médias du régime qu’à Bergame, dans la nuit du 23 avril, le siège du candidat à la mairie Giacomo Stucchi a été attaqué. Sur le trottoir, un tag a été laissé « meurt Salvini ».
L’inauguration du siège du candidat au poste de maire, prévue pour le lendemain, était prévue pour la présence de Salvini.

depuis roundrobin.info


Une personne a été arrêtée et perquisitionnée par la Digos à la suite de l’attaque.

** La même nuit la vitrine du local d’un autre candidat de la Lega [le parti d’extrême droite la Ligue anciennement Ligue du nord], Luigi Pecorelli, à Fino Mornasco (Como) dans la même région (en Lombardie) a été détruite à coups de pioche.

Op. Scripta Manent : cinq condamnations et 18 acquittements

Le procès s’est clôturé aujourd’hui, dans la salle bunker de la prison Le Vallette à Turin, avec cinq condamnations et 18 acquittements. La Cour d’Assises, présidée par la juge Alessandra Salvadori, a condamné Anna Beniamino à 17 ans, Alfredo Cospito à 20 ans, Nicola Gai à 9 ans, Marco Bisesti à 5 ans, et Alessandro Mercogliano à 5 ans.

L’opération Scripta Manent, dirigée par le procureur de Turin Sparagna concerne une série d’attaques signées FAI et FAI/FRI [Fédération Anarchiste Informelle – Front Révolutionnaire International] qui ont eu lieu entre 2003 et 2012, contre des commissaires, casernes des Carabinieri et RIS [la “police scientifique” des Carabinieri] et des hommes d’État (maires, le ministre de l’Intérieur), des journalistes, des entreprises engagées dans la restructuration des Centres de Rétention Administrative pour migrants, ainsi que le directeur d’un CRA.

Nicola Gai et Alfredo Cospito avaient déjà été condamnés à 9 et 10 ans de prison pour la jambisation, à Gênes, d’un patron d’Ansaldo Nucleare, Roberto Adinolfi, en mai 2012.

Tous les autres ont été acquittés. Les juges ont revu les accusations d’association, car les faits avaient déjà été jugés dans d’autres procès, ils ont retiré l’accusation d’incitation à commettre des crimes et délits via publication anarchiste dans les journaux ou sites Web.

reformulé depuis la  presse

Exarchia (Athènes, Grèce) : Expulsions, arrestations et affrontements

Le 19 février, le squat Arachovis 44 à Exarchia a été expulsé.

Le 11 avril, une armée de flics évacue les squats Azadi et New Babylon.

Le 18 avril, une autre opération a eu lieu pour évacuer le squat Clandestina et Cyclope.

Environ 120 personnes ont été incarcérés.

En réponse à ces expulsions le bâtiment Gini de Polytechnique, a été occupé.

Le 11 avril, un policier anti-émeute a été blessé suite à l’attaque d’une trentaine de personnes à coup de des jets de molotovs, pierres et autres projectiles. Quelques heures plus tard, le politicien conservateur Costas Bakoyiannis en tête pour les prochaines élections municipales à Athènes a été chahuté lors d’un rassemblement qu’il organisait contre l’insécurité dans le quartier d’Exharchia.

Le 19 avril, un rassemblement a eu lieu devant le centre de détention de Petrou Ralli (Athènes). Une cinquantaine de personnes se sont rassemblés à l’extérieur du bâtiment. Des échanges avec les personnes incarcérés ont pu avoir lieu via un mégaphone concernants sur les conditions de vie à l’intérieur de Petrou Ralli ainsi que sur les déportations qui ont eu lieu récemment. Des tags ont été laissé sur place ainsi que des tracts sur les voitures et aux bus qui passaient. Après l’intervention, les rues avoisinantes ont été recouvertes d’affiches.

Le 20 avril, une voiture de police stationnée sur l’avenue Patision, a été attaquée à coup de molotov, des affrontements ont eu lieu. Un peu plus tard, vers trois heures du matin, un groupe de personnes a lancé des pierres et des molotov sur des policiers qui se trouvaient à Exarchia, les affrontements ont duré jusqu’à quatre heures du matin.

Infos trouvés sur athens.indymedia.org

& reformulés depuis leur presse

Limoges : Libération de l’inculpé dans l’affaire de la caserne Jourdan à Limoges.

S. inculpé dans l’affaire de l’incendie des véhicules de gendarmerie de la Caserne Jourdan à Limoges est sorti le 8 avril 2019 sous Assignation à Résidence en Surveillance Electronique (ARSE).

L’enquête est toujours en cours. La fin des investigations est estimée à 6 mois.

Le 27 mars 2019, après un an de détention provisoire, a eu lieu l’audience de renouvellement du mandat de dépot criminel de S. devant la Juge des Libertés et de la Détention de Limoges.

Cette dernière a refusé de le remettre immédiatement en liberté sous contrôle judiciaire, jugeant la mesure pas assez contraignante et préférant attendre qu’un bracelet électronique puissent être posé, ce qui n’était possible techniquement que le 9 avril selon l’enquête de faisabilité du Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation d’Amiens. Elle a donc renouvelé le mandat de dépot de 6 mois.

Ce n’est donc que quelques jours plus tard, le 8 avril 2019, suite à une demande de mise en liberté que S. a été libéré sous Bracelet électronique.

Il est assigné à résidence sous surveillance électronique à Amiens pour une durée de 6 mois renouvelable.

Le temps effectué sous bracelet électronique compte comme de la prison.

Il a le droit de sortir de son domicile uniquement le matin de 8h45 à 13h et doit signer deux fois par semaine au Commissariat.
Il a interdiction de sortir du département de la Somme.
Il a interdiction d’entrer en relation avec trois personnes dont les deux de Toulouse qui avaient été mis en garde à vue en même temps que lui le 27 mars 2018.

L’enquête est toujours en cours. La fin des investigations est estimée à 6 mois.
Une commission rogatoire de personnalité est notament en cours. Elle consiste à convoquer à la Gendarmerie des proche de S. pour leur poser des questions sur sa personalité.

depuis https://nantes.indymedia.org

Italie : Rassemblements solidaires

Dimanche 28 avril : rassemblements devant les prisons de Ferrara, Tolmezzo et L’Aquila

Dimanche 28 avril : rassemblements devant les prisons de Ferrara, Tolmezzo et L’Aquila, en solidarité avec les anarchistes emprisonné.e.s.

Prison de Tolmezzo (via Paluzza 77): 14h.
Prison de Ferrara (via Arginone 327): 13h.
Prison deL’Aquila (via Amiternina 3, località Costarelle di Preturo): 13h.

Brisons ce silence de tombe !

La guerre intérieure contre toute forme concrète de dissidence avance vite. Son expression la plus visible est dans la pointe de l’iceberg de la répression : la gestion des prisons.
Les compagnonnes et les compagnons arrêté.e.s lors des dernières opérations répressives ne sont pas seulement enfermé.e.s, comme c’est le cas depuis des années, dans des sections de Haute Sécurité, mais certain.e.s d’entre elles et eux ont été envoyé.e.s, sur décision de administration pénitentiaire, dans des prisons où est présent le circuit du 41bis* – un régime d’isolement total, le top du système pénitentiaire italien pour ce qui est de la torture – qui fat planer son ombre aussi sur les autres sections, créant une atmosphère étouffante. Une chape d’oppression et une situation de menace et de privation constantes. Isolement, livres en nombre limité, papiers et écrits confisqués, parloirs niées, blocage complet de la poste et censure des communications, proposition d’imposer l’interdiction de l’achat des journaux locaux, négation de la possibilité d’être présent.e.s à son procès : des corps et des mots rebelles remplacés par la vidéoconférence… Les condition de chaque compagnon  et de chaque compagnonne sont différentes, mais ce qui est égal pour tout le monde est la tentative de faire passer comme normales des dispositions vexatoires et d’urgence, pour qu’on entende plus une mouche voler.

Allons briser le silence et réfléchissons rapidement à la façon de contrer ces attaques à la solidarité et pas que. Toujours aux côtés de nos compagnonnes et de nos compagnons ! Continue reading « Italie : Rassemblements solidaires »

Florence, opération Panico : mises à jour audience du 18/04 et (énième) nouveau calendrier

Aujourd’hui, [l’audience] a débuté avec la première embrouille : les retranscriptions des experts des interceptions environnementales, qui n’étaient pas complètes (à savoir qu’il manquaient certaines de celles demandées par le proc parce qu’ils se sont trompés en faisant les photocopies demandées) avaient été déposées la semaine dernière, en particulier celle qui est considérée par l’accusation comme la plus « incriminante » pour Paska. Au lieu de « Je leur ai mis une grosse bombe dans la bouche à casapound », l’expert a cependant entendu et transcrit « il est venu pour mettre une grosse bombe etc… ». L’accusation a dû avoir du ressentiment, puisqu’elle a insisté pour que l’expert réécoute le fichier audio et utilise l’aide d’un studio d’enregistrement pour « nettoyer » le bruit. Après ces pressions, l’expert a finalement réécrit cette interception avec l’interprétation de l’accusation, mais il l’a déposée hier à 17h00, et il n’a pas été possible pour la défense de retirer une copie avant ce matin.
La défense a donc demandé un report parce qu’il était impossible de procéder au contre-interrogatoire de l’expert. Le juge a dit quelque chose comme « il n’y a pas le temps », sans répondre formellement à la demande et a commencé l’audience.
Monti, l’expert en question, a fait sa déposition ; à la demande du juge, le fameux fichier audio a été entendu. On n’entendait pas grand-chose, des voix impossibles à distinguer se superposaient, à la fois dans le fichier audio d’origine et presque pire dans le fichier audio « propre ». Il a été écouté à plusieurs reprises. À ce moment-là, Monti a décrit les passages cités plus haut, et quand il a dit sa conclusion, à savoir ce qu’il pensait qui devrait être corrigé parce qu’il avait effectivement dit « j’ai mis une grosse bombe », se sont élevés un applaudissement sarcastique et des voix moins sarcastiques de la salle l’audience, après quoi le juge a fait évacuer les compagnons présent dans la salle, qui ont ensuite été interpellés par les digos dans la zone fumeurs, tandis que les crs qui attendaient un peu plus loin sont entrés dans la salle d’audience. Continue reading « Florence, opération Panico : mises à jour audience du 18/04 et (énième) nouveau calendrier »

Italie : Appel pour le rassemblement à Florence le 20 avril – 16 heures

Résultat de recherche d'images pour "operazione panico"SANS-RÊLACHE POUR L’ANARCHIE

À Florence le 9 mars aura lieu le jugement d’un procès qui voit inculpé.e.s 28 compagnon.nes accusés d’association de malfaiteurs et de différentes attaques anonymes dans des locaux fascistes. Trois de ces compagnons, Paska, Giova et Ghespe, se trouvent depuis un moment en prison, et en plus d’autres accusations, ils sont inculpés pour transport, fabrication et détention de matériel explosif et tentative d’homicide, pour la blessure d’un artificier qui bricolât sans aucune précaution un engin situé devant un lieu fasciste la nuit du 31 décembre 2016. La prison ne leur a pas épargné les provocations et violences, en réponse à une attitude conflictuelle qu’ils ont tenu.

À Trente et Turin deux opérations répressives ont conduit à l’expulsion de l’Asilo Occupato et à 12 arrestations pour chercher à éradiquer les luttes que ces derniers portent en avant. Après les arrestations et l’expulsion, nous sommes descendus dans la rue pour répondre à la répression et prendre de force des espaces d’expression de propre notre rage. Ces derniers jours également, Scripta Manent, procès qui met sous enquête plus de vingt ans d’histoire de l’anarchisme est en train de se conclure avec de dures demandes de condamnation. Dans tous les cas, les intimidations continuent ainsi que la répression vis-à-vis de qui apporte et exprime sa solidarité aux pratiques et individualités anarchistes en procès et en prison.

Les rêves et les pratiques, les possibilités et les réalités anarchistes sont l’habituel bâton dans les roues. L’état en Italie, come ailleurs, cherche à détruite qui continue à faire obstacle à ses projets pour préparer le terrain à un ultérieur tournant autoritaire. Nous vivons une époque où un nombre toujours plus croissant de personnes vivent des expériences oppressives quotidiennes, dans ses formes racistes, patriarcales, et totalitaires, avec le chantage de la prison, risquant d’être enfermé.e.s dans un Centre de Rétention  ou déporté.e.s, de mourir au travail, durant un TSO* ou une rafle, de ne pas trouver les moyens de se séparer d’une relation violente, de vivre des genres et sexualités hors de la norme dans des conditions de marginalité, et plus encore. Selon les logiques de l’état pour maintenir l’ordre et veiller à la continuelle restructuration de l’appareil techno-industriel et coercitif à large échelle, il est nécessaire, entre autres choses, d’enterrer sous des années de prison, qui se bat depuis toujours contre les responsables de tout cela. Continue reading « Italie : Appel pour le rassemblement à Florence le 20 avril – 16 heures »

UN MOIS DE MAI ANARCHISTE

s-m-subversive-may-2019-in-solidarity-with-the-cap-1.jpgCertains pensent que le premier mai est une fête réformiste. En effet, cette date a été récupérée par la gauche et même par de nombreux États. Le 1er mai est officiellement aujourd’hui la fête du Travail, et à ce titre un jour férié dans de nombreux pays, durant lequel on célèbre le dur labeur, et les organisations syndicales (quelles soient anarchistes ou pas) en ont fait leur date principale de l’année, où chacun sort avec son drapeau et sa banderole pour parader dans les rues, en mode carnaval de la gauche.

C’est en fait plutôt drôle que des réformistes célèbrent une date pareille, car le premier mai pour les anarchistes ce n’est pas la fête du travail, mais la commémoration de ce qui s’est passé en mai 1886 à Chicago (États-Unis), lorsque des travailleurs, anarchistes, souvent migrants (allemands, irlandais, italiens, etc.), ont lancé une grève massive pour travailler moins d’heures (les fameuses grèves pour obtenir la journée de travail de huit heures). Dans les journaux de ces anarchistes (certains écrits en allemand, comme le Arbeiter Zeitung) il y avait des appels à prendre les armes contre les patrons et la police, des appels à fabriquer des bombes. Et c’est en effet ce qui s’est passé, les mots n’étant pas que de l’encre à cette époque, et lors d’un rassemblement au Haymarket réprimé très violemment par la police (à l’époque cela veut dire qu’il y a eu des morts) une bombe a été lancée sur des policiers, et un policer fut tué par celle-ci, et sept autres flics furent tués dans la bagarre qui suivit.

Continue reading « UN MOIS DE MAI ANARCHISTE »

Belgique – Rendez-vous quotidien pendant la semaine de procès contre des anarchistes.

Pour les personnes qui voudraient se tenir au courant, soutenir les compagnon.ne.s (inculpé.e.s et autres), démontrer leur solidarité, être là d’une manière ou d’une autre ; un point d’info sera tenu tous les jours de la semaine du 29 avril à 20h à la bibliothèque Acrata**.

Comme cela a déjà été expliqué à différentes reprises, de 2008 à 2014, l’État belge a mené une vaste enquête visant les luttes multi-formes – mais toujours sans concessions – qui s’attaquaient aux centres fermés, aux frontières, aux prisons et à ce monde basé sur l’autorité et l’exploitation.
Initialement poursuivis pour « participation à un groupe terroriste », c’est finalement sous l’inculpation d’ « association de malfaiteurs » que 12 compagnon.ne.s seront jugé.e.s tout au long de la semaine du 29 avril 2019*.

Pour les personnes qui voudraient se tenir au courant, soutenir les compagnon.ne.s (inculpé.e.s et autres), démontrer leur solidarité, être là d’une manière ou d’une autre ; un point d’info sera tenu tous les jours de la semaine du procès à 20h à la bibliothèque Acrata**.
Et comme on n’est pas des cathos, la semaine commencera le dimanche 28 avril avec un premier rendez-vous à 17h pour un apéro/auberge espagnole à la bibliothèque acrata.

Pour un monde sans exploitation ni frontières.
Contre toute autorité,

Persiste et signe !

* Plus d’info sur le contexte de lutte attaqué par l’État, ici : https://lalime.noblogs.org/proces-contre-des-anarchistes-en-belgique/
et, sur le procès en général, là : https://lalime.noblogs.org/files/2016/03/a-propos-du-proces-belgique.pdf
**Acrata – 32, rue de la grande île – 1000 Bruxelles

repris de https://nantes.indymedia.org

Ce qu’ils ne vous disent pas. Liberté pour Tommy

Dans la matinée du mercredi 10 avril, a eu lieu le procès contre Tommy, l’un de nos compagnons qui a tenté de résister à une arrestation policière sous la maison d’un fasciste (qui, les jours précédents, avait fait preuve de quelques lâches provocations) vendredi 5 avril dans l’après-midi. Devant un tribunal militarisé, un groupe de compagnons a exprimé sa solidarité en réaffirmant qu’il est juste d’attaquer la police et les fascistes. Pendant le rassemblement, quelques journalistes ont essayé de rendre hommage à leur travail d’infâmes (bien protégé par la police) et quelques insultes ont volé, surtout pour la célèbre journaliste de « La Provincia » Francesca Morandi, se confirmant comme l’avant-garde des pennivendoli* de notre régime.

Au bout d’une heure environ, la sentence a été prononcée : un an, huit mois et dix jours d’emprisonnement pour Tommy pour des accusations de résistance, dommages aggravés, blessures, menaces et outrage. Dans les prochaines heures, nous verrons si la demande de libération sera accordée, s’il purgera sa peine à domicile ou s’il restera en prison.

Après la sentence, quelques réfractaires de l’autorité ont marché dans les rues du marché, en tractant et en allant trouver le bien-aimé maire Galimberti devant son siège électoral avec une douce musique de protestation. Nous nous sommes également arrêtés à l’endroit où Tommy a été arrêté, réitérant notre complicité avec le compagnon et notre haine pour les fascistes, sans oublier quelques petits cadeaux sur la porte d’entrée de la merde fasciste (un lieu qui s’est magiquement transformé en bar pour la presse locale).

En remerciant tous les amis, compagnons et compagnonnes qui ont apporté leur précieuse solidarité à Tommy, il ne reste plus qu’à réitérer : « …contre les flics et les fascistes, plus de vitres cassées ! Renversons ce monde..Tommy libre ! Tous  et toutes libres ! ».

 

* Pennivendoli : écrivains-vendus, personne qui se met au service de qui lui procurera le plus d’avantages économiques et autres.


Mise à jour :

le juge a rejeté la demande de libération de Tommy.

Pour lui écrire :

Tommaso Fontana C.C. Ca del Ferro Via Palosca 2, 26100 Cremona

 

Tommy libre ! Liberté pour tous !

 

Depuis csakavarna.norg

Contre-attaque

La société dans laquelle nous vivons se prétend pacifiée. Nous gâchons nos vies à travailler pour gagner l’argent qui nous permettra d’acheter des gadgets qui ne nous satisferont jamais, et on espère que nous ne briserons pas la paix sociale. Quand cet ordre est perturbé, les institutions répressives sont appelées à la rescousse. Flics, juges, militaires, CRS, huissiers, etc. : experts de la violence légale.
L’illusion d’une société pacifiée est véhiculée pour nous désarmer, alors que les chiens de garde de cet ordre mutilent, tuent, humilient, emprisonnent, harcèlent…

Cette société démocratique est une société d’oppression, armée d’institutions répressives.
Cette société capitaliste est une société d’exploitation, armée de technologies de surveillance.
Cette société autoritaire mène une guerre contre la liberté.

Quand les institutions les plus violentes et répressives se posent en victimes d’individus qui se rebellent contre les humiliations qu’ils subissent au quotidien, nous ne sommes pas dupes. Ni quand les gens contre-attaquent parce que la police tabasse, encore une fois, dans la périphérie de Lisbonne ou ailleurs. Ou quand les flics, les politiciens et les journalistes se défoulent et répriment en France une rage (vêtue de jaune) qui refuse les compromis et ne bat pas en retraite. Ou quand la démocratie harcèle et punit ses farouches opposants en les traitant de terroristes, de la Grèce à la Belgique ou, lorsque ça ne suffit pas, dresse des listes infinies d’insurgés pour mieux les contrôler, comme en France – réminiscences d’États policiers et dictatoriaux d’un passé pas si lointain que ça. Continue reading « Contre-attaque »

Florence, opération Panico : mises à jour audience du 04 avril et nouveau calendrier

Paska et une douzaine de compagnons étaient présents à l’audience. Au début, Paska a fait une brève déclaration pour l’informer qu’il reçoit ses courriers en photocopie alors qu’il n’est pas soumis à la censure par les autorités judiciaires. Pour cette raison, étant donné la persistance d’une surveillance accrue et ennuyeuse, l’importance de lui écrire est renouvelée afin de lui montrer notre solidarité et notre hostilité à leur égard. Les digos ont ensuite fait leurs dépositions sur l’attribution de l’identité des personnes entrain de communiquer lors de certaines interceptions environnementales.

Puis ce fut au tour des experts nommés par le tribunal. Le médecin légiste a essentiellement soutenu que l’artificier n’a pas subi de blessures potentiellement mortelles et n’a jamais été en danger de mort. L’expert de l’accusation, bien qu’il ait insisté sur le fait que si les éclats de l’appareil avaient touché d’autres endroits, ils auraient pu avoir des conséquences mortelles, a convenu que le danger de mort n’existait pas. L’expert de la défense a approuvé les déclarations du tribunal et, avec l’acquisition des données radiologiques, a confirmé la distance entre les éclats et les parties vitales et la non létalité absolue de l’appareil. La conclusion sensiblement partagée est donc que, puisqu’il n’y avait pas de danger de mort, il est possible de parler au maximum de blessures très graves. Continue reading « Florence, opération Panico : mises à jour audience du 04 avril et nouveau calendrier »

Italie : Un après-midi agité à Crémone

Samedi après-midi, un compagnon de Crémone a été arrêté par trois voitures de police et deux digos devant la maison d’un fasciste. Au cours des derniers jours, ce dernier avait fait l’objet quelques provocations.

Les flics ont essayé d’embarquer le compagnon et il a été jeté à terre alors qu’il refusait d’entrer dans l’une des voitures de police. S’en est suivi une altercation, lors de laquelle une vitre d’une voiture des merdes en uniforme a volé en éclats. Les flics ont également utilisé le spray au poivre contre une personne qui avait déjà été menottée. [Le compagnon] emmené, un rassemblement de solidarité s’est formé devant le commissariat de Crémone, afin de ne pas laisser seule la personne arrêtée.

Le soir, par l’intermédiaire de l’avocat, nous avons appris que pour notre compagnon l’arrestation pour résistance, dommages, blessures, port d’objets susceptibles de blesser et menaces avait été confirmé. Le soir, une salutation chaleureuse aux prisonniers de Crémone a brisé la monotonie de ce lieu de torture, en espérant que la personne arrêtée ait entendu de l’intérieur.

Aujourd’hui, samedi, notre compagnon est passé en comparution immédiate. Devant le tribunal, un rassemblement de solidarité a réaffirmé qu’il est juste de s’opposer aux fascistes et à la police. Le juge a ordonné une nouvelle audience pour le mercredi 10 avril. Ce sera une autre occasion d’apporter un peu de solidarité à Tommy qui restera en prison au moins jusqu’à la prochaine audience.

Rester outré à regarder indigné les horreurs de la petite brute* [du ministère] de l’intérieur Salvini, dans la continuité du flic manqué Minniti, les morts en Méditerranée, le fonctionnement des lagers de l’Etat appelées CPR [CRA], les congrès nazis des guignols de Vérone (1) et la haine raciale de certains à Torre Maura (2) n’a pas de sens pour nous. C’est pourquoi toute notre solidarité et notre complicité vont à Tommy. Notre cœur est avec toi.

Nous savons que les temps sont durs pour qui veut tenter de renverser ce monde, mais notre passion pour la liberté est plus forte que toute autorité.

Plus de vitres des voitures de police brisées !

Tommy libre ! Tutte libere !

des anarchistes

depuis https://csakavarna.org


(1) Récemment à Vérone, les 29/30 mars, a eu lieu la 13ème édition du Congrès mondial des familles, qui réunissait toute la clique réactionnaire anti-avortemment & en faveur de la défense de « la famille naturelle », avec le soutien du ministre de l’intérieur Matteo Salvini. La ville de Vérone avait déjà fait parler d’elle, se déclarant officiellement «Ville pro-vie», s’engageant notamment à financer des associations pro-vie et de soutien à la parentalité.

(2) Lors d’un rassemblement contre la venue de familles roms dans le quartier de Torre Maura (au sud-est de Rome), les manifestants ont accueillit les nouveaux habitants aux cris de “Italia, fascismo, rivoluzione” et par le salut romain. Afin de les empêcher de s’installer dans un centre d’accueil, une voiture des responsables du centre a été brûlée, sous les cris et insultes racistes, des poubelles ont été renversées et brûlés pour créer des barricades et les sandwiches qui leur étaient destinés ont été piétinés et détruits.

* « Bullo » en italien : personnage ridicule et brutal

Italie : Anna, Agnese et Silvia transférées

Anna, Agnese et Silvia  ont été transférées de Rebibbia à L’Aquila.

Pour leur écrire : CC de l’Aquila, Via Amiternina n.3, località Costarelle di Preturo, 67100 L’Aquila.

tutte libere!

depuis roundrobin.info


Notes

Anna Beniamino (Op. Scripta Manent), Agnese Trentin (Op. Renata), Silvia Ruggeri (Op. Scintilla)

Nico (Op. Scintilla) lui est sorti de taule avec l’obligation de pointer au commissariat le plus proche de chez lui.

(Milan) No Expo : cinq compagnons ne seront pas condamnés en Italie

Le tribunal de Milan, a « acquitté » cinq anarchistes grecs accusés de « dévastation et pillage » dans le cadre des affrontements survenus le 1er mai 2015 lors de l’inauguration de l’Expo à Milan, car ceux-ci avaient déjà été jugés et condamnés dans leur pays d’origine à 2 ans et 5 mois pour ces mêmes faits (mais pour des infractions mineures ce type d’accusation n’existant pas dans le code pénal grec). 
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Les juges grecs avaient déclaré qu’il n’existait pas de responsabilité collective mais seulement une responsabilité personnelle et qu’il n’y avait pas suffisamment d’éléments d’accusation pour les arrêter et les renvoyer en Italie. La cour d’appel d’Athènes a alors rejeté la demande d’extradition présentée par les tribunaux de Milan..

Corteo No Expo, Milano (Ansa)Le tribunal a appliqué le principe Non bis in idem (signifiant textuellement : pas deux fois pour la même [chose], vous ne pouvez pas êtes jugé deux fois pour les mêmes incidents).

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Reformulé depuis la presse

Paris – Rassemblement après les arrestations devant le centre de rétention de Vincennes

Résultat de recherche d'images pour "incendie vincenne"Rendez-vous lundi 25 à 19h devant le commissariat du 12e arrondissement de Paris en solidarité avec deux personnes interpellées à la suite d’un parloir sauvage au centre de rétention de Vincennes.

Aujourd’hui dimanche 24 mars, nous avons fait un parloir sauvage (rassemblement pour communiquer avec les gens de l’intérieur) devant le centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes, où des détenus sont en grève de la faim depuis mercredi (vous pouvez trouver leurs deux communiqués ici et ).
Deux personnes ont été interpellées par la police et placées en garde-à-vue.

Solidarité avec tou-te-s les enfermé-e-s!

Rassemblement de soutien lundi 25 mars à 19h devant le commissariat du 12e, où se trouvent les personnes arrêtées (80 avenue Daumesnil métro Gare de Lyon).

A bas les CRA!
Liberté pour tou-te-s!

depuis PLI


MAJ :

Suite aux arrestations deux compagnons italiens ont été incarcérés au CRA de Vincennes. Ils sont accusés de menace à l’ordre public et ont reçu une interdiction territoire de 3 ans en fRance.

Trois compagnonnes italiennes avaient déjà été emprisonnées en CRA suite à une action à Calais en 2016.

lu sur hurriya.noblogs.org

Op. Panico : Paska transféré à Viterbo

Paska a été transféré à la prison de Viterbo, connue pour son régime particulièrement violent vis à vis des détenus.

Pour lui écrire :

Pierloreto Fallanca, Casa Circondariale Mammagialla
Strada Statale, Str. Santissimo Salvatore, 14/B, 01100 Viterbo VT

 

Lu sur freccia.noblogs.org


Op. Renata : Mise à jour au 20 mars

 

Les juge des libertés et de la détention ont décidé que les accusations de terrorisme ne tiennent pas; à savoir l’article 270bis (association avec finalité de terrorisme) et les circonstances aggravantes. Le délit contesté à ce point est défini par l’article 270 à savoir l’association subversive. Quoi qu’il en soit, les compagnonnes et les compagnons restent pour le moment en prison.

Liberté pour tous, liberté pour toutes !

depuis roundrobin.info

Procès contre des anarchistes en Belgique

Activités à venir en solidarité avec les compagnons poursuivis par l’État belge

De 2008 à 2014, l’État belge a mené une vaste enquête visant les luttes multi-formes – mais toujours sans concessions – qui s’attaquaient aux centres fermés, aux frontières, aux prisons et à ce monde basé sur l’autorité et l’exploitation. Dans son collimateur : la bibliothèque anarchiste Acrata, des publications anarchistes et anti-autoritaires (Hors Service, La Cavale et Tout doit partir), des dizaines de tracts et affiches, une bonne centaine d’actions, d’attaques et de sabotages… bref, la lutte contre le pouvoir sous ses différentes expressions.

Initialement poursuivis pour « participation à un groupe terroriste », c’est finalement sous l’inculpation d’« association de malfaiteurs » que 12 compagnons seront jugés tout au long de la semaine du 29 avril 2019.

- Dimanche 24 mars – 17h00 – Passiflore (boulevard du Jubilé 180, 1080 Molenbeek)
Les plantes comme alliées précieuses pour nos luttes ici

- Mercredi 27 mars – 19h00 – l’Agitée (rue Gaucheret 114, 1030 Schaerbeek)
Retour sur la lutte contre la construction d’un centre fermé à Steenokkerzeel ici

- Dimanche 31 mars – 14h00 – l’Agitée (rue Gaucheret 114, 1030 Schaerbeek)
Discussion luttes et enfants ici

- Lundi 1 avril – 19h00 – Acrata (rue de la Grande Île 32, 1000 Bruxelles)
Les « mesures particulières de recherche » de l’État belge ici

- Jeudi 4 avril – 18h00 – NOVA (rue d’Arenberg 3, 1000 Bruxelles)
Projections et souper en soutien à la Lime ici

- Lundi 8 avril – 19h00 – L’Anarchive (avenue Buyl 131, 1050 Ixelles)
Projection du film Point.s de Fissures ici

vu sur bxl.indymedia.org

voir aussi : https://bxl.indymedia.org/spip.php?article23212

Castaner annonce son intention d’utiliser les marqueurs chimiques dès samedi prochain

Parmi les mesures anti-émeute annoncées lundi par le Premier ministre suite aux réjouissances de samedi sur les Champs-Elysées, figurent les marqueurs chimiques de vêtements mais aussi de peau, cheveux, poils, etc (il s’agit de deux techniques différentes).

-« Testés depuis plusieurs mois, les produits marquants codés (PMC) font partie des « moyens nouveaux » listés lundi par le Premier ministre pour identifier les casseurs.

Ils font partie des « moyens nouveaux » dégainés par Édouard Philippe pour lutter contre les casseurs après le saccage des Champs-Elysées ce week-end pendant l’acte 18 des Gilets jaunes. Les produits marquants codés, ou PMC, censés permettre d’identifier plus facilement les auteurs de dégradations, selon le Premier ministre, seront utilisables « dès la semaine prochaine », a assuré ce mardi matin le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, sur France Inter. »

(http://www.leparisien.fr/faits-divers/les-produits-marquants-nouvelle-arme-pour-suivre-les-casseurs-a-la-trace-19-03-2019-8035257.php?fbclid=IwAR1AFYLO78TFof_MxjHukqwZSMAS1Mi6i3duJB1WrByYtyvmxLO6MqfZXFI)

Aussi : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2019/03/19/01016-20190319ARTFIG00101-manifestations-des-gilets-jaunes-qu-est-ce-que-le-marquage-code-evoque-par-le-gouvernement.php

https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-19-mars-2019 (Castaner sur France Inter).

Et aussi :

Brèves « Gilets jaunes », France : L’Etat alourdit son arsenal anti-insurrectionnel après les émeutes du 16 mars

Op. Scintilla – Niccolò transféré à Ivrea

Nous apprenons que Niccolò, détenu dans le cadre de l’opération Scintilla, a été transféré à la prison d’Ivrea.

Pour lui écrire :

Niccolò Blasi c.c. Ivrea corso Vercelli 165, 10015 Ivrea (To)

 

vu sur roundrobin.info


MAJ

Italie – Opération Scintilla : Nico encore transféré

 

Niccolò Blasi, anarchiste arrêté le 7 février dans le cadre de l’opération répressive « Scintilla« , qui a mené à l’expulsion de l’Asilo occupato à Turin et à l’arrestation de six personnes (dont deux sorties par la suite, parce que l’accusation d’ »association subversive » est tombée), a été transféré à nouveau, cette fois depuis Ivrea vers Cuneo.

L’adresse pour lui écrire :

Niccolò Blasi
Casa Circondariale di Cuneo
via Roncata 75
12100 Cuneo (Italie)

Traduit de roundrobin.info par attaques.noblogs.org

Op. Panico (Florence, Italie) – Des nouvelles de l’audience du 12 mars 2019

Aujourd’hui a eu lieu une audience relative à l’expertise de la défense. Les consultants légistes, l’experte en explosif et de nouveau la généticienne de l’accusation ont fait leur déclarations, avec le contre-interrogatoire de la défense. Afin de ne pas ennuyer, un résumé détaillé ne sera pas écrit, mais en substance, cela s’est plutôt bien passé, l’accusation ne semble pas avoir fait une bonne impression. En conclusion, les juges ont décidé d’ordonner des expertises avec leurs experts « super partes* », tant en ce qui concerne la génétique médico-légale (probablement l’ADN de Ghespe, qui n’a encore jamais été analysé), que la biologie statistique (vu les doutes apparus en ce qui concerne l’analyse statistique de données qui ne devraient pas être valables à des fins de preuve) et par rapport à l’expertise médico-légale. Les audiences ont donc été reprogrammés comme suit :

14 mars – désignation officielle des experts du tribunal, de l’accusation et de la défense

4 avril – examen (ils seront interrogés sur leurs expertises au tribunal, ndt) des experts; déposition de l’accusation sur les écoutes environnementales (qui doivent encore être déposées)

11 avril – plaidoirie de l’accusation / des parties civiles

12 et 18 avril – plaidoirie de la défense

Les dates des reconstitutions et du jugement seront probablement fixées ultérieurement.

depuis panicoanarchico.noblogs.org

 

* hors de tout parti pris : soit disant neutres  …

Calais, France : Tentative de passage en force de la frontière

Dans la soirée du samedi 2 mars, près de 100 migrants ont réussi à entrer de force dans le port de Calais et la moitié d’entre eux est parvenue à grimper à bord d’un ferry. Pour ce faire, ils ont saisi l’occasion de la marée haute pour s’y introduire. Au moins 46 d’entre eux ont été interpellés par les flics.

« À 10h30 dimanche, les sapeurs-pompiers du GRIMP (Groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux) étaient toujours sur place pour tenter de faire descendre « une petite dizaine de migrants », regroupés « sur une passerelle exposée en plein vent à plusieurs dizaines de mètres de hauteur » à l’extérieur de la cheminée du ferry, a indiqué Jean-Philippe Vennin, sous-préfet de permanence pour le Nord et le Pas-de-Calais. Les migrants, qui espéraient rejoindre le Royaume-Uni, avaient pénétré dans l’enceinte du port samedi entre 21h15 et 21h30. Une cinquantaine d’entre eux avaient réussi à monter dans le « Calais Seaways », un ferry de la compagnie DFDS, « en provenance de Douvres et qui venait d’accoster », au moyen d’une échelle d’entretien et en raison de la marée haute, selon Jean-Philippe Vennin. Tombés à l’eau lors de leur tentative, deux migrants avaient été repêchés par les pompiers » (Europe 1, 3 mars 2019).

Le trafic des bateaux a été temporairement perturbé. Au moins deux ferrys ont dû patienter au large, « le temps de sécuriser » la zone, puis ont pu reprendre leur route. (20 Minutes, 3 mars 2019)

Repris de sansattendre.noblogs.org

Comme une étincelle à travers la gorge – compil de textes sur les opérations répressives en Italie

Compile de textes traduits de l’italien sur les deux opérations répressives à Turin, Trento, Rovereto en début d’année 2019.

Les traductrices ont fait le choix de sortir des infos du tac-au-tac : cette petite brochure est vouée à servir de support pour des initiatives de solidarité en milieu francophone. Faite par-ci, par-là au début du mois de mars. Les textes sont tirés de diférents sites. Entre autres : www.autistici.org/macerie et roundrobin.info.

Pour télécharger la brochure https://nantes.indymedia.org/system/file_upload/2019/03/15/13965/comme.une.etincelle_v1_-_copie.pdf

Repris d’Indy Nantes

Espagne : La compagnonne Lisa transférée en Catalogne – 13 mars 2019

Lisa a été transférée en Catalogne.
Mercredi 13 mars, nous avons reçu un appel de la compagnonne le soir même affirmant qu’elle avait été transférée en Catalogne, plus précisément à Brians I.

Son régime de détention reste le même qu’à Soto del Real, second degré, sans écoute des communications téléphoniques, ni restriction de courrier et sans être à l’isolement.

Nous continuons d’encourager à écrire et à continuer de rendre la solidarité latente.

Lisa Dorfer C.P Brians I, Carretera de Martorell a Capellades, Km 2308.635, Sant Esteve Sesrovires, España

Traduit de l’espagnol de Contramadriz, par sansattendre.noblogs.org

Op. Renata (Trentin) : transfert de quelques compagnon.nes

Des compagnon.nes de Trente ont été transférés :

Adresses MAJ:

Agnese Trentin
CC Di Rebibbia Femminile
Via Bartolo Longo, 92
00156 Roma

Roberto Bottamedi, Luca Dolce, Giulio Berdusco,
Via Paluzza, 77
33028 Tolmezzo

Nicola Briganti, Andrea Parolari,
C.C di Ferrara
Via Arginone, 327
44122 Ferrara

 

depuis roundrobin.info


pour envoyer du soutien :

IBAN: IT04H3608105138216260316268, nom du titulaire du compte Bezerra Kamilla.

Pour les virements depuis l’étranger, le code BIC/SWIFT :  PPAYITR1XXX

Zurich (Suisse) : Deux lettres du compagnon anarchiste incarcéré 

1er Mars 2019, Prison de Zurich

Chers compagnons, chers amis

Un mois s’est écoulé depuis que, le 29 janvier, j’étais en route en vélo pour le boulot et je venais de tourner de la Langstrasse dans la Josefstrasse, lorsqu’une voiture en civil m’a contraint à m’arrêter et que deux autres flics en civil en vélo me sont tombés dessus par derrière. Il y avait parmi eux une femme dont je me souviens qu’elle m’avait suivi jusqu’à chez moi il y a peu. Ensuite nous sommes partis, en compagnie d’environ 15 autres hôtes non invités, pour une dernière visite dans mon appartement, ma voiture et la bibliothèque anarchiste, où ont entre autres été saisis des supports de données électroniques et des documents.

A présent, j’ai donc atterri dans cette autre dimension, constituée de pièces étroites, de mobilier sommaire, de longs couloirs, de barreaux, encore et toujours des barreaux et des portes en métal, dont l’ouverture et la fermeture dictent le rythme quotidien. Séparé des lieux et des personnes familières juste par quelques centaines de mètres, mais par la violence de toute une société qui préfère un régime de murs et de lois au règne de la liberté et de la conscience. Dehors, nous aimons rêver, expérimenter, nous rebeller, la dignité blessée par les ignominies sur lesquelles repose ce monde, peu à peu nos expériences et nos découvertes se tissent jusqu’à former une vision d’ensemble et nous prenons en compte, en pensée et en acte, les conditions de la domination pour nous en libérer, rejetant sans cesse le catalogue des modèles pré-établis, y compris anarchistes. C’est ainsi que nous développons, comme allant de soi, un projet révolutionnaire, dans lequel la théorie et l’action ne cessent de se lancer des défis et de s’entremêler, nous pouvons nous sentir grandir et nous pensons presque pouvoir embrasser le monde, pourtant crac!, en un instant tout peut se réduire à quelques mètres carrés. Chaque anarchiste le sait et l’a toujours plus ou moins présent dans un coin de la tête. L’existence de cette possibilité, particulièrement emblématique du noyau essentiel de cet ordre social est justement une raison de ne pas faire de notre vie dehors déjà une prison : de conventions et de préjugés, de compromis progressifs et de satisfactions volatiles, qui nous permettent d’arriver au lendemain, de faire contraint et de la peur qui cherche à nous diminuer à nos propres yeux. Continue reading « Zurich (Suisse) : Deux lettres du compagnon anarchiste incarcéré « 

[Turin] Bloquons la ville !

Bloquons la ville ! Manifestation à Turin le 30 Mars

BLOQUONS LA VILLE !

Ils font la guerre aux pauvres et ils appellent ça requalification.
Résistons contre les proprios de la ville !

Gouvernements et proprios essayent de nous étouffer avec une normalité faite de guerres, militarisation des villes, conditions d’exploitation de plus en plus dures, traque aux immigrés et haine entre les pauvres.

Ils veulent se débarrasser de celleux qui cherchent à lutter contre la dégradation des conditions de vie et qui tentent de subvertir cet ordre social. C’est le cas des 13 compagnon.ne.s arrêté.e.s en février dernier.

Continuons à résister et à lutter !

GIADA, SILVIA, ANTONIO, LORENZO, NICCO, BEPPE, POZA, STECCO, NICO, AGNESE, SASHA, RUPERT, GIULIO :

LIBERTÉ POUR TOUS ET TOUTES !

SAMEDI 30 MARS 2019 MANIFESTATION A TURIN

 

 

 

 

 

 

 

 

[reçu par mail]

Turin (Italie) – Les oreilles de Mme Petrotta

À force d’avoir les oreilles qui sifflent, le problème a finalement été trouvé et résolu. Les longues oreilles de la police et du procureur Pedrotta sont celles qui ont écouté secrètement les voix de la vie quotidienne et les mots échangées dans la cuisine du logement situé au cinquième étage de la maison occupée au 45 Giulio Cesare pendant deux ans et demi. Ce sont ces micros qui ont rassemblé des enregistrements, transcrits plus tard dans les dossiers de la dernière enquête, apportant la preuve que les personnes inculpées se connaissaient, parlaient ensemble régulièrement, s’inquiétaient de la création d’une base de données ADN et de l’impossibilité de résister au prélèvement, discutaient de la rédaction d’un texte à publier ou discutaient de ce qui les regardent.

À force d’écouter et de fourrer le nez dans la vie d’autrui on espère, au moins, que Mme Pedrotta, ait avalé de  travers ou qu’elle ai loupé la marche.

 repris de macerie

Opération Renata (Italie) – Demande de libération rejetée pour les compagnons arrêtés le mois dernier

Le tribunal des « riesame » (JLD) a statué et confirmé toutes les mesures préventives. 6 personnes sont actuellement en détention, et une assignée à résidence.

Selon la presse, 4 seraient sous le régime du 41 bis (régime spécial de haute sécurité qui suspend les conditions ordinaires de détention, mis en place à l’origine dans le cadre de la lutte antimafia, élargi ensuite au « terrorisme » : avec par exemple des restrictions ou contrôle du courrier et des visites, aucun contact avec les autres détenus, promenade d’une heure par jour…).

Quatre d’entre sont tenus responsables d’association subversive à finalité terroriste, tandis que trois d’entre eux d’attentat à finalité terroriste.

Les merdias porte-paroles dévoués des flics parlent également de fabrication de faux documents d’identité et de liens avec des réalités analogues en Italie, Suisse, Grèce et Espagne.

Pour rappel les compagnon.nes sont accusé.es de différentes attaques :

– contre le laboratoire de mathématiques industrielles et de cryptographie de l’Université de Trente;

– contre une filiale d’Unicredit, avec engin explosif;

– l’incendie d’une antenne relais, dans la région de Monte Finonchio. (des dispositifs utilisés pour la transmission des carabiniers, dont les dommages ont entraîné une interruption temporaire des liaisons radio);

– la tentative d’incendie de neuf véhicules de la police municipale;

– une attaque à l’explosif au siège de l’agence de travail temporaire Randstad;

– et la mise en place de deux engins explosifs, dont un seul a explosé, près du siège de la « Lega »  à Ala (la veille de la venu de Salvini).

Une manifestation a lieu samedi 16 mars à 15h, à Trente, en solidarité avec les personnes inculpé.e.s.

reformulé depuis la presse

Bologne (Italie) – Délires policiers

Ce n’est pas une nouveauté le climat d’un point de vue sécuritaire et répressif est plutôt pesant ces jours-ci. Ça ne l’est pas non plus que Bologne sous cet aspect ait été de nombreuses fois une ville exemplaire, ceci étant dit, les policiers locaux parviennent encore parfois à surprendre. Dans la soirée du jeudi 7 mars, vers 21 heures, une patrouille des Digos, après avoir remarqué quelques visages familiers près d’un parc de la ville dans le quartier de Bolognina, juge bon de dépêcher une patrouille sur place. En quelques instants, on entends les sirènes des patrouilles venant de partout, percevant toute cette agitation, quelqu’un décide naturellement de s’éloigner de la zone, car avoir à faire aux uniformes est tout sauf agréable. Les flics lancent alors une véritable chasse à l’homme qui dure plus de deux heures, au cours desquelles au moins cinq patrouilles et deux voitures de la Digos plus quelques-uns circulant à pieds à toute vitesse allées et venues et sirènes hurlantes tournant dans le quartier à la recherche de visages connus.

Ce petit cirque se terminera par au moins dix personnes arrêtées, certaines même plusieures fois, dans différentes rue de la zone et des perquisitions. Les perquisitions n’ont rien donné.

Outre l’énorme disproportion entre les moyens, les objectifs et les résultats de cette opération délirante, on pourrait revenir sur la stupidité des déclarations de ces délirants en uniforme lors des perquisitions, liées, entre autres aux vêtements et à l’âge des personnes arrêtées, ou au nombre élevé de femmes parmi eux, mais peut-être vaut-il mieux ne pas s’arrêter là dessus.

Si ces sujets n’étaient pas relégués au maintient de l’ordre établi par la force, défendant les riches et les patrons, en l’occurance, en tuant, violant, frappant et emprisonnant, ils pourraient très bien être traités pour ce qu’ils sont fondamentalement :  des couillons.

À ces derniers, nous disons que ces bouffoneries spectaculaires plutôt que d’intimider les rendent ridicules; à tous ceux qui n’ont pas de sympathie pour eux, en revanche, nous vous invitons plutôt être attentifs lorsque vous vous promenez le soir près des parcs et des jardins publics parce que la chasse à l’homme est au coin de la rue.

C’est comme ça ces jours-ci. Nous le garderons en tête.

Des anarchistes

depuis roundrobin.info

De nouvelles actions en solidarité avec les arrêté.e.s de Turin et de Trente

* Athènes : Action à l’école italienne en solidarité avec l’asilo et les arrêté.e.s de Trente et de Turin

post imageDans la nuit du jeudi 07/03, nous avons tagué et laissé des tracts à l’école italienne d’Athènes. Nous avons agit en solidarité avec l’expulsion de l’asile par l’État italien et en solidarité avec les compagnon.nes touché.e.s par l’opération Renata.

Le terroriste c’est l’Etat
Feu à toutes les prisons et aux centres de détentions
La solidarité est notre arme

* Rome : Un DAB saboté en solidarité

 “Aïe”, a dit la vitrine, mais le DAB n’a pas répondu, car on lui avait fermé la bouche.

Dans la nuit du 7 mars, on a blessé une vitrine et mis hors service le DAB d’une agence de la banque Intesa San Paolo, en solidarité avec les compagnon.ne.s de Turin et avec toutes les personnes qui luttent chaque jour.
Contre les frontières.
Contre les cages.
Contre le patriarcat.
Contre la gentrification.
Contre chaque état, chaque chef, chaque mari, chaque parti.

 

traduit de roundrobin.info par attaque.noblogs.org

Turin (Italie) – Procès Scripta Manent : Les requêtes du parquet

Les condamnations demandées par le Procureur Roberto Maria Sparagna, du parquet de Turin, pour les inculpés du procès Scripta Manent sont :

– Alfredo Cospito : 30 ans
– Anna Beniamino : 29 ans
– Nicola Gai et Danilo Cremonese : 10 ans
– Carlo Tesseri : 8 ans et 3 mois
– Alessandro A. , Francesca G. : 8 ans
– Gioacchino Somma : 7 ans et 6 mois
– Patrizia Marino : 7 ans et 3 mois
– Gabriel Pombo Da Silva, Stefano Fosco, Elisa Di Bernardo : 7 ans
– Valentina Speziale, Marco Bisesti, Pasquale Valitutti, Omar Nioi, Erika Preden, Alessandro Mercogliano, Daniele, Stefano, Claudia, Sergio : 6 ans et 6 mois

Aucune circonstance atténuante n’a été retenue pour personne, ni aucune récidive.

traduit par attaque depuis Croce Nera Anarchica  (https://www.autistici.org/cna/2019/03/06/scripta-manent-richieste-di-condanna-del-pm/)

Trente : six micros et une caméra retrouvés

A la suite de « l’opération Renata » qui a conduit à l’arrestation de sept compagnons et compagnonnes et à une cinquantaine de perquisitions pour la plupart à Trente et à Rovereto, mais aussi à Rome, à Naples et à Cagliari, nous avons décidé de contrôler nos habitations, à la recherche d’oreilles ennemies. 

En fouillant dans les boîtiers de prises et d’interrupteurs, nous avons trouvé 6 dispositifs accoustiques, des puces avec microphones, batterie, sim et carte mémoire (la sim et la carte mémoire étaient présentes dans chacunes sauf pour une).

Deux d’entre eux étaient situés à deux endroits différents du salon, l’espace commun de la maison. Un autre se trouvait dans le couloir qui mène de l’entrée aux chambres et au reste de la maison, les trois dernièrs ont été trouvés dans les chambres personnelles, une pour chaque chambre.

En cherchant mieux, nous avons remarqué qu’un micro placé au-dessus de l’interphone dans le couloir (celui sans carte sim ni carte mémoire) était équipé d’un canal de transmission vidéo. Nous avons découvert que les câbles étaient connectés à l’interphone, à l’intérieur duquel une caméra avait été montée avec un travail très précis. Comme le montrent les photos ci-dessous, l’objectif de la caméra pouvait observer à travers un petit trou déjà présent dans la structure d’interphone légèrement travaillé pour être adapté à l’appareil. Ce qui permettai aux flics de contrôler l’entrée de la maison, le couloir et même les portes des chambres privées des locataires.

C’est la deuxième fois que nous trouvons une caméra dans une maison habitée par des compagnons, ce qui montre un clair saut en avant en matière de répression.

Non seulement au téléphone, dans la voiture, pendant les assemblées, à la maison, mais également surveillé chez nous minute après minute et allant même jusqu’à écouter l’intimité de nos chambres à coucher.

Ces découvertes ne font que nourrir notre colère et notre haine pour la Digos et la Ros, ce à quoi nous voudrions dire qu’il ne suffira pas de nous observer de plus près et de nous faire sentir le souffle dans le cou pour nous faire peur et nous faire revenir sur nos idées.

des compagnons et compagnonnes espionnés

ci-dessous quelques photos des dispositifs :

Continue reading « Trente : six micros et une caméra retrouvés »

Florence, opération Panico : mises à jour audiences et nouveau calendrier

ciao, quelques brèves mises à jour des dernières audiences :

12 février : l’examen des faits spécifiques du Nouvel An a commencé. Les textes* de l’accusation (digos) et de la défense (digos et artificier) sur la reconstruction des faits ont été consignés.

14 février : audience sur l’ADN. Les experts de l’accusation et de la défense (généticiens) ont fait leur déclarations. Si vous souhaitez un résumé détaillé de cette audience, contactez le mail panico [panico2 @ inventati.org]

21 février : audience sur l’association de malfaiteurs, textes de l’accusation (digos). La nouveauté, concernant le dossier d’enquête, c’est l’insistance sur les liens entre les Florentins et les personnes arrêtées de Turin et du Trentin.

28 février : l’un des détenus n’a pas renoncé à être au tribunal. Au début de l’audience, nous avons appris qu’il était malade et ne pouvait pas venir. Cependant, le juge a décidé d’attendre la réponse de la prison quant à sa présence. Enfin, il a été signalé que le détenu avait une gastro-entérite et ne viendrait donc pas ; l’audience à ce moment là a sauté.

Ils ont en tous cas retouché le planning des audiences :

7 mars -> Fin des textes d’accusation (digos sur l’association), interrogatoire des accusés par le proc. Commence la défense.

12 mars -> Journée des experts de la défense par rapport aux événements du Nouvel An. Nouvelle déclaration de la généticienne de la police, il a été annoncé qu’elle avait refait les analyses qui avaient été mises en doute par notre généticien, sans pour autant en évoquer les résultats.

13 mars -> saute

14 mars -> Si les retranscriptions des écoutes téléphoniques environnementales sont déposées, ils parlerons de celles-ci, sinon l’audience saute.

4 avril -> plaidoiries des parties civiles et de l’accusation

11 et 12 avril -> plaidoiries de la défense

18 avril -> JUGEMENT.

Les présences dans la salle d’audience des autres prisonniers ne sont toujours pas connues. Paska et Ghespe ne participeront probablement pas.

Solidarité avec les compagnons arrêtés et inculpés pour l’opération « Renata » dans le Trentin, pour les prisonniers/inculpés de l’opération « scintilla » à Turin, ceux de Scripta Manent et tous ceux qui ne baissent pas la tête en ces temps de répression étatique .

repris de panicoanarchico.noblogs.org

* Testi : témoignages et expertises, ndt

Turin : deux compagnons vont être remis en liberté

Des nouvelles du côté du « riesame » [réexamen des mesures, plus ou moins équivalant au juge des libertés et de la détention en fRance] : l’accusation d’association subversive (art. 270 bis du Code pénal) est tombée, Giada et Larry vont être libérés sous peu. Nico attend la réponse d’une autre demande de réexamen pour sa remise en liberté, puisqu’il a une double ordonnance de détention, l’issue sera connue sous peu ; pour tous les autres,  ils restent en prison, les autres chefs d’accusations sont maintenus.

Nous ne pouvons pas jubiler, puisque des compagnons restent en prison, mais nous attendons avec impatience ensemble qu’arrivent Larry et Giada, de Ferrara et Rome, 

depuis  Macerie https://www.autistici.org/macerie

Florence (Italie) : Rassemblement en solidarité

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SANS RELÂCHE POUR L’ANARCHIE

EN MARS, SERA PRONONCÉ LE JUGEMENT CONTRE NOS COMPAGNON.NE.S, INCULPÉ.E.S POUR L’OPÉRATION PANICO,  
DESERTONS LE TRIBUNAL!

SAMEDI 23 MARS  le rdv est reporté au 20 avril
RASSEMBLEMENT EN SOLIDARITÉ POUR TOUS.TES LES PRISONNIÈR.ES ANARCHISTES

 16 HEURES FLORENCE

le texte de l’appel et des informations plus précises seront bientôt disponibles.

 

repris de https://anarhija.info

La liberté vient toujours avec un couteau entre les dents

Regardez autour de vous, mais faites-le avec vos propres yeux. Voyez-vous comment la planète est devenue une gigantesque poubelle industrielle ? Voyez-vous comment les États étranglent les esprits et portent la guerre et le massacre partout ? Voyez-vous comment tout repose autour de nous sur l’exploitation et l’oppression de milliards de personnes ? Pouvez-vous encore compter les millions de morts de cet immense bain de sang sur lequel ce monde a construit ses gratte-ciels, ses supermarchés et ses usines ? Les affamés, les noyés, les massacrés, les bombardés, les irradiés, les torturés, les voyez-vous toutes ces piles de cadavres entassés ?

Peut-être. Mais tout est fait pour que vous n’en voyiez rien. Vous êtes exploités au travail, où vous accomplissez des tâches dont le sens vous échappe, sans la moindre satisfaction. Vous produisez des objets nuisibles, des aliments toxiques, des instruments de mort, des marchandises inutiles. Vous surveillez votre semblable, vous le tenez en laisse par l’administration, les papiers, les allocations. Vous êtes contrôlés à chaque instant de votre vie, tenus à l’œil par mille caméras et anesthésiés par mille drogues et ersatz. Vous êtes dégradés en votre for intérieur, car vous vivez avec, pour et grâce aux appareils technologiques qui vous dominent. Vous ne voulez plus rien qui ne soit déjà pré-formaté pour vous, vous ne désirez plus rien qui ne s’affiche déjà sur les écrans. Vous ne faites, en fin de compte, qu’obéir.

Continue reading « La liberté vient toujours avec un couteau entre les dents »

Madrid, Espagne : Fin de régime d’isolement pour Lisa – 18 février 2019

Après que Lisa a été transférée de la prison de Willich, en Allemagne, à celle de Madrid, où elle avait été placée à l’isolement [régime FIES], nous avons reçu il y a quelques jours une lettre de sa part, dans laquelle elle nous informe que le contrôle de son courrier a enfin été levé et qu’elle est désormais incarcérée sous un régime de détention classique à Madrid. Elle va bien et reste forte.

Pour lui écrire :

Lisa Dorfer
C.P. Madrid V
Módulo 13
Carretera M609, km 3,5
28971 Soto del Real (Espagne)

[Traduit de l’allemand de Soligruppe für Gefangene, 18. Februar 2019 par http://sansattendre.noblogs.org]

Trente – Solidarité avec les compagnons arrêtés

Un texte et un rencard diffusés à Trente en solidarité avec les compagnons arrêtés.arrêtés:
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LE CŒUR PAR-DELÀ LES BARREAUX
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En attente d’une analyse plus approfondie, quelques mots.
Une autre « association subversive à des fins terroristes » (article 270 bis), assortie d’une série d’infractions contestés (de l’interruption du service public à la destruction, du sabotage de dispositifs télématiques à « l’attaque terroriste », de l’incendie au transport de matériel explosif). 50 perquisitions, 150 policiers et carabiniers mobilisés, des rues entières bloquées, irruption d’agents munis de passe-montage et de gilets pare balle. Et surtout, 7 camarades arrêtés. Une opération en grande pompe – menée à la fois par les Digos et les Ros -, avec une conférence de presse de « l’antiterrorisme » à Rome. Et le lynchage habituel des médias.
Pas de surprise. Non seulement parce que c’est l’énième enquête pour 270 bis, mais aussi parce que « arrêter les anarchistes » a été pendant des semaines le refrain préféré des préfets de police, préfets, magistrats, hommes politiques et journalistes.
Quel est le problème pour les gardes armés et en toges de ce magnifique ordre social?
Dans le Trentin-Haut-Adige, il y a présence anarchiste trentenaire. Des compagnons et compagnonnes ont toujours été présents dans toutes les luttes, grandes et petites, contre l’exploitation, contre la dévastation du territoire, contre le racisme d’État. Dans les les luttes et dans la rue, l’action directe de nuit n’a jamais fait défaut (dans les dossiers du Parquet, depuis 2014 à nos jours, environ soixante-dix attaques petites ou grandes contre des banques, des casernes, des antennes relais, des véhicules militaires, des tribunaux, sièges de parti). Alors, comment la paix sociale peut-elle continuer à régner jour et nuit? La recette est toujours la même : attribuer quelques attaques à certains anarchistes (6 sur 70 …) et affirmer que tout – des tags sur les murs à l’attaque incendiaire – est planifié par une fantasmatique association subversive avec beaucoup de rôles (le chef idéologique, le responsable du secteur la logistique, responsable des relations avec les avocats, etc.), pour tenter ainsi de distribuer des années de prison. Plus généralement, dégager les casse-pieds pour passer avec le rouleau compresseur sur ce qu’il reste de liberté. La première étape consiste à isoler. C’est pourquoi les maisons des compagnons deviennent « des repaires », l’attitude obstinée à ne pas être espionné est présentée comme « quelque chose qui rappelle la mafia », etc. « Ils faisaient beaucoup les gentils et les solidaires, mais entre-temps, ils préparaient des attaques. Prenez vos distances ».
Comme d’habitude, il s’agit de faire le contraire. Continuer les luttes. Ne pas laisser pas seuls nos compagnons. Défendre publiquement les actes dont ils sont accusés. Relancer la solidarité contre une attaque qui veut aussi écraser les relations et les affects.
Nous n’avons pas de réponses simples. Mais quelques bonnes questions. Pouvons-nous changer cet état de choses sans nous battre? Pouvons-nous nous battre sans prendre de risque? Les conditions pour lesquelles cela vaut la peine de risquer ne mûrissent jamais seules? En attendant, on fait quoi?
De toute part on hurle au fascisme pour la politique de Salvini. Et ensuite? On est horrifié pour une explosion au siège de la Ligue? Allons. Que chacun y mettre du sien, pour que quelqu’un n’ai pas à tout mettre.
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Le terroriste, c’est l’État!
Agnese, Sacha, Poza, Stecco, Nico, Giulio et Rupert libres de suite!
VENDREDI 22 FÉVRIER 18h00, FACULTÉ DE SOCIOLOGIE
(via Verdi, Trente)
ASSEMBLÉE PUBLIQUE EN SOLIDARITÉ AVEC LES ARRÊTES
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Des anarchistes
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Repris de roundrobin.info

Trente (Italie) : Manifestation en solidarité avec les arrêté.e.s du 19.02

Une cinquantaine de personne ont manifesté dans les rues de Trente après l’épisode répressif du 19/02, aux cris de « LIberté pour tous », « Salvini tu es le premier sur la liste », « Le terroriste c’est l’Etat ». Quelques tags ont été laissés sur les murs. 

Les faits contestés concerneraient différentes attaques ayant eu lieu entre 2017 et 2019, dans le cadre d’une enquête ayant débuté en 2016 pour laquelle plusieurs compagnon.nes ont été arrêté.e.s le 19/02 à la demande du parquet de Trente, pour, à titre divers, « association à des fins de terrorisme ou de subversion de l’ordre démocratique, de possession et de fabrication de faux documents d’identité, de fabrication, de détention et de port d’armes et d’explosifs, incendie et dommages causés aux systèmes informatiques ou télématiques, d’utilité publique, à des fins terroriste ». 

Selon les merdias, l’enquête regarderait des attaques contre un laboratoire de mathématiques industrielles et de cryptographie du département de mathématiques et de physique de l’Université de Trente, avec l’utilisation d’une bombe explosif ou incendiaire qui, le 8 avril 2017, a détruit les systèmes d’information ; des dommages causés à un pylône de transmission de signaux de radio et de télévision et du matériel de retransmission, le 7 juin 2017 à Monte Finonchio (Rovereto). Auraient également été détruits des équipements utilisés pour la transmission des carabiniers, dont les dommages ont entraîné une interruption temporaire des liaisons radio. L’enquête regarde également l’attaque contre neuf voitures de la police locale, avec des cocktails Molotov, le 3 décembre 2017 à Trente ; une succursale d’Unicredit, toujours avec un engin explosif, le 25 juillet 2018 à Rovereto ; le siège de l’agence de travail temporaire Randstad le 1er septembre 2018 à Rovereto. Egalement deux engins explosifs, dont un seul a explosé, devant le siège de la « Ligue », le 13 octobre 2018, à Ala*. (https://cracherdanslasoupe.noblogs.org/?p=1015)

 

reformulé de la presse.

Solidaires et complices avec les personnes arrêté.es à Trente et à Rovereto. Liberté pour tou*tes!

Opération Renata.

À 4 heures du matin, ce matin, perquisitions dans les lieux et chez des compagnons et compagnonnes entre Trente, Bolzano et Rovereto. 7 arrestations, 6 en préventive et 1 assigné à résidence. Les infractions contestés sont les 270 bis* et 280 bis**.
Perquisition au Tavan et à la Gym populaire de Trento, à la Nave dei Folli et à la Cabana de Rovereto, au Katakombenstube à Bolzano. Certains arrêtéssont transferés dans d’autres prisons.
Unités d’intervention présentes dans différentes zones de la ville (Palazzo Regione, Municipio, Palazzo del Governo).
Aujourd’hui, à 16 heures [19/02], rdv au Tavan, via Muredei 34/3 Trento
AGNESE, GIULIO, NICO, POZA, RUPERT, SASHA, STECCO LIBRES!!
LIBERTE POUR TOUS ET TOUTES BON SANG

Continue reading « Solidaires et complices avec les personnes arrêté.es à Trente et à Rovereto. Liberté pour tou*tes! »

La Spezia (Italie) – Mises à jour sur les poursuites du 6 janvier 2019

Le 5 janvier 2019 à La Spezia* 14 personnes sont arrêtées et emmenées au commissariat pour être identifiées à travers la prise d’empreintes et de photos. Les infractions reprochées sont dégradations, peinture et détérioration d’œuvres architecturales publiques et privées en réunion. Selon le dossier « En plein centre de La Spezia [ils] ont enduit de peinture rouge l’une des rues historiques de la ville, endommageant la fontaine artistique adjacente de la Piazza Garibaldi et apposant des dépliants contenant un écrit en solidarité avec Paska, Ghespe et Giova et tous les inculpés de l’opération de Panico ». Pour 10 d’entre eux, la police a émis un avis d’expulsion [foglio di via] de 3 ans de la municipalité de La Spezia. Moins d’un mois plus tard, le Parquet de La Spezia a émis, pour 14 personnes une demande d’interdiction de séjour et de surveillance spéciale. Le 29 Janvier, le tribunal de Gênes (section des mesures préventives) a rejeté la demande d’interdiction de résidence, mais a fixé l’audience pour décider de la surveillance spéciale au 27 mars 2019.

Les mises à jours suivront

*Voir ici : https://cracherdanslasoupe.noblogs.org/?p=3593

repris de roundrobin.info


Quelques notes à propos de la Surveillance Spéciale :

La Surveillance Spéciale correspond ici à l’application de mesures de prévention appliqués à une personne soupçonnée et jugée “socialement dangereuse”, ayant fait l’objet ou non d’une condamnation (elle peut par exemple être appliqué à une personne sortant de prison).

Continue reading « La Spezia (Italie) – Mises à jour sur les poursuites du 6 janvier 2019 »

Des nouvelles de Naples

Jeudi 14 février, après d’innombrables reports, l’audience  qui devait décider des mesures préventives contre vingt compagnons et compagnonnes et la mise sous séquestre du C.S.L. « Louise Michel » et du 76, a eu lieu au tribunal des réexamens de Naples. Au début de l’audience, la Cour a elle-même soulevé la question de l’irrecevabilité du recours présenté par le proc. Catello Maresca. Après avoir écouté les parties sur cette question spécifique, il s’est réservé le droit de statuer dans un délai de cinq jours. Ce matin, le 15 février la Cour a déclaré l’appel irrecevable.

Des Anarchistes à Naples

repris de roundrobin.info

 

voir aussi :  https://cracherdanslasoupe.noblogs.org/?p=2294

Turin : l’opération « Scintilla » élargie à une quarantaine de personnes

On apprend des merdias italiens que l’enquête ne concerne pas seulement les six personnes arrêtés ces derniers jours par la Digos mais une quarantaine de personnes. Cette enquête concernerait l’envoi de paquets explosifs, également « des documents et sites Web incitant à commettre des actes de violence contre les prestataires des centres d’expatriation », ainsi que le soutien des révoltes à l’intérieur du CPR [centre de rapatriement] de corso Brunelleschi à Turin, frappé par de fréquents incendies et saccages.

Les investigations de l’opération « Scintilla » regarderaient l’ensemble du réseau anarchiste turinois mais également de nombreux « activistes » d’autres régions et de l’étranger.

reformulé depuis la presse

Turin : La prison en proie aux flammes

Résultat de recherche d'images pour ""les prisons en feu les mâtons au milieu"Le 10.02 lors de la manifestation devant la prison « les Vallettes » de Turin, en soirée, après les émeutes qui ont suivis l’expulsion du squat l’Asilo, un cortège d’une centaine de personnes a avancé jusqu’aux abords de la prison en solidarité avec les personnes interpellées, des slogans « feu aux prisons » et quelques fumigènes ainsi que des molotovs ont été lancé sur des murs de la prison. Un incendie a ensuite été déclenché par le jet d’un engin incendiaire au dessus de l’enceinte de la prison (le compost et les ateliers de pâtisserie-boulangerie ont pris feu), les flammes ont fait exploser des bonbonnes de gaz et un pan de l’atelier s’est écroulé un peu plus tard dans la soirée.

Au sein de la prison étaient détenues les 11 personnes emprisonnées (libérées depuis) suite aux émeutes ayant suivi l’expulsion du squat de l’Asilo et les 6 personnes incarcérées lors de l’expulsion (pour association subversive)*.

reformulé de la presse

* Pour écrire aux six arrêté.es :

Rizzo Antonio
Salvato Lorenzo
Ruggeri Silvia
Volpacchio Giada
Blasi Niccolò
De Salvatore Giuseppe

C.C. Lorusso e Cutugno
Via Maria Adelaide Aglietta, 35
10149 – Torino (Italie)

** Niccolò, Giuseppe, Antonio Rizzo et Lorenzo ont été transférés à la section de AS2 de la prison de Ferrara.

Pour leur écrire :
C.C. di Ferrara Via Arginone 327, 44122 Ferrara (Fe)


* Le lendemain (11.02) a eu lieu une énième audience du procès pour l’opération « Scripta Manent » (23 personnes sont inculpées dans la cadre de cette opération dont 7 toujours emprisonnées). La salle d’audience (Salle « Bunker ») située au sein de la prison Le Vallette a été évacuée après que des personnes solidaires aient tenté de perturber le réquisitoire du Procureur Sparagna.

(Pour écrire aux prisionnier.ères : https://cracherdanslasoupe.noblogs.org/?page_id=1403)

Turin (Italie) : Expulsion de l’Asilo et arrestations

Aujourd’hui, à 4 h 40, le squat l’Asilo via Alessandria 12 a été pris d’assaut par une énorme quantité de camions [de flics]*.

Parallèlement, sept arrestations ont été effectuées (il pourrait y en avoir huit maj. 6, actuellement toutes dans la prison Le Vallette* de Turin, dans le cadre de la dénommée opération Scintilla) pour association subversive (article 270 bis) dans le cadre de la lutte contre les centres d’internement et de rapatriement des personnes migrantes.

La répression actuelle ne s’arrête pas là : dans l’immeuble devant l’asile des compagnons, ont décidé de faire entendre la radio directement sur le balcon, ils ont été surpris par une panne de courant provoquée par les policiers en bas de l’immeuble qui les attendait à la porte. Des contrôles d’identité ont eu lieu dans la zone d’Aurora, mais pas seulement, la police attendait également à l’extérieur de la station de Porta Susa.

À 6 heures, Via Cecchi s’est tenu un rassemblement qui s’est rapidement transformé en cortège défilant actuellement dans les rues de la ville (il se trouve actuellement sur la place Santa Giulia).

Turin est aujourd’hui une ville assiégée : reprenons le contrôle de notre vie et soutenons la lutte des compagnons de l’asile toujours coincés sur ce toit. Les Turinois n’abandonnent pas face au fascisme qui sévit dans la ville.

Publié le 07.02 sur roundrobin.info


MAJ :
Trois compagnons sont descendus du toit (dont un a été arrêté pour association de malfaiteurs), trois autres ensuite (après voir tenu pendant 36 heures) un rassemblement est en cours devant le squat. (08.02)

MAJ régulières ici  : https://www.autistici.org/macerie/?p=33314&fbclid=IwAR3FAx3iGbqcQefr8ku1qs5GSB_UqNkWlcbxoqfSGZGvnDsK3uK3u2-EkhE, et sur radio blakout (en Italien)


Quelques actions en solidarité (maj régulièrement)

* Bologne : cortège en solidarité avec les arrêtés de Turin

Jeudi 7 février au soir, un cortège composé d’une trentaine de personnes « solidaires avec les personnes arrêtées à Turin et avec l’asile en cours d’expulsion » (texte de sur la banderole de tête) a traversé les rues du quartier de Bolognina avec des interventions au mégaphone, tags sur les murs et collage d’affiches autour des faits de la journée.
Les vitres et les guichets automatiques d’une BPM brisées le long de la route.
La Banque Populaire de Milan est l’une des banques actionnaires de Alba Leasing, propriétaire de l’immeuble du futur Centre de rapatriement de Modène.

* Milan : action en solidarité avec les arrêtés du Turin

Dans la nuit du vendredi 8 au samedi 9, une succursale de la poste italienne de la rue d’Agrate a été attaquée. La porte d’entrée et le guichet automatique ont été brisés à coup de marteau. Un tag a été laissé « FEU AUX CPR » ET « SOLIDAIRE AVEC LES COMPAGNONS ARRÊTES A TURIN

* Milan (bis) : Action en solidarité avec les compagnons de Turin (15/02)

Hier dans la nuit, nous avons brisé à coups de marteaux le DAB et les vitrines de la banque Intesa-San Paolode Via Meda. Sur la porte, le tag : « Liberté pour les compagnons arrêtés à Turin ».

On a choisi Intesa-San Paolo parce que c’est l’un des plus importants responsables de la gentrification du quartier Aurora [à prox. de l’asilo à Turin], responsable par conséquent de l’expulsion de l’Asilo et, d’une certaine façon, de l’arrestation des compagnons.

Liberté pour tous, liberté pour toutes.

* Turin : manifestation et bordel en solidarité (09/02/19)

Une manifestation a eu lieu en solidarité le 09/02, des voitures et des vitrines ont été attaqués pétés, des poubelles en feu, un bus attaqué, également les portes de la mairie … 11 personnes ont été arrêtées toutes ont été libérés (avec obligation de pointer au comico pour tous et pour 6 un avis d’expulsion « foglio di via » de la ville de Turin a été émis).

* Venise : attaque d’un DAB

La matinée du mardi 12 février, selon toute probabilité quelques bourgeois ou touristes se seront retrouvés déconcertés et indignés de ne pas pouvoir retirer à l’unicredit de San Pantalon à Venise, «Le terroriste, c’est l’État! Solidarité aux arrêté*s de Turin!  » Les forces du M.A.L. ont encore frappé … dans le silence assourdissant des infâmes journaux, contre la ville vitrine, broyons-la! LIBERT*  POUR TOU*TES

repris de roundrobin.info

* Patras (Grèce) : Le consulat Italien attaqué à la peinture (12/02/2019)

vu sur https://actforfree.nostate.net

Continue reading « Turin (Italie) : Expulsion de l’Asilo et arrestations »

Zurich (Suisse) : Trois mois de préventive pour le compagnon arrêté

Notre compagnon a été placé en détention préventive pour une durée de trois mois, avec la motivation du risque de fuite et de collusion. Il se trouve actuellement dans la prison du district de Zurich BGZ. L’excuse du risque de fuite a été utilisée, entre autre, parce qu’il y a déjà un autre compagnon en cavale, accusé lui aussi de l’incendie de la station radio Waidberg (à Zurich).
La durée de trois mois de détention préventive est le maximum possible quant à mesures restrictives et, selon la loi, à l’issue de cette période cette mesure doit être réexaminée par un juge [l’équivalent du JLD dans le droit français NdAtt.]. Pour les compas qui ne connaissent pas le régime de détention préventive en l’attente d’un procès en Suisse : dans cet État il est monnaie courante que la détention préventive dure assez longtemps, même des années. C’est possible que la justice veuille garder notre compagnon en taule jusqu’à un éventuel procès.

Si vous voulez écrire au compagnon arrêté, contactez directement la Bibliothèque Anarchiste Fermento, par émail ou par la poste. Cependant, toute lettre dans laquelle est abordé son affaire sera saisie par le Parquet et il ne la recevra pas ; les livres et les grosses publications ne lui seront pas remises non plus.

Sincèrement,
Anarchistische Bibliothek Fermento

Zweierstrasse 42
8005 Zürich (Suisse)

e-mail: bibliothek-fermento [at] riseup.net

traduit de anarhija.info par attaque.noblogs.org

 

Solidarité avec le compagnon anarchiste arrêté à Zurich

Le 29 janvier, un compagnon anarchiste a été arrêté à Zurich, à qui il est reproché d’avoir incendié des véhicules de l’armée et une station-radio de la police, ainsi que d’avoir appelé, en accrochant une affiche à l’intérieur de la bibliothèque anarchiste Fermento, à commettre des délits contre le centre de rétention de Bässlergut actuellement en chantier à Bâle et contre le centre de Police et de Justice à Zurich. Après avoir pénétré dans l’appartement du compagnon, les flics ont forcé l’accès à la bibliothèque Fermento, en emportant des ordinateurs avec eux. Le compagnon se trouve en ce moment à la prison de la police provisoire et le juge d’instruction décidera de son possible placement en détention provisoire.

Ce qui importe n’est pas de savoir s’il est responsable ou non des faits qui lui sont reprochés mais le fait que cela représente une attaque contre nous tou.te.s et contre les idées anarchistes qui sont clairement exprimées à Fermento : c’est une tentative de semer la peur et le silence, face à quoi nous devrions rester isolé.e.s et incapables de se mouvoir, car tout individu qui se solidarise avec des idées potentiellement inflammables – que ce soient par des mots ou par des actes – pourrait être le prochain dans le viseur.

Ne nous laissons pas accepter cela et continuons, et ce de manière catégorique, à porter dans les rues la révolte contre cette existant d’oppression.

Car chaque texte, chaque journal, chaque slogan sur les murs, chaque pierre, chaque incendie, chaque rébellion contre les autoritaires montre que les idées s’opposant à la logique de domination ne peuvent pas être enfermées !


« La supériorité numérique, ainsi que celles des armes, ne compte pas beaucoup face à l’intelligence et l’ingéniosité pratique de l’humain. Quelques câbles incendiés au bon endroit et au moment opportun par une seule personne offrent la possibilité de plonger une armée entière dans le chaos, de transformer une situation qui semble figée en quelque chose de nouveau, de différent et d’imprévisible. »

L’affiche mise en page en français :

[Traduit de l’allemand d’indymedia, par sansattendredemain]

[Zurich] Un compagnon de fermento arrêté

Mardi 29 janvier, peu après midi, un de nos compagnons a été arrêté dans son appartement. La porte a été ouverte de force par une unité d’investigation.

Lors de son arrestation, sa maison a été fouillée ainsi que, une fois encore, la bibliothèque anarchiste Fermento. Ces perquisitions ont été justifiées par les autorités avec comme accusations :

– Incendie criminel de plusieurs véhicules de l’armée suisse à Hinwil (Zurich) le 27 septembre 2015

– Attaque criminelle contre l’antenne radio Waidberg des flics à Zurich le 10 juillet 2016

– Coller des affiches (la police pense connaître une date pour cela, le 16 novembre 2017) dans la devanture de la bibliothèque anarchiste Fermento (à son ancienne place) qui appelait apparemment à  » des dommages matériels et violences à l’encontre des entreprises et des personnes qui font partie du développement de la prison Bässlergut à Bâle et de la construction du PJZ (Palais de Justice,ndt) à Zurich « 

Notre camarade, qui fait partie de la bibliothèque anarchiste, était déjà harcelé à cause de cette histoire d’affiches avant, a été enlevé à son domicile et a dû faire ce qu’on appelle un traitement ED (prendre l’ADN, les empreintes digitales, etc.), ainsi qu’un interrogatoire.

Maintenant, ce mardi, notre camarade a été arrêté à nouveau et il semble qu’il a été forcé à suivre les flics de son appartement à Fermento, pour ouvrir ou leur donner les clef et… ni une ni deux, deux de nos ordinateurs ont été confisqués à nouveau, l’un d’eux flambant neuf, l’autre avec une vaste archive numérique où l’on pouvait rechercher dans l’intégralité des textes

Jusqu’à présent, nous n’avons reçu aucune déclaration explicative de la police, aucun mandat de perquisition ou quelque chose du genre. Cependant, nous ne supposons pas que notre camarade a ouvert la porte pour la police volontairement ou même leur a donné la ordinateurs en cadeau.

Par la suite, le camarade a été amené à la prison provisoire de police de Zürich PROPOG, où il se trouve jusqu’à présent. Mais vendredi (1er février), il va voir le juge, qui se prononcera sur sa détention provisoire.

Nous protestons contre cette arrestation d’un de nos camarades, indépendamment de la question de savoir si les accusations sont vraies ou non. Antimilitarisme et le sabotage a toujours fait partie de l’anarchisme. Dans notre bibliothèque peuvent être trouvé de nombreuses publications à ce sujet.

Nous appelons en particulier les bibliothèques, les archives et les boutiques d’informations pour informer sur cette attaque sur le Fermento et sur l’un de nos bibliothécaires.

La réunion extraordinaire de la bibliothèque anarchiste Fermento du 31 janvier 2019
PS: Nous avons besoin d’ordinateurs …

Email de contact: bibliothek-fermento_AT_riseup.net

Repris d’Indy Nantes

PS. La bibliothèque avait également été perquisitionnée en 2017 :

Zurich, Suisse : La bibliothèque anarchiste Fermento perquisitionnée par la police

Opération Panico – Lettre de Paska

[La présente lettre a été écrit par Paska le 11/11, et censurée plusieurs fois, les compagnon.nes ont pu la faire tourner seulement il y a peu. Paska a arrêté sa grève de la faim le 24/11 et se trouve toujours actuellement à la prison de la Spezia]

« Je confirme ce qui a été dit, mais je veux un médecin adéquat pour ce qui m’est arrivé. Quand je suis sorti de la cellule, il est vrai que j’ai poussé l’agent qui était présent à l’étage. Puis je suis descendu à l’entrée et j’ai poussé l’autre agent qui m’attendait et faisait partie de l’escorte. Je déclare cependant que peu de temps après, j’ai été attaqué par plus de dix officiers, avec des gifles et des coups de poing ; ils m’ont jeté à terre et j’ai reçu des coups de poing et des gifles, des coups de pied dans la tête, dans le dos, sur le ventre, sur les jambes gauche et droite et sur la main gauche. Et quand je me suis levé, j’ai eu des gifles jusqu’à ce qu’ils me menottent. Pendant le temps où j’ai été battu, j’ai été offensé et fortement menacé ».

Compte tenu de ce qui se dégage des faits, et en particulier des certificats de santé OÙ IL N’APPARAÎT RIEN DE CE QU’À DECLARE LE DETENU, en tenant compte de la gravité de l’épisode, le collège applique la sanction de 15 jours d’exclusion des activités collectives.

C’est ce que j’ai déclaré au conseil de discipline qui s’est tenu le vendredi 9 novembre à la suite des incidents survenus en prison avant le procès du 8/11.

Mais il serait bon et approprié de raconter tout ce qui s’est passé depuis un mois et demi. Le 2 octobre au matin, je quitte la prison de Teramo pour Lecce et arrive vers 16 heures en prison. Le temps de la paperasserie, je peux prendre une douche rapidement et c’est déjà l’heure de fermeture. Le lendemain, en attendant d’aller en procès, je demande à aller en promenade, mais la réponse est non, car « tu es en isolement ». La raison ne s’expliquera que deux heures plus tard. Peu de temps après, je vais au procès et au retour, ils ne me font pas entrer dans la section pour récupérer mes affaires, car les gardes l’ont déjà fait. Je reste écroué et je dois préparer les sacs à dos pour l’avion si je veux aller en procès à Florence. De cette manière, lorsque les compagnonnes et compagnons seront là l’après-midi pour faire un rassemblement sous la prison de Lecce, je m’envolerai déjà pour Gênes. Continue reading « Opération Panico – Lettre de Paska »

Turin (Italie) : Présence solidaire avec les inculpés de l’opération Scripta Manent

La première partie du procès pour l’opération “Scripta Manent”, suite à laquelle sept compagnons et compagnonnes sont en détention préventive depuis plus de deux ans, arrivera à sa conclusion dans les premiers mois de l’année 2019, avec la sentence en première instance.

Cette enquête concerne une série d’attaques signées FAI et FAI/FRI [Fédération Anarchiste Informelle / Front Révolutionnaire International, NdAtt.] qui ont eu lieu entre 2003 et 2012, contre les forces armées (commissaires, casernes des Carabinieri et RIS [Reparto Investigazioni Scientifiche, la “police scientifique” des Carabinieri; NdAtt.]) et des hommes d’État (maires, le ministre de l’Intérieur), des journalistes, des entreprises engagées dans la restructuration des Centres de Rétention Administrative pour migrants, ainsi que le directeur d’un CRA. Dans cette enquête rentrent aussi les blessures aux ingénieur Adinolfi, PdG de Ansaldo Nucleare, pour lequel il y a déjà eu un procès et qui ont été revendiquées, en tant qu’action de la Cellule Olga FAI/FRI, par Alfredo e Nicola, qui sont en prison depuis 2012.

.Les accusations sont la création et la participation à une association subversive (art. 270 bis du Code pénale), quelques délits spécifiques (art. 280), en plus de la provocation à crimes et délits et l’apologie de crimes (art. 414) pour des articles, des sites web, des blogs et des projets éditoriaux anarchistes.Ce procès s’est fait remarquer pour le fait que le débat interne au mouvement anarchiste a été utilisé dans un jeu d’interprétations et des différenciations monté de toutes pièces, que le Procureur de service tente d’utiliser contre les anarchistes eux-mêmes, en essayant de condamner nos compagnons et de faire le procès des vingt derniers années de l’histoire de l’anarchisme et de la solidarité anarchiste.

Continue reading « Turin (Italie) : Présence solidaire avec les inculpés de l’opération Scripta Manent »

Grenoble : Perquiz en lien avec l’incendie de la gendarmerie en septembre 2017

Aujourd’hui 22 janvier 2019, au moins 4 perquisitions ont eu lieu à Grenoble vers 7h du matin dans le milieu feministe/anarchiste.

Un appartement squatté à la Villeneuve, une maison squattée à Saint-Martin d’Hères, un appartement loué et un local associatif à Fontaine ont fait l’objet de recherches plus ou moins poussées. L’effectif present était d’une vingtaine de gendarmes, de policier, du psig, des opj et de sections de recherches… On a pas fait le compte exacte. Et d’ailleurs si d’autres personnes ont fait l’objet de perquisitions ce matin ou dans les alentours, ca serait bien que ca soit su.

Personne n’a été embarqué en gav ou mis en examen pour l’instant suite à ces descentes. Les auditions des personnes entendues comme témoins se sont faites sur place.

Leur attention lors des descentes était principalement concentrée sur du matériel informatique qui à été dans sa majorité saisi (ordi, télephone disque dur et clé usb). Ils ont aussi pris en photo ou embarqué quelques brochures/livres/cds…

C’est un peu à chaud et ca manque peut être de précision, y aura potentiellement plus de précisions prochainement, à voir!

Salut.

repris d’Indymedia Nantes

Note de cracherdanslasoupe. En août 2018, suite à une autre perquiz, à Grenoble également, (officiellement pour une histoire de stupéfiants), un dispositif de surveillance avait été retrouvé dans un squat, voir ici :

https://sansattendre.noblogs.org/post/2019/01/16/grenoble-france-micro-retrouve-en-aout-2018-dans-un-squat-temoignage-et-phtos/

Italie : Mise à jour sur la répression – la méthode Udinaise

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Des anarchistes 
.
* Pennivendolis : écrivains-vendus, personne qui se met au service de qui lui procurera le plus d’avantages économiques et autres.
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Repris de https://anarhija.info

À propos des expertises à Ambert

Dans les épisodes précédents, on évoquait le fait que la juge d’instruction avait émis des « ordonnances de commissions expertales » afin de faire analyser les matériels informatiques et biologiques saisis lors des perquisitions (voir À propos de communication publique, de silence obstiné et de tricot policier). Les résultats de l’expertise sont désormais connus et, la nécessité de les rendre publics paraissant évidente, ce texte évoquera les quelques éléments qui nous semblent les plus significatifs.

Déjà il peut être important de donner quelques repères chronologiques. Les éléments analysés ont été saisis le 28 mars 2018 lors de 3 perquisitions simultanées à Ambert. Les analyses n’ont débuté que le 25 mai à la demande de la juge d’instruction en charge de l’affaire. Celle-ci a demandé à ce que les résultats lui soient remis le 30 juin. Elle a reçu le rapport d’expertise génétique le 3 août et le rapport d’expertise informatique le 17 septembre. Le rapport sur les rapprochements de traces biologiques avec d’autres inscrites aux FNAEG lui a été remis le 26 octobre. Les résultats ont été transmis à la défense début novembre.

Pour rappel, le matériel informatique a été analysé par l’IRCGN de Pontoise (Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale). En tout, ce sont cinq ordinateurs qui ont été décortiqués. Trois de ces machines étaient cryptées avec LUKS (système de chiffrement de disque dur disponible avec Linux) et n’ont pas pu être exploitées par les méchants. C’est toujours une bonne nouvelle de mettre les flics en échec même s’il faut garder en tête que les disques durs qui n’ont pas pu être décryptés sont quand même copiés et que si un jour les algorythmes de déchiffrement utilisés par les keufs sont plus performants, ils pourront peut-être avoir accès aux informations.

Dans le même temps, le matériel biologique était envoyé au laboratoire Biomnis de Lyon. On compte essentiellement parmi les 14 éléments analysés des brosses à dents, des mégots et des gants. L’expertise a permis de déceler huit profils ADN, six profils dits masculins et deux profils dits féminins. Seuls deux de ces profils correspondent à des identités déjà inscrites au FNAEG. Par contre, les informations génétiques de trois profils non identifiés correspondent avec des traces d’ADN prélevées dans le cadre d’autres procédures, une rattachée à l’INPS de Paris et les deux autres à l’INPS de Toulouse (Institut National de Police Scientifique).

Nul doute que le tandem infernal police/justice cherchera à utiliser ces résultats pour tenter de créer la chimère tant recherchée : un réseau anarchiste articulé entre plusieurs lieux. A la fin de ce texte y a trois liens qui racontent un peu des instructions similaires en cours dans d’autres coins du pays. Qu’ils s’amusent comme ils veulent avec leurs manipulations, en attendant on fait passer ces quelques infos en espérant que ça puisse filer des billes à d’autres qui seraient/pourraient se retrouver dans ce genre de situation. Parce que la machine judiciaire tire aussi sa force du voile opaque qui l’entoure, on continuera de trouver du sens à rendre visibles leurs mouvements autant que possible.

Que crève la justice, ses procédures et ses experts !

Big up aux incendiaires du tribunal de Montreuil et à toutes ceux qui s’en prennent aux rouages de la répression !

———

– Instruction de Limoges : https://labogue.info/spip.php?article292

– Instruction de Toulouse : https://iaata.info/Toulouse-une-instruction-en-cours-pour-une-action-au-siege-de-l-UMP-en-2015-2708.html

– Instruction de Bure (attention article repris de la presse mainstream mais assez détaillé) : https://bureburebure.info/bure-le-zele-nucleaire-de-la-justice-article-de-presse/

repris d’Indy Nantes

Opération Panico : Audience du 20 décembre

Le 20 décembre a eu lieu une audience pour l’opération Panico. Le seul accusé présent dans la salle était Paska, le public était peu nombreux. Hier soir, il lui a été notifié qu’il serait soumis au [régime du] 14bis, pour une période de trois mois, et il est venu au tribunal pour en parler à son avocat. Il a demandé à un avocat de nous dire de ne pas nous inquiéter si nous ne venions pas, il était impossible de communiquer avec des délais aussi court qu’il serait présent.

Avec son avocat, il a décidé de ne pas demander la révocation du 14 bis. Sa situation en prison consiste maintenant à se trouver dans une section, mais seul en cellule, sans four à gaz ni télévision dans la cellule. Une demande pour qu’il exécute sa peine à résidence chez sa mère à Martinsicuro a été déposée, motivée par le temps déjà passé en prison et par le fait qu’il ai déjà été libéré puis réincarcéré. On ne comprend donc pas pourquoi les mesures de restriction sont maintenues. Les juges se réservent le droit de répondre après l’avis du Procureur, probablement aux alentours du 27/28 décembre.
En ce qui concerne la question de la recevabilité des écoutes environnementales, les juges se réservent le droit de décider plus tard, donc rien pour le moment.

Quant à l’audience, elle a été plus courte que prévu, car la moitié des témoins (des personnes qui disent avoir été agressés ou volés le 25 avril) ne se sont pas présentés. Ils ont conclu avec les textes* des policiers de Melograno (1), se contredisant pas mal par rapport aux dépositions du premier procès de Melograno,(celui contre Ale, Michele et Fra). Certains accusés n’ont pas été reconnus dans les textes, tant pour Melograno, que pour le 25 avril, d’autres oui.

Cependant, d’autres dates d’audience ont été définies, le nouveau calendrier est maintenant:

31 janvier à 12h
12 février 11h
14 février 10h30
21 février à 9h
28 février 9h
7 mars 12h
12 mars 11h
13 mars 9h
14 mars 9h

Les sujets qui seront probablement traités seront, pour le 31/01, la conclusion des textes manquants pour le 25 avril, début des deux fait spécifiques de Bargello [librairie liée à casapound attaquée au nouvel an]. Le réveillon du Nouvel An sera l’une des deux premières dates du mois de février. L’accusation décrira comment l’ADN a été prélevé et l’experte de la scientifique Paola Montagna présentera ses résultats. Le rapport médical de Mario Vece, l’artificier, sera également présenté, mais l’accusation n’a pas mentionné de témoins pour la reconstitution des événements du 1er janvier. Une fois que les transcriptions des écoutes téléphoniques seront présentées, vers la mi-février, les digos de Pampos devraient faire une déclaration pour leur interprétation de ces dernières, après quoi les poursuites devraient être terminées et la défense devrait débuter.

Le président a exprimé aujourd’hui sa volonté de mettre fin au procès avec l’audience du 14 mars.

repris de https://panicoanarchico.noblogs.org

 

* Testi : témoignages et expertises

(1) https://corrierefiorentino.corriere.it/firenze/notizie/cronaca/16_aprile_21/firenze-quattro-molotov-contro-caserma-carabinieri-270e8600-078c-11e6-9245-7448706b4dea.shtml (des molotov contre une caserne de gendarmerie après une soirée de heurts avec la police).

NdT. Une bochure est disponible autour de l’opération Panico.(téléchargeable ici) : https://nantes.indymedia.org/articles/42084

Opération Panico – Mises à jour sur les audiences à venir

Le jeudi 13 décembre, l’audience a été reportée, comme annoncé, en raison de la maladie d’un des juges. En outre, il a été annoncé que l’expert en charge des transcriptions d’écoutes téléphoniques a perdu un mois, car les fichiers audio étaient introuvables (…) Par conséquent, la date de remise des transcriptions sera probablement retardée d’un mois, du 10 janvier à la mi-février.

Il est également possible que les prochaines audiences de l’opération Panico soient programmées en fonction de cela :

. 20 décembre: conclusion des textes d’accusation pour les événements de Melograno et du 25 avril

. 14 février 10h30: épisodes liés au siège de Bargello, assaut et bombe artisanale (janvier / février 2016)

.  21 février à 9: (peut-être)  pour l’explosion du Nouvel An

. 28 février 9h: (peut-être) expertise en ADN

. 7 mars 12 heures

. 12 mars 11h

Ne prenez pas les thèmes abordés à chaque audience comme une certitude, on ne sait pas à quelle vitesse les témoignages et le procès se dérouleront. Pour le moment, on sait que Ghespe ne sera pas présent à l’audience du 20/12. Rendez-vous au Nouvel An devant Sollicciano!

source: panicoanarchico.noblogs.org

Montreuil (Seine-Saint-Denis) : Contrôle et fouille à la sortie de mon domicile

Je n’écris pas ces lignes pour me victimiser, ni pour dénoncer une supposée dérive policière de l’État démocratique (la répression des opposants à l’État rentrant tout à fait dans les logiques de la démocratie) mais uniquement pour informer les compagnon-ne-s et les camarades des mouvements des poulets.

Samedi 8 décembre (journée de l’Acte IV des « gilets jaunes »), je sors de chez moi à 7h20 du matin pour me rendre à une formation. Je découvre que le pneu de mon scooter a été crevé avec un coup de couteau sur le flanc, alors que le vendredi soir il marchait parfaitement. Je commence à marcher pour aller prendre le métro et six flics en civil me sautent dessus, ils contrôlent mon identité, me demandent où je vais, me fouillent et contrôlent mon sac. Je réponds que je vais à une formation et j’exige des explications, ils répondent « vous ne savez pas qu’aujourd’hui il y a des manifestations? » « vous n’aimez pas la démocratie? ». N’ayant rien de « suspect » sur moi ils me laissent partir.

La répression n’arrêtera pas la révolte. Force et courage aux compagnon-n-es en taule.


Similitude

Publié: le vendredi 14 décembre 2018 à 18:55 par ACAB – 1312

On habite pas Paris et sa région mais à la même date :

– pneu de voiture crevé par un trou ( couteau ou tournevis ) sur flanc externe, juste avant un contrôle matinal – coup de pression des flics !

Repris d’Indy Nantes

Sortie prochaine sous contrainte pour le dernier prisonnier de la keufmobile

La demande de liberté conditionnelle de la dernière personne en prison dans l’affaire du Quai de Valmy a été définitivement rejetée par la chambre d’application des peines, juridiction d’appel du juge d’application (JAP).

Il restera enfermé au centre de détention de Meaux jusqu’à sa sortie avec crédits de réduction de peine*, prévue fin janvier prochain.

Mais il entre dans la catégorie des personnes concernées par une loi de 2014 pondue par Taubira (article 721-2 du code pénal), qui permet d’assortir le temps de remises de peine d’un certain nombre de conditions qui doivent être respectées au risque de retourner direct en taule. En gros, une espèce de contrôle judiciaire à posteriori alors que la peine de prison a déjà été tirée, et qui, sous couvert de réinsertion, constitue une punition supplémentaire.
Le JAP et le procureur, trouvant certainement qu’il allait sortir (un peu) trop tôt à leur goût, ne se sont pas privés pour lui coller à peu près toutes les contraintes possibles dans ce cadre :

– interdiction de paraître à Paris
– obligation de fixer sa résidence dans un lieu déterminé
– obligation de dédommager les parties civiles
– interdiction de rentrer en contact avec les coauteurs et les victimes
– interdiction de porter une arme
– obligation de répondre aux convocations du JAP ou du travailleur social désigné
– obligation de recevoir les visites du travailleur social et de lui communiquer les renseignements ou documents de nature à permettre le contrôle de ses moyens d’existence et de l’exécution de ses obligations
– obligation de prévenir le travailleur social de ses changements d’adresse, de boulot et de tout déplacement de plus de 15 jours
– obligation de demander l’autorisation du JAP pour tout changement d’emploi ou de résidence, lorsque ce changement est de nature à mettre obstacle à l’exécution de ses obligations
– obligation de prévenir le JAP pour tout déplacement à l’étranger

Tout ça pendant le durée de ses remises de peine, c’est-à-dire 6 mois.
La volonté est claire de lui faire payer jusqu’au bout son silence sur les faits. Ceci dit, si cette loi récente permet de garder les gens sous contrôle à leur sortie de prison, on n’oublie pas qu’il était déjà courant que les remises de peine soient tout simplement supprimées, notamment pour les personnes condamnées pour terrorisme.


Leur répression n’arretera pas nos rebellions, Liberté pour tou-tes

 

*Remise ou réduction de peine : dispositif qui fonctionne comme un crédit de jours qui sont accordés à la personne condamnée et déduits de sa peine définitive. De ce « forfait » peuvent être ajoutés ou retirés des jours lorsque l’administration pénitentiaire considère que la personne condamnée s’est bien ou mal comportée.

Repris d’Indy Nantes

Procès contre des anarchistes en Belgique : la date est fixée.

ça sera donc tout au long de la semaine du 29 avril que 12 compagnon.ne.s passeront en procès en Belgique. Il leur est reproché d’avoir lutté sans concession contre les centres de rétention, les frontières, les prisons et ce monde basé sur l’autorité et l’exploitation. D’abord accusé de « participation à un groupe terroriste », c’est finalement l’inculpation plus malléable d' »association de malfaiteurs » qui est retenue (au-delà d’une douzaine de faits spécifiques).

De 2008 à 2014, l’État belge a mené une vaste enquête visant les luttes multi-formes – mais toujours en-dehors des sentiers battus – qui s’attaquaient aux centres fermés, aux frontières, aux prisons et ce monde basé sur l’autorité et l’exploitation. Dans son collimateur : la bibliothèque anarchiste Acrata, des publications anarchistes et anti-autoritaires (Hors Service, La Cavale et Tout doit partir), des dizaines de tracts et affiches, une bonne centaine d’actions, d’attaques et de sabotages… bref, la lutte contre le pouvoir sous ses différentes expressions.

Perquisitions, micros, caméras devant et à l’intérieur de domiciles, filatures, mises sur écoute, infiltrations,… ce ne sont pas les moyens d’investigation qui ont manqué. Et pourtant tout cela n’a à aucun moment permis de prouver l’existence d’un supposé « groupe terroriste anarchiste » qui n’existait que dans les schémas autoritaires des flics. Pas prêt à lâcher l’affaire pour autant, le parquet a donc dû revoir ses ambitions à la baisse, mais compte bien faire payer l’addition à quelqu’un malgré tout. C’est finalement sous l’inculpation plus malléable d’ « association de malfaiteurs » que 12 compagnons et compagnonnes seront renvoyés devant le tribunal correctionnel le 29 avril et les jours qui suivront.

Mais en fait, cela vise tout individu qui, dans sa lutte contre ce monde, part de l’auto-organisation, de l’action directe et de l’hostilité envers toute autorité. En cela, ce procès est une attaque répressive contre la lutte anti-autoritaire dans son ensemble, une attaque qui s’inscrit dans un contexte de répression toujours plus grande à l’encontre de tous les indésirables et révoltés, aux frontières comme dans les quartiers, sur les lieux de travail comme dans les prisons,…

Le 22 octobre 2018, les échéances pour la comédie judiciaire ont été fixées. Dans les mois qui viennent, la défense et l’accusation devront déposer leurs conclusions écrites concernant le dossier. Le procès débutera alors le 29 avril 2019 et est censé durer 4 jours. 

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Opération Panico : Quelques mises à jour

Des nouvelles de Paska, il a arrêté sa grève de la faim  [24/11/2018], sans obtenir de transfert. Nous ne savons toujours pas si il sera soumis au 14bis*  comme annoncé.

L’audience du 13 décembre sautera à priori, pour cause de maladie du juge.

Bientôt de nouvelles mises à jour!

repris de : panicoanarchico.noblogs.org

* L’art. 14bis est un régime de surveillance spéciale comprenant un isolement quasi permanent et la censure du courrier pour une période de 6 mois maximum, pour les détenus qui en raison de leur comportement compromettraient la sécurité de la prison notamment.