G8 : Arrestation de Vincenzo en Bretagne après des années de cavale (MAJ)

Foto di http://www.nikonclubitalia.com/foto/showphoto.php/photo/13599Vincenzo, condamné à 13 ans et 3 mois de prison pour « dévastation et pillage » après le G8 de Gênes en 2001, a été arrêté jeudi dans le Morbihan. Il avait été condamné à 10 ans et 6 mois en première instance, la cour d’appel avait alourdi la peine à 13 ans et 3 mois en 2009, la peine a été confirmé par la cour de cassation en 2012. Deux mandant d’arrêts européens avaient été délivrés contre lui par les procs de Milan (pour une manifestation « non-autorisée » en 2006 contre la tenue d’une manifestation du parti néofasciste Fiamma Tricolore, pour laquelle il avait été condamné à 4 ans de prison) et de Gênes.

Reformulé depuis leur presse.


Suite à l’arrestation de l’anarchiste Vincenzo Vecchi, qui a eu lieu en France le 8/08/2019 grâce au travail conjoint de la police italienne et française, ce matin (14 août) à 11h00, à la cour d’appel de Rennes, a eu lieu l’audience concernant l’extradition en Italie. D’après le peu d’informations qu’il a été possible d’avoir jusqu’à présent, les juges n’ont rien décidé au cours de l’audience concernant l’extradition, car il leur manquerait « plusieurs éléments » nécessaires. Une nouvelle audience est prévue pour le 23 août. Il devrait donc vraisemblablement rester détenu à la prison de Rennes pendant cette période.

[…] Le greffe de la taule n’a pas fourni le numéro d’écrou aux compagnons qui ont appelé, prétextant qu’il suffirait d’indiquer son nom et prénom pour que le courrier lui soit livré. On peut toujours essayer. Voici donc son adresse :

Vincenzo Vecchi
Centre pénitentiaire de Rennes-Vezin
Rue du Petit Pré
35132 Vezin-le-Coquet
France (Francia)

Vincenzo était en cavale et recherché depuis 2012, après la condamnation définitive de 11 ans et 6 mois de prison prononcée contre lui pour les charges (plus précisemment, le  délit de « dévastation et pillage ») liées aux jours de révolte contre le sommet du G8 à Gênes en juillet 2001.

Ci-dessous se trouve une déclaration de Vincenzo lue au tribunal en 2007, lors du procès au cours duquel une vingtaine de personnes ont été accusées de la révolte contre le G8 et de certains faits spécifiques survenus à l’époque.

Depuis anarhija.info

La déclaration finale lu à son procès de décembre 2007 à Gênes, est disponible en français dans le numéro 95 du journal Cette Semaine (page 35 ) https://cettesemaine.info/cs95.pdf

 

[Camping&Paillettes] Derrière leurs murs

Lettre d‘un-e des trois inculpé-e incarceré-e en région parisienne suite à un contrôle de police la nuit du 1er mai. Pour lui écrire : campingetpaillettes[a]riseup.net

Img_20190808_145631700-mediumDerrière leurs murs, 6 août 2019.

Ce qui leur fait peur, ça n’a jamais été les marteaux dans le coffre de la voiture mais bien un nouveau monde dans le coeur, c’est pour cela que j’écris aujourd’hui depuis une cellule de prison.
J’ai été controlé-e à Paris le 1er mai et placé-e depuis plus de 3 mois en détention, le tout orchestré par les flics qui chassent, le procureur qui accuse, le juge qui questionne et la presse qui condamne. Et voilà que la possibilité de remise en liberté vient de m’être refusée par le proc, qui estime qu’il y a risque de réitération. Et à cause de mon obstination à ne rien lâcher.
Ils attendent de moi que je dise que la violence leur appartient, que sous la pression je condamne les actions de compagnon-nes, les émeutes, les révoltes.
Ils me demandent ce que j’ai dans la tête, et si je refuse de répondre, c’est à cause de ce que je porte dans mon coeur.

Le proc explique que les garanties présentées pour me remettre en « liberté » sous contrôle judiciaire, n’assurent pas un environnement qui pourrait me « déradicaliser ». Et pour cela je dois rester en prison.
Je me demande comment -en étant dans un lieu où se manifestent si clairement les massacres de l’état et de ses larbins, du capitalisme et de ses ravages- comment, une des faces les plus visibles de leur violence pourrait me faire arrêter de rêver à sa totale destruction.
Ils nous veulent apeuré-es, et c’est pourquoi je suis toujours ici. Continue reading « [Camping&Paillettes] Derrière leurs murs »

Besançon : L’Etat au secours de JC-Decaux

Procès pour trois inculpés après plus de 3 ans d’enquête
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En février 2017, la vice-présidente des juges d’instruction Marjolaine Poinsard a décidé de passer en procès trois personnes inculpées de « dégradations de panneaux publicitaires de la société JCDecaux commises en mai et juin 2013.
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L’audience vient finalement d’être fixée par le procureur général Étienne Manteaux pour le 11 septembre 2019 à partir de 13h30 au TGI de Besançon.
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Parmi elles, deux personnes sont accusées de dégradations sur l’ensemble de cette période, dont l’une arrêtée le soir de la fête de la musique 2013 et accusée de la destruction de six sucettes sur l’appel du citoyen-flic Daniel Consolini. Pour la troisième personne, « particulièrement mutique » devant les juges et les flics au cours de l’instruction, seules ont été retenues les dégradations « en réunion » de la nuit du 13 au 14 juin, au cours de laquelle une bonne trentaine de sucettes ont été détruites,

Continue reading « Besançon : L’Etat au secours de JC-Decaux »

Italie : Opération Prometeo – Quelques mises à jours et informations pour le soutien (MAJ quelques nouvelles de Natashia)

Le 21 mai 2019 Natascia, Robert et Beppe sont arrêtés, accusés d’avoir envoyé, en 2017, des colis piégés aux procureurs Sparagna et Rinaudo ainsi qu’à Santi Consolo, qui, à l’époque, était directeur du Département de l’Administration Pénitentiaire (DAP) de Rome.

Des nouvelles de Natashia, Robert et Beppe 

Natascia, jusqu’au mardi 30 juillet, se trouvait encore dans la prison de L’Aquila en AS2 (Haute Surveillance de niveau 2) – qui de fait est une section «41bis» (quartier le plus sécurisé dans le système pénitentiaire italien) – où se trouve également Anna, tandis que Silvia se trouve à l’heure actuelle dans la prison de Turin, transférée pour assister à des audiences de procès mineurs dans lesquels elle est inculpée. Elle a donc été transférée à la prison de Piacenza. Continue reading « Italie : Opération Prometeo – Quelques mises à jours et informations pour le soutien (MAJ quelques nouvelles de Natashia) »

[Camping et paillettes] À propos de DML (Demande de Mise en Liberté)

L’été est chaud, et d’autant plus insupportable quand on est enfermé.e.

Le 1er mai 2019, trois personnes (deux allemands et un.e espagnol.e) ont été arrêtées durant la nuit, vers 2h, près de la gare du Nord à Paris. Les flics ont procédé à une perquisition de la voiture qui les avait conduites à Paris. Les journaflics annonceront rapidement qu’un « arsenal comprenant des éléments pour constituer des engins incendiaires » a été saisi dans un « véhicule d’écolos-anarchistes ». Le fait d’avoir dans son véhicule de la littérature anarchiste, un bout de papier où sont inscrit des lieux de RDV pour rejoindre des départs en manifs, quelques outils pouvant être utile sur un chantier, au camping ou dans la rue et d’être dans les fichiers de la police allemande est pour les flics et le proc’ matière à voir le reste du contenu comme un arsenal. Les réchauds, les jerricanes de gasoil vides et l’huile d’olive deviennent des engins explosifs et les paillettes noires ainsi que le sucre blanc des substances dangereuses à analyser. Illes sont mis en examen pour « détention et transports d’armes de catégorie A » (armes dites de guerre, ici des masques à gaz intégraux…), « détention et transport de substances incendiaires et explosives » et « association de malfaiteurs en vue de la commission de crime ou délit ». Continue reading « [Camping et paillettes] À propos de DML (Demande de Mise en Liberté) »

Florence (Italie) : Condamnations pour l’opération Panico (MAJ)

Résultat de recherche d'images pour "operation panico"En attendant de plus amples informations, nous publions quelques unes des condamnations pour les 28 compagnon.nes accusé.e.s dans le cadre de l’opération Panico.

Aucun acquittement.

  • Ghespe 9 ans
  • Giova 9 ans, 10 mois et 15 jours
  • Paska 9 ans et 10 mois

Pour tous.tes les autres, les peines vont d’un mois à six ans.

Feu aux prisons et aux tribunaux

Liberi tutti e libere tutte


Considérations techniques sur les condamnations

En substance, beaucoup de choses sont restées inchangées par rapport aux requêtes du proc, certaines peines sont même devenues plus sévères.

Quelques différences/considérations substantielles à première vue :
La qualification de « tentative de meurtre » pour les faits du nouvel an n’a pas été retenue, mais elle a été réduite à des « blessures très graves » ; cependant, cela n’a pas déterminé une grande différence dans la peine par rapport aux réquisitions. Cependant, l’engin [déposé devant la librairie] a été défini comme « potentiellement mortel ». Giova, Ghespe et Paska ont été condamnés pour les faits du nouvel an, tandis qu’un autre accusé a été acquitté de ce chef d’inculpation.

L’accusation « d’association de malfaiteurs » est passée, mais 6 (des 15) « associés » ont été acquittés. Deux compagnonnes ont été déclarées comme « cheffes » de l’association, tandis que l’accusation pour Giova d’être devenu le nouveau « chef », après l’arrestation des deux, lors de la première vague de mesures préventives, n’a pas été retenue. Continue reading « Florence (Italie) : Condamnations pour l’opération Panico (MAJ) »

Bure (Meuse) : Une personne incarcérée après la tentative de réoccupation du Bois Lejuc

Au total, depuis le début de la tentative de réoccupation, on a compté 16 arrestations :

  • 8 vérifications d’identité (toutes les personnes sont sorties)
  • 8 gardes-à-vue (4 personnes sont sorties, 4 personnes sont toujours en garde-à-vue)

Une personne est également manquante pour le moment, on ne sait pas si elle a été arrêtée ou non.

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Procès contre des anarchistes en Belgique : l’État fait appel

Suite à l’acquittement déclaré par la juge dans le cadre d’un procès contre une douzaine d’anarchistes inculpés notamment d’”association de malfaiteurs”, le procureur a décidé de faire appel.

Voici ce qu’un des inculpés écrivait en avril 2019 dans une lettre que vous pouvez retrouver dans un bulletin confectionné à propos de ce procès :

“Cet apogée vient jeter une zone d’ombre sur le fait que ce procès et son verdict ne seront probablement qu’un nouvel épisode dans cette saga où les rebondissements judiciaires se sont enchaînés depuis la mise au jour de cette enquête ainsi qu’après sa clôture.
(…) Ce procès n’est donc rien d’autre qu’un épisode plus spectaculaire que les autres dans cette série-choc autour de la répression.”

Il avait vu juste.

Il n’y pas de date fixée pour le moment. Mais ça risque bien de ne pas être pour tout de suite, tout de suite.

En attendant des nouvelles, on vous quitte sur une jolie promesse écrite par un autre inculpé et reprise dans ce même bulletin:

“je ne peux répondre à ma condamnation potentielle que par une promesse pleine de vie : je  ne m’inclinerai pas, ni aujourd’hui ni demain, devant les lois des hommes. Et je continuerai, en cohérence avec ma conscience et ma sensibilité, à frayer mon propre chemin  de combat pour l’anarchie”

Solidarité par la lutte!

Depuis lalime.noblogs.org

Vers la fin du procès Panico

La semaine d’audiences finales du procès de panico s’est terminée aujourd’hui. La dernière partie du procès s’est déroulée les lundi 15 et mardi 16 jusqu’à la mi-journée ; l’accusation s’est occupée de la dernière tranche des retranscriptions des experts sur les interceptions environnementales et téléphoniques ; la défense a soulevé quelques objections quand à l’ingérence de l’expert de l’accusation dans les activités de l’expert judiciaire (à savoir l’interception principale avec laquelle ils accusaient Paska a d’abord été transcrite d’une manière différente de celle de l’expert judiciaire, puis corrigée après pression de l’accusation pour la remettre en conformité avec « l’original »). Puis un témoin de la défense a été entendu en ce qui concerne  Ghespe qui avait le pied cassé dans la période autour du nouvel an.

Mardi après-midi, a eu lieu le réquisitoire des procureurs et des parties civiles, et ceux-ci sont suffisamment inutiles pour être commentées, ils ont donné le pire d’eux-mêmes. Les réquisitions contre les 28 accusés ont été plutôt élevées, comme prévu. Les charges retenues contre chacun des 28 accusés sont restées les mêmes qu’à la fin de l’enquête.

Pour les 4 accusés pour les événements du nouvel an : 10 ans pour Ghespe et Nicola (ce dernier, prenant pour un rassemblement à [devant la prison de] Sollicciano en août, en plus du 416 [association criminelle]), 10 ans et demi pour Paska (également inclus dans l’association depuis novembre 2016), 11 ans pour Giova (qui devient en outre accusé d’être le chef organisateur principal de l’association depuis janvier 2017).

Pour les deux autres « cheffes » de l’association, définie de façon grotesque, les  peines demandées sont de 6 et 4 ans.

Pour 8 autres accusés de faire partie de l’association, les peines demandées sont de 2 à 3 ans, pour deux autres, de 4 à 7 ans.

Pour les 13 accusés restants, pour diverses raisons spécifiques en dehors de l’association, les peines demandées vont de 15 jours de prison à un an et demi. Au total, les procureurs ont demandé 86 années de prison.

En ce qui concerne les parties civiles, Vece [l’artificer-flic] a demandé la somme « réaliste » de 2 millions d’euros ; le syndicat de police Siulp a demandé 100.000 euros, Bargello [la librairie] et Casapound 10 mille chacun. Parmi les parties civiles il y avait aussi le Ministère de l’Intérieur, de la Défense et un passant lors du cortège du 25 avril, mais, en ce qui nous concerne, nous ne nous rappelons pas ce qu’ils ont demandé.

Mercredi et jeudi ont été consacrés aux plaidoiries des trois avocats de la défense et, dans un dernier temps, jeudi un des procureurs a été entendu à nouveau pour un commentaire vain.

Il a été confirmé que le lundi 22 sera le dernier acte de la première instance du procès. L’audience commence à 9h30, il y aura les contre arguments de la défense. Ensuite, les juges se retireront dans la salle du conseil et rendront leur jugement à un moment donné de la journée.

Giova, Ghespe et Paska seront présents dans la salle d’audience ce jour-là, comme ils l’ont été lors de ces dernières audiences, et ils apprécient la présence de leurs compagnons dans la salle d’audience. Notre pensée principale va vers eux, toujours enfermés à résidence avec toutes les restrictions. FORZA !

Depuis panicoanarchico.noblogs.org

Florence (Italie) : Requêtes des procs pour l’opération Panico

Résultat de recherche d'images pour "opération panico"Le 16 juillet 2019, les procureurs Focardi et Giunti ont présenté leurs demandes de condamnation pour les 39 accusés du procès de l’opération « Panico » contre les anarchistes florentins. Le procès est le résultat de l’union de plusieurs procédures pénales, dont celle relative à l’opération « Panico » du 31 janvier 2017 (qui comportait trois assignations à résidence, quelques restrictions et perquisitions avec l’accusation principale d' »association criminelle ») et l’opération répressive du 3 août 2017, qui comprenait huit arrestations, perquisitions et évictions du squat La Riottosa, à Florence, avec l’accusation (pour les huit anarchistes arrêtés) d’avoir perpétré une attaque explosive contre la librairie « Il Bargello » (Florence, 1er janvier 2017), un espace lié aux fascistes et au parti fasciste Casapound, au cours de laquelle il a été gravement blessé un artificier-flic qui a perdu une partie d’une main et un œil, et une attaque incendiaire contre un commissariat du quartier Rovezzano (Florence, 21 avril 2016).

Les peines les plus lourdes ont été demandées pour les anarchistes accusés de l’action du 1er janvier 2017. Il a été requis 11 ans Giovanni, 10 ans et 6 mois à Paska, 10 ans à Salvatore (Ghespe) et toujours 10 ans à Nicola. Les trois premiers compagnons sont assignés à résidence depuis juin 2019. Parmi les différentes inculpations ils sont accusés de « tentative de meurtre », « fabrication et port d’explosifs » et « dégradations ».

En outre, des condamnations ont été demandées pour d’autres actions et d’innombrables autres événements qui se sont produits à Florence jusqu’en 2017. Les demandes de condamnation portent sur 35 personnes et vont de 15 jours à 7 ans. Les chefs d’accusation sont « dégradation », « violence », « résistance et menace sur un agent public », « blessure », « imbrattamento [peinture ou tags] », « fabrication et port d’explosifs », « possession de dispositifs pyrotechniques » et « refus de fournir des renseignements personnels ».

La sentence est prévue pour le 22 juillet, mais pourrait être reportée d’une semaine environ.

Solidarité avec les anarchistes enquêtés et accusés pour l’opération « Panico » et avec tous les anarchistes emprisonnés.

Depuis insuscettibilediravvedimento.noblogs.org

Hambourg (Allemagne) : deux compagnons incarcérés

Solidarite avec les trois des bancs publics

La nuit du 8 juillet 2019, 3 amis et compagnons ont ete arrêtés (au milieu de la nuit dans un parc), puis plusieurs domiciles perquisitionnés. Après un passage devant le juge, deux d’entre eux ont été incarcerés et la troisième personne placée sous controle judiciaire.
Selon la presse, ils sont accusés de préparation d’une attaque incendiaire en lien avec l’anniversaire des émeutes contre le G20 de Hambourg de 2017*.

Affirmons notre solidarité et montrons-leur qu’ils ne sont pas seuls !

* Ndt : selon les porte-paroles policiers, du materiel incendiaire a été trouvé en leur possession cette nuit-là.

Pour leur écrire :

Libertäres Zentrum
Karolinenstraße 42 (Hinterhaus)
20357 Hamburg
Preciser : « Die Drei von der Parkbank »

Nous sommes en colère,
Qu’ils soient coupables ou non, solidarité avec toutes celles et ceux touchés par la répression.
Liberté pour tous les prisonniers !
Les coeurs brulant ne peuvent être enfermés.

Traduit d’Indymedia.de, 11.07.2019

MAJ ici :

Hambourg, Allemagne : Actualisations sur la situation des deux compagnons incarcérés (Parkbank) – 27 juillet 2019

Hambourg, Allemagne : Actualisation sur l’affaire « des trois du banc public » – 11 août 2019

 

Italie : Tommy est sorti de prison

Tommy est sorti de prison !!!!!!
Mercredi 10 juillet, la demande de libération de Tommy a été acceptée !
Maintenant, après 96 jours de prison infâme, il est assigné à résidence avec toutes les restrictions*… nous espérons pouvoir le voir bientôt parcourir les rues de ce monde de merde !
TOMMY LIBERO !!!!!
TUTT* LIBER* !!!!!!

Depuis csakavarna.org

* Généralement, interdiction de voir du monde, de communiquer avec l’extérieur (téléphone, courrier, internet) entre autres.

Italie : Un après-midi agité à Crémone

Grèce : Le compagnon Nikos Romanos libéré après six ans de prison

Nikos Romanos a été libéré aujourd’hui, 11/7/19, de la prison de Korydallos après avoir purgé sa peine.

Le compagnon a été arrêté en février 2013, avec trois autres compagnons, pour un double braquage à main armé, à la Banque agricole et à la Poste hellénique, à Kozani.

Depuis actforfree.nostate.net

Florence (Italie) : Dernières audiences du procès de l’opération « Panico »

Les audiences du 15 au 18 juillet 2019 sont confirmées, mais en l’absence d’un des juges, la sentence, prévue pour le 22 juillet, pourrait être reportée, à priori d’une semaine maximum.

Il a été demandé à Giova, Paska et Ghespe de se rendre aux audiences par leurs propres moyens, donc sans escorte. Il a également été demandé pour Paska, le transfert temporaire de son assignation à résidence, dans une maison près de Florence.

En ce qui concerne la présence au tribunal, Paska devrait donc être présent à toutes les audiences. Giova et Ghespe ne viendront certainement pas à l’audience du 15, mais pour les suivantes, ils n’ont pas encore décidé.

Nous rappelons que les audiences seront les :
15 juillet – Dépôt de la digos sur la dernière partie des interceptions environnementales.
16 juillet – Réquisitions du procureur et parties civiles.
17 et 18 juillet – Plaidoiries de la défense.
22 ( ?) Juillet – Lecture de la sentence.

Toutes débuterons à 9h00, dans la salle 28 (sous-sol) du palais de justice de Novoli (Florence).

Note : Au cours du mois de juin 2019, les trois anarchistes incarcérés, Paska, Giovanni et Salvatore (Ghespe) ont été transférés des prisons de Viterbe et Sollicciano (Florence) et assignés à résidence.

Depuis panicoanarchico.noblogs.org


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Athènes (Grèce) : Informations sur la sentence du cinquième procès contre Lutte Révolutionnaire

La condamnation concerne la tentative d’évasion du 21 février 2016 de Pola Roupa (cette dernière, alors en clandestinité et recherchée, a tenté de faire évader Nikos Maziotis de la prison de Korydallos en détournant un hélicoptère), des expropriations de banques (une en Pirée à l’hôpital « Sotiria » et une à la banque nationale Malesina) et la détention d’armes et de matériel explosif.

L’actuelle condamnation du cinquième procès contre Lutte révolutionnaire s’inscrit parfaitement dans la ligne du bureau du procureur. Les membres de Lutte Révolutionnaire Pola Roupa et Nikos Maziotis ont été condamnés pour l’ensemble des faits (tentative de prise de possession de l’hélico, enlèvement, menaces et violences contre le pilote, interruption du transport aérien, expropriation de plusieurs banques, possession d’armes et explosifs, falsification de documents, etc). respectivement à 120 ans, plus 65 ans (pour Pola Roupa), et 37 ans d’emprisonnement, plus 24 ans (pour Nikos Maziotis), avec l’accusation d' »incitation » à la tentative d’évasion. Continue reading « Athènes (Grèce) : Informations sur la sentence du cinquième procès contre Lutte Révolutionnaire »

Italie : Des nouvelles depuis la prison d’Alessandria

29 juin. Au parloir avec Marco, ce matin, on apprend qu’il a décidé de mettre fin à sa grève de la faim, puisque les compagnonnes qui l’avaient commencée, dans la taule de L’Aquila, ont arrêté. Aujourd’hui il prendra les repas de la prison.

Giuseppe, transféré depuis peu dans la même section, a commencé hier une grève de la faim, afin qu’on lui enlève l’isolement. Il continuera à refuser la nourriture jusqu’à lundi. Ensuite il va attendre une semaine, avant de voir comment recommencer sa protestation, si rien n’a changé.

Traduit par attaque.noblogs.org depuis roundrobin.info

Bari (Italie) : Arrestations après la révolte d’avril au centre de détention et protestations individuelles

Le 28 juin, nous apprenons des médias l’arrestation de sept personnes tenues responsables du soulèvement, de l’incendie et de la tentative d’évasion qui ont eu lieu dans la nuit du 27 avril 2019 au CPR (Centre de Séjour et de Rapatriement, soit le CRA, ndt) de Bari Palese. Sur les 7 personnes arrêtées, trois ont été retrouvées dans le même centre de rétention à Bari, où elles étaient toujours en détenues, et quatre ont été capturées à Tarente, Milan, Udine et La Spezia. Pour 4 autres personnes, mises en examen en même temps que les 7 pour « complicité de dévastation », les recherches sont toujours en cours. Selon les accusations, dans la nuit du 27 avril, « une vingtaine d’hôtes (!) ont d’abord incendié des matelas et du matériel cellulosique placés près des portes d’entrée dans les salles de détente des modules 6 et 7, puis mis le feu à d’autres matériaux empilés dans le hall central du module 1 et enfin brûlé plusieurs matelas du module 3, le détruisant complètement et le rendant inutilisable. Les enquêteurs prétendent avoir utilisé, pour l’identification des responsables de la révolte, à la fois les images des caméras de surveillance et les « témoignages importants du personnel de la coopérative chargé des services et de l’assistance au sein du Centre. »

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Italie : Mise à jour sur les prisonniers en grève de la faim (MAJ)

Hier, le 24/06/2019, le prisonnier anarchiste Alfredo Cospito, en grève de la faim à la prison de Ferrare, depuis le 29 mai en solidarité avec ses compagnonnes Anna et Silvia, a mis fin à la grève.

Et toujours hier, 24/06/2019, on apprend qu’on ont été reconfirmés les mesures préventives de Robert et Giuseppe [également incarcérés sous le régime du 41bis (voir plus bas), dans le cadre de l’opération Prometeo, ndt], et qu’ils ont été respectivement transférés à la prison de Terni et d’Alexandrie.

D’autres mises à jour suivront.

Depuis anarhija.info Continue reading « Italie : Mise à jour sur les prisonniers en grève de la faim (MAJ) »

Hamilton (Canada) : Cedar à nouveau incarcéré-e, et en grève de la faim

[MAJ Cedar a depuis été libéré-e]

Le 15 juin dernier se tenait la Pride d’Hamilton, dans le territoire contrôlé par l’Etat canadien. La déambulation a été attaquée par des nationalistes et des homophobes (un site parle aussi de Gilets Jaunes), tabassant notamment une personne avec un casque. La police a regardé, mais malheureusement pour tout ce beau monde, un groupe de queers a contre attaqué et a riposté par la force. La mairie a soutenu la police, qui a tranquillement accompagné les nationalistes et autres réacs à sortir du parc où se tenait la déambulation, et Le Pride Committee s’est fenu d’un communiqué attribuant cette victoire à la coopération avec les flics. Tout allait bien dans le meilleur des mondes progressistes.

Samedi dernier (22 juin), Cedar a été une nouvelle fois arrêté-e (après l’affaire de l’émeute de Locke Street), accusé-e d’avoir violé les termes de sa liberté conditionnelle, d’avoir été présent-e à la manif et de s’être battu avec les homophobes. Le soir même, une centaine de personnes se sont rassemblées devant le comico, qui a été harcelé par téléphone toute la nuit pour exiger la libération de Cedar. Continue reading « Hamilton (Canada) : Cedar à nouveau incarcéré-e, et en grève de la faim »

Paris : procès en appel de la lutte contre la machine à expulser

Le 25 juin 2019 à Paris devant la Cour d’appel se tiendra un nouveau procès de la lutte contre la machine à expulser, suite aux visites inamicales dans les agences Air France et SNCF de mars 2010, quelques heures après la condamnation à des années de taule de dix sans-papiers accusés de l’incendie du centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes.

Le 22 juin 2018 en première instance, les juges ont distribué pour les dégradations et le refus de donner ses empreintes et son ADN, à trois compagnons et camarades, des peines de 4 mois ferme, 3 mois ferme et 2 mois ferme, plus des amendes de 1000 euros chacun. Quant aux quatre autres accusé.e.s uniquement des refus de signalétique et de prélèvement biologique, trois ont pris 1 mois de sursis plus 500 euros d’amende, la quatrième ayant pris 60 jours amende à 10 euros, plus 500 euros d’amende.

De 2006 à 2011, une lutte contre la machine à expulser a touché des centaines d’objectifs de manière variée, avec le feu comme avec le marteau ou l’acide, sans compter les balades sauvages et les discussions publiques, ou les idées (affiches, banderoles, tags, tracts) directement adressées à la rue au-delà de tout rapport virtuel. Une lutte sans sujet ni centre politique, qui proposait à chacun l’auto-organisation sans médiation et l’action directe diffuse à partir d’un angle particulier, la machine à expulser, une lutte au nom de la « liberté pour tous et toutes, avec ou sans papiers ».

Continue reading « Paris : procès en appel de la lutte contre la machine à expulser »

Op. Prometeo (Italie) : Natasha est transférée à la prison de L’Aquila et entre elle aussi en grève de la faim

Loups, Famille, PackLa compagnonne anarchiste Natascia Savio, arrêtée le 21 mai 2019 dans le cadre de l’opération « Prometeo » (avec Giuseppe et Robert), a été transférée de la prison pour femmes Rebibbia à Rome à la prison de L’Aquila, dans la même section (AS2) où sont détenues Anna Beniamino et Silvia Ruggeri, en grève de la faim depuis le 29 mai.

Toujours durant le mois de juin, elle a été transférée de la prison de Gradignan, près de Bordeaux (France), à Roma Rebibbia, où elle a été emprisonnée pendant quelques jours et où elle a commencé une grève de la faim en solidarité avec Anna et Silvia. Le 20 juin, on a appris qu’elle avait été transférée à L’Aquila, la compagnonne se retrouve donc actuellement détenue dans les mêmes conditions et restrictions que celles imposées à Anna et Silvia.

Solidarité avec Anna, Silvia, Alfredo, Marco et Natascia en grève de la faim !

Ci-dessous son adresse :

Natasha Savio
C. C. de L’Aquila
via Amiternina 3
Localité de Costarelle di Preturo
67100 L’Aquila

Depuis insuscettibilediravvedimento.noblogs.org


Uta (Italie): Maddalena aussi a fait une grève de la faim

Extraits d’une lettre de Maddalena, datée du 8 juin, depuis la prison de Uta (la lettre est arrivée le 14 juin à la Cassa Antirepressione delle Alpi occidentali):

“Moi aussi j’envoie une accolade à Anna et Silvia, en faisant une grève de la faim pendant les journées du 10, 11 et 12 juin, en solidarité avec leur protestation contre les conditions de détention auxquelles elles sont soumises.
Contre les régimes différenciés et toute forme d’isolement!
Une accolade de cœur à tous les rebelles de partout, avec ceux qui essayent de garder leur dignité et ceux qui se battent pour la vraie liberté!
Une salutation à tou.te.s les compas!
Une accolade pour la liberté!
Madda”.

traduit de roundrobin.info par attaque.noblogs.org

Op. Panico (Italie) : Ghespe assigné à résidence

Le 21 juin 2019, après près de 2 ans de détention préventive, la demande d’assignation à résidence de Ghespe a été acceptée, avec toutes les restrictions, mais avec la possibilité d’une entrevue d’une heure trois fois par semaine pour lui apporter des courses.

Il envoie un forte accolade à tout le monde!

Depuis anarhija.info

Grèce : Mises à jour au 19.06.19, pour les compagnons anarchistes K. Sakkas et G. Dimitrakis (MAJ)

Le ministère de la Justice, en bonne coopération avec l’anti-terrorisme, s’engage dans une forte guerre psychologique contre nos compagnons.
Aujourd’hui, les compagnons K. Sakkas et G. Dimitrakis ont été transférés du quartier général de la police aux prisons de Nigrita Serres et de Komotini (Grèce du Nord) respectivement, qui sont situées à plusieurs kilomètres de leur lieu de résidence, rendant ainsi encore plus difficiles les contacts avec leurs proches et leurs visiteurs.

De plus, à son arrivée à Komotini (à midi), le compagnon Giannis Dimitrakis est placé dans la cellule d’isolement de la prison, d’abord sans aucune justification, alors lui et son avocat ont reçu plus tard l' »explication » que la prison est pleine de prisonniers et qu’il n’y a plus de place dans l’aile !

Le compagnon a déclaré qu’il ne passerait pas la nuit dans la cellule de punition et que pour le forcer à le faire, ils devraient user de violence contre lui.

Pour notre part, nous ne resterons pas les bras croisés dans l’attente que la direction des prisons de Komotini fasse ce qui s’impose.

TRANSFERT IMMÉDIAT DU COMPAGNON DE L’ISOLEMENT À UNE AILE DE CELLULES NORMALES

PERSONNE LAISSÉ SEUL ENTRE LES MAINS DE L’ÉTAT

LA SOLIDARITÉ EST NOTRE ARME !

Depuis actforfree.nostate.net Continue reading « Grèce : Mises à jour au 19.06.19, pour les compagnons anarchistes K. Sakkas et G. Dimitrakis (MAJ) »

Camping et paillettes – Autour de la répression du 1er mai parisien (MAJ)

Ces derniers mois, la multiplication d’actes contre l’ordre existant a réchauffé autant le climat de guerre sociale que nos cœurs de révolté-e-s. Des sabotages d’infrastructures, des attaques de lieux ou de responsables du pouvoir, des émeutes et pillages dans les quartiers riches, des actions qui sont menées, de nuit comme de jour, seul-e-s ou à plusieurs.

Face à cet élan le pouvoir affûte ses armes. La volonté des puissants d’un retour à la normale fait travailler un peu plus législateurs, juges, flics, matons ou autres journalistes pour essayer d’éteindre le feu. Chaque nouvelle journée de manifestation est pour l’État et ses larbins le moment d’essayer de contenir et réprimer celles et ceux qui veulent continuer à se retrouver et à exprimer leur rage en prenant la rue.
Des « lois scélérates » de la fin du 19e siècle, dont est issue le délit d’ »association de malfaiteurs », aux lois contre les cagoules de 2019 en passant par celles anti-casseurs, lorsque la carotte de la démocratie et de la libre expression ne fonctionne plus, le pouvoir brandit le bâton contre celles et ceux qui agissent contre la bonne marche de ce monde. Mutilations, contrôles et arrestations préventives, mises au trou, sont le revers de la médaille du vote, de la délégation, du maintien de l’ordre. Continue reading « Camping et paillettes – Autour de la répression du 1er mai parisien (MAJ) »

Thessalonique (Grèce) : Au sujet des trois compagnons arrêté.e.s lors d’une expropriation

Mercredi 13 juin, trois de nos compagnons anarchistes ont été arrêté.e.s à Thessalonique, lors de l’expropriation d’un convoi de fonds qui était en train de remplir un distributeur de billets dans l’hôpital universitaire AHEPA.
Ils/elle ont été interpellé.e.s par les flics de l’unité anti-terrorisme, au moment d’entrer dans leur voiture pour quitter les lieux.
Les deux compagnons sont Giannis Dimitrakis et Kostas Sakkas, qui ont déjà payé le prix de leur choix politique de s’opposer aux autorités de ce monde : par le passé ils ont été dans le collimateur de la justice et ont purgé des peines de prison. La troisième compagnonne, Dimitra, est accusée de complicité dans l’expropriation. Continue reading « Thessalonique (Grèce) : Au sujet des trois compagnons arrêté.e.s lors d’une expropriation »

Opération Prometeo : Quelques mots de plus sur l’arrestation de Natasha à Bordeaux

A l’aube du 21 mai, la police française défonce la porte d’entrée de la maison où se trouve Natasha avec son compagnon et l’arrête avec des méthodes sanglantes. Alors qu’ils l’emmènent à la prison de Bordeaux, et aussi bien son avocate, que ses compagnons, ses amis et sa famille tenteront de contacter toute personne au courant de la situation, nous ne saurons où elle se trouve et qu’elle se porte bien que le 27 mai, soit 6 jours après son arrestation. 6 jours pendant lesquels personne n’a eu de nouvelles d’elle. Ni son compagnon, ni ses amis les plus proches, ni ses parents, ni son avocat à Turin. Continue reading « Opération Prometeo : Quelques mots de plus sur l’arrestation de Natasha à Bordeaux »

Italie : 46 personnes mises en examen dans le cadre de la lutte contre le TAP

Résultat de recherche d'images pour "gazoduc tap"46 personnes sont mises en cause pour toute une série d’accusations concernant des épisodes de lutte dans le Salento (région des Pouilles, sud-est) courant 2017 et 2018, allant des manifestations sauvages, au blocage du chantier de San Basilio, à Melendugno début 2018, ou encore des dégradations du siège du TAP*.

Les accusations sont entre autres, outrage et rébellion, menaces ou violence envers un agent public, interruption de service publique, tags, jet de peinture, violences et dégradations, ou encore d’avoir voulu empêcher un photographe de prendre des photos lors d’une manifestation (au total 78 chefs d’inculpation sont tombés). L’enquête a été clôturé par le procureur adjoint Guglielmo Cataldi et la substitut du procureur Maria Consolata Moschettini.

Les journaux locaux fidèles à leurs habitudes n’ont pas attendu une seconde pour balancer les noms, prénoms, âges et lieux de résidence des personnes accusées avant même que les tribunaux ne commencent leur sale travail.

Reformulé depuis leur presse

* Le TAP (Trans Adriatic Pipeline), est un projet de gazoduc ayant pour objet de transporter vers le marché européen le gaz naturel de la mer Caspienne (Azerbaïdjan), vers les marchés occidentaux en passant par la Grèce, l’Albanie et la mer Adriatique jusqu’en Italie.


Voir aussi la brochure : Saboter l’énergie recueil de textes italiens autour de la lutte contre la construction du gazoduc TAP dans le Salento https://grenoble.indymedia.org/IMG/pdf/TAPbrochCorrect.pdf

Italie : Mises à jour pour Juan et Manu

Juan, accusé d’association à des fins de terrorisme ou de subversion de l’ordre démocratique (270bis), d’acte de terrorisme avec des engins pouvant provoquer la mort ou explosifs (article 280bis du code pénal) et de saccage (article 285 du code pénal) pour l’attaque du siège de la Ligue de Trévise en août 2018, de possession de faux documents (article 497bis du code pénal) et de détention d’armes ou objets pouvant blesser (pour un canif, article 4 de la loi 110/75) a été transféré à la prison de Terni.

Manu lui a été transféré à la prison de Monza.

Pour leur écrire :

Juan Antonio Sorroche Fernandez
CC di Terni
Str. delle Campore, 32
05100 Terni (TR)

Manuel Oxoli
CC di Monza
Via S. Quirico, 6
20900 Monza (MB)

Tutti liberi! Tutte libere!

Depuis roundrobin.info

Note. Manu est accusé de « complicité de soustraction à l’exécution d’une peine » pour avoir aidé Juan lors de sa cavale.

Bordeaux : Des nouvelles de Nat

Natasha va bien.
Le courrier est bloqué par la censure, mais en France, c’est une chose normale lorsque l’enquête est en cours.
Au 31 mai, elle n’a que reçue les lettres d’une compagnonne française, probablement parce que plus facile pour la censure [le contrôle du courrier] car écrit en français. Elle parle néanmoins de lettres qu’elle a envoyées, mais qui n’ont jamais été reçues, par conséquent celle reçue aujourd’hui est probablement passée par les mailles du filet.
Elle a reçu du papier, des enveloppes et des timbres pour l’Italie.
Elle a reçu l’argent de la caisse.
À l’intérieur, elle dit que c’est un mouroir, qu’il ne se passe rien, que les gens sont cachetonnés à fond et que du coup ça ressemble plus à un hôpital. La nourriture est vraiment dégeulasse.
Mais sa compagne de cellule est sympa, ça l’a fait et elle l’a beaucoup aidée au début.
Elle sait qu’elle sera transférée sous peu.
Par ailleurs, une lettre adressée à son père nous apprend que le 10 juin prochain, le tribunal français se prononcera sur l’extradition de Natasha. Le 20 de ce mois-ci, elle sera transférée en Italie, mais on ne sait pas où.

Nat libera! Tutti e tutte libere!

Depuis roundrobin.info

Italie : Mises à jour depuis Brescia

Lundi 27 mai, la femme du compagnon incarcéré, parce que accusé de complicité dans la cavale de Juan, a été prise de chez ses parents afin d’effectuer une deuxième perquisition à son domicile; toutes les habitations ont été reperquisitionnées comme le 22 mai, date de la première perquisition.

Encore une fois, une vingtaine d’agents de la DIGOS, encagoulés, accompagnés par la police scientifique qui cherchaient une veste et un ordinateur qu’ils n’avaient pas trouvé lors de la première perquisition.

Nous soulignons que samedi 25 mai également, ont aussi été perquisitionnés quatre autres maisons, liés à des personnes considérés comme proches du compagnon emprisonné, [par des flics] armes à la mains et aencagoulés.

Dans l’attente de son passage devant le tribunal de réexamen*, le compagnon reste en taule, pour éviter les contacts avec les compagnon.ne.s solidaires et puisqu’il a été estimé ne respecterai pas une assignation à résidence.

Depuis roundrobin.info

* tribunal chargé de vérifier la validité de l’interpellation et qui décide aussi, tout comme le JLD, de mesures de contrôle tel que l’incarcération préventive, l’assignation à résidence, ou l’obligation de pointage.

 

Italie : Grève de la faim dans les prisons

Aujourd’hui mercredi 29 mai commence une grève de la faim contre les conditions de détention en général et plus particulièrement en solidarité aux détenu.es qui subissent des restrictions supplémentaires comme le 41 bis (régime spécial crée contre les chefs mafieux en 1986 puis élargi au « terrorisme ». Il implique l’isolement 23h par jour,  une seule heure par semaine de parloir avec les proches, 4 livres maximum, lettres censurées…) ou le mitard.

Depuis plusieurs années, diverses opérations répressives sont menées par l’État italien contre celles et ceux qui luttent contre toute forme d’autorité avec les motifs de subversion et/ou terrorisme. Ces derniers mois, la répression ne frappe pas aux portes, elle les défonce.

Actuellement, de nombreux compas anarchistes se trouvent au mitard en prison ou sous contrôle judiciaire suite à ces opérations, accusé.es d’avoir commis des attaques contre des tribunaux, des centres d’identification et d’expulsion (équivalent des CRA en France, prisons pour sans papiers), des lignes ferroviaires, des écoles de police, etc.

C’est de là que viennent les dernières nouvelles sur les conditions de détention actuelles et les restrictions auxquelles sont soumises les détenues, en particulier dans la taule de l’Aquila. Les prisonnières elles-mêmes la décrivent comme une tombe.

Les compagnonnes se retrouvent en effet au mitard, dans les vieilles cellules utilisées pour le 41 bis féminin. Réveil à 7h du matin, contrôle au détecteur de métaux à chaque sortie de cellule, fouilles quotidiennes, aucune possibilité d’avoir accès à l’heure, lettres régulièrement bloquées et toujours censurées…  Les communications avec l’extérieur, fondamentales pour briser les chaines de l’isolement, sont entravées tout comme les relations sociales entre les détenues.

L’isolement n’est que le reflet le plus laid de la prison ainsi que l’est la prison pour la société.

Quand on décide de ne plus courir derrière la carotte (avec l’insolence supplémentaire de tenter en plus de la voler ou de la détruire jusqu’à ses racines) , c’est le bâton qui se fait sentir de plein fouet.

Alors que l’État criminalise jusqu’à la réalisation d’une banderole ou l’écriture d’un tract, il ne peut y avoir comme réponse au contrôle généralisé qu’un refus de plus. Les attaques, au même titre que les révoltes, contre les personnes et les structures du pouvoir sont autant de possibilités de créer ses propres chemins vers un monde sans domination.

Dans le même temps, au Chili, environ 5000 détenu.es répondent en actes à l’appel lancé mi-mai par une poignée d’autres. Le décret-loi 321, sur les conditions d’accès à la liberté conditionnelle, a été modifié en janvier. Désormais, celle-ci n’est plus un « droit » mais une « récompense », une carotte de plus pour pacifier les cages de l’Etat. Dans différentes prisons, des sections entières font une grève de la faim, perturbent le cours normal de l’incarcération en refusant les visites, les ateliers, le travail, etc.

Les prisons en feu, les matons au milieu …

Quelques infos sur la répression visant les anarchistes en Italie

Alors que 5 compas ont été condamné.es à des peines de prison allant de 5 à 20 dans le cadre de l’opération Scripta Manent (accusés d’attaques incendiaires dans les années 2000 ainsi que de la création et de la participation à une organisation terroriste : la FAI/FRI), 3 compagnons sont toujours en détention provisoire depuis 2017 dans le cadre de l’Opération Panico (accusés notamment d’attaques incendiaires à Florence).

En février, ce sont ouvertes des enquêtes pour « association subversive contre l’ordre démocratique » et terrorisme (le dernier des deux chefs d’inculpation est depuis tombé). Expulsion de l’Asilo Occupato et 6 arrestations à Turin (opération Scintilla), plus d’une quarantaine de perquisitions et 7 arrestations à Trento (opération Renata). Après plusieurs mois de préventive, la plupart des compas sont sortis sous contrôle judiciaire à l’exception de 2 d’entre eux toujours incarcéré.es.

La semaine dernière, dans le cadre de l’opération Prometeo, 3 compas ont été arrêté.es, accusé.es d’attentats avec finalité terroriste contre des personnes, en l’occurrence de l’envoi de colis piégés à deux procureurs de Turin et au chef du département de l’administration pénitentiaire de Rome. Une compagnonne a été arrêtée sur le territoire contrôlé par l’État français et se trouve actuellement détenue à Bordeaux-Gradignan en attente d’une éventuelle extradition.

Quelques jours plus tard, c’est un compagnon en cavale depuis 3 ans qui est arrêté à Brescia pour purger une peine de 6 années. Il est par ailleurs sous le coup d’une enquête pour une attaque explosive contre le siège de la Lega Nord (le parti de Salvini) à Trévise.

1 autre compa a été arrêté avec comme motif d’avoir favorisé sa cavale : « complicité de soustraction à l’exécution d’une peine ».

Aquila-medium

Depuis nantes.indymedia.org

Belgique : Rendu du procès contre 12 anarchistes

Ce mardi 28 mai a été rendu le verdict dans le cadre du procès contre 12 anarchistes à Bruxelles.

Pour rappel, illes étaient poursuivi-es pour « association de malfaiteurs » et une série d’autres « délits ». Lors du procès le mois dernier, le procureur avait réclamé pour les différent-es inculpé-es des peines de travail ou différentes peines de prison. La défense avait quant à elle plaidé l’irrecevabilité des poursuites et l’acquittement.

Le tribunal a finalement retenu l’irrecevabilité des poursuites, ce qui signifie qu’illes sont donc acquitté-es !
Seule une personne qui n’était pas inclue dans la supposée association de mafaiteurs a été reconnue coupable de coups et blessures sur un flic, mais sans qu’il n’y ait de peine prononcée pour ces faits.

Le procureur a cependant 40 jours pour faire appel de ce jugement. Affaire à suivre donc.

Malgré tout, on n’oublie pas les compagnons et compagnon.ne.s qui sont poursuivies pour avoir lutté contre la construction de la maxi-prison à Haren. Qui ont eux aussi été sous le coup d’une enquête « anti-terroriste » et pour lesquels la chambre du conseil décidera des éventuelles inculpations à retenir ce mardi 4 juin 2019.

Pour un monde sans exploitation ni frontières.
Contre toute autorité,
Il est toujours temps de se battre.

Depuis bxl.indymedia.org

Op. Prometeo : Adresse et numéro d’écrou pour écrire à Nat

Nat se trouve à la prison de Bordeaux. On ne sait pas encore quand elle sera transférée en Italie. L’adresse pour lui écrire est :

Natascia Savio – ECROU 93106
Centre Pénitentiaire de Bordeaux-Gradignan
36 Rue du Bourdillat
33170 Gradignan
France

Depuis roundrobin.info

Italie : Opération « Prometeo »

 


MAJ. Les adresses des deux autres compagnons incarcérés dans le cadre de l’opération Prometeo :

Robert Firozpoor Casa di Reclusione di Opera via Camporgnago 40, 20090 Milano

Giuseppe Bruna Casa di Reclusione. di Opera via Camporgnago 40, 20090 Milano

Italie, opération « Renata » : Stecco transféré à la prison de Ferrare

Nous vous informons que le compagnon anarchiste Luca Dolce dit Stecco a été transféré de la prison de Tolmezzo (dans la province d’Udine) à la prison de Ferrare, précisément dans la section AS2 où les compagnons anarchistes récemment condamnés en première instance pour l’opération « Scripta manent » sont détenus. Stecco est en prison depuis le 19 février 2019, arrêté avec sept autres anarchistes dans le cadre de l’opération répressive appelée « Renata ».

Le 9 mai, cinq prisonniers anarchistes pour cette opération répressive ont assignés à résidence : Agnese (qui avait récemment été transférée dans la section pénitentiaire AS2 de L’Aquila), Giulio, Roberto (détenus à Tolmezzo), Andrea et Nicola (détenus à Ferrara). Seul le compagnon Luca Dolce (dit « Stecco ») est resté en prison à cause d’autres condamnations. Tandis qu’une autre compagnone, Sasha, qui a également été arrêtée le 19 février et immédiatement assignée à résidence, a vu cette dernière « mesure de précaution » transformée en obligation de rester et de rentrer chez elle de 21 heures à 7 heures du matin.

Il convient également de rappeler qu’en mars, à la suite d’une décision du tribunal de réexamen, qui a jugé que les accusations et les circonstances aggravantes du « terrorisme » n’existaient pas, l’accusation « d’association subversive aux fins du terrorisme et de subversion de l’ordre démocratique » (article 270bis du Code pénal) dont une partie des compagnons arrêtés étaient initialement accusés, est tombée, et l’infraction présumée est devenue l' »association subversive » (article 270, Code pénal). Les accusations relatives à des faits précis (« interruption de service public », « dommages », « sabotage de matériel télématique », « incendie » et « transport de matières explosives ») restent inchangées.

L’adresse de Stecco :

Luca Dolce
C. C. de Ferrara
via Arginone 327
44122 Ferrara

Depuis insuscettibilediravvedimento.noblogs.org

Modène (Italie) : Communiqué à propos de l’opération Prometeo

Le matin du 21 mai, les ROS [la brigade des Carabinieri qui « s’occupe » de criminalité organisée et de terrorisme ; NdAtt.] ont déclenché l’opération Prometeo, qui a permis au Procureur Piero Basilone et au Proc’ de l’antiterrorisme Alberto Nobili d’interpeller deux compagnons et une compagnonne anarchistes. Robert a été arrêté à Modène, Beppe à Ferrare, Natascia à Bordeaux. Les accusations pour tous les trois sont d’« attentat avec finalité de terrorisme », pour l’envoi de trois colis piégés à Roberto Maria Sparagna et Antonio Rinaudo, procureurs de Turin qui se ont engagés depuis des années dans la répression des anarchistes, et à Santi Consolo, ancien directeur de l’Administration pénitentiaire, responsable de la transformation des prisons italiennes en des vrais lieux de torture.
Continue reading « Modène (Italie) : Communiqué à propos de l’opération Prometeo »

Grèce : Répression de la manifestation depuis le camp de Somos

Hier matin, samedi 25 mai, une centaine de migrants du hotspot se sont dirigés vers la ville de Samos pour protester contre les conditions insupportables qu’ils endurent depuis des années, mises en oeuvre par les politiques racistes de la Grèce et l’Union européenne.

Vers 7 h 30, le cortège avait atteint le cinéma Olympia dans le centre-ville et a été confronté à la répression violente de quelque 70 policiers, qui ont tiré des coups de feu en l’air en guise d’avertissement, et des gaz lacrymogènes, puis ont poursuivi et sauvagement matraqué les personnes dans les rues de la ville. […]

[…] Les flics ont détruit les téléphones et leur ont coupé les tongs pour que les manifestants ne puissent pas entrer dans la ville.

Parmi les migrants, il y a eu plusieurs blessés et 5 arrestations, et finalement les manifestants ont été repoussés jusqu’à l’entrée du hotspot, où les patrouilles de la police anti-émeute ont continué à contrôler la foule qui protestait. Il s’agissait du cinquième rassemblement de protestation depuis le début de l’année à Samos. Dans le camp de concentration appelé hotspot, qui peut accueillir 650 personnes, et dans le village de tentes qui l’entoure, environ 4 000 personnes sont actuellement isolés.

Ces personnes luttent pour briser l’isolement, là où les partis de droite et de gauche  partagent les mêmes politiques répressives contre eux.

Depuis hurriya.noblogs.org

Brescia (Italie) : Mise à jour sur les arrestations

Aujourd’hui, le compagnon arrêté [en même temps que Juan, ndt]  a été transféré à [la prison de] Canton Mombello [à Brescia] et placé à l’isolement comme Juan.
Le compagnon est accusé de la circonstance aggravante de « complicité de soustraction à l’exécution d’une peine ».
L’avocat a pu rencontrer les compagnons et les a trouvés forts et déterminés.
Nous attendons le jugement du juge qui devrait arriver demain et de voir bientôt les compagnons libres.
Liber* tutt* – Liber* tout de suite

Des mises à jours suivrons

Depuis roundrobin.info

Brescia (Italie) : Juan arrêté

Lorient (Bretagne) : Ne filmons pas !

Filmer, photographier c’est faire le boulot des  flics…

Résultat de recherche d'images pour "appareil photo cassé"Pendant tu filmes la police contre d’éventuelles « bavures policières » tu te planque derrière ton objectif, pendant que d’autres agissent ou filent la main, pour aider les compagnon.nes… Pendant que tu filmes les exploits des autres, sans prendre en compte leurs éventuelles conséquences, que tu participes au flicage et au fichage, les flics se frottent les mains…


21.05.2019

Deux jeunes gilets jaunes pourtant bien masqués qui avaient participé le 9 février à Lorient à l’émeute (« jets de pavés et de bouteilles » sur les flics) ont été interpellés plus de trois mois plus tard.

Selon les journaflics, ils ont reconnu les faits et passeront au tribunal correctionnel de Lorient le 24 octobre pour des faits de violence aggravée sur des forces de l’ordre. La mairie a également porté plainte pour dégradations.

« L’enquête de police s’est néanmoins poursuivie, avec le concours du renseignement territorial, qui, au fil de ses investigations, a identifié les deux hommes, à renfort, notamment, de photographies et de vidéos diffusées sur les réseaux sociaux »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lorient-56100/lorient-interpelles-pour-violences-et-degradations-6365147

[reçu par mail]

Brescia (Italie) : Juan arrêté

Hier, 22 mai, le compagnon Juan, « oiseau des bois » [en cavale, ndt] depuis quelque temps, a été arrêté.
Deux maisons dans la province de Brescia et deux maisons des parents d’un compagnon et d’une compagnonne dans l’arrière-pays de Brescia ont été perquisitionnées.
On attend la confirmatin de l’arrestation pour l’une des personnes interpellée, accusée de complicité personnelle (cp art 378).
Le modalité [d’intervention, ndt] dans les deux premières maisons est le mode habituel des temps récents : cagoule etc.

Des mises à jour suivront.

Pour écrire à Juan :

Juan Antonio Sorroche Fernandez, c.c. Canton Mombello via Spalto S. Marco 20, 25100 (BS)

Rassemblement en solidarité Samedi 25 mai à 16h30 Prison du Canton de Mombello

Solidarité et soutien à tous les compagnons encore en prison

Liber* tutt*

Depuis roundrobin.info


Ci-dessous, une lettre de Juan, depuis la clandestinité, datant de Juin 2017 : 

Communiqué du compagnon anarchiste Juan, depuis la liberté…

Turin (Italie) : Encore une arrestation

Dans la nuit du mercredi 22 mai, après 23 heures, la police a frappé à la porte de Boba, Mitzi et Victor sous prétexte de donner un avertissement oral à la compagnonne. Une fois à l’intérieur, cependant, en plus des documents pour elle, ils ont également sorti de leur poche un mandat d’arrêt pour Boba.

L’épisode faisant l’objet de l’enquête remonte aux premières initiatives mises en place après l’opération Scintilla, en particulier le salut devant les Vallette à la fin de la manifestation antifasciste contre la commémoration annuelle des foibe*. A cette occasion, la patisserie de la prison a pris feu. Il s’agit d’une accusation d’incendie (art. 423), dont la peine va de trois à sept ans, avec la circonstance aggravante (art. 425) d’avoir commis le fait sur « des bâtiments publics (…), destinés à un usage habitatif (…), sur des stocks de matières combustibles ou explosives ». Il est aussi accusé d’enflammages dangereux (article 703) pour avoir utilisé, selon l’accusation, un fumigène maritime, qui prévoit toutefois une amende ou une peine d’emprisonnement d’un an au maximum.

Au cours de l’opération, la police a effectué une perquisition et saisi tous les ordinateurs de la maison. Pour s’assurer de ne pas avoir de curieux dans les jambes, elle a demandé l’intervention de trois patrouilles qui éloignaient les premiers amis accourus sur les lieux.

En attendant des mises à jour pour ceux qui veulent adresser des lettres et des télégrammes :

Marco Bolognino – C/o C.c. Lo Russo e Cutugno – via M.A.Aglietta 35 – 10151 Torino 

Depuis autistici.org/macerie

*Les massacres des foibe sont des exécutions de masse commises, en utilisant des grottes naturelles (les foibe) notamment à l’époque du facisme et à la fin de la seconde guerre mondiale.


Continue reading « Turin (Italie) : Encore une arrestation »

Paris : Appel à se rendre au TGI jeudi 23 mai en solidarité avec les inculpé.es du 1er mai

Jeudi 23 mai 2019, des renvois de comparution immédiate du 1er mai ont lieu au TGI de Paris à partir de 13h30.

Dans la chambre 23-3, passeront d’abord les prévenus ayant été placés en détention provisoire (parmi lesquels plusieurs compagnons). Comparaîtront aussi quatre compagnons arrêtés lors d’un contrôle préventif, dont deux avaient été placés en détention provisoire à Fleury-Mérogis avant d’être libérés mardi 14 mai au moment de leur DML.

Les inculpés du 1er mai font les frais du dispositif policier mis en place à l’occasion, et notamment des contrôles préventifs massifs (plus de 20 000 contrôles en tout à Paris sur la journée), qui donnent lieu à l’utilisation du chef d’inculpation « groupement en vue de… ». Le 1er mai, à Paris, toutes les interpellations peuvent se faire sans OPJ : nous sommes tous en flagrant délit ! Ce dispositif massif de contrôle et de surveillance a par ailleurs été renforcé par des filatures, et le recours aux drones durant la manifestation. Des polices de différentes villes ont communiqué à la préfecture de Paris les plaques d’immatriculation de véhicules qui ont été contrôlés dès le matin. Continue reading « Paris : Appel à se rendre au TGI jeudi 23 mai en solidarité avec les inculpé.es du 1er mai »

Italie : Opération « Prometeo »

Trois personnes ont été arrêtées ce matin à Ferrare, Modène, et en France, suite à une enquête menée par les Ros [unité anti-terroriste des carabiniers] dans le cadre d’une opération appelée « Prometeo » coordonnée par le chef du service antiterroriste milanais Alberto Nobili, et par le substitut du procureur de Milan, Piero Basilione. 

Ils/Elles sont accusés d’avoir envoyé des colis piégés en juin 2017 aux procureurs de Turin Roberto Sparagna [proc en charge de l’opération Scripta Manent] et Antonio Rinaudo. L’enquête aurait démarré suite à l’envoi d’un colis piégé au directeur du Département de l’administration pénitentiaire à Rome, Santi Consolo.

Les trois personnes auraient été identifiés par le biais d’une caméra de vidéo surveillance d’une église située près du magasin où les enveloppes ont été achetées dans la ville de Gênes, de recherches au cyber concernant les adresses des destinataires (à Gênes également), des écoutes téléphoniques et filatures.

L’enquête est toujours en cours et des perquisitions auraient eu lieu aujourd’hui en Italie et à l’étranger.

Reformulé depuis leur presse

Voir aussi :

Italie : Opération Prometeo – Trois compas arrêté.e.s

Ambert (Puy-de-Dôme) : Silence obstiné et contrôle acharné (et inversement)

Cela fait maintenant un an que deux personnes sont inculpées et placées sous contrôle judiciaire dans le cadre d’une instruction criminelle, accusées d’avoir tenté de brûler un véhicule d’Enedis à Ambert en juin 2017. Ce CJ les empêche notamment de rentrer en contact l’un avec l’autre ainsi qu’avec 5 autres personnes, les contraint à ne pas quitter le département et à pointer deux fois par semaine.

Sortir de prison, ne pas attendre le jour du procès en détention provisoire est réjouissant. Mais assez logiquement, en tant qu’alternative à la prison, le contrôle judiciaire est loin d’être une partie de plaisir, surtout lorsqu’il s’accompagne d’effets insidieux : la pression des flics lors du pointage ou la surveillance dans la rue… mais aussi la stigmatisation de l’entourage, le rejet ou la fuite de celleux qui ont peur d’avoir leur blaze dans le dossier d’instruction, l’injonction à avoir une vie rangée… Autant d’éléments qui vont du désagréable à l’insupportable suivant les jours et qui participent de cet outil mis en place par la justice pour tenir en laisse et isoler, le tout à ciel ouvert.

Récemment, les deux compagnons ont demandé la levée de leur contrôle judiciaire. La juge d’instruction vient de leur refuser, avec des motifs assez significatifs. Elle leur reproche le silence au moment de l’enquête sociale, le peu de garantie de représentation qu’ils offrent, des comportements suspects (éviter d’être tracé, utiliser des alias), le fait de ne pas travailler, et pour finir, leur refus de collaborer aussi bien avec elle qu’avec les enquêteurs-rices.

Il est évident que la justice s’accommode mal du silence et de la résistance des personnes qu’elle cherche à mater. En avril 2018, alors que les deux compagnons assistaient à l’audience pour l’appel de leur mise en détention, le procureur avait déjà mentionné dans son réquisitoire qu’ils resteraient en prison jusqu’à qu’ils choisissent de parler (un des OPJ disait que les juges cherchent à « attendrir la viande »). Heureusement, la suite lui prouva que non.

S’il n’est pas question ici de se plaindre d’un traitement injuste, il nous semblait important de rappeler quelles peuvent être les conséquences de l’absence de collaboration. De récents exemples de longues détentions préventives, de contrôles judiciaires stricts et de refus de demandes de mise en liberté suite à des choix de ne pas discuter avec les flics et la justice sont parlant (eux). Ce choix du silence sur le long terme, bien que probablement dur à assumer au vu de ses conséquences, est une belle épine dans l’œil de la répression. Bien sur il permet de donner le moins de billes possible à ces ordures, qui arrivent déjà suffisamment à nous mettre dans la merde grâce aux outils et aux quelques informations dont elles disposent. Et si parfois la tentation d’ouvrir la bouche se fait sentir – parce qu’on nous fait comprendre que ça peut être dans notre intérêt ou qu’on bouillonne devant l’absurdité de la situation – gardons à l’esprit qu’en face de nous se tient un.e ennemi.e dont le seul objectif est de nous faire rentrer dans le rang, la tête basse et le regard éteint.

Il ne s’agit pas de se plaindre donc, mais juste de transmettre des éléments sur une pratique (parmi d’autres) dont on s’imagine bien que les baveux.ses elleux-mêmes ne font pas trop la promotion. Pour que le choix du silence se fasse en connaissance de cause et qu’il s’assume ainsi avec fermeté et détermination.

Que crève la justice !
On ne bavarde qu’avec nos potes !
Liberté pour tou.te.s !

Depuis nantes.indymedia.org

Continue reading « Ambert (Puy-de-Dôme) : Silence obstiné et contrôle acharné (et inversement) »

Rennes : Condamnations suite à la révolte au centre de rétention

La nuit du 10 mai,  au centre de rétention administrative de Saint-Jacques-de-la-Lande près de Rennes, une révolte avait explosé lors de l’expulsion d’une personne que les flics étaient venus chercher vers 3h du matin.

Certains détenus étaient parvenus à monter sur le toit d’un des bâtiments. Deux bâtiments ont été rendus inutilisables suite aux incendies de matelas et vêtements ; et la capacité d’enfermement du lieu quasiment réduite de moitié.

Une personne a été condamné à un an de prison ferme, deux autres à deux ans ferme. Un mandat de dépôt a été délivré pour les trois.

Reformulé depuis la presse

Procès suite à la tentative de déambulation « Du son contre toutes les prisons » (MAJ)

Le 21 juin 2018, une cinquantaine de personnes répondait à l’appel d’un rassemblement-déambulation « Du son contre toutes les prisons », dix ans après l’incendie de la plus grande prison pour « sans-papiers » de France, le centre de rétention de Vincennes.

Après un rassemblement avec des prises de paroles, à place des Fêtes, les flics pourchassent dès le début la déambulation, qui devra se disperser à quelques dizaines de mètres de son point de départ, et arrêtent 8 personnes dans une certaine confusion. Les gardes à vue sont mouvementées, et si six personnes ont pu sortir sans donner de nom, deux n’ont pas cette chance et sont convoqué·e·s pour un procès ce 21 mai à 9h au TGI de paris, pour outrage, rébellion et refus d’empreintes digitales et photos.

Alors que l’état développe sa politique répressive, incarcérant révolté·e·s et indésirables, construisant toujours plus de places de prison tout en poussant à l’expansion de solutions de contrôle hors les murs, les raisons d’exprimer notre rage sont toujours présentes et nombreuses.

Le même jour, des personnes incarcérées/inculpées suite au premier mai passent en procès à 13h30, l’occaz’ d’une journée au tribunal !

La justice isole et punit celles et ceux qui luttent. Soyons nombreux·ses à exprimer notre solidarité, dans et hors des tribunaux !

tract du rassemblement : https://nantes.indymedia.org/articles/41816

compte-rendu du rassemblement : https://nantes.indymedia.org/articles/42159


MAJ : Le proc’ a demandé 6 mois de sursis pour les deux inculpé-e-s, 2 ans de mise à l’épreuve avec l’obligation de travail ou formation. Et des amendes pour l’une des deux.
Les avocat-e-s ont demandé la relaxe totale pour les deux.
Verdict le 18 juin prochain.
Depuis nantes.indymedia.org

Madrid (Espagne) : MERCI, COMPAS

À propos des arrestations du 13 mai

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La matinée du du 13 mai, font urruption dans notre maison et dans l’espace anarchiste La Amboscada – trois semaines après son inauguration – une unité de la police anti-émeute ainsi que le groupe 21 de la Brigade provinciale d’information de Madrid, dédié exclusivement à l’espionnage et à la chasse des anarchistes.
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On nous informe qu’ils disposent d’un mandat de perquisition et d’arrestation contre deux d’entre nous pour terrorisme.
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Au cours de la perquisition, qui a duré environ 6 heures, des compagnon.nes de tout Madrid sont venus manifester leur soutien.
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Pendant ce temps, la police semblait particulièrement intéressée à emporter des vêtements : des écharpes de couleurs bien précise, foulards, bandanas à fleurs, chaussures spécifiques ; elle s’intéressait aussi aux agendas, calendriers, quelques cahiers, quelques annotations, notes entre les pages des livres, ordinateurs, disques durs, cartes mémoire, usb, téléphones portables, caméras photo et vidéo, CD et DVD, outils et surtout, marteaux ; ainsi qu’aux étiquettes, patches et T-shirts de la marque M.A.L.P.* ; affiches et propagande en relation avec le contre-sommet du G20 2017.

Continue reading « Madrid (Espagne) : MERCI, COMPAS »

Toulouse : Soirée de solidarité avec les anarchistes poursuivi.e.s en Italie

Ces dernières années en Italie la répression est à nouveau particulièrement féroce : lois anti-terroristes, surveillance spéciale et maxi opérations nationales… Parmi ses récentes opérations, la Scintilla à Torino et la Renata dans la région Trentino.

A vos agendas !

Un bref aperçu de ce qui vous attend le vendredi 7 juin 2019 à l’obs, 87 rue du 10 avril : une soirée de soutien aux compagnon.ne.s italien.ne.s.

Ces dernières années en Italie la répression est à nouveau particulièrement féroce : lois anti-terroristes, surveillance spéciale et maxi opérations nationales… Parmi ses récentes opérations, la Scintilla à Torino et la Renata dans la région Trentino.
Ces dernières ont été l’occasion pour le couple police/justice de choper, arrêter et incarcérer près d’une dizaine de personnes. De nombreuses actions et manifs en solidarité ont retenti dans toute l’italie, réchauffant nos coeurs et ceux des compagnon.ne.s incarcéré.e.s. Continue reading « Toulouse : Soirée de solidarité avec les anarchistes poursuivi.e.s en Italie »

Zurich (Suisse) : La détention provisoire du compagnon prolongée

La détention provisoire du compagnon, arrêté le 29 janvier 2019, a été prolongée de trois mois supplémentaires début mai. A part ça, sa situation n’a toujours pas changé. Il est toujours incarcéré à la prison de Zurich et la justice continue de justifier sa détention préventive par le risque de cavale et de connivence tant que l’enquête n’est toujours pas clôturée.
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Du courrier peut toujours être envoyé au compagnon en passant par la bibliothèque anarchiste « Fermento ». Dans une lettre rendue publique, le compagnon a notamment écrit ce qui l’intéresse:
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« Je suis vraiment heureux de recevoir des nouvelles et des analyses sur l’actualité dans le monde, des publications anarchistes (avec des enveloppes appropriées), ainsi que bien évidemment des lettres d’amis et de compagnons. Je comprends l’allemand, le français, l’italien, l’anglais, et un peu l’espagnol et le turc. Bien entendu, le Parquet participe lui aussi à la lecture de ce qu’on m’envoie. ».

Adresse:

Anarchistische Bibliothek Fermento

Zweierstrasse 42
8004 Zürich
Suisse
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PS: S’il vous plaît, précisez ce qui doit lui être retransmis ou non.
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Traduit de l’allemand par sansattendre.noblogs.org depuis ausdemherzenderfestung.noblogs.org

Espagne : Rassemblement et manifestation en solidarité avec les compagnonnes arrêtées à Madrid

Environ 40 personnes solidaires ont manifesté leur soutien devant le bâtiment du tribunal national de Madrid dans l’attente de nouvelles sur la situation des compagnonnes et pour montrer leur soutien après le dernier coup répressif.

Après être resté sur place pendant quelques heures et, après que la plupart d’entre nous ait été identifiés, nous avons poursuivi sur place avec une banderole en criant différents slogans.

Les compagnonnes ont été relâchées vers 15h30 et le rassemblement s’est dispersé sans incident.

Dans la soirée, à 21 heures, un rassemblement sur la Plaza de Tirso de Molina, avait été organisé alors que les compagnonnes étaient libres et que d’autres appels à la solidarité à Barcelone, Murcie et Hernani avaient lieu.

Dès 21 heures, les gens ont commencé à arriver de manière dispersée et une paire de vaches [les flics] qui gardaient les lieux se sont approchées pour tenter d’identifier les premières personnes qui sont venues. Après qu’il aient terminé leur opération dantesque, le reste des compagnon.nes ont déployé une banderole et un groupe plus important s’est formé, auquel se sont jointes les personnes qui ont répondues à l’appel .

La manifestation s’est avancée sur la Plaza de las Vistillas et, le long du parcours, des vitres de banques et agences immobilières ont été brisées. En arrivant à la Plaza de las Vistillas, nous sommes entrés dans le lieu où les festivités de San Isidro (1) étaient célébrées par un concert. Les personnes solidaires sont entrées dans la partie où était le public avec les banderoles et sont restés un moment à faire tourner des slogans. Continue reading « Espagne : Rassemblement et manifestation en solidarité avec les compagnonnes arrêtées à Madrid »

Chili : « Libération conditionnelle » refusée pour la compagnonne Tamara Sol

La compagnonne Tamara Sol a déjà purgé environ 5 ans et demi de prison depuis son arrestation, le 21 janvier 2014, quand elle a tiré sur un vigile [dans une banque, comme acte de vengeance pour l’assassinat du compagnon Sebasien Oversluij de la part d’un vigile, lors d’un tentative de braquage, en décembre 2013; NdAtt.]. Sol a été condamnée à 7 ans et 61 jours de taule.

Après avoir été emprisonnée dans différentes prisons à travers le pays, la compagnonne Sol est maintenant à la taule de Valdivia, d’où elle a demandé l’accès à la « liberté conditionnelle », mesure qui lui a été systématiquement refusée au cours du mois dernier, même si elle a déjà purgé plus de la moitié de sa peine.

La compagnonne est l’une des personnes touchées par le décret-loi n° 321, promulgué récemment, qui durcit les conditions d’accès à la liberté conditionnelle et s’applique de manière rétroactive aussi aux prisonnier.e.s qui étaient déjà sur le point de pouvoir la demander, comme c’est le cas de Tamara Sol.

Pour l’abolition complète du décret-loi 321 !
Pour la libération de nos compagnon.ne.s !

Traduit par attaque.noblogs.org depuis publicacionrefractario.wordpress.com

Italie : sur l’opération « Scripta Manent »

Le compagnon anarchiste Marco Bisesti en isolement (06/05/2019)

Nous apprenons par la correspondance avec Marco Bisesti que depuis le 6 mai, il a commencé à purger 10 jours d’isolement. Ceci après une altercation verbale à la mi-avril avec un gardien, qui a jugé bon d’utiliser un extincteur contre un prisonnier en isolement à l’étage en dessous de la cellule où Marco est enfermé.

La liberté pour tous et toutes !

Depuis anarhija.info


Sur les condamnations lors du procès Scripta Manent

Le 24 avril, la Cour d’assises de Turin a émis la condamnation en première instance pour le procès de Scripta Manent. Continue reading « Italie : sur l’opération « Scripta Manent » »

Madrid, Espagne : Nouvelle opération antiterroriste contre les anarchistes

Dans la matinée du 13 mai, une nouvelle opération antiterroriste a frappé l’anarchisme à Tetuán (Madrid).

L’Espace Anarchiste ‘La Emboscada’ et une autre maison squattée ont été perquisitionnés par des agents de la ‘brigada de información’ et des flics anti-émeute. L’opération s’est soldée par l’arrestation de deux personnes.

Nous avons en tête les opérations Pandora, Piñata, Ice et celle qui maintient toujours Lisa derrière les barreaux. Et plus récemment, les opérations de police coordonnées à l’échelle européenne en réponse à la révolte à Hambourg contre le G20, les arrestations du 29 octobre dernier à Madrid…

En bref : les coups de l’État contre la lutte. Face à cela, l’affection, la solidarité, les réseaux d’affinité et le désir de ne jamais abandonner sont des armes contre la peur et la répression.

Restez attentifs et attentives pour plus d’informations.

Ni innocent.e.s ni coupables !

Depuis sansattendredemain.noblogs.org


Depuis contramadriz.espivblogs.net

Pise (Italie) : Feux solidaires contre une antenne-relais

Le 10 mai, à Pise, un panneau et les câbles éléctriques d’une antenne-relais des Télécoms ont pris feu tôt dans la matinée. Les pompiers sont intervenus pour éteindre les flammes.


Pise : Antenne-relais en flammes

Contre la répression. Contre les régimes spéciaux. Contre la prison.
Solidarité aux compagnons et aux compagnonnes en prison.

Depuis roundrobin.info

Appel à solidarité internationale suite au 1er mai 2019 à Paris

[MAJ 14/05/2019 : les deux compagnons italiens Marco et Stefano qui étaient enfermés à Fleury en détention provisoire sont sortis de prison sous contrôle judiciaire avec interdiction de paraître sur Paris. Feu aux prisons ! Liberté pour tou.te.s !]

Dans un contexte où les flics et les banques sont attaqués régulièrement depuis la fin novembre, ce 1er mai se pouvait être une possibilité de rupture radicale avec ce monde de frontières et de guerres dans la continuité des émeutes du 16 mars et plus généralement des attaques contre les différentes chaines de cette machine à briser des vies qu’est l’autorité.

Et ce alors que les drapeaux français et nationaux fleurissent toujours dans les rues, que la justice remplit les prisons (l’État annonce la création de 10 000 nouvelles places de prison avant 10 ans sans parler des centres de rétention administrative pour sans papiers ou des hôpitaux psychiatriques) et que le discours capitaliste prône de sourire en plus de mourir chaque jour un peu plus au travail.

Face à l’éventualité de l’approfondissement du conflit en ce 1er mai, l’état avait prévu un dispositif sécuritaire conséquent : 7400 flics sur la capitale, 20 000 contrôle préventifs. Résultat : une manifestation offensive mais très contenue par des flics qui n’hésitaient pas à charger.

De nombreux manifestants et compagnons de différentes nationalités se trouvent désormais sous les griffes de la justice et de la taule. S’il apparait nécessaire de développer des réflexes de défense collective de rupture dans le cadre des tribunaux (par exemple lors des procès du 21 et 23 mai et 3, 6 et 14 juin au TGI de Paris), il l’est tout autant de continuer à attaquer directement tout autant ceux qui produisent la misère que ceux qui la gèrent ici comme partout.

En partant des postulats que la défense est nécessairement offensive, que les pensées ne sont pas dissociables de actes et vice versa et que les fins existent dans les moyens que l’on expérimente, on peut aisément comprendre que chaque institution qui part en fumée est une brèche vers un monde sans pompiers, sans États, sans chefs, sans cages.

Par-delà les barbelés et les frontières, contre les prisons (avec ou sans mur), solidarité !

Depuis nantes.indymedia.org

Voir aussi :

Pour que le ciel ne nous manque plus jamais – Défense au procès de 4 compagnons

Continue reading « Appel à solidarité internationale suite au 1er mai 2019 à Paris »

Italie : Mises à jour sur l’opération « Renata »

Le 7 mai, à Trente, une audience « d’appel [des mesures de] précaution » a eu lieu (une sorte d’appel du réexamen) pour les compagnons arrêtés le 19 février [2019]. Les compagnons en prison – à l’exception de Stecco, qui reste détenu pour un autre jugement – sont maintenant assignés à résidence (avec toutes les restrictions). Sasha, qui était déjà assignée à résidence, est obligée de rester à Rovereto et de rentrer chez elle entre 21:00 et 7:00. La mobilisation pour le procès se poursuit. Et la solidarité pour les compagnons encore en prison, en particulier pour les compagnonnes de L’Aquila, à qui va tout notre soutien. Une pensée spéciale aussi pour les compagnons de l’opération « Scripta manent » qui ont été frappés par de lourdes condamnations, solidarité et force !

Des compagnons et compagnonnes du Trentin

depuis romperelerighe.noblogs.org


Pour écrire à Stecco :

Luca Dolce
Casa Circondariale di Tolmezzo
via Paluzza 77
33028 Tolmezzo (Ud)
Italie Continue reading « Italie : Mises à jour sur l’opération « Renata » »

Opération Renata (Italie) : Une lettre de Stecco depuis la prison de Tolmezzo

Chers compagnons et compagnonnes,

Est venu le moment de dire quelque chose sur ce qui s’est passé en février.

Un peu plus de deux mois se sont écoulés depuis notre arrestation dans le cadre de l’opération Renata, et je peux dire que je suis serein et fort, sûr comme jamais que la lutte continue malgré les coups portés par l’État.

Mon arrestation à Turin, près de Corso Giulio, s’est déroulée dans le calme vers 17 heures. Alors que je quittais le compagnon avec qui je me trouvais, j’ai remarqué le typique policier en civil devant moi à l’arrêt de tram, quelques secondes plus tard je me suis retrouvé encerclé. Je peux dire que tout s’est déroulé avec beaucoup de tranquillité, et je dois dire avec une « gentillesse » ennuyeuse, par opposition à la façon dont mes compagnons et compagnonnes ont été traités dans le Trentin. Continue reading « Opération Renata (Italie) : Une lettre de Stecco depuis la prison de Tolmezzo »

La Haye (Pays-Bas) : Actions en solidarité avec les anarchistes poursuivis par l’Etat belge

Le jeudi 18 avril 2019 à La Haye (Pays-Bas), des anarchistes ont tenu à montrer leur solidarité dans les rues avec les compagnon.ne.s poursuivi.e.s par l’Etat belge, qui passaient en procès fin avril. Tou.te.s étaient accusé.e.s d’avoir pris part à des luttes directes contre les frontières et leurs prisons, et plus largement contre ce monde d’autorité et d’exploitation.

Lors de cette action, quatre banderoles ont été suspendues à divers endroits de la ville et des tracts ont été jetés dans les airs, dont voici un aperçu:

Continue reading « La Haye (Pays-Bas) : Actions en solidarité avec les anarchistes poursuivis par l’Etat belge »

Lettre du compagnon en cavale depuis juillet 2016 [affaire de l’incendie d’antenne de police à Zurich]

Ci-dessous une lettre du compagnon depuis la clandestinité qui vient de paraître dans le journal anarchiste « Feuer der Knästen ». Il est inculpé de l’incendie de l’antenne de police municipale à Zurich le 11 juillet 2016. Il a rejoint la clandestinité quelques heures après ce sabotage incendiaire, alors que les flics frappaient déjà aux portes des compagnons en Suisse. On pourra relire la brochure « Silence radio – Recueil de textes à propos de sabotage, de répression et de signaux de fumée depuis la clandestinité, Zurich, 2016 ». Un autre compagnon, inculpé en partie pour cette même attaque, est incarcéré en détention préventive depuis fin janvier 2019.


Salutations ardentes de quelque part

Mai 2019

A vous qui êtes dehors, à toi qui es à l’intérieur,

La langue est toujours floue et dans ce cas, il n’existe aucun vocabulaire adapté pour parvenir à exprimer à quel point vous me manquer tous. A vous qui êtes dehors, à toi qui es à l’intérieur. A quel point vos mots de solidarité et vos actes déterminés me donnent des ailes. Dehors comme dedans. A quel point ma haine enflammée à l’encontre des sales gardiens de la loi en uniforme, en robe ou en costume, est semblable à la vôtre. Une fois de plus, ils ont kidnappé un compagnon proche, qui cette fois-ci vient de Zurich, en ayant le culot et l’audace de lui retirer sa liberté grâce à leurs articles froids du code pénal qui maintiennent leur pouvoir. Mais tu n’es pas seul, tout comme moi qui suis sur le chemin peu praticable de la clandestinité. Car nous sommes reliés par la force de nos idées et de nos désirs.

« Des compagnons, voilà ce que cherche le créateur et non des cadavres, des troupeaux ou des croyants. Des créateurs comme lui, voilà ce que cherche le créateur, de ceux qui inscrivent des valeurs nouvelles sur des tables nouvelles ».

Ainsi parlait Zarathoustra, F. Nietzsche

A vous qui êtes dehors, à toi qui es dedans et moi qui suis au milieu de nulle part. En effet, nous sommes tous exposés à des conditions différentes mais la volonté de préserver notre dignité nous relie et en dépit de toutes les privations, nous continuons à garder nos yeux rivés sur l’horizon. Non pas pour sombrer dans une rêverie éveillée, ni pour regarder d’un air mélancolique par la fenêtre comme le véritable « héros » d’un film kitsch de gangster, mais pour peaufiner concrètement nos perspectives anti-autoritaires et subversives. Pour que, grâce à notre coopération, nous puissions nous rapprocher du jour où nous pourrons tous nous retrouver en liberté, sur une terre et sous un ciel libres.

En solidarité pour toujours.

Votre compagnon et co-créateur de quelque part.

depuis sansattendre.noblogs.org

Quelques réflexions suite au procès contre des anarchistes en Belgique

« Avec quelques autres anarchistes, j’étais appelé à comparaître devant un tribunal de l’État belge, accusé principalement de faire partie ce qui était, au début de la longue enquête, qualifié d’« organisation terroriste », mais a finalement été requalifié en « association de malfaiteurs ». Je n’écris pas ces lignes pour entamer un quelconque dialogue indirecte avec les institutions de l’État, ni pour raconter ma vie, mais tout simplement pour déchirer le voile de silence que l´État pourrait vouloir jeter sur d’éventuelles condamnations. »

Lire la suite ici :

Pièces jointes

Report quelques reflexions

Depuis nantes.indymedia.org

Petit compte-rendu du procès contre des anarchistes à Bruxelles

Petit compte-rendu du procès contre des anarchistes poursuivis par l’État belge

Le 29 et le 30 avril 2019 s’est tenu à Bruxelles le procès contre des anarchistes poursuivis pour « association de malfaiteurs » et pour une série de délits. 

Deux inculpés ont assisté au procès dans la salle du tribunal correctionnel. Ils ont refusé de répondre aux questions des magistrats. Les dix autres inculpés ne se sont pas présentés. Tous et toutes ont été représentés par des avocats. 

Suite à la plaidoirie du magistrat Malignini du Parquet Fédéral, les avocats ont pris la parole. 

Le magistrat a demandé les peines suivantes pour les différents inculpés :

300 heures de travail ou une peine subsidiaire de 4 ans (1 personne)
250 heures de travail ou une peine subsidiaire de 3 ans (2 personnes)
200 heures de travail ou une peine subsidiaire de 30 mois (4 personnes)
150 heures de travail ou une peine subsidiaire de 18 mois (1 personne)
100 heures de travail ou une peine subsidiaire 12 mois (1 personne)
12 mois de sursis et une amende de 50 euros (1 personne)
Acquittement (2 personnes)

Les inculpés ont refusé d’accepter une peine de travail. Le tribunal ne pourra donc pas prononcer une telle peine.

Le jugement sera prononcé le 28 mai 2019.

Plus d’infos :
La Lime
lalime.noblogs.org

depuis nantes.indymedia.org/

Paris : Les camions jaunes crament

La nuit du lundi 22 au mardi 23 avril trois camions de la Poste ont brûlé, rue de la Chine à Paris.

Le rôle de la Poste dans cette société, au croisement du secteur public et du capital est crucial, même si on l’oublie souvent. C’est pour cela qu’on l’a prise pour cible, dans la perspective d’une conflictualité anti-autoritaire permanente contre les rouages institutionnels, économiques et idéologiques de ce monde.
Une négation de cette société qui se veut internationale, à travers le dialogue par l’action et la solidarité avec les compagnon.ne.s tombé.e.s dans les filets de la répression.

Une pensée pour les anarchistes enfermé.e.s en Italie, notamment celleux récemment condamné.e.s pour l’opération Scripta Manent.

« Je revendique d’être anti-autoritaire, individualiste, pour l’insurrection, pour la destruction de ce monde sale et fétide et pour la destruction de l’État-Capital ! Toujours votre ennemi ! Pour l’Anarchie ! »

Anarchistes pour la solidarité internationaliste

depuis attaque.noblogs.org

Bergame (Italie) : Le local de la lega vandalisé

Bergamo e Como, vandalizzate sedi dei candidati sindaci della Lega. Salvini: “Più ci attaccate, più ci date forza”Nous apprenons par les médias du régime qu’à Bergame, dans la nuit du 23 avril, le siège du candidat à la mairie Giacomo Stucchi a été attaqué. Sur le trottoir, un tag a été laissé « meurt Salvini ».
L’inauguration du siège du candidat au poste de maire, prévue pour le lendemain, était prévue pour la présence de Salvini.

depuis roundrobin.info


Une personne a été arrêtée et perquisitionnée par la Digos à la suite de l’attaque.

** La même nuit la vitrine du local d’un autre candidat de la Lega [le parti d’extrême droite la Ligue anciennement Ligue du nord], Luigi Pecorelli, à Fino Mornasco (Como) dans la même région (en Lombardie) a été détruite à coups de pioche.

Op. Scripta Manent : cinq condamnations et 18 acquittements

Le procès s’est clôturé aujourd’hui, dans la salle bunker de la prison Le Vallette à Turin, avec cinq condamnations et 18 acquittements. La Cour d’Assises, présidée par la juge Alessandra Salvadori, a condamné Anna Beniamino à 17 ans, Alfredo Cospito à 20 ans, Nicola Gai à 9 ans, Marco Bisesti à 5 ans, et Alessandro Mercogliano à 5 ans.

L’opération Scripta Manent, dirigée par le procureur de Turin Sparagna concerne une série d’attaques signées FAI et FAI/FRI [Fédération Anarchiste Informelle – Front Révolutionnaire International] qui ont eu lieu entre 2003 et 2012, contre des commissaires, casernes des Carabinieri et RIS [la “police scientifique” des Carabinieri] et des hommes d’État (maires, le ministre de l’Intérieur), des journalistes, des entreprises engagées dans la restructuration des Centres de Rétention Administrative pour migrants, ainsi que le directeur d’un CRA.

Nicola Gai et Alfredo Cospito avaient déjà été condamnés à 9 et 10 ans de prison pour la jambisation, à Gênes, d’un patron d’Ansaldo Nucleare, Roberto Adinolfi, en mai 2012.

Tous les autres ont été acquittés. Les juges ont revu les accusations d’association, car les faits avaient déjà été jugés dans d’autres procès, ils ont retiré l’accusation d’incitation à commettre des crimes et délits via publication anarchiste dans les journaux ou sites Web.

reformulé depuis la  presse

Exarchia (Athènes, Grèce) : Expulsions, arrestations et affrontements

Le 19 février, le squat Arachovis 44 à Exarchia a été expulsé.

Le 11 avril, une armée de flics évacue les squats Azadi et New Babylon.

Le 18 avril, une autre opération a eu lieu pour évacuer le squat Clandestina et Cyclope.

Environ 120 personnes ont été incarcérés.

En réponse à ces expulsions le bâtiment Gini de Polytechnique, a été occupé.

Le 11 avril, un policier anti-émeute a été blessé suite à l’attaque d’une trentaine de personnes à coup de des jets de molotovs, pierres et autres projectiles. Quelques heures plus tard, le politicien conservateur Costas Bakoyiannis en tête pour les prochaines élections municipales à Athènes a été chahuté lors d’un rassemblement qu’il organisait contre l’insécurité dans le quartier d’Exharchia.

Le 19 avril, un rassemblement a eu lieu devant le centre de détention de Petrou Ralli (Athènes). Une cinquantaine de personnes se sont rassemblés à l’extérieur du bâtiment. Des échanges avec les personnes incarcérés ont pu avoir lieu via un mégaphone concernants sur les conditions de vie à l’intérieur de Petrou Ralli ainsi que sur les déportations qui ont eu lieu récemment. Des tags ont été laissé sur place ainsi que des tracts sur les voitures et aux bus qui passaient. Après l’intervention, les rues avoisinantes ont été recouvertes d’affiches.

Le 20 avril, une voiture de police stationnée sur l’avenue Patision, a été attaquée à coup de molotov, des affrontements ont eu lieu. Un peu plus tard, vers trois heures du matin, un groupe de personnes a lancé des pierres et des molotov sur des policiers qui se trouvaient à Exarchia, les affrontements ont duré jusqu’à quatre heures du matin.

Infos trouvés sur athens.indymedia.org

& reformulés depuis leur presse

Limoges : Libération de l’inculpé dans l’affaire de la caserne Jourdan à Limoges.

S. inculpé dans l’affaire de l’incendie des véhicules de gendarmerie de la Caserne Jourdan à Limoges est sorti le 8 avril 2019 sous Assignation à Résidence en Surveillance Electronique (ARSE).

L’enquête est toujours en cours. La fin des investigations est estimée à 6 mois.

Le 27 mars 2019, après un an de détention provisoire, a eu lieu l’audience de renouvellement du mandat de dépot criminel de S. devant la Juge des Libertés et de la Détention de Limoges.

Cette dernière a refusé de le remettre immédiatement en liberté sous contrôle judiciaire, jugeant la mesure pas assez contraignante et préférant attendre qu’un bracelet électronique puissent être posé, ce qui n’était possible techniquement que le 9 avril selon l’enquête de faisabilité du Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation d’Amiens. Elle a donc renouvelé le mandat de dépot de 6 mois.

Ce n’est donc que quelques jours plus tard, le 8 avril 2019, suite à une demande de mise en liberté que S. a été libéré sous Bracelet électronique.

Il est assigné à résidence sous surveillance électronique à Amiens pour une durée de 6 mois renouvelable.

Le temps effectué sous bracelet électronique compte comme de la prison.

Il a le droit de sortir de son domicile uniquement le matin de 8h45 à 13h et doit signer deux fois par semaine au Commissariat.
Il a interdiction de sortir du département de la Somme.
Il a interdiction d’entrer en relation avec trois personnes dont les deux de Toulouse qui avaient été mis en garde à vue en même temps que lui le 27 mars 2018.

L’enquête est toujours en cours. La fin des investigations est estimée à 6 mois.
Une commission rogatoire de personnalité est notament en cours. Elle consiste à convoquer à la Gendarmerie des proche de S. pour leur poser des questions sur sa personalité.

depuis https://nantes.indymedia.org

Italie : Rassemblements solidaires

Dimanche 28 avril : rassemblements devant les prisons de Ferrara, Tolmezzo et L’Aquila

Dimanche 28 avril : rassemblements devant les prisons de Ferrara, Tolmezzo et L’Aquila, en solidarité avec les anarchistes emprisonné.e.s.

Prison de Tolmezzo (via Paluzza 77): 14h.
Prison de Ferrara (via Arginone 327): 13h.
Prison deL’Aquila (via Amiternina 3, località Costarelle di Preturo): 13h.

Brisons ce silence de tombe !

La guerre intérieure contre toute forme concrète de dissidence avance vite. Son expression la plus visible est dans la pointe de l’iceberg de la répression : la gestion des prisons.
Les compagnonnes et les compagnons arrêté.e.s lors des dernières opérations répressives ne sont pas seulement enfermé.e.s, comme c’est le cas depuis des années, dans des sections de Haute Sécurité, mais certain.e.s d’entre elles et eux ont été envoyé.e.s, sur décision de administration pénitentiaire, dans des prisons où est présent le circuit du 41bis* – un régime d’isolement total, le top du système pénitentiaire italien pour ce qui est de la torture – qui fat planer son ombre aussi sur les autres sections, créant une atmosphère étouffante. Une chape d’oppression et une situation de menace et de privation constantes. Isolement, livres en nombre limité, papiers et écrits confisqués, parloirs niées, blocage complet de la poste et censure des communications, proposition d’imposer l’interdiction de l’achat des journaux locaux, négation de la possibilité d’être présent.e.s à son procès : des corps et des mots rebelles remplacés par la vidéoconférence… Les condition de chaque compagnon  et de chaque compagnonne sont différentes, mais ce qui est égal pour tout le monde est la tentative de faire passer comme normales des dispositions vexatoires et d’urgence, pour qu’on entende plus une mouche voler.

Allons briser le silence et réfléchissons rapidement à la façon de contrer ces attaques à la solidarité et pas que. Toujours aux côtés de nos compagnonnes et de nos compagnons ! Continue reading « Italie : Rassemblements solidaires »

Florence, opération Panico : mises à jour audience du 18/04 et (énième) nouveau calendrier

Aujourd’hui, [l’audience] a débuté avec la première embrouille : les retranscriptions des experts des interceptions environnementales, qui n’étaient pas complètes (à savoir qu’il manquaient certaines de celles demandées par le proc parce qu’ils se sont trompés en faisant les photocopies demandées) avaient été déposées la semaine dernière, en particulier celle qui est considérée par l’accusation comme la plus « incriminante » pour Paska. Au lieu de « Je leur ai mis une grosse bombe dans la bouche à casapound », l’expert a cependant entendu et transcrit « il est venu pour mettre une grosse bombe etc… ». L’accusation a dû avoir du ressentiment, puisqu’elle a insisté pour que l’expert réécoute le fichier audio et utilise l’aide d’un studio d’enregistrement pour « nettoyer » le bruit. Après ces pressions, l’expert a finalement réécrit cette interception avec l’interprétation de l’accusation, mais il l’a déposée hier à 17h00, et il n’a pas été possible pour la défense de retirer une copie avant ce matin.
La défense a donc demandé un report parce qu’il était impossible de procéder au contre-interrogatoire de l’expert. Le juge a dit quelque chose comme « il n’y a pas le temps », sans répondre formellement à la demande et a commencé l’audience.
Monti, l’expert en question, a fait sa déposition ; à la demande du juge, le fameux fichier audio a été entendu. On n’entendait pas grand-chose, des voix impossibles à distinguer se superposaient, à la fois dans le fichier audio d’origine et presque pire dans le fichier audio « propre ». Il a été écouté à plusieurs reprises. À ce moment-là, Monti a décrit les passages cités plus haut, et quand il a dit sa conclusion, à savoir ce qu’il pensait qui devrait être corrigé parce qu’il avait effectivement dit « j’ai mis une grosse bombe », se sont élevés un applaudissement sarcastique et des voix moins sarcastiques de la salle l’audience, après quoi le juge a fait évacuer les compagnons présent dans la salle, qui ont ensuite été interpellés par les digos dans la zone fumeurs, tandis que les crs qui attendaient un peu plus loin sont entrés dans la salle d’audience. Continue reading « Florence, opération Panico : mises à jour audience du 18/04 et (énième) nouveau calendrier »

Italie : Appel pour le rassemblement à Florence le 20 avril – 16 heures

Résultat de recherche d'images pour "operazione panico"SANS-RÊLACHE POUR L’ANARCHIE

À Florence le 9 mars aura lieu le jugement d’un procès qui voit inculpé.e.s 28 compagnon.nes accusés d’association de malfaiteurs et de différentes attaques anonymes dans des locaux fascistes. Trois de ces compagnons, Paska, Giova et Ghespe, se trouvent depuis un moment en prison, et en plus d’autres accusations, ils sont inculpés pour transport, fabrication et détention de matériel explosif et tentative d’homicide, pour la blessure d’un artificier qui bricolât sans aucune précaution un engin situé devant un lieu fasciste la nuit du 31 décembre 2016. La prison ne leur a pas épargné les provocations et violences, en réponse à une attitude conflictuelle qu’ils ont tenu.

À Trente et Turin deux opérations répressives ont conduit à l’expulsion de l’Asilo Occupato et à 12 arrestations pour chercher à éradiquer les luttes que ces derniers portent en avant. Après les arrestations et l’expulsion, nous sommes descendus dans la rue pour répondre à la répression et prendre de force des espaces d’expression de propre notre rage. Ces derniers jours également, Scripta Manent, procès qui met sous enquête plus de vingt ans d’histoire de l’anarchisme est en train de se conclure avec de dures demandes de condamnation. Dans tous les cas, les intimidations continuent ainsi que la répression vis-à-vis de qui apporte et exprime sa solidarité aux pratiques et individualités anarchistes en procès et en prison.

Les rêves et les pratiques, les possibilités et les réalités anarchistes sont l’habituel bâton dans les roues. L’état en Italie, come ailleurs, cherche à détruite qui continue à faire obstacle à ses projets pour préparer le terrain à un ultérieur tournant autoritaire. Nous vivons une époque où un nombre toujours plus croissant de personnes vivent des expériences oppressives quotidiennes, dans ses formes racistes, patriarcales, et totalitaires, avec le chantage de la prison, risquant d’être enfermé.e.s dans un Centre de Rétention  ou déporté.e.s, de mourir au travail, durant un TSO* ou une rafle, de ne pas trouver les moyens de se séparer d’une relation violente, de vivre des genres et sexualités hors de la norme dans des conditions de marginalité, et plus encore. Selon les logiques de l’état pour maintenir l’ordre et veiller à la continuelle restructuration de l’appareil techno-industriel et coercitif à large échelle, il est nécessaire, entre autres choses, d’enterrer sous des années de prison, qui se bat depuis toujours contre les responsables de tout cela. Continue reading « Italie : Appel pour le rassemblement à Florence le 20 avril – 16 heures »

UN MOIS DE MAI ANARCHISTE

s-m-subversive-may-2019-in-solidarity-with-the-cap-1.jpgCertains pensent que le premier mai est une fête réformiste. En effet, cette date a été récupérée par la gauche et même par de nombreux États. Le 1er mai est officiellement aujourd’hui la fête du Travail, et à ce titre un jour férié dans de nombreux pays, durant lequel on célèbre le dur labeur, et les organisations syndicales (quelles soient anarchistes ou pas) en ont fait leur date principale de l’année, où chacun sort avec son drapeau et sa banderole pour parader dans les rues, en mode carnaval de la gauche.

C’est en fait plutôt drôle que des réformistes célèbrent une date pareille, car le premier mai pour les anarchistes ce n’est pas la fête du travail, mais la commémoration de ce qui s’est passé en mai 1886 à Chicago (États-Unis), lorsque des travailleurs, anarchistes, souvent migrants (allemands, irlandais, italiens, etc.), ont lancé une grève massive pour travailler moins d’heures (les fameuses grèves pour obtenir la journée de travail de huit heures). Dans les journaux de ces anarchistes (certains écrits en allemand, comme le Arbeiter Zeitung) il y avait des appels à prendre les armes contre les patrons et la police, des appels à fabriquer des bombes. Et c’est en effet ce qui s’est passé, les mots n’étant pas que de l’encre à cette époque, et lors d’un rassemblement au Haymarket réprimé très violemment par la police (à l’époque cela veut dire qu’il y a eu des morts) une bombe a été lancée sur des policiers, et un policer fut tué par celle-ci, et sept autres flics furent tués dans la bagarre qui suivit.

Continue reading « UN MOIS DE MAI ANARCHISTE »

Belgique – Rendez-vous quotidien pendant la semaine de procès contre des anarchistes.

Pour les personnes qui voudraient se tenir au courant, soutenir les compagnon.ne.s (inculpé.e.s et autres), démontrer leur solidarité, être là d’une manière ou d’une autre ; un point d’info sera tenu tous les jours de la semaine du 29 avril à 20h à la bibliothèque Acrata**.

Comme cela a déjà été expliqué à différentes reprises, de 2008 à 2014, l’État belge a mené une vaste enquête visant les luttes multi-formes – mais toujours sans concessions – qui s’attaquaient aux centres fermés, aux frontières, aux prisons et à ce monde basé sur l’autorité et l’exploitation.
Initialement poursuivis pour « participation à un groupe terroriste », c’est finalement sous l’inculpation d’ « association de malfaiteurs » que 12 compagnon.ne.s seront jugé.e.s tout au long de la semaine du 29 avril 2019*.

Pour les personnes qui voudraient se tenir au courant, soutenir les compagnon.ne.s (inculpé.e.s et autres), démontrer leur solidarité, être là d’une manière ou d’une autre ; un point d’info sera tenu tous les jours de la semaine du procès à 20h à la bibliothèque Acrata**.
Et comme on n’est pas des cathos, la semaine commencera le dimanche 28 avril avec un premier rendez-vous à 17h pour un apéro/auberge espagnole à la bibliothèque acrata.

Pour un monde sans exploitation ni frontières.
Contre toute autorité,

Persiste et signe !

* Plus d’info sur le contexte de lutte attaqué par l’État, ici : https://lalime.noblogs.org/proces-contre-des-anarchistes-en-belgique/
et, sur le procès en général, là : https://lalime.noblogs.org/files/2016/03/a-propos-du-proces-belgique.pdf
**Acrata – 32, rue de la grande île – 1000 Bruxelles

repris de https://nantes.indymedia.org

Ce qu’ils ne vous disent pas. Liberté pour Tommy

Dans la matinée du mercredi 10 avril, a eu lieu le procès contre Tommy, l’un de nos compagnons qui a tenté de résister à une arrestation policière sous la maison d’un fasciste (qui, les jours précédents, avait fait preuve de quelques lâches provocations) vendredi 5 avril dans l’après-midi. Devant un tribunal militarisé, un groupe de compagnons a exprimé sa solidarité en réaffirmant qu’il est juste d’attaquer la police et les fascistes. Pendant le rassemblement, quelques journalistes ont essayé de rendre hommage à leur travail d’infâmes (bien protégé par la police) et quelques insultes ont volé, surtout pour la célèbre journaliste de « La Provincia » Francesca Morandi, se confirmant comme l’avant-garde des pennivendoli* de notre régime.

Au bout d’une heure environ, la sentence a été prononcée : un an, huit mois et dix jours d’emprisonnement pour Tommy pour des accusations de résistance, dommages aggravés, blessures, menaces et outrage. Dans les prochaines heures, nous verrons si la demande de libération sera accordée, s’il purgera sa peine à domicile ou s’il restera en prison.

Après la sentence, quelques réfractaires de l’autorité ont marché dans les rues du marché, en tractant et en allant trouver le bien-aimé maire Galimberti devant son siège électoral avec une douce musique de protestation. Nous nous sommes également arrêtés à l’endroit où Tommy a été arrêté, réitérant notre complicité avec le compagnon et notre haine pour les fascistes, sans oublier quelques petits cadeaux sur la porte d’entrée de la merde fasciste (un lieu qui s’est magiquement transformé en bar pour la presse locale).

En remerciant tous les amis, compagnons et compagnonnes qui ont apporté leur précieuse solidarité à Tommy, il ne reste plus qu’à réitérer : « …contre les flics et les fascistes, plus de vitres cassées ! Renversons ce monde..Tommy libre ! Tous  et toutes libres ! ».

 

* Pennivendoli : écrivains-vendus, personne qui se met au service de qui lui procurera le plus d’avantages économiques et autres.


Mise à jour :

le juge a rejeté la demande de libération de Tommy.

Pour lui écrire :

Tommaso Fontana C.C. Ca del Ferro Via Palosca 2, 26100 Cremona

 

Tommy libre ! Liberté pour tous !

 

Depuis csakavarna.norg

Contre-attaque

La société dans laquelle nous vivons se prétend pacifiée. Nous gâchons nos vies à travailler pour gagner l’argent qui nous permettra d’acheter des gadgets qui ne nous satisferont jamais, et on espère que nous ne briserons pas la paix sociale. Quand cet ordre est perturbé, les institutions répressives sont appelées à la rescousse. Flics, juges, militaires, CRS, huissiers, etc. : experts de la violence légale.
L’illusion d’une société pacifiée est véhiculée pour nous désarmer, alors que les chiens de garde de cet ordre mutilent, tuent, humilient, emprisonnent, harcèlent…

Cette société démocratique est une société d’oppression, armée d’institutions répressives.
Cette société capitaliste est une société d’exploitation, armée de technologies de surveillance.
Cette société autoritaire mène une guerre contre la liberté.

Quand les institutions les plus violentes et répressives se posent en victimes d’individus qui se rebellent contre les humiliations qu’ils subissent au quotidien, nous ne sommes pas dupes. Ni quand les gens contre-attaquent parce que la police tabasse, encore une fois, dans la périphérie de Lisbonne ou ailleurs. Ou quand les flics, les politiciens et les journalistes se défoulent et répriment en France une rage (vêtue de jaune) qui refuse les compromis et ne bat pas en retraite. Ou quand la démocratie harcèle et punit ses farouches opposants en les traitant de terroristes, de la Grèce à la Belgique ou, lorsque ça ne suffit pas, dresse des listes infinies d’insurgés pour mieux les contrôler, comme en France – réminiscences d’États policiers et dictatoriaux d’un passé pas si lointain que ça. Continue reading « Contre-attaque »

Florence, opération Panico : mises à jour audience du 04 avril et nouveau calendrier

Paska et une douzaine de compagnons étaient présents à l’audience. Au début, Paska a fait une brève déclaration pour l’informer qu’il reçoit ses courriers en photocopie alors qu’il n’est pas soumis à la censure par les autorités judiciaires. Pour cette raison, étant donné la persistance d’une surveillance accrue et ennuyeuse, l’importance de lui écrire est renouvelée afin de lui montrer notre solidarité et notre hostilité à leur égard. Les digos ont ensuite fait leurs dépositions sur l’attribution de l’identité des personnes entrain de communiquer lors de certaines interceptions environnementales.

Puis ce fut au tour des experts nommés par le tribunal. Le médecin légiste a essentiellement soutenu que l’artificier n’a pas subi de blessures potentiellement mortelles et n’a jamais été en danger de mort. L’expert de l’accusation, bien qu’il ait insisté sur le fait que si les éclats de l’appareil avaient touché d’autres endroits, ils auraient pu avoir des conséquences mortelles, a convenu que le danger de mort n’existait pas. L’expert de la défense a approuvé les déclarations du tribunal et, avec l’acquisition des données radiologiques, a confirmé la distance entre les éclats et les parties vitales et la non létalité absolue de l’appareil. La conclusion sensiblement partagée est donc que, puisqu’il n’y avait pas de danger de mort, il est possible de parler au maximum de blessures très graves. Continue reading « Florence, opération Panico : mises à jour audience du 04 avril et nouveau calendrier »

Italie : Un après-midi agité à Crémone

Samedi après-midi, un compagnon de Crémone a été arrêté par trois voitures de police et deux digos devant la maison d’un fasciste. Au cours des derniers jours, ce dernier avait fait l’objet quelques provocations.

Les flics ont essayé d’embarquer le compagnon et il a été jeté à terre alors qu’il refusait d’entrer dans l’une des voitures de police. S’en est suivi une altercation, lors de laquelle une vitre d’une voiture des merdes en uniforme a volé en éclats. Les flics ont également utilisé le spray au poivre contre une personne qui avait déjà été menottée. [Le compagnon] emmené, un rassemblement de solidarité s’est formé devant le commissariat de Crémone, afin de ne pas laisser seule la personne arrêtée.

Le soir, par l’intermédiaire de l’avocat, nous avons appris que pour notre compagnon l’arrestation pour résistance, dommages, blessures, port d’objets susceptibles de blesser et menaces avait été confirmé. Le soir, une salutation chaleureuse aux prisonniers de Crémone a brisé la monotonie de ce lieu de torture, en espérant que la personne arrêtée ait entendu de l’intérieur.

Aujourd’hui, samedi, notre compagnon est passé en comparution immédiate. Devant le tribunal, un rassemblement de solidarité a réaffirmé qu’il est juste de s’opposer aux fascistes et à la police. Le juge a ordonné une nouvelle audience pour le mercredi 10 avril. Ce sera une autre occasion d’apporter un peu de solidarité à Tommy qui restera en prison au moins jusqu’à la prochaine audience.

Rester outré à regarder indigné les horreurs de la petite brute* [du ministère] de l’intérieur Salvini, dans la continuité du flic manqué Minniti, les morts en Méditerranée, le fonctionnement des lagers de l’Etat appelées CPR [CRA], les congrès nazis des guignols de Vérone (1) et la haine raciale de certains à Torre Maura (2) n’a pas de sens pour nous. C’est pourquoi toute notre solidarité et notre complicité vont à Tommy. Notre cœur est avec toi.

Nous savons que les temps sont durs pour qui veut tenter de renverser ce monde, mais notre passion pour la liberté est plus forte que toute autorité.

Plus de vitres des voitures de police brisées !

Tommy libre ! Tutte libere !

des anarchistes

depuis https://csakavarna.org


(1) Récemment à Vérone, les 29/30 mars, a eu lieu la 13ème édition du Congrès mondial des familles, qui réunissait toute la clique réactionnaire anti-avortemment & en faveur de la défense de « la famille naturelle », avec le soutien du ministre de l’intérieur Matteo Salvini. La ville de Vérone avait déjà fait parler d’elle, se déclarant officiellement «Ville pro-vie», s’engageant notamment à financer des associations pro-vie et de soutien à la parentalité.

(2) Lors d’un rassemblement contre la venue de familles roms dans le quartier de Torre Maura (au sud-est de Rome), les manifestants ont accueillit les nouveaux habitants aux cris de “Italia, fascismo, rivoluzione” et par le salut romain. Afin de les empêcher de s’installer dans un centre d’accueil, une voiture des responsables du centre a été brûlée, sous les cris et insultes racistes, des poubelles ont été renversées et brûlés pour créer des barricades et les sandwiches qui leur étaient destinés ont été piétinés et détruits.

* « Bullo » en italien : personnage ridicule et brutal

Italie : Anna, Agnese et Silvia transférées

Anna, Agnese et Silvia  ont été transférées de Rebibbia à L’Aquila.

Pour leur écrire : CC de l’Aquila, Via Amiternina n.3, località Costarelle di Preturo, 67100 L’Aquila.

tutte libere!

depuis roundrobin.info


Notes

Anna Beniamino (Op. Scripta Manent), Agnese Trentin (Op. Renata), Silvia Ruggeri (Op. Scintilla)

Nico (Op. Scintilla) lui est sorti de taule avec l’obligation de pointer au commissariat le plus proche de chez lui.

(Milan) No Expo : cinq compagnons ne seront pas condamnés en Italie

Le tribunal de Milan, a « acquitté » cinq anarchistes grecs accusés de « dévastation et pillage » dans le cadre des affrontements survenus le 1er mai 2015 lors de l’inauguration de l’Expo à Milan, car ceux-ci avaient déjà été jugés et condamnés dans leur pays d’origine à 2 ans et 5 mois pour ces mêmes faits (mais pour des infractions mineures ce type d’accusation n’existant pas dans le code pénal grec). 
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Les juges grecs avaient déclaré qu’il n’existait pas de responsabilité collective mais seulement une responsabilité personnelle et qu’il n’y avait pas suffisamment d’éléments d’accusation pour les arrêter et les renvoyer en Italie. La cour d’appel d’Athènes a alors rejeté la demande d’extradition présentée par les tribunaux de Milan..

Corteo No Expo, Milano (Ansa)Le tribunal a appliqué le principe Non bis in idem (signifiant textuellement : pas deux fois pour la même [chose], vous ne pouvez pas êtes jugé deux fois pour les mêmes incidents).

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Reformulé depuis la presse

Paris – Rassemblement après les arrestations devant le centre de rétention de Vincennes

Résultat de recherche d'images pour "incendie vincenne"Rendez-vous lundi 25 à 19h devant le commissariat du 12e arrondissement de Paris en solidarité avec deux personnes interpellées à la suite d’un parloir sauvage au centre de rétention de Vincennes.

Aujourd’hui dimanche 24 mars, nous avons fait un parloir sauvage (rassemblement pour communiquer avec les gens de l’intérieur) devant le centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes, où des détenus sont en grève de la faim depuis mercredi (vous pouvez trouver leurs deux communiqués ici et ).
Deux personnes ont été interpellées par la police et placées en garde-à-vue.

Solidarité avec tou-te-s les enfermé-e-s!

Rassemblement de soutien lundi 25 mars à 19h devant le commissariat du 12e, où se trouvent les personnes arrêtées (80 avenue Daumesnil métro Gare de Lyon).

A bas les CRA!
Liberté pour tou-te-s!

depuis PLI


MAJ :

Suite aux arrestations deux compagnons italiens ont été incarcérés au CRA de Vincennes. Ils sont accusés de menace à l’ordre public et ont reçu une interdiction territoire de 3 ans en fRance.

Trois compagnonnes italiennes avaient déjà été emprisonnées en CRA suite à une action à Calais en 2016.

lu sur hurriya.noblogs.org

Op. Panico : Paska transféré à Viterbo

Paska a été transféré à la prison de Viterbo, connue pour son régime particulièrement violent vis à vis des détenus.

Pour lui écrire :

Pierloreto Fallanca, Casa Circondariale Mammagialla
Strada Statale, Str. Santissimo Salvatore, 14/B, 01100 Viterbo VT

 

Lu sur freccia.noblogs.org


Op. Renata : Mise à jour au 20 mars

 

Les juge des libertés et de la détention ont décidé que les accusations de terrorisme ne tiennent pas; à savoir l’article 270bis (association avec finalité de terrorisme) et les circonstances aggravantes. Le délit contesté à ce point est défini par l’article 270 à savoir l’association subversive. Quoi qu’il en soit, les compagnonnes et les compagnons restent pour le moment en prison.

Liberté pour tous, liberté pour toutes !

depuis roundrobin.info

Procès contre des anarchistes en Belgique

Activités à venir en solidarité avec les compagnons poursuivis par l’État belge

De 2008 à 2014, l’État belge a mené une vaste enquête visant les luttes multi-formes – mais toujours sans concessions – qui s’attaquaient aux centres fermés, aux frontières, aux prisons et à ce monde basé sur l’autorité et l’exploitation. Dans son collimateur : la bibliothèque anarchiste Acrata, des publications anarchistes et anti-autoritaires (Hors Service, La Cavale et Tout doit partir), des dizaines de tracts et affiches, une bonne centaine d’actions, d’attaques et de sabotages… bref, la lutte contre le pouvoir sous ses différentes expressions.

Initialement poursuivis pour « participation à un groupe terroriste », c’est finalement sous l’inculpation d’« association de malfaiteurs » que 12 compagnons seront jugés tout au long de la semaine du 29 avril 2019.

- Dimanche 24 mars – 17h00 – Passiflore (boulevard du Jubilé 180, 1080 Molenbeek)
Les plantes comme alliées précieuses pour nos luttes ici

- Mercredi 27 mars – 19h00 – l’Agitée (rue Gaucheret 114, 1030 Schaerbeek)
Retour sur la lutte contre la construction d’un centre fermé à Steenokkerzeel ici

- Dimanche 31 mars – 14h00 – l’Agitée (rue Gaucheret 114, 1030 Schaerbeek)
Discussion luttes et enfants ici

- Lundi 1 avril – 19h00 – Acrata (rue de la Grande Île 32, 1000 Bruxelles)
Les « mesures particulières de recherche » de l’État belge ici

- Jeudi 4 avril – 18h00 – NOVA (rue d’Arenberg 3, 1000 Bruxelles)
Projections et souper en soutien à la Lime ici

- Lundi 8 avril – 19h00 – L’Anarchive (avenue Buyl 131, 1050 Ixelles)
Projection du film Point.s de Fissures ici

vu sur bxl.indymedia.org

voir aussi : https://bxl.indymedia.org/spip.php?article23212

Castaner annonce son intention d’utiliser les marqueurs chimiques dès samedi prochain

Parmi les mesures anti-émeute annoncées lundi par le Premier ministre suite aux réjouissances de samedi sur les Champs-Elysées, figurent les marqueurs chimiques de vêtements mais aussi de peau, cheveux, poils, etc (il s’agit de deux techniques différentes).

-« Testés depuis plusieurs mois, les produits marquants codés (PMC) font partie des « moyens nouveaux » listés lundi par le Premier ministre pour identifier les casseurs.

Ils font partie des « moyens nouveaux » dégainés par Édouard Philippe pour lutter contre les casseurs après le saccage des Champs-Elysées ce week-end pendant l’acte 18 des Gilets jaunes. Les produits marquants codés, ou PMC, censés permettre d’identifier plus facilement les auteurs de dégradations, selon le Premier ministre, seront utilisables « dès la semaine prochaine », a assuré ce mardi matin le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, sur France Inter. »

(http://www.leparisien.fr/faits-divers/les-produits-marquants-nouvelle-arme-pour-suivre-les-casseurs-a-la-trace-19-03-2019-8035257.php?fbclid=IwAR1AFYLO78TFof_MxjHukqwZSMAS1Mi6i3duJB1WrByYtyvmxLO6MqfZXFI)

Aussi : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2019/03/19/01016-20190319ARTFIG00101-manifestations-des-gilets-jaunes-qu-est-ce-que-le-marquage-code-evoque-par-le-gouvernement.php

https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-19-mars-2019 (Castaner sur France Inter).

Et aussi :

Brèves « Gilets jaunes », France : L’Etat alourdit son arsenal anti-insurrectionnel après les émeutes du 16 mars

Op. Scintilla – Niccolò transféré à Ivrea

Nous apprenons que Niccolò, détenu dans le cadre de l’opération Scintilla, a été transféré à la prison d’Ivrea.

Pour lui écrire :

Niccolò Blasi c.c. Ivrea corso Vercelli 165, 10015 Ivrea (To)

 

vu sur roundrobin.info


MAJ

Italie – Opération Scintilla : Nico encore transféré

 

Niccolò Blasi, anarchiste arrêté le 7 février dans le cadre de l’opération répressive « Scintilla« , qui a mené à l’expulsion de l’Asilo occupato à Turin et à l’arrestation de six personnes (dont deux sorties par la suite, parce que l’accusation d’ »association subversive » est tombée), a été transféré à nouveau, cette fois depuis Ivrea vers Cuneo.

L’adresse pour lui écrire :

Niccolò Blasi
Casa Circondariale di Cuneo
via Roncata 75
12100 Cuneo (Italie)

Traduit de roundrobin.info par attaques.noblogs.org

Op. Panico (Florence, Italie) – Des nouvelles de l’audience du 12 mars 2019

Aujourd’hui a eu lieu une audience relative à l’expertise de la défense. Les consultants légistes, l’experte en explosif et de nouveau la généticienne de l’accusation ont fait leur déclarations, avec le contre-interrogatoire de la défense. Afin de ne pas ennuyer, un résumé détaillé ne sera pas écrit, mais en substance, cela s’est plutôt bien passé, l’accusation ne semble pas avoir fait une bonne impression. En conclusion, les juges ont décidé d’ordonner des expertises avec leurs experts « super partes* », tant en ce qui concerne la génétique médico-légale (probablement l’ADN de Ghespe, qui n’a encore jamais été analysé), que la biologie statistique (vu les doutes apparus en ce qui concerne l’analyse statistique de données qui ne devraient pas être valables à des fins de preuve) et par rapport à l’expertise médico-légale. Les audiences ont donc été reprogrammés comme suit :

14 mars – désignation officielle des experts du tribunal, de l’accusation et de la défense

4 avril – examen (ils seront interrogés sur leurs expertises au tribunal, ndt) des experts; déposition de l’accusation sur les écoutes environnementales (qui doivent encore être déposées)

11 avril – plaidoirie de l’accusation / des parties civiles

12 et 18 avril – plaidoirie de la défense

Les dates des reconstitutions et du jugement seront probablement fixées ultérieurement.

depuis panicoanarchico.noblogs.org

 

* hors de tout parti pris : soit disant neutres  …

Calais, France : Tentative de passage en force de la frontière

Dans la soirée du samedi 2 mars, près de 100 migrants ont réussi à entrer de force dans le port de Calais et la moitié d’entre eux est parvenue à grimper à bord d’un ferry. Pour ce faire, ils ont saisi l’occasion de la marée haute pour s’y introduire. Au moins 46 d’entre eux ont été interpellés par les flics.

« À 10h30 dimanche, les sapeurs-pompiers du GRIMP (Groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux) étaient toujours sur place pour tenter de faire descendre « une petite dizaine de migrants », regroupés « sur une passerelle exposée en plein vent à plusieurs dizaines de mètres de hauteur » à l’extérieur de la cheminée du ferry, a indiqué Jean-Philippe Vennin, sous-préfet de permanence pour le Nord et le Pas-de-Calais. Les migrants, qui espéraient rejoindre le Royaume-Uni, avaient pénétré dans l’enceinte du port samedi entre 21h15 et 21h30. Une cinquantaine d’entre eux avaient réussi à monter dans le « Calais Seaways », un ferry de la compagnie DFDS, « en provenance de Douvres et qui venait d’accoster », au moyen d’une échelle d’entretien et en raison de la marée haute, selon Jean-Philippe Vennin. Tombés à l’eau lors de leur tentative, deux migrants avaient été repêchés par les pompiers » (Europe 1, 3 mars 2019).

Le trafic des bateaux a été temporairement perturbé. Au moins deux ferrys ont dû patienter au large, « le temps de sécuriser » la zone, puis ont pu reprendre leur route. (20 Minutes, 3 mars 2019)

Repris de sansattendre.noblogs.org

Comme une étincelle à travers la gorge – compil de textes sur les opérations répressives en Italie

Compile de textes traduits de l’italien sur les deux opérations répressives à Turin, Trento, Rovereto en début d’année 2019.

Les traductrices ont fait le choix de sortir des infos du tac-au-tac : cette petite brochure est vouée à servir de support pour des initiatives de solidarité en milieu francophone. Faite par-ci, par-là au début du mois de mars. Les textes sont tirés de diférents sites. Entre autres : www.autistici.org/macerie et roundrobin.info.

Pour télécharger la brochure https://nantes.indymedia.org/system/file_upload/2019/03/15/13965/comme.une.etincelle_v1_-_copie.pdf

Repris d’Indy Nantes

Espagne : La compagnonne Lisa transférée en Catalogne – 13 mars 2019

Lisa a été transférée en Catalogne.
Mercredi 13 mars, nous avons reçu un appel de la compagnonne le soir même affirmant qu’elle avait été transférée en Catalogne, plus précisément à Brians I.

Son régime de détention reste le même qu’à Soto del Real, second degré, sans écoute des communications téléphoniques, ni restriction de courrier et sans être à l’isolement.

Nous continuons d’encourager à écrire et à continuer de rendre la solidarité latente.

Lisa Dorfer C.P Brians I, Carretera de Martorell a Capellades, Km 2308.635, Sant Esteve Sesrovires, España

Traduit de l’espagnol de Contramadriz, par sansattendre.noblogs.org

Op. Renata (Trentin) : transfert de quelques compagnon.nes

Des compagnon.nes de Trente ont été transférés :

Adresses MAJ:

Agnese Trentin
CC Di Rebibbia Femminile
Via Bartolo Longo, 92
00156 Roma

Roberto Bottamedi, Luca Dolce, Giulio Berdusco,
Via Paluzza, 77
33028 Tolmezzo

Nicola Briganti, Andrea Parolari,
C.C di Ferrara
Via Arginone, 327
44122 Ferrara

 

depuis roundrobin.info


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Zurich (Suisse) : Deux lettres du compagnon anarchiste incarcéré 

1er Mars 2019, Prison de Zurich

Chers compagnons, chers amis

Un mois s’est écoulé depuis que, le 29 janvier, j’étais en route en vélo pour le boulot et je venais de tourner de la Langstrasse dans la Josefstrasse, lorsqu’une voiture en civil m’a contraint à m’arrêter et que deux autres flics en civil en vélo me sont tombés dessus par derrière. Il y avait parmi eux une femme dont je me souviens qu’elle m’avait suivi jusqu’à chez moi il y a peu. Ensuite nous sommes partis, en compagnie d’environ 15 autres hôtes non invités, pour une dernière visite dans mon appartement, ma voiture et la bibliothèque anarchiste, où ont entre autres été saisis des supports de données électroniques et des documents.

A présent, j’ai donc atterri dans cette autre dimension, constituée de pièces étroites, de mobilier sommaire, de longs couloirs, de barreaux, encore et toujours des barreaux et des portes en métal, dont l’ouverture et la fermeture dictent le rythme quotidien. Séparé des lieux et des personnes familières juste par quelques centaines de mètres, mais par la violence de toute une société qui préfère un régime de murs et de lois au règne de la liberté et de la conscience. Dehors, nous aimons rêver, expérimenter, nous rebeller, la dignité blessée par les ignominies sur lesquelles repose ce monde, peu à peu nos expériences et nos découvertes se tissent jusqu’à former une vision d’ensemble et nous prenons en compte, en pensée et en acte, les conditions de la domination pour nous en libérer, rejetant sans cesse le catalogue des modèles pré-établis, y compris anarchistes. C’est ainsi que nous développons, comme allant de soi, un projet révolutionnaire, dans lequel la théorie et l’action ne cessent de se lancer des défis et de s’entremêler, nous pouvons nous sentir grandir et nous pensons presque pouvoir embrasser le monde, pourtant crac!, en un instant tout peut se réduire à quelques mètres carrés. Chaque anarchiste le sait et l’a toujours plus ou moins présent dans un coin de la tête. L’existence de cette possibilité, particulièrement emblématique du noyau essentiel de cet ordre social est justement une raison de ne pas faire de notre vie dehors déjà une prison : de conventions et de préjugés, de compromis progressifs et de satisfactions volatiles, qui nous permettent d’arriver au lendemain, de faire contraint et de la peur qui cherche à nous diminuer à nos propres yeux. Continue reading « Zurich (Suisse) : Deux lettres du compagnon anarchiste incarcéré « 

[Turin] Bloquons la ville !

Bloquons la ville ! Manifestation à Turin le 30 Mars

BLOQUONS LA VILLE !

Ils font la guerre aux pauvres et ils appellent ça requalification.
Résistons contre les proprios de la ville !

Gouvernements et proprios essayent de nous étouffer avec une normalité faite de guerres, militarisation des villes, conditions d’exploitation de plus en plus dures, traque aux immigrés et haine entre les pauvres.

Ils veulent se débarrasser de celleux qui cherchent à lutter contre la dégradation des conditions de vie et qui tentent de subvertir cet ordre social. C’est le cas des 13 compagnon.ne.s arrêté.e.s en février dernier.

Continuons à résister et à lutter !

GIADA, SILVIA, ANTONIO, LORENZO, NICCO, BEPPE, POZA, STECCO, NICO, AGNESE, SASHA, RUPERT, GIULIO :

LIBERTÉ POUR TOUS ET TOUTES !

SAMEDI 30 MARS 2019 MANIFESTATION A TURIN

 

 

 

 

 

 

 

 

[reçu par mail]

Turin (Italie) – Les oreilles de Mme Petrotta

À force d’avoir les oreilles qui sifflent, le problème a finalement été trouvé et résolu. Les longues oreilles de la police et du procureur Pedrotta sont celles qui ont écouté secrètement les voix de la vie quotidienne et les mots échangées dans la cuisine du logement situé au cinquième étage de la maison occupée au 45 Giulio Cesare pendant deux ans et demi. Ce sont ces micros qui ont rassemblé des enregistrements, transcrits plus tard dans les dossiers de la dernière enquête, apportant la preuve que les personnes inculpées se connaissaient, parlaient ensemble régulièrement, s’inquiétaient de la création d’une base de données ADN et de l’impossibilité de résister au prélèvement, discutaient de la rédaction d’un texte à publier ou discutaient de ce qui les regardent.

À force d’écouter et de fourrer le nez dans la vie d’autrui on espère, au moins, que Mme Pedrotta, ait avalé de  travers ou qu’elle ai loupé la marche.

 repris de macerie

Opération Renata (Italie) – Demande de libération rejetée pour les compagnons arrêtés le mois dernier

Le tribunal des « riesame » (JLD) a statué et confirmé toutes les mesures préventives. 6 personnes sont actuellement en détention, et une assignée à résidence.

Selon la presse, 4 seraient sous le régime du 41 bis (régime spécial de haute sécurité qui suspend les conditions ordinaires de détention, mis en place à l’origine dans le cadre de la lutte antimafia, élargi ensuite au « terrorisme » : avec par exemple des restrictions ou contrôle du courrier et des visites, aucun contact avec les autres détenus, promenade d’une heure par jour…).

Quatre d’entre sont tenus responsables d’association subversive à finalité terroriste, tandis que trois d’entre eux d’attentat à finalité terroriste.

Les merdias porte-paroles dévoués des flics parlent également de fabrication de faux documents d’identité et de liens avec des réalités analogues en Italie, Suisse, Grèce et Espagne.

Pour rappel les compagnon.nes sont accusé.es de différentes attaques :

– contre le laboratoire de mathématiques industrielles et de cryptographie de l’Université de Trente;

– contre une filiale d’Unicredit, avec engin explosif;

– l’incendie d’une antenne relais, dans la région de Monte Finonchio. (des dispositifs utilisés pour la transmission des carabiniers, dont les dommages ont entraîné une interruption temporaire des liaisons radio);

– la tentative d’incendie de neuf véhicules de la police municipale;

– une attaque à l’explosif au siège de l’agence de travail temporaire Randstad;

– et la mise en place de deux engins explosifs, dont un seul a explosé, près du siège de la « Lega »  à Ala (la veille de la venu de Salvini).

Une manifestation a lieu samedi 16 mars à 15h, à Trente, en solidarité avec les personnes inculpé.e.s.

reformulé depuis la presse

Bologne (Italie) – Délires policiers

Ce n’est pas une nouveauté le climat d’un point de vue sécuritaire et répressif est plutôt pesant ces jours-ci. Ça ne l’est pas non plus que Bologne sous cet aspect ait été de nombreuses fois une ville exemplaire, ceci étant dit, les policiers locaux parviennent encore parfois à surprendre. Dans la soirée du jeudi 7 mars, vers 21 heures, une patrouille des Digos, après avoir remarqué quelques visages familiers près d’un parc de la ville dans le quartier de Bolognina, juge bon de dépêcher une patrouille sur place. En quelques instants, on entends les sirènes des patrouilles venant de partout, percevant toute cette agitation, quelqu’un décide naturellement de s’éloigner de la zone, car avoir à faire aux uniformes est tout sauf agréable. Les flics lancent alors une véritable chasse à l’homme qui dure plus de deux heures, au cours desquelles au moins cinq patrouilles et deux voitures de la Digos plus quelques-uns circulant à pieds à toute vitesse allées et venues et sirènes hurlantes tournant dans le quartier à la recherche de visages connus.

Ce petit cirque se terminera par au moins dix personnes arrêtées, certaines même plusieures fois, dans différentes rue de la zone et des perquisitions. Les perquisitions n’ont rien donné.

Outre l’énorme disproportion entre les moyens, les objectifs et les résultats de cette opération délirante, on pourrait revenir sur la stupidité des déclarations de ces délirants en uniforme lors des perquisitions, liées, entre autres aux vêtements et à l’âge des personnes arrêtées, ou au nombre élevé de femmes parmi eux, mais peut-être vaut-il mieux ne pas s’arrêter là dessus.

Si ces sujets n’étaient pas relégués au maintient de l’ordre établi par la force, défendant les riches et les patrons, en l’occurance, en tuant, violant, frappant et emprisonnant, ils pourraient très bien être traités pour ce qu’ils sont fondamentalement :  des couillons.

À ces derniers, nous disons que ces bouffoneries spectaculaires plutôt que d’intimider les rendent ridicules; à tous ceux qui n’ont pas de sympathie pour eux, en revanche, nous vous invitons plutôt être attentifs lorsque vous vous promenez le soir près des parcs et des jardins publics parce que la chasse à l’homme est au coin de la rue.

C’est comme ça ces jours-ci. Nous le garderons en tête.

Des anarchistes

depuis roundrobin.info

De nouvelles actions en solidarité avec les arrêté.e.s de Turin et de Trente

* Athènes : Action à l’école italienne en solidarité avec l’asilo et les arrêté.e.s de Trente et de Turin

post imageDans la nuit du jeudi 07/03, nous avons tagué et laissé des tracts à l’école italienne d’Athènes. Nous avons agit en solidarité avec l’expulsion de l’asile par l’État italien et en solidarité avec les compagnon.nes touché.e.s par l’opération Renata.

Le terroriste c’est l’Etat
Feu à toutes les prisons et aux centres de détentions
La solidarité est notre arme

* Rome : Un DAB saboté en solidarité

 “Aïe”, a dit la vitrine, mais le DAB n’a pas répondu, car on lui avait fermé la bouche.

Dans la nuit du 7 mars, on a blessé une vitrine et mis hors service le DAB d’une agence de la banque Intesa San Paolo, en solidarité avec les compagnon.ne.s de Turin et avec toutes les personnes qui luttent chaque jour.
Contre les frontières.
Contre les cages.
Contre le patriarcat.
Contre la gentrification.
Contre chaque état, chaque chef, chaque mari, chaque parti.

 

traduit de roundrobin.info par attaque.noblogs.org

Turin (Italie) – Procès Scripta Manent : Les requêtes du parquet

Les condamnations demandées par le Procureur Roberto Maria Sparagna, du parquet de Turin, pour les inculpés du procès Scripta Manent sont :

– Alfredo Cospito : 30 ans
– Anna Beniamino : 29 ans
– Nicola Gai et Danilo Cremonese : 10 ans
– Carlo Tesseri : 8 ans et 3 mois
– Alessandro A. , Francesca G. : 8 ans
– Gioacchino Somma : 7 ans et 6 mois
– Patrizia Marino : 7 ans et 3 mois
– Gabriel Pombo Da Silva, Stefano Fosco, Elisa Di Bernardo : 7 ans
– Valentina Speziale, Marco Bisesti, Pasquale Valitutti, Omar Nioi, Erika Preden, Alessandro Mercogliano, Daniele, Stefano, Claudia, Sergio : 6 ans et 6 mois

Aucune circonstance atténuante n’a été retenue pour personne, ni aucune récidive.

traduit par attaque depuis Croce Nera Anarchica  (https://www.autistici.org/cna/2019/03/06/scripta-manent-richieste-di-condanna-del-pm/)

Trente : six micros et une caméra retrouvés

A la suite de « l’opération Renata » qui a conduit à l’arrestation de sept compagnons et compagnonnes et à une cinquantaine de perquisitions pour la plupart à Trente et à Rovereto, mais aussi à Rome, à Naples et à Cagliari, nous avons décidé de contrôler nos habitations, à la recherche d’oreilles ennemies. 

En fouillant dans les boîtiers de prises et d’interrupteurs, nous avons trouvé 6 dispositifs accoustiques, des puces avec microphones, batterie, sim et carte mémoire (la sim et la carte mémoire étaient présentes dans chacunes sauf pour une).

Deux d’entre eux étaient situés à deux endroits différents du salon, l’espace commun de la maison. Un autre se trouvait dans le couloir qui mène de l’entrée aux chambres et au reste de la maison, les trois dernièrs ont été trouvés dans les chambres personnelles, une pour chaque chambre.

En cherchant mieux, nous avons remarqué qu’un micro placé au-dessus de l’interphone dans le couloir (celui sans carte sim ni carte mémoire) était équipé d’un canal de transmission vidéo. Nous avons découvert que les câbles étaient connectés à l’interphone, à l’intérieur duquel une caméra avait été montée avec un travail très précis. Comme le montrent les photos ci-dessous, l’objectif de la caméra pouvait observer à travers un petit trou déjà présent dans la structure d’interphone légèrement travaillé pour être adapté à l’appareil. Ce qui permettai aux flics de contrôler l’entrée de la maison, le couloir et même les portes des chambres privées des locataires.

C’est la deuxième fois que nous trouvons une caméra dans une maison habitée par des compagnons, ce qui montre un clair saut en avant en matière de répression.

Non seulement au téléphone, dans la voiture, pendant les assemblées, à la maison, mais également surveillé chez nous minute après minute et allant même jusqu’à écouter l’intimité de nos chambres à coucher.

Ces découvertes ne font que nourrir notre colère et notre haine pour la Digos et la Ros, ce à quoi nous voudrions dire qu’il ne suffira pas de nous observer de plus près et de nous faire sentir le souffle dans le cou pour nous faire peur et nous faire revenir sur nos idées.

des compagnons et compagnonnes espionnés

ci-dessous quelques photos des dispositifs :

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