Lesbos (Grèce) : Incendie et révoltes dans le camp de la Moria (MAJ)

Grèce : émeutes dans un camp de réfugiés après un incendie meurtrierHier, un incendie à provoqué la mort d’au moins deux personnes dans le camp de la Moria situé près des côtes turques. Ce camp, le plus grand d’Europe, possède une capacité maximale est 3000, à ce jour environ 13000 personnes y vivent. C’est dans ce camp appelé « hotspot » par les autorités que les migrant.e.s sont enregistrés et triés à leur arrivée entre « réfugiés » et « migrants économiques » (qui se retrouvent alors expulsés).

Des émeutes ont ensuite été déclenchés notamment par l’arrivée tardive des secours sur place ce qui aurait exacerbé la colère des personnes vivant dans le hotspot. Certain.es ont aussi tenté de s’échapper à ce moment-là. Trois escadrons supplémentaires de MAT (CRS) ont été envoyés sur place.

Reformulé depuis la presse


Aujourd’hui, 1er octobre, des centaines de personnes tentent de quitter le hotspot de Moria à Lesbos pour se rendre dans la ville de Mytilene. Bloqués par différents services de police anti-émeute, ils continuent à protester avec des cris et des pancartes, demandant à quitter immédiatement « l’enfer de Moria » pour pouvoir rejoindre Athènes et, de là, continuer le voyage vers les autres pays européens.
A 18 heures à Mytilene, une manifestation appelée par les collectifs de l’île est prévue.

Depuis hurriya.noblogs.org

Les camps sous le ciel

Résultat de recherche d'images pour "surrealisme bouche"La tradition des opprimés nous enseigne que l’état d’exception dans lequel nous vivons est la règle. Nous devons parvenir à une conception de l’histoire qui corresponde à ce fait.

Benjamin Walter

Le droit est un immense dispositif qui crée l’exclusion, qui se fonde sur l’exclusion, et pourtant contre toute sorte d’exclusion le chœur de la protestation ne fait que demander des droits, espérant que le ciel du Droit s’étende à des terres toujours nouvelles. La démocratie est précisément conçue comme cette conquête progressive de nouveaux espaces. C’est pour cela que celle-ci n’est pas seulement défendue, mais aussi exportée. Le ciel de la reconnaissance juridique doit chaque jour couvrir de plus en plus les possibilités et les aspirations des individus. Un individu qui détient des droits est un citoyen, c’est-à-dire un être qui a droit à la citoyenneté dans la Cité démocratique.

Nombreux sont ceux qui avec les intentions les plus diverses, souhaitent un renouveau de la démocratie. Du haut des ruines des métropoles, on peut voir ce qui reste de la soi-disant communauté de citoyens. Les catégories de la politique ont été bouleversées par les événements du siècle dernier. La volonté générale, la nationalité, la souveraineté du peuple, tout cela est entrain de s’effondrer avec cet État-nation qui en était le fondement. La trinité ordre-nation-territoire s’est brisée. Les théoriciens employés par la démocratie se sont rendus compte qu’il faut dissocier le concept de citoyenneté de celui de souveraineté. La souveraineté est toujours une sorte d’investiture divine, et l’individu assujetti au pouvoir souverain est toujours un sujet, tandis que l’idéologie démocratique veut un pouvoir laïque et d’authentiques citoyens. Le souverain, depuis l’archaïque droit romain, est celui qui peut décider de l’état d’exception, c’est-à-dire, qui peut créer ou suspendre les lois. C’est lui qui définit l’espace politique que la loi fonde et soutient, ainsi que le champ dont elle est temporairement absente (temporalité qu’il décide lui-même). Que cet état d’exception – « d’extraterritorialité » vis à vis du Droit – soit une composante essentielle du pouvoir souverain, est démontré non seulement par le fait que chaque ville a ses barbares (ses étrangers), mais aussi par l’opposition entre peuple et population. L’espace politique n’est pas l’espace qui accueille tous ceux qui y vivent (ou qui y naissent, selon l’étymologie du mot nation), mais plutôt le domaine des sujets du roi, de ceux que le souverain (puis l’État) considère comme son propre corps politique et représente légalement. Les autres, les barbares, les étrangers, les indésirables, vivent séparément (dans d’autres frontières de l’errance). Ils participent au Droit à l’inverse, en tant que Norme [entendue comme règle, législation, ndt] suspendue (bien que matérielle sous forme de murs et de clôtures). Quand la démocratie, de la polis des citoyens adultes, libres et masculins – comme dans la classique Athènes – est passée au modèle de la souveraineté comme représentation de la multitude (du XVIIIème siècle), seules les colonies intérieures où furent enfermés des exclus de l’université démocratique du ciel de ses droits, changèrent. Le « peuple » devient le sujet de l’État-nation (le pouvoir même, dans l’acte de s’auto-légitimer, recevra l’investiture de la « souveraineté populaire »), même si elle constitue la masse de qui en subit simplement sa domination. Continue reading « Les camps sous le ciel »

Un mois d’août à Tenerife

plage mer côte arbre le sable océan horizon plante ciel le coucher du soleil palmier rive vague vent crépuscule soir paume baie plan d'eau Tenerife Tropiques cap les îles Canaries Plante ligneuse Sont des échelles Famille de palmiersEn ce mois d’août dans les Canaries espagnoles, l’île de Tenerife est bien entendu pleine à craquer de touristes. Fière de compter la plus forte concentration d’hôtels 5 étoiles en Europe à Adeje, dans le sud de l’île, Tenerife abrite aussi un centre de rétention (CIE, Centro de Internamiento de Extranjeros). Il est situé loin des regards, à Hoya Fría, en banlieue de Santa Cruz. D’un côté il y a ces masses d’étrangers munis des bons papiers et d’un portefeuille bien garni qui viennent polluer le parc naturel au pied du volcan pour tenter d’oublier leur servitude volontaire, d’un autre il y a des étrangers d’un autre style.

Ceux-là, bien moins nombreux et de loin, sont enfermés de long mois entre des murs barbelés, tabassés et humiliés parce que trop pauvres et dépourvus du petit papier nécessaire pour franchir les frontières de la riche Europe. Les uns ont pris le risque de se voir refuser un bagage trop volumineux à l’aéroport, les autres de sombrer avec leurs frêles embarcations. Les uns s’en vont mourir à petit feu de cancers de la peau sur le sable noir, les autres crèvent directement en Mer Méditerranée (2.300 en 2018 et 3.100 en 2017, bilans officiels) devant une frontière militarisée en fuyant guerres et misère. Continue reading « Un mois d’août à Tenerife »

Plaisir (Yvelines) : triple évasion au centre de détention

Résultat de recherche d'images pour "barbelé"Dans la nuit de mardi à mercredi 14 août, deux personnes se sont évadés du centre de rétention administratif de Plaisir situé à côté du commissariat. Un troisième a été interpellé sur le toit du bâtiment. L’alerte a été donnée vers 2h30 du matin après qu’ils se soient évadés en écartant les barreaux de la fenêtre à l’aide d’un drap. Des patrouilles de police se sont lancées à la poursuite des évadés. Mais leurs recherches pour retrouver les deux derniers sont demeurées vaines.

Récemment, des barbelés avec des lames de rasoir ont été installés sur les murs d’enceinte pour décourager les sans-papiers de quitter les lieux sans y être autorisés. Visiblement, cela ne les a pas empêché de se faire la belle.

http://www.leparisien.fr/yvelines-78/plaisir-les-evasions-se-multiplient-au-centre-de-retention-15-08-2019-8134017.php

 

Avec elles, leurs enfants incarcérés

Lorsque je suis arrivée à la Maf de Fleury-Mérogis, la  nursery comptait quatorze cellules, dont douze étaient occupées. Nos cellules étaient petites, avec un lit pour la mère et un petit lit en fer, aux barreaux tout rouillés, pour son enfant Les murs de béton étaient nus, maculés. La porte était peinte en noir, tout comme les deux ou trois étagères.

Pour laver nos enfants, nous avions, dans chaque cellule, une baignoire en plastique. La cuvette des toilettes n’avait pas de couvercle et j’ai dû en fabriquer un en carton parce que le bruit de la chasse d’eau réveillait chaque fois mon fils. Il faut un certain temps pour que les enfants s’habituent aux bruits d’une prison. Les surveillantes ouvraient et fermaient bruyamment les verrous, sans se soucier du sommeil des enfants. Continue reading « Avec elles, leurs enfants incarcérés »

Italie : Quelques nouvelles suite à l’hospitalisation d’Alfredo Cospito (24/07/2019)

Le compagnon Alfredo Cospito avait commencé à se sentir mal il y a 15 jours, juste après la grève de la faim. Il a immédiatement insisté pour faire un scanner, une fois l’examen fait, ils l’ont transféré d’urgence à l’hôpital, où il a été opéré. L’opération a duré 5 heures parce qu’ils ont dû lui enlever la vésicule biliaire, qui avait explosé. Tout cela parce que, les médecins disaient depuis des mois qu’il devait être opéré mais la prison reportait toujours, essayant de résoudre le problème avec des médicaments, qui en réalité ne résolvaient rien. Avec la grève de la faim, la situation s’est aggravée.
Ses proches n’ont appris l’opération et le transfert que quatre jours plus tard. Une semaine après l’opération, il a de nouveau été transférée en prison. Lors du parloir, il semblait très éprouvé physiquement, en fauteuil roulant et très amaigri.
Pendant son séjour à l’hôpital, il a été placé dans une chambre avec une porte blindé, des caméras et au moins trois gardes, sans rien, ni livres ni montres, perdant la notion du temps. Après trois jours, il a pu récupérer quelques livres qu’il avait en prison.

Il y a trois jours, un appel de l’avocat a informé qu’Alfredo avait été transféré à l’hôpital, en soins intensifs.
Après la visite d’hier à l’hôpital, la situation est la suivante : une infection du pancréas a commencé en raison d’un kyste resté errant, qui a infecté l’ensemble. Aujourd’hui, la situation est stable et s’améliore. Alfredo va bien moralement.
Cette fois-ci, le médecin en chef a précisé qu’il ne le laissera pas sortir tant qu’il ne sera pas certain  qu’il soit complètement guéri.
Il est clair que le retour en prison après l’opération a été accéléré parce qu’il est considéré comme un élément très dangereux et qu’ils craignaient une éventuelle évasion. Les médecins ont donc été mis sous pression et l’ont fait sortir avant l’heure.
Il a maintenant quelques livres, les personnes à l’extérieur essaient de mettre la pression pour qu’au moins le courrier et des vêtements arrivent à l’hôpital, puisque cela fait des jours qu’il lave ses affaires lui-même, tenant la perfusion d’une main et le savon de l’autre.

A bientôt pour d’autres mises à jour.

Depuis anarhija.info

Italie : Arrestation et tentative d’expulsion du compagnon Divine Umoru (MAJ)

Le 15 juillet 2019, des compagnon.nes ont appris l’arrestation en vue de l’expulsion vers le Nigéria, de Divine Umoru. Le lundi 15 juillet vers 13 heures, la police s’est rendue chez Divine pour l’emmener au commissariat, où il a été informé d’un décret inattendu d’expulsion ad personam, signé directement par le ministre Matteo Salvini. Malgré le fait que le compagnon vivait en Italie depuis vingt ans et qu’il avait tous les papiers nécessaires pour séjourner en Italie, le juge a validé la mesure d’expulsion par une audience directe, en s’appuyant sur différentes inculpations, dont une avec finalité de terrorisme pour laquelle Divine avait été acquitté il y a des années.

Il a ensuite bénéficié, à la demande de l’avocat, d’une heure pour prendre des vêtements et un téléphone, qui lui a été saisi, puis il l’ont fait monter dans une voiture qui s’est dirigée vers l’aéroport de Milan Malpensa, où une soixantaine de personnes se sont rendues dans l’après-midi (mardi 16 juillet), et où à 19h10, un avion d’Air Italy, à destination de Lagos (Nigeria), devait partir avec Divine à bord.

Les personnes solidaires présentes se sont déplacés en petits groupes à l’intérieur de l’aéroport avec des banderoles et des mégaphones, toujours suivies évidemment d’un nombre important de flics, pour informer les personnes sur place de ce qui était entrain de se produire et bloquant certaines portes d’embarquement. Continue reading « Italie : Arrestation et tentative d’expulsion du compagnon Divine Umoru (MAJ) »

Olympia (Etats-Unis) : Un compagnon abattu par la police lors d’une attaque contre le centre de détention

Résultat de recherche d'images pour "fuck border"Tôt ce matin vers 4 heures, notre ami et camarade Will Van Spronsen a été tué par balle par la police de Tacoma. Tout ce que nous savons sur le déroulement des évènements vient des flics, qui sont des sources notoirement corrompues et peu fiables pour un tel récit. Ce que nous savons c’est que Will a tenté de mettre le feu à plusieurs véhicules, dépendances et un réservoir de propane à l’extérieur du centre de détention Nord-Ouest de Tacoma, qui abrite des centaines d’immigrés en attente d’audience ou de déportation. Il a réussi à mettre le feu à un véhicule, puis à échanger des coups de feu avec des policiers de Tacoma qui l’ont abattu. Il a été déclaré mort sur les lieux. Nous trouvons ses actions inspirantes. Les véhicules situés à l’extérieur du centre de détention sont utilisés pour évacuer de force des personnes de chez elles et les déporter, souvent dans des situations où elles risquent de subir un danger grave ou la mort. Ces véhicules détruits ne sont que le début de ce qui est nécessaire. Nous aurions souhaité que les incendies débutés par Will aient libéré tous les détenus et rasé tout le centre de détention du Nord-Ouest. Notre ami nous manque et nous souhaitons du fond du cœur que son action ne s’arrête pas avec sa mort.

La suite ici : https://mtlcontreinfo.org/olympia-washington-nous-sommes-le-feu-qui-fera-fondre-lice-rest-in-power-will-van-spronsen/

Note. Vendredi et samedi, des dizaines de manifestations ont été organisées dans tout le pays pour réclamer la fermeture des centres de rétention et s’opposer à une vague de descentes de police annoncée pour dimanche par Trump qui avait déclaré vouloir organiser des raids de masse contre les sans-papiers dans une dizaine de grandes villes. L’Agence fédérale de l’immigration (ICE) avait annoncé cibler une liste de 2 000 personnes, a priori, l’opération aurait été « moins vaste que prévu » et était principalement destinée à faire peur. De nombreuses personnes sont restés sur le qui-vive tout au long du week-end, afin d’anticiper les arrestations.

Italie : Révoltes suite à la mort d’un détenu au centre de rétention de Turin (+ quelques infos sur les luttes à l’intérieur)

Une personne est morte le 7 juillet au soir, au sein du CRA Brunelleschi à Turin, sa mort n’a été remarqué que le lendemain matin. Celle-ci avait demandé des soins suite à un viol subi au sein du centre de détention et aux blessures qui lui avaient été infligés lors de l’agression. En réponse, elle a été envoyé à l’isolement, pendant plus de dix jours, dans de très mauvaises conditions de santé (physiques et mentales) sous 40° avec seulement un litre d’eau potable (distribuée chaude) par jour. Les autres détenus dans les jours qui ont suivi l’incident, se sont jetés sur ses agresseurs, dont l’un a été plus tard déporté, l’autre arrêté.

Après avoir appris la nouvelle de sa mort, les détenus ont commencé une série de protestations, avec des battitures, le refus de nourriture et du bordel toute la journée avec des départs de feu (plusieurs matelas ont cramé). Dans la soirée lors d’un rassemblement devant le CRA en solidarité, des personnes dehors ont pu apercevoir des colonnes de fumé et entendre les cris de colère des détenus. Les flics sont intervenus en les tabassant, balançant des lacrymos et canons à eau pour mater la révolte à l’intérieur. Les protestations ont duré plusieurs jours.

Aux dernières nouvelles les détenus seraient tous en grève de la faim.

En 2008 une autre personne est morte de pneumonie au sein du CRA.

Les détenus sont de manière générale, « soignés » avec un cocktail de paracétamol et d’anxiolytiques, les ambulances n’entrent pas dans le CRA, sous prétexte qu’une infirmière est à « disposition » à l’intérieur du centre.

Quelques infos de plus :

À Rome, la section masculine du centre de détention de Ponte Galeria, restructurée et réouverte il y a environ un mois, a finalement été inaugurée de la meilleure façon possible : entre le 5 et le 6 juillet, une révolte a éclaté dans une des sections. Plusieurs dizaines de détenus se sont attaqués au mobilier et mis feu au matelats, et certains ont réussi à échapper aux forces d’intervention sur place. 12 personnes sont finalement parvenues à retrouver leur liberté. mais d’autres ont été arrêtés et renvoyés en détention Continue reading « Italie : Révoltes suite à la mort d’un détenu au centre de rétention de Turin (+ quelques infos sur les luttes à l’intérieur) »

Incendie au centre de rétention du Mesnil-Amelot !

Les révoltes dans les centres de rétentions continuent ! Il y a plusieurs semaines les prisons pour étrangè.r.e.s de Oissel puis de Rennes étaient en partit détruit par des révoltes de prisonniers. En fin de semaine dernière c’est au CRA 2 du Mesnil Amelot qu’une autre révolte a eu lieu. Résultat: tout le batiment 9 du CRA2 à brûlé.

Samedi dernier, dans plusieurs villes en france (Sète, Marseille, Rennes, Toulouse et Paris) avaient lieu plusieurs rassemblement contre les centres de rétentions et en soutien aux prisonniers de Rennes incarcérés, accusés d’avoir été à l’origine de l’incendie qui a détruit la moitié du centre.

Depuis la préfecture s’active pour mettre en place la répression: déportation violente le lendemain matin de l’incendie, transferts dans d’autres centres de rétentions, GAV, menace de procès.

La suite ici :

Incendie au centre de rétention du Mesnil-Amelot !

Bari (Italie) : Arrestations après la révolte d’avril au centre de détention et protestations individuelles

Le 28 juin, nous apprenons des médias l’arrestation de sept personnes tenues responsables du soulèvement, de l’incendie et de la tentative d’évasion qui ont eu lieu dans la nuit du 27 avril 2019 au CPR (Centre de Séjour et de Rapatriement, soit le CRA, ndt) de Bari Palese. Sur les 7 personnes arrêtées, trois ont été retrouvées dans le même centre de rétention à Bari, où elles étaient toujours en détenues, et quatre ont été capturées à Tarente, Milan, Udine et La Spezia. Pour 4 autres personnes, mises en examen en même temps que les 7 pour « complicité de dévastation », les recherches sont toujours en cours. Selon les accusations, dans la nuit du 27 avril, « une vingtaine d’hôtes (!) ont d’abord incendié des matelas et du matériel cellulosique placés près des portes d’entrée dans les salles de détente des modules 6 et 7, puis mis le feu à d’autres matériaux empilés dans le hall central du module 1 et enfin brûlé plusieurs matelas du module 3, le détruisant complètement et le rendant inutilisable. Les enquêteurs prétendent avoir utilisé, pour l’identification des responsables de la révolte, à la fois les images des caméras de surveillance et les « témoignages importants du personnel de la coopérative chargé des services et de l’assistance au sein du Centre. »

Continue reading « Bari (Italie) : Arrestations après la révolte d’avril au centre de détention et protestations individuelles »

Paris : procès en appel de la lutte contre la machine à expulser

Le 25 juin 2019 à Paris devant la Cour d’appel se tiendra un nouveau procès de la lutte contre la machine à expulser, suite aux visites inamicales dans les agences Air France et SNCF de mars 2010, quelques heures après la condamnation à des années de taule de dix sans-papiers accusés de l’incendie du centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes.

Le 22 juin 2018 en première instance, les juges ont distribué pour les dégradations et le refus de donner ses empreintes et son ADN, à trois compagnons et camarades, des peines de 4 mois ferme, 3 mois ferme et 2 mois ferme, plus des amendes de 1000 euros chacun. Quant aux quatre autres accusé.e.s uniquement des refus de signalétique et de prélèvement biologique, trois ont pris 1 mois de sursis plus 500 euros d’amende, la quatrième ayant pris 60 jours amende à 10 euros, plus 500 euros d’amende.

De 2006 à 2011, une lutte contre la machine à expulser a touché des centaines d’objectifs de manière variée, avec le feu comme avec le marteau ou l’acide, sans compter les balades sauvages et les discussions publiques, ou les idées (affiches, banderoles, tags, tracts) directement adressées à la rue au-delà de tout rapport virtuel. Une lutte sans sujet ni centre politique, qui proposait à chacun l’auto-organisation sans médiation et l’action directe diffuse à partir d’un angle particulier, la machine à expulser, une lutte au nom de la « liberté pour tous et toutes, avec ou sans papiers ».

Continue reading « Paris : procès en appel de la lutte contre la machine à expulser »

Opération Panico : Giova et Paska assignés à résidence

Nous apprenons que les compagnons anarchistes Giovanni et Paska, accusés (avec Ghespe) [compagnon toujours enfermé à la prison de Sollicitano, ndt] de l’attaque explosive contre la librairie fasciste « Il Bargello » le 01/01/2017 (un artificier de la police avait alors été gravement blessé), ont été assignés à résidence.

Depuis anarhija.info


Pour écrire à Ghespe : Salvatore Vespertino : N.C.P. Sollicciano, Via G. Minervini 2/R, 50142 Firenze (FI)

Hendaye (Pyrénées-Atlantiques) : Triple évasion au centre de rétention

Cela s’est passé la nuit du 17 au 18 mai, deux ont été péchos plus tard dans un bus, le troisième court toujours !

Le Parisien, en fidèle relais des flics (quand ils veulent et comme ils veulent), nous en donne de plus amples détails :

Résultat de recherche d'images pour "évasion"« Au vu des images enregistrées par les caméras de vidéosurveillance, les premiers signes d’une agitation inhabituelle sont visibles aux alentours de quatre heures du matin. D’abord, les évadés ont réussi à enlever la poignée métallique de la porte d’une chambre. Puis ils se sont rendus dans une autre chambre, qui donne cette fois sur une cour, laquelle n’est pas accessible directement aux policiers chargés de la sécurité du CRA.

Munis de la poignée, les trois fuyards ont franchi une première étape en cassant une vitre de la chambre en question, se retrouvant donc dans la cour. Au préalable, ils avaient préparé une corde faite de draps noués, d’une longueur de près de 12 m. Ils y ont attaché une bouteille d’eau afin de faire contrepoids, jetée par-dessus le mur d’enceinte du CRA, haut de près de sept mètres, qu’ils ont réussi à escalader. Ils ont alors pu accéder à un toit, puis à celui d’une école voisine, pour enfin se faufiler à l’extérieur. »

http://www.leparisien.fr/faits-divers/rocambolesque-evasion-au-centre-de-retention-d-hendaye-23-05-2019-8078061.php

[reçu par mail]

Rome (Italie) : Sabotage incendiaire de câbles électriques contre l’enfermement

Image associéeIl était une fois un train qui transportait vers l’aéroport beaucoup de personnes, qui partaient en vacances ou au travail.

Le train passait à côté d’un camp où étaient incarcérées des personnes dépourvues des papiers en règle. Ces personnes étaient souvent transportées de force vers ce même aéroport pour y être déportées.

C’est ainsi qu’une nuit humide de printemps, une étoile décida de filer* près de ces voies pour rappeler à quelques humainxs que le lieu où le train emmenait chaque jour les désirs des plus riches était aussi celui du cauchemar de ceux qui étaient nés du mauvais côté du monde.

Il se dit que ceux qui ont vu cette étoile filante ont exprimé le voeu d’un monde sans prisons et sans frontières, où n’existent ni capitalisme, racisme et patriarcat ni aucune forme de pouvoir, et où on vit de liberté.

Solidarité avec ceux qui luttent à l’extérieur et à l’intérieur des prisons de toute sorte.

* ndt : en italien, « étoile filante » se dit « étoile tombante » (stella cadente). « Tomber » est donc devenu ici « filer ».

Depuis roundrobin.info

[trad. reçue par mail]

Rennes : Condamnations suite à la révolte au centre de rétention

La nuit du 10 mai,  au centre de rétention administrative de Saint-Jacques-de-la-Lande près de Rennes, une révolte avait explosé lors de l’expulsion d’une personne que les flics étaient venus chercher vers 3h du matin.

Certains détenus étaient parvenus à monter sur le toit d’un des bâtiments. Deux bâtiments ont été rendus inutilisables suite aux incendies de matelas et vêtements ; et la capacité d’enfermement du lieu quasiment réduite de moitié.

Une personne a été condamné à un an de prison ferme, deux autres à deux ans ferme. Un mandat de dépôt a été délivré pour les trois.

Reformulé depuis la presse

Portland (Etats-Unis) : Attaque contre le Bureau de l’avocat du National ICE Council

La semaine dernière, nous avons visité les bureaux de l’avocat et collaborateur local de l’ICE Sean J. Riddell. Sean Riddell assure actuellement la défense de l’ICE* council, qui représente les agents de l’ICE, dans le cadre d’une poursuite contre la ville de Portland à la suite du camp the Occupy ICE PDX de l’été dernier. Le cabinet d’avocat de Sean, situé à Portland, a été acheté en partie grâce à l’argent qu’il a gagné en travaillant pour le Conseil national de la CIE. Nous avons décidé de le féliciter dans son nouveau bâtiment en déroulant tuyau d’arrosage, en le poussant dans sa boîte aux lettres et en faisant couler l’eau. Notre objectif était de causer le maximum de dommages économiques, ce qui devrait servir d’avertissement à tous les individus et entreprises qui profitent de la misère humaine perpétrée par la CIE. Continue reading « Portland (Etats-Unis) : Attaque contre le Bureau de l’avocat du National ICE Council »

Opération Renata (Italie) : Une lettre de Stecco depuis la prison de Tolmezzo

Chers compagnons et compagnonnes,

Est venu le moment de dire quelque chose sur ce qui s’est passé en février.

Un peu plus de deux mois se sont écoulés depuis notre arrestation dans le cadre de l’opération Renata, et je peux dire que je suis serein et fort, sûr comme jamais que la lutte continue malgré les coups portés par l’État.

Mon arrestation à Turin, près de Corso Giulio, s’est déroulée dans le calme vers 17 heures. Alors que je quittais le compagnon avec qui je me trouvais, j’ai remarqué le typique policier en civil devant moi à l’arrêt de tram, quelques secondes plus tard je me suis retrouvé encerclé. Je peux dire que tout s’est déroulé avec beaucoup de tranquillité, et je dois dire avec une « gentillesse » ennuyeuse, par opposition à la façon dont mes compagnons et compagnonnes ont été traités dans le Trentin. Continue reading « Opération Renata (Italie) : Une lettre de Stecco depuis la prison de Tolmezzo »

Belgique : ouverture d’un nouveau centre fermé pour femmes

Le 7 mai, à Holsbeek (près de Louvain), deux ministres du gouvernement actuel ouvriront officiellement un centre fermé (CRA) réservé aux femmes. Le nouveau lager [lieu d’enfermement, ndt], qui pourra accueillir jusqu’à 50 personnes, est un ancien hôtel situé à la périphérie de la ville flamande. De 2013 à 2015, la structure a déjà été utilisée pour accueillir les demandeurs d’asile en attente d’un retour « volontaire ».

Actuellement, les femmes qui seront transférées dans le nouveau centre sont toutes détenues dans une aile du centre fermé de Bruges. Quant aux couples, ils seront tous envoyés au centre 127 bis à Steenokerzeel près de Bruxelles. La procédure veut que les femmes et les hommes qui partagent les mêmes lieux de détention soient strictement séparés et ne partagent aucun espace, y compris les cours intérieures.

La construction du centre fermé réservé aux femmes a été projetée en 2017 par l’ancien secrétaire d’Etat à l’émigration Theo Francken, membre du parti flamand de droite et xénophobe N-VA, qui a quitté le gouvernement il y a quelques mois car il était contre la ratification par le Premier ministre du traité de Marrakech* sur l’immigration. Parmi les différentes mesures xénophobes annoncées par le ministre, il y a également la construction de 3 nouveaux centres fermés d’ici 2021 (Holsbeek en fait partie). Continue reading « Belgique : ouverture d’un nouveau centre fermé pour femmes »

Marseille : Manifestation contre les C.R.A. et les frontières le 18 mai

Parce qu’ici comme ailleurs les frontières tuent, nous voulons les abattre.

Parce que les gares, les routes, les administrations sont autant de frontières destinées à contrôler et arrêter les personnes jugées « indésirables » par l’État.

Parce que nous nous opposons aux rafles et à la chasse aux pauvres qui s’intensifient à Marseille. Et qu’il s’agisse de logements ou de papiers, nous sommes contre toutes les expulsions !

Parce que le racisme et le nationalisme sont des poisons, qui vont de pair avec la militarisation rampante de la société.

Parce que nous ne voulons d’enfermement ni d’exploitation pour quiconque.

Liberté pour toutes & tous, avec ou sans papiers !

Samedi 18 mai
15h fontaine des Réformés

Manifestation contre les C.R.A. et les frontières le 18 mai

[reçu par mail]

Bari (Italie) : Incendies et tentative d’évasion au centre de détention Bari-Palese

La nuit dernière, a eu une forte protestation des personnes emprisonnées au Centre de Détention (CPR) de Bari Palese. Les matelas et les meubles ont été brûlés dans trois modules/sections du lager d’état, et des personnes sont montées sur les toits de la structure. Selon les merdias, trois personnes ont tenté de s’évader mais se sont blessées en tombant et ont été transportées à l’hôpital en ambulance : deux ont déjà été ramenées au centre de détention et une autre est toujours à l’hôpital.

depuis hurriya.noblogs.org

Paris : Rassemblement contre les frontières et les CRA ! Dimanche 28 avril à 14h

Les Centres de rétention administrative (CRA) sont des prisons pour étranger·e·s dont l’administration ne reconnaît pas le droit de séjourner dans le pays. L’enfermement et ces conditions désastreuses, ainsi que les violences policières, ont cristallisé les tensions en leur sein. Rassemblons-nous ce dimanche 28 avril en soutien aux révolté·e·s à l’intérieur et contre toutes les formes d’enfermement !

En France, chaque année, ce sont plus de 45 000 personnes qui passent par les CRA (faisant de la France le pays européen qui a le plus recours à l’enfermement contre les étranger·e·s) et plus de 71 000 personnes incarcérées dans les prisons.
L’État prévoit déjà d’enfermer toujours plus en construisant 481 nouvelles places en CRA, et près de 15 000 places supplémentaires en prison d’ici à 2027, au sein d’un énième «plan pénitentiaire».
 Pièces maîtresses d’un système répressif et raciste, les passages de l’un à l’autre et inversement sont très fréquents.

Pour celui ou celle qui n’a pas le bon bout de papier ou pas de papiers du tout, la traque est permanente, les cages de l’État et les déportations des menaces perpétuelles. Les frontières sont partout. Continue reading « Paris : Rassemblement contre les frontières et les CRA ! Dimanche 28 avril à 14h »

Exarchia (Athènes, Grèce) : Expulsions, arrestations et affrontements

Le 19 février, le squat Arachovis 44 à Exarchia a été expulsé.

Le 11 avril, une armée de flics évacue les squats Azadi et New Babylon.

Le 18 avril, une autre opération a eu lieu pour évacuer le squat Clandestina et Cyclope.

Environ 120 personnes ont été incarcérés.

En réponse à ces expulsions le bâtiment Gini de Polytechnique, a été occupé.

Le 11 avril, un policier anti-émeute a été blessé suite à l’attaque d’une trentaine de personnes à coup de des jets de molotovs, pierres et autres projectiles. Quelques heures plus tard, le politicien conservateur Costas Bakoyiannis en tête pour les prochaines élections municipales à Athènes a été chahuté lors d’un rassemblement qu’il organisait contre l’insécurité dans le quartier d’Exharchia.

Le 19 avril, un rassemblement a eu lieu devant le centre de détention de Petrou Ralli (Athènes). Une cinquantaine de personnes se sont rassemblés à l’extérieur du bâtiment. Des échanges avec les personnes incarcérés ont pu avoir lieu via un mégaphone concernants sur les conditions de vie à l’intérieur de Petrou Ralli ainsi que sur les déportations qui ont eu lieu récemment. Des tags ont été laissé sur place ainsi que des tracts sur les voitures et aux bus qui passaient. Après l’intervention, les rues avoisinantes ont été recouvertes d’affiches.

Le 20 avril, une voiture de police stationnée sur l’avenue Patision, a été attaquée à coup de molotov, des affrontements ont eu lieu. Un peu plus tard, vers trois heures du matin, un groupe de personnes a lancé des pierres et des molotov sur des policiers qui se trouvaient à Exarchia, les affrontements ont duré jusqu’à quatre heures du matin.

Infos trouvés sur athens.indymedia.org

& reformulés depuis leur presse

Italie : Dernières nouvelles des prisons et tribunaux

Depuis plus d’une semaine, Silvia, Agnese et Anna ont été transférées de la section AS2 (de haute sécurité) de la prison de Rebibbia à la section de L’Aquila. Une prison, celle du chef-lieu des Abruzzes, où la quasi-totalité de la population carcérale est soumise au 41 bis. Un régime d’isolement carcéral qui prévoit l’isolement 23 heures par jour, la réduction des heures de promenade, l’impossibilité de cuisiner dans la cellule, où l’entrée de la lumière est limitée par la présence de panneaux opaques de plexiglas, où il n’y a qu’une heure de parloir avec la famille, qui plus est se fait à travers des cloisons vitrées sans aucune possibilité de contact. Il n’est en outre pas possible de conserver plus de quatre livres dans la cellule, la correspondance est toujours soumise à la censure, il est impossible de participer aux procès sauf par vidéoconférence. Dans les prisons où le 41 bis est présent, l’ombre de ce régime s’étend bien au-delà de ces sections, ce qui va changer les conditions de détention des autres détenus.

Silvia, Agnese et Anna sont donc dans des cellules individuelles, dans une section fermé [blindi chiusi: avec les portes fermés en permanence, ndt], dans l’espace qui était l’ancienne section féminine 41bis. Leur journée est ponctuée par un réveil à 7h avec l’ouverture du judas, à 8h les gardes passent pour battre les barreaux des fenêtres pour tester leur résistance, elles ont deux heures de promenade le matin et deux l’après-midi. Tout déplacement de l’extérieur vers l’intérieur de la cellule est rythmé par une contrôle avec le détecteur de métaux, elles sont scannées en moyenne 12 fois par jour,  elles subissent aussi chaque jour une fouille personnelle générale. Elles n’ont qu’une heure de sociabilité dans une pièce étroite. Leurs cellules sont équipées d’une télévision et d’une salle de bain, mais elles ne disposent pas de placard pour ranger vêtements, nourriture, livres et objets. Elles ont un casier à l’extérieur de la cellule dans lequel elles peuvent stocker jusqu’à 7 articles de chaque type de vêtements, quand elles enlèvent ou posent quelque chose c’est vérifié et ce qui reste est recompté. Elles ne peuvent garder que trois livres dans leur cellule. Leurs radios ont été soudées, sur les télévisions le moniteur avec l’heure a été obscurci de l’écran de télévision. Il est pratiquement impossible de savoir quelle heure il est. Les matonnes qui les surveillent proviennent du corps du Gom*, femmes abruties de la section spéciale des gros bras de la pénitencière. En un peu plus d’une semaine, les compagnonnes ont reçu neuf avertissements disciplinaires. L’une d’elle pour avoir posé un pied sur le mur de la salle de sociabilité, une autre est sorti en promenade avec un stylo.

La prison a immédiatement bloqué le courrier pour toutes les trois, qu’ils soient entrants ou sortants. À ce jour, cela reste en vigueur que pour Silvia, depuis le jour de leur transfert, le samedi 6 avril, elle s’est vu couper ce lien – déjà faible à cause de la censure – de communications composées de lettres, télégrammes et livres envoyés par l’extérieur. Un lien fondamental pour rompre l’isolement auquel contraint la prison, à plus forte raison dans une section de l’AS2 où il y a quatre détenus.

Il y a quelques jours, Agnese, par vidéoconférence depuis la prison de L’Aquila lors d’une audience du procès pour la manifestation au Brennero, a décrit les conditions auxquelles elles sont soumises, définissant la section As2 comme une tombe.

L’usage de la vidéoconférence également s’étend de plus en plus à différents types de détenus. Initialement réservé aux seuls prisonniers en 41 bis, donc automatique, il a ensuite été appliqué aux personnes accusées de terrorisme et ensuite à tous ceux considérés comme dangereux, quels que soient les crimes reprochés lors des procès. Un instrument particulièrement lourd, celui de la vidéoconférence, qui, en plus de rendre la défense juridique plus difficile et de limiter la possibilité de faire des déclarations dans la salle d’audience, supprime la possibilité pour ceux qui sont détenus de rencontrer, même dans une salle d’audience, un visage ami et de rompre la routine carcérale.

Pour en venir à des questions plus strictement judiciaires, il semble important de souligner les raisons pour lesquelles les compagnons arrêtés dans le cadre de l’opération Scintilla restent toujours en prison. Après que l’accusation d’association subversive soit tombée, Beppe et Antonio restent en prison pour la publication de la brochure « I cieli bruciano ». Puisqu’il s’agit d’une liste de sujets, responsables à divers titres de l’existence des Centres de Rétention à l’époque C.i.e, adressée à un domaine tel que l’anarchiste dont on peut s’attendre à un mauvais usage, le simple fait de la publier justifie cette charge pour le juge du Réexamen. À cela s’ajoute le refus d’assignation à résidence parce que le curriculum des deux compagnons rend très probable le risque de récidive. Silvia reste en prison parce que son profil anthropométrique, vis à vis de sa démarche, sa stature et sa carrure, est compatible avec celui de la personne filmée par les caméras tout en déposant un bidon de liquide inflammable devant un bureau de poste italien. Une discipline, l’anthropométrie, destinée à devenir une béquille toujours plus importante dans un avenir proche pour le travail d’enquête et ce sera certainement le cas d’y revenir, avec des réflexions et des perspectives plus précises. Nous concluons cette mise à jour des nouvelles des tribunaux en rappelant qu’aux trois compagnons a été confirmé censure du courrier, les raisons pour le juge sont attribuables à la solidarité large et durable développée à partir de leurs arrestations et l’expulsion de l’Asilo.

En attendant, il est urgent de trouver un moyen de briser l’isolement, auquel Silvia en particulier est soumise, un moyen de saper la brutalité de la prison.

Pour écrire aux compagnonnes détenues à la prison de L’Aquila :

Silvia Ruggeri
Anna Beniamino
Agnese Trentin

Via Amiternina 3
Località Costarelle di Preturo
67100
L’Aquila

depuis www.autistici.org/macerie

 

* Le Groupe Opérationnel Mobile (GOM) est un service mobile de la police pénitentiaire. Il relève directement du chef du Département de l’administration pénitentiaire.

 


Aussi :

Pour un mai 2019 subversif, en solidarité avec les compas emprisonné.e.s e Italie

Lyon, France : Sextuple évasion du centre de rétention de Saint-Exupéry

Samedi 13 avril, six retenus ont tenté de s’évader du centre de rétention administrative de Lyon Saint-Exupéry.

Trois d’entre eux ont malheureusement été rattrapés, mais les trois autres restent introuvables. Lundi, une personne a été blessée par des barbelés alors qu’elle tentait également de se faire la belle. Courant 2019, des travaux devraient être engagés sur le site. Le préfet du Rhône annonce d’ores et déjà la construction d’un nouveau centre de rétention administrative à l’horizon 2021 qui durcira les normes de sécurité.

repris de sansattendre.noblogs.org

Y’a pas que les gendarmes qui protègent le site de l’Andra de Bure….

En feuilletant les pages des amis de l’Andra de l’Est Républicain, on apprend le 18 mars dernier que l’entreprise chargée de protéger le site du Centre Meuse Haute-Marne de l’Andra à Bure 7 jours/7 et 24 heures/24 n’est autre que Main Sécurité – ONET, une boîte déjà bien connue pour sa collaboration en matière d’enfermement et d’expulsion de migrants.

Cette information, sortie à l’occasion d’une courte grève lancée par le syndicat FO sur fond de revendications salariales, pourrait certainement intéresser celles et ceux qui ont à cœur de lutter contre ce monde d’exploitation et de prisons, d’attaquer cette société nucléarisée et ses divers collaborateurs, à savoir un syndicat déjà bien célèbre de flics et de matons, mais aussi une boîte de sécurité qui, en plus d’être impliquée dans la machine à expulser, possède des locaux et des véhicules disséminés partout sur le territoire…

*****

NdAtt. : en consultant le site du groupe Onet ainsi que Wikipedia, on découvre que le lien entre Onet et nucléaire ne se limite pas à la sécurité. L’entreprise intervient sur des sites nucléaires aussi pour assurer des services de maintenance et de « décontamination » , « Onet Technologies propose des solutions globales pour l’assainissement et le démantèlement dans les milieux à risques ainsi que le traitement des déchets issus de ces opérations. » et « Onet Technologies rachète Bradtec Decon Technologies, expert en décontamination, et se place sur le marché du nucléaire civile indien au travers d’une joint-venture avec la société PCI Ltd située à New Delhi. Comex Nucléaire, filiale d’Onet Technologies, s’associe à Mitsubishi Heavy Industries Ltd pour créer Comia, une société spécialisée dans le domaine de l’ingénierie et des services nucléaires.  »

Pour trouver Onet près de chez vous :

https://fr.groupeonet.com/Nos-implantations2 (bien entendu, il vaut mieux utiliser Tor) Continue reading « Y’a pas que les gendarmes qui protègent le site de l’Andra de Bure…. »

Florence, opération Panico : mises à jour audience du 04 avril et nouveau calendrier

Paska et une douzaine de compagnons étaient présents à l’audience. Au début, Paska a fait une brève déclaration pour l’informer qu’il reçoit ses courriers en photocopie alors qu’il n’est pas soumis à la censure par les autorités judiciaires. Pour cette raison, étant donné la persistance d’une surveillance accrue et ennuyeuse, l’importance de lui écrire est renouvelée afin de lui montrer notre solidarité et notre hostilité à leur égard. Les digos ont ensuite fait leurs dépositions sur l’attribution de l’identité des personnes entrain de communiquer lors de certaines interceptions environnementales.

Puis ce fut au tour des experts nommés par le tribunal. Le médecin légiste a essentiellement soutenu que l’artificier n’a pas subi de blessures potentiellement mortelles et n’a jamais été en danger de mort. L’expert de l’accusation, bien qu’il ait insisté sur le fait que si les éclats de l’appareil avaient touché d’autres endroits, ils auraient pu avoir des conséquences mortelles, a convenu que le danger de mort n’existait pas. L’expert de la défense a approuvé les déclarations du tribunal et, avec l’acquisition des données radiologiques, a confirmé la distance entre les éclats et les parties vitales et la non létalité absolue de l’appareil. La conclusion sensiblement partagée est donc que, puisqu’il n’y avait pas de danger de mort, il est possible de parler au maximum de blessures très graves. Continue reading « Florence, opération Panico : mises à jour audience du 04 avril et nouveau calendrier »

Un métier comme un autre

Le juge. Aucune autre figure ne représente l’emblème de la démocratie, de la justice et du courage comme lui à l’heure actuelle. Mais comment un serviteur tranquille et sédentaire de l’État peut-il soudain porter les vêtements du vengeur des opprimés, du punisseur des puissants ? Les professeurs de droit nous ont toujours expliqué qu’un juge n’est rien de plus qu’un exécuteur, un applicateur impartial de peines, aussi semblable que possible à une machine qui a la tâche ardue d’interpréter le mot écrit froid pour le retranscrire et l’appliquer à l’expression multiforme et imprévisible de la vie qui se manifeste. Il met très peu de sa personne. Qui rédige les lois et pourquoi, ce n’est pas son affaire, qui sont les victimes et coupables est encore moins important pour son travail de technicien, de comptable de la prison. Le juge au fond n’est qu’un homme comme tous les autres, son travail comme un autre, fait de mille tâches, d’une lourde bureaucratie et, surtout, d’une ennuyeuse routine. Chaque jour, la même rengaine, tant d’histoires, tant de vies à inclure dans les articles d’un code et une demi-heure plus tard à sortir sous la forme d’un numéro. Et puis un autre, encore le même scénario, et ainsi de suite, juste le temps d’un cappuccino et d’une brioche et on repars à zéro. De temps en temps, c’est vrai, quelqu’un fait carrière, peut-être même devient ministre, mais la majorité restent d’obscurs fonctionnaires provinciaux, cloués à leur fauteuil sans gloire ; les plus malchanceux et les plus incompétents se retrouvent, au seuil de la retraite, même à être de modestes substituts du procureur. Bref, une vie navrante, toujours dans l’air malsain des tribunaux, toujours en contact avec les visages peu recommandable des avocats, des témoins, des repentis, des laquais, des petites et grandes balances, des policiers et des carabiniers. Comment leur jeter la faute si de temps en temps quelqu’un se fait prendre à la gorge, par la tentation de braquer le projecteur de la célébrité sur son visage, pour finalement devenir quelqu’un ? A vrai dire, c’est aujourd’hui une grande course, personne ne veut rester en arrière, personne ne semble vouloir se limiter à faire son travail de geôlier de la société en paix, sans que son nom apparaisse sur un bout de papier. C’est alors que, si le Parquet de Milan enquête l’homme politique en déclin, le Parquet de La Spezia réagit en remettant en cause le dernier grand manager qui, après tout, ne faisait que son travail comme d’habitude et derrière, faisant écho, un procureur moins important fait arrêter un bouffon du roi. On ne comprend plus rien, tous contre tous, même les juges contre les juges et la moitié de l’Italie est en prison.

Et Rome et Florence ? Auraient-ils pu rester sur la touche ? Alors que faire, compte tenu du fait que les tueurs en série sont rares et que les Brigades rouges on en voit pas même l’ombre ? Il y a encore des anarchistes, Vigna* a dû penser, ceux-là sont bons pour toutes les saisons, ils sont une proie facile, ils n’ont jamais caché leur volonté de détruire l’état avec toutes les relations d’oppression et de domination qu’il suppose. L’effort est minime, s’est-il dit, pour enfermer les ennemis jurés de la démocratie il n’a même pas eu a avoir recours à ce qui leur a toujours fait défaut : courage, compétence, justesse. Il se croit en sécurité, cet homme de loi, enfermé dans une forteresse ou dans son véhicule blindé, il ne sait peut-être pas qu’avec des hommes sans loi ça se passera pas comme ça [litt. les comptes ne sont jamais réglés].

[Canenero, hebdomadaire anarchiste – 11 octobre 1996 – n°34]

* Vigna : le procureur à l’époque

Canada : Prison pour migrant.e.s – Attaques sur deux développements de condos de Lemay

La nuit du 19 mars, les bureaux de vente de Humaniti se sont fait défoncer leurs fenêtres et deux tours Lowney ont été redécorées avec de la peinture dans un extincteur de feu. Qu’ont en commun ces développements de condos? Ils ont tous les deux été designés par la firme d’architecture Lemay, qui est en train d’aider à la construction d’une prison pour migrant.e.s.

Pourquoi perturber la paix des citoyens qui occupent ces condos de luxe, qui ont une richesse et un confort qui est fondé sur la dépossession, l’exploitation et l’emprisonnement de celles et ceux qui sont ici depuis avant la colonisation de ce continent, ces nouveaux arrivants qui veulent une meilleure vie, de survivre ou qui sont poussés ici par l’empire, et toutes celles et ceux qui résistent à l’ordre des choses?

Lemay, nous espérons que vous aimerez informer vos potentiels clients que leurs projets vont être sabotés si ils vous engagent. Si vous choisissez de ne pas les informer, on leur donnera une surprise qui leur coûtera cher.

À tout.e.s celles et ceux qui se battent contre les frontières au soi-disant Québec et au soi-disant Canada: attaquons les compagnies et les agences impliqués de n’importe quel façon dans la construction de cette prison pour migrant.e.s, pour qu’elle ne soit jamais construite.

Feu aux prisons! Sabotons les frontières, ceux qui les gardent et leurs collaborateurs.

depuis https://mtlcontreinfo.org


Suzanne Bergeron, présidente de Sodexo Canada

Suzanne Bergeron, présidente de Sodexo Canada

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Au petit matin du 29 mars, la présidente de Sodexo Canada a été visitée chez elle, à Brossard. Tous les pneus des deux voitures dans son entrée ont été percés, leurs pare-brises défoncés et les inscriptions FUCK SODEXO et (A) ont été tracées sur leurs capots.

Sodexo bénéficie de l’enfermement à travers le monde. Ils offrent entre autre des services de gestion de prisons privées, de centres de détention pour migrant.es et des services de cafétéria pour les prisons.

Au Canada plus particulièrement, ils bénéficient de l’économie extractive en offrant des services de sécurité et de cafétéria pour les sites extractifs.

Cette action est en solidarité avec les prisonniers anarchistes partout.

Les profiteurs de l’enfermement ne doivent pas dormir paisiblement. Les entreprises qui considèrent prendre des contracts pour la construction de la nouvelle prison pour migrant.es à Laval devraient y penser à deux fois.

Paris – Rassemblement après les arrestations devant le centre de rétention de Vincennes

Résultat de recherche d'images pour "incendie vincenne"Rendez-vous lundi 25 à 19h devant le commissariat du 12e arrondissement de Paris en solidarité avec deux personnes interpellées à la suite d’un parloir sauvage au centre de rétention de Vincennes.

Aujourd’hui dimanche 24 mars, nous avons fait un parloir sauvage (rassemblement pour communiquer avec les gens de l’intérieur) devant le centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes, où des détenus sont en grève de la faim depuis mercredi (vous pouvez trouver leurs deux communiqués ici et ).
Deux personnes ont été interpellées par la police et placées en garde-à-vue.

Solidarité avec tou-te-s les enfermé-e-s!

Rassemblement de soutien lundi 25 mars à 19h devant le commissariat du 12e, où se trouvent les personnes arrêtées (80 avenue Daumesnil métro Gare de Lyon).

A bas les CRA!
Liberté pour tou-te-s!

depuis PLI


MAJ :

Suite aux arrestations deux compagnons italiens ont été incarcérés au CRA de Vincennes. Ils sont accusés de menace à l’ordre public et ont reçu une interdiction territoire de 3 ans en fRance.

Trois compagnonnes italiennes avaient déjà été emprisonnées en CRA suite à une action à Calais en 2016.

lu sur hurriya.noblogs.org

Paris/Vincennes : Un dimanche contre les Centres de Rétention

Récit écrit par quelques personnes venues le dimanche 3 mars devant la gare du Nord pour participer à la manifestation contre les centres de rétention.

A 14h nous sommes près d’une centaine de personnes rassemblées devant la gare du Nord. Neuf camions de flics nous attendent au niveau du boulevard Magenta et sept autres vers la rue du Faubourg-Saint-Denis, prêts à nous barrer la route vers Barbès et La Chapelle où nous voulions passer.

On décolle finalement vers 14h30 à 150 en direction de Magenta derrière une banderole disant « Solidarité avec les révolté.e.s dans les centres de rétention » et traduite en arabe. Alors qu’on a à peine fait 20 mètres un flic s’approche et nous annonce pour la forme : « votre manif n’est pas déclarée. Vous serez bloqué.e.s. ». On fait quelques dizaines de mètres supplémentaires puis on est nassé.e.s. Dans un premier temps la nasse est plutôt lâche, plein de gens y entrent et en sortent (certain.e.s pour aller differ au rassemblement à République en soutien aux révoltes actuelles en Algérie) tandis qu’environ 150 personnes restent et entonnent des slogans (« Pierres par pierres, murs par murs, nous détruirons les centres de rétention ! », « Liberté pour tou.te.s ! Avec ou sans papiers ! », « Ni police, ni charité, vive la lutte des sans-papiers ! », « Liberté, Houriya, Freedom », etc…). Sur le parvis, en face de l’entrée principale de la gare, beaucoup de gens s’arrêtent, curieux. Certain.e.s leur donnent des tracts avec le texte d’appel en français et en arabe. Pendant au moins une heure, plusieurs slogans sont entonnés avec énergie.

Continue reading « Paris/Vincennes : Un dimanche contre les Centres de Rétention »

Florence, opération Panico : mises à jour audiences et nouveau calendrier

ciao, quelques brèves mises à jour des dernières audiences :

12 février : l’examen des faits spécifiques du Nouvel An a commencé. Les textes* de l’accusation (digos) et de la défense (digos et artificier) sur la reconstruction des faits ont été consignés.

14 février : audience sur l’ADN. Les experts de l’accusation et de la défense (généticiens) ont fait leur déclarations. Si vous souhaitez un résumé détaillé de cette audience, contactez le mail panico [panico2 @ inventati.org]

21 février : audience sur l’association de malfaiteurs, textes de l’accusation (digos). La nouveauté, concernant le dossier d’enquête, c’est l’insistance sur les liens entre les Florentins et les personnes arrêtées de Turin et du Trentin.

28 février : l’un des détenus n’a pas renoncé à être au tribunal. Au début de l’audience, nous avons appris qu’il était malade et ne pouvait pas venir. Cependant, le juge a décidé d’attendre la réponse de la prison quant à sa présence. Enfin, il a été signalé que le détenu avait une gastro-entérite et ne viendrait donc pas ; l’audience à ce moment là a sauté.

Ils ont en tous cas retouché le planning des audiences :

7 mars -> Fin des textes d’accusation (digos sur l’association), interrogatoire des accusés par le proc. Commence la défense.

12 mars -> Journée des experts de la défense par rapport aux événements du Nouvel An. Nouvelle déclaration de la généticienne de la police, il a été annoncé qu’elle avait refait les analyses qui avaient été mises en doute par notre généticien, sans pour autant en évoquer les résultats.

13 mars -> saute

14 mars -> Si les retranscriptions des écoutes téléphoniques environnementales sont déposées, ils parlerons de celles-ci, sinon l’audience saute.

4 avril -> plaidoiries des parties civiles et de l’accusation

11 et 12 avril -> plaidoiries de la défense

18 avril -> JUGEMENT.

Les présences dans la salle d’audience des autres prisonniers ne sont toujours pas connues. Paska et Ghespe ne participeront probablement pas.

Solidarité avec les compagnons arrêtés et inculpés pour l’opération « Renata » dans le Trentin, pour les prisonniers/inculpés de l’opération « scintilla » à Turin, ceux de Scripta Manent et tous ceux qui ne baissent pas la tête en ces temps de répression étatique .

repris de panicoanarchico.noblogs.org

* Testi : témoignages et expertises, ndt

Madrid, Espagne : Fin de régime d’isolement pour Lisa – 18 février 2019

Après que Lisa a été transférée de la prison de Willich, en Allemagne, à celle de Madrid, où elle avait été placée à l’isolement [régime FIES], nous avons reçu il y a quelques jours une lettre de sa part, dans laquelle elle nous informe que le contrôle de son courrier a enfin été levé et qu’elle est désormais incarcérée sous un régime de détention classique à Madrid. Elle va bien et reste forte.

Pour lui écrire :

Lisa Dorfer
C.P. Madrid V
Módulo 13
Carretera M609, km 3,5
28971 Soto del Real (Espagne)

[Traduit de l’allemand de Soligruppe für Gefangene, 18. Februar 2019 par http://sansattendre.noblogs.org]

Turin : l’opération « Scintilla » élargie à une quarantaine de personnes

On apprend des merdias italiens que l’enquête ne concerne pas seulement les six personnes arrêtés ces derniers jours par la Digos mais une quarantaine de personnes. Cette enquête concernerait l’envoi de paquets explosifs, également « des documents et sites Web incitant à commettre des actes de violence contre les prestataires des centres d’expatriation », ainsi que le soutien des révoltes à l’intérieur du CPR [centre de rapatriement] de corso Brunelleschi à Turin, frappé par de fréquents incendies et saccages.

Les investigations de l’opération « Scintilla » regarderaient l’ensemble du réseau anarchiste turinois mais également de nombreux « activistes » d’autres régions et de l’étranger.

reformulé depuis la presse

Zurich (Suisse) : Trois mois de préventive pour le compagnon arrêté

Notre compagnon a été placé en détention préventive pour une durée de trois mois, avec la motivation du risque de fuite et de collusion. Il se trouve actuellement dans la prison du district de Zurich BGZ. L’excuse du risque de fuite a été utilisée, entre autre, parce qu’il y a déjà un autre compagnon en cavale, accusé lui aussi de l’incendie de la station radio Waidberg (à Zurich).
La durée de trois mois de détention préventive est le maximum possible quant à mesures restrictives et, selon la loi, à l’issue de cette période cette mesure doit être réexaminée par un juge [l’équivalent du JLD dans le droit français NdAtt.]. Pour les compas qui ne connaissent pas le régime de détention préventive en l’attente d’un procès en Suisse : dans cet État il est monnaie courante que la détention préventive dure assez longtemps, même des années. C’est possible que la justice veuille garder notre compagnon en taule jusqu’à un éventuel procès.

Si vous voulez écrire au compagnon arrêté, contactez directement la Bibliothèque Anarchiste Fermento, par émail ou par la poste. Cependant, toute lettre dans laquelle est abordé son affaire sera saisie par le Parquet et il ne la recevra pas ; les livres et les grosses publications ne lui seront pas remises non plus.

Sincèrement,
Anarchistische Bibliothek Fermento

Zweierstrasse 42
8005 Zürich (Suisse)

e-mail: bibliothek-fermento [at] riseup.net

traduit de anarhija.info par attaque.noblogs.org

 

Grèce : La révolte punie par le viol dans la prison pour migrants de Petrou Ralli

Je suis une femme migrante qui a passé trois mois dans la prison de Petrou Ralli. Les informations que je partage ici m’ont été transmises, quand j’étais moi aussi prisonnière, par la femme d’un prisonnier migrant qui a été violé par les flics.

À la mi-novembre 2018, un groupe de prisonniers, migrants, a entamé une grève de la faim pour protester contre la situation à Petrou Ralli. Pendant près de 4 jours, ils n’ont rien mangé, mais lorsqu’ils ont compris que les flics n’y prêtaient aucune attention, ils ont arrêté la grève de la faim. Après quelques jours, les mêmes prisonniers ont entamé une nouvelle grève de la faim contre la terrible et très insuffisante nourriture qu’ils ont dans cette prison.

Vers le 20 novembre, dans la section Alpha 3 de la prison de Petrou Ralli, où se trouvent les hommes prisonniers, un policier a été passé à tabac pour protester contre la situation brutale dans cette prison. Après cet événement, les flics ont emmené tous les prisonniers, un par un, hors du bâtiment, où ils les ont sévèrement battus. Pour les deux prisonniers accusés d’avoir battu le flic, les flics les ont tous les deux forcé à se déshabiller et les ont ensuite violé avec leurs matraques.

Maintenant je ne suis plus dans l’enfer de Petrou Ralli, oui c’est vraiment un enfer. Pendant que j’étais à Petrou Ralli, je pensais qu’il y avait une belle vie en dehors de la prison qui m’attendait. Mais maintenant je vois la réalité, à propos de laquelle je me suis trompé; je suis sans abri et seule dans un autre enfer.

27 décembre 2018

vu sur indymedia Athènes


Note de cracherdanslasoupe : Au centre de rétention de Vincennes (en région parisienne) les prisonniers sont en lutte depuis mi-décembre contre les violences des flics, la détention et les expulsions forcées.

Leurs communiqués sont disponibles ici : https://abaslescra.noblogs.org/post/2019/01/03/nouveau-communique-a-la-prison-pour-etrangers-de-vincennes/

Thessaloniki, Grèce : 3 migrants condamnés à 6 ans de prison pour une émeute dans un centre de détention

Le 22 août 2018, des émeutes ont eu lieu à l’intérieur du centre de détention de Metagogon, juste à l’extérieur de Thessalonique. La police a accusé 3 migrants d’avoir incité à l’émeute. L’audience a eu lieu le 3 septembre et ils ont pris 6 ANS! Au cours du procès, la police et le tribunal ont été provocateurs, les juges et le procureur ont déclaré: «Non seulement ils viennent dans notre pays, mais ils osent se rebeller contre l’emprisonnement. ils viennent, nous leur souhaitons la bienvenue, mais ils ne peuvent pas supporter quelques mois de prison »et des choses comme ça. L’affaire sera réexaminée dans environ un an et les migrants seront en prison jusque-là.
Ceci est juste un exemple de nombreux autres cas, où les migrants sont punis le plus lourdement simplement parce qu’ils sont des migrants.

Repris de https://actforfree.nostate.net/

Italie : Bari et Potenza – Révoltes dans les centres de rapatriement

Cette nuit, au centre de rapatriement (CPR) de Bari Palese, une révolte a éclaté, quelques jours après une tentative d’évasion massive. (*voir plus bas)

Selon les déclarations des forces de l’ordre à la presse, des détenus auraient mis le feu aux cellules, dévasté des pièces contenant des documents et inondé les couloirs.
Les médias parlent évidemment « d’invités » qui ont détruit des « modules de logement », comme s’il ne s’agissait pas d’un camp de concentration.

La révolte aurait éclaté pour empêcher une déportation massive vers le Nigeria, prévue dans la soirée. Les informations qui circulent à l’heure actuelle parlent de prisonniers arrosés de savon pour éviter d’être attrapées, ainsi que d’eau savonneuse pour empêcher les forces de l’ordre de porter des charges sur des sols glissants.

Sur place, plusieurs patrouilles des forces de l’ordre sont arrivées et ont attaqué les rebelles, qui ont tenté de résister en  jetant des objets.

Pour l’instant, on parle d’un policier, de deux carabiniers et de plusieurs détenus blessés. L’incendie a été maîtrisé par les pompiers qui ont opéré avec différentes équipes. Les dommages causés à la structure n’ont pas encore été quantifiés, mais il semblerait que l’incendie ait touché de nombreuses parties du Lager.


Un vol de déportation au Nigeria, programmé ces derniers jours, a également provoqué, comme à Bari, la réaction et la révolte au centre de rapatriement de Palazzo San Gervasio, dans la province de Potenza.

A une heure hier soir, l’irruption des forces de l’ordre dans les cellules pour récupérer 6 personnes (à transférer au CPR de Ponte Galeria à Rome afin des les déporter) s’est retrouvée face à la résistance d’au moins 15 de leurs compagnons incarcérés. Comme lors des épisodes précédents, les détenus ont arraché les fenêtres, détruit les projecteurs d’éclairage et grimpé sur les toits de la structure, lançant des objets pour se défendre des tentatives de capture. Malheureusement, le soulèvement a pris fin avec l’arrestation de deux personnes accusées de violence, de résistance à un agent de la fonction publique et de dommages aggravés.


* Bari – Tentative d’évasion au CPR (03/12/2018)

Nous apprenons par les médias la tentative d’évasion qui a eu lieu il y a deux jours dans le Centre de Bari Palese, où environ 90 personnes sont actuellement détenues.

Ils auraient soustrait à 5 les clés des opérateurs de Badia Grande (une coopérative de Trapani) pour tenter d’ouvrir les cellules à leurs compagnons de captivité et de fuir pour éviter l’expulsion. Malheureusement, l’intervention de quelques policiers a empêché la réussite de l’évasion.

[…] le lager de Bari Palese, est depuis toujours considéré comme une structure punitive dans laquelle l’État transfère ceux qui luttent dans d’autres centres […].

 

repris et revu depuis https://hurriya.noblogs.org

Rome : Conférence interrompue pour Nathalia et les prisonnières du CRA de Ponte Galeria

Le mercredi 28 novembre, une quinzaine de personnes solidaires ont choisi d’interrompre la rencontre à la bibliothèque « Moby Dick » de Garbatella, organisée par le « Garant des personnes privées de liberté ».
Le directeur de Caritas, professeur de philosophie théorique et directeur de l’office national de lutte contre les discriminations raciales, a pris part à une rencontre intitulée « Migrations et hospitalité ». De leurs confortables positions de pouvoir, ils prétendent gérer, contrôler et analyser la vie au sein des lieux d’enfermements, des CRA, des hotspot et de l’ensemble du système « d’acceuil ».
Ces lieux et ce système sont ne sont pas réformables et ont pour seul objectif de priver de liberté et ils doivent être détruits.
À l’intérieur de ces structures, on meurt, comme cela a malheureusement eu lieu le 11 novembre au CP de Ponte Galeria, où Natalia est décédée avant l’arrivée de l’ambulance et dont la mort a été rendue publique qu’après plusieurs jours par la voix de ses compagnonnes incarcérées.
Ces histoires sont souvent passée sous silence et ce n’est que par contact direct avec les femmes emprisonnées que nous apprenons l’absence d’eau chaude pendant plusieurs jours, le harcèlement des agents sur les prisonnières, les crachats lors de la demande de nourriture et les cheveux arrachés lors des perquisitions.
Il a été décidé de crier contre ces personnages toute notre colère et d’arrêter leur théâtre sordide, une vitrine inutile sur le faux accueil et l’hospitalité.
Dans le quartier, il y a aussi des affiches dans différentes langues qui parlent de ce qui s’est passé et se passe à Ponte Galeria et dans les autres prisons.
Dans la nuit qui précède une bannière avec écrit « De la prison on meurs tous les jours. Natalia est décédée dans le CP le 11 novembre. L’indifférence, c’est la complicité  » est apparue sur la Via Casilina.

Repris de roundrobni.info

aussi :

Contre les déportations révolte dans le hotspot de Taranto

Le 14 novembre dans l’après-midi du 14 novembre, une quantaine de personnes enfermés depuis quelques jours dans le hotspot de Taranto et risquant l’expulsion se sont affrontés avec les forces de l’ordre. Deux personnes ont réussi à s’échapper en escaladant la clôture, et en jettant des pierres et des morceaux de verre en directions des flics. Un policier aurait blessé à la jambe.

résumé depuis : https://hurriya.noblogs.org/post/2018/11/15/taranto-contro-

[Montreuil] Rencontres contre toutes les prisons !

Les 15 et 16 décembre à Montreuil, deux jours de discussions, expositions, rencontres, cantines, contre toute forme d’enfermement !

Mettre à mal l’idée même de l’enfermement c’est s’attaquer à un des piliers de cette société basée sur l’exploitation et la reproduction des dominations. La taule est une menace pour tou.te.s celles et ceux qui désirent vivre sans se soumettre aux lois qui régissent ce système, ou qui n’ont pas d’autres possibilités que de vivre en contradiction avec celles-ci.

À l’heure d’une nouvelle extension du système carcéral il nous semble important de se donner des perspectives de lutte. Cet énième plan prison à l’oeuvre, c’est 15 000 places de plus derrière les murs. Il prévoit à la fois la construction de nouvelles taules, de quartiers haute- sécurité, de SAS (structures d’accompagnement vers la sortie) et la rénovation d’anciennes prisons comme celle de la Santé à Paris dont la réouverture est prévue le 7 janvier prochain. Cette nouvelle réforme pénitentiaire vise aussi à étendre toujours plus la prison dans la société, avec notamment le développement de la surveillance électronique et la création d’un pôle emploi des TIG (travaux d’intérêts généraux). Régulièrement, des révoltes secouent les prisons suite à des assassinats par les matons, après des suicides ou du fait des conditions d’incarcération, certaines remettant en cause l’existence même des prisons. Dehors, des personnes se solidarisent par différents moyens : depuis l’hiver dernier se sont succédés émeutes et manifs à Toulouse, actions contre la grève des matons, rassemblements devant Fleury-Merogis, mais aussi incendies de voitures de matons à la prison de Fresnes ou de véhicules de constructeurs de taules en Isère… Ces rencontres pourront être l’occasion de partager des idées autour de ces révoltes et luttes actuelles et d’autres plus anciennes.

Ce sera également un moment pour discuter des divers outils existants comme les radios anti-carcérales, les journaux, les caisses de solidarité qui, en diffusant des infos et en créant des liens entre l’intérieur et l’extérieur, contribuent depuis de nombreuses années aux luttes contre la prison et d’autres formes d’enfermements (centres de rétention, hôpitaux psychiatriques, établissements pénitentiaires pour mineur.e.s, etc.).

Ces rencontres ont lieu en région parisienne mais nous souhaitons qu’elles puissent être un temps d’échanges entre personnes de différents coins de l’hexagone. Pour celles et ceux qui s’intéressent de près ou de loin aux luttes anti-carcérales, ce week end sera une occasion de se rencontrer !

Continue reading « [Montreuil] Rencontres contre toutes les prisons ! »

La Spezia : Provocations des gardes contre Paska

MAJ. Paska en grève de la faim :

Paska en réponse aux conditions détentive et aux provocations des gardes a commencé une grève de la faim lundi 5 novembre.

Le 18 novembre aura lieu un rassemblement devant la prison de La Spezia.

Le procès concernant la dénommée « opération Panico » à Florence, pour laquelle trois de nos compagnons sont détenus (et beaucoup d’autres poursuivi.es) continue et est arrivé à sa troisième audience.
Les jours qui ont immédiatement précédé la première audience, Paska, détenu à la prison de Teramo, est transféré à la prison de La spezia : pendant le transfert, les gardes « égarent » ses effets personnels et lui refusent toute information sur sa destination et la durée du séjour dans la nouvelle prison.
La prison de La Spezia est une prison punitive à tous égards connue pour sa dureté particulière (bien qu’il n’existe pas un type de prison « non punitive »), où le règlement intérieur est plus restrictif que les autres, et où nous connaissons encore la fameuse et tristement célèbre squadretta: une poignée matons choisis ad hoc pour frapper les prisonniers.
Les représailles contre Paska commencent dès le premier transfert dans la salle d’audience quand son escorte de geôliers le jette dans le véhicule blindé le blessant aux mains et au sternum tandis que les courriers lui arrivent peu à peu et en retard.
Paska a demandé au DAP [Département de l’Administration Pénitentiare, ndt], à être changé de prison, sa demande a été rejeté.
Le DAP compétent pour la Ligurie, le Piémont et la Vallée d’Aoste est celui qui à un siège basé à Turin.
Entendons-nous bien : il n’y avait pas besoin de ces vexations ultérieures contre notre compagnon (contre tout autre compagnon.ne détenu.e) pour nous activer en solidarité, mais puisqu’il en a fait la demande très explicite il nous semble urgent et important pour nous de soutenir ces demandes, chacun.e comment et où le suggèrent le mieux nos propres tensions.
De son côté, Paska poursuit son attitude conflictuelle contre le système carcéral, tous les jours, en s’y confrontant directement.
NOUS VOULONS SOUTENIR LES REVENDICATIONS DE PASKA ET APPELER A LA SOLIDARITÉ ACTIVE DANS SES FORMES MULTIPLES.
Nous voulons également soutenir et être complices de Giova et Ghespe, eux  enfermés depuis quelques tempsdans la prison de Sollicciano.

Les trois compagnons seront présents dans la salle d’audience du tribunal de Florence le 8 Novembre : une opportunité pour qui veut les accueillir, leur donner de la force par sa présence, ainsi que pour nous confronter.

En parlant de prison, nous ne pouvons pas oublier qu’ il y a quelques jours (le 2/11) dans les prisons chiliennes le camarade Kevin Garrido a été assassiné.
Chaque mort en prison est un meurtre d’état, mort à l’état et feu à ses prisons.

Pour l’anarchie.

Vengeance!

Des anarchistes

Repris de roundrobin.info

Les voies infinies de l’Habeas Corpus

valls.jpg

Il y a quelques mois, Camille, compagnone soumise à signature quotidienne depuis un moment, a décidé de partir et de se soustraire à l’obligation se présenter tous les jours à la police*. Elle a été arrêté [le 20.08] pour un contrôle apparemment « fortuit » à Porta Susa par deux agents de la Digos et a été arrêté et emmené à [la prison de] la Vallette .

Qui a-t-il d’étrange?

Pour une violation de l’obligation de signature, l’arrestation de Cam a été ordonnée en juin, mais cette mesure de précaution pour elle et pour les autres compagnons a été supprimée en juillet. À ce stade, on pourrait penser que la police ne savait pas que la mesure initiale était tombée et, par conséquent, l’aggravation.

En fait, ce matin, l’avocat a présenté une demande de libération, convaincu que sa libération était une question d’heures.

Mais non. La juge a contesté la libération et, en dépit de ce qu’ils disent être la même loi, a clairement fait savoir qu’elle voulait la garder en prison parce qu’elle le mérite .

Du tribunal de Turin, plus rien n’est étonnant, mais le concept juridique de mériter une peine d’emprisonnement au-delà d’un incident illégal n’était pas encore à notre connaissance.

Mise à jour: après deux jours de prison, Cam a été libérée avec l’obligation de se présenter chaque jour pour signer.

* Voir ici : https://article13.noblogs.org/?p=3093

Repris de Macerie : autistici.org/macerie