Montréal (Canada) : « You’re not tough now » – deux flics en civil se font rosser

Résultat de recherche d'images pour "acab"24 août 2019. Centre-ville de Montréal. Une foule reconnait deux flics du SPVM* en civil, à l’extérieur d’un bar. Basés au poste 21, situé à proximité, ils passent leur quarts de travail à harceler et à brutaliser les gens pauvres et marginalisé.es du coin. En civil, ils n’ont pas de fusil, pas de taser, pas de radio pour appeler des renforts. Voyons ce qui arrive quand ils ne peuvent se cacher derrière une insigne.

« Ce n’est pas juste une attaque contre ces policiers — c’est contre tout le système judiciaire. »

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A propos de la flic infiltrée débusquée au contre-sommet du G7

Ceci est une texte rédigé en urgence afin que l’info tourne et que toutes les personnes et tous les groupes que cette personne a approchés ces derniers mois puissent s’organiser en conséquence. Il semble que cette flic infiltrée se faisait appeler « Dan », « Rose », « Rose des sables » ou « Clara » en fonction des villes et des groupes dans lesquels elle évoluait, et elle avait sûrement bien d’autres surnoms. Elle a la soixantaine, est assez fine, mesure entre 1,55 m et 1,65 m, c’est une grande fumeuse, elle a les traits tirés et porte presque tout le temps des lunettes de soleil (voir photos). Elle prétendait venir de Clermont-Ferrand auparavant et avoir eu une activité militante là-bas. Elle disait également qu’elle travaillait à Enedis sur Toulouse actuellement.

Sur le camp du contre-sommet, lors d’une assemblée assez sensible portant notamment sur l’organisation du départ de la manif de Bayonne, cette femme a été remarquée (par des personnes la connaissant du mouvement GJ à Toulouse) en train de prendre discrètement, avec son téléphone portable, des photos des gens participant à l’AG. Ces personnes ont décidé d’intervenir et de se confronter à elle, à l’écart de l’AG.

Lorsque son téléphone est checké, il apparaît que plusieurs centaines de photos d’actions, de manifs et d’AG ont été prises les 3 jours précédents. Par la suite, les camarades se sont rendus compte que certaines de ces photos, notamment celles de personnes prises en gros plan, donc clairement identifiables, ont été envoyées (accompagnées de rapports détaillés sur leurs activités, ainsi que des comptes-rendus de réunion en groupe restreints) à un supérieur qui lui demandait des précisions et lui donnait des consignes. Dans la confusion qu’a provoquée cette découverte, cette keuf a réussi à disparaître du camp (et il est probable qu’elle ait été exfiltrée du centre Pierre & Vacances où elle s’était sans doute réfugiée, lors de l’attaque du camp par les flics qui a eu lieu quelques heures plus tard). A noter qu’elle a tenté, juste avant, d’envoyer un message intitulé « téléphone HS » sur un groupe Telegram d’orga du G7, ce qui nous indique qu’elle était en contact avec d’autres flics présents sur ces listes. Continue reading « A propos de la flic infiltrée débusquée au contre-sommet du G7 »

Olympia (Etats-Unis) : Un compagnon abattu par la police lors d’une attaque contre le centre de détention

Résultat de recherche d'images pour "fuck border"Tôt ce matin vers 4 heures, notre ami et camarade Will Van Spronsen a été tué par balle par la police de Tacoma. Tout ce que nous savons sur le déroulement des évènements vient des flics, qui sont des sources notoirement corrompues et peu fiables pour un tel récit. Ce que nous savons c’est que Will a tenté de mettre le feu à plusieurs véhicules, dépendances et un réservoir de propane à l’extérieur du centre de détention Nord-Ouest de Tacoma, qui abrite des centaines d’immigrés en attente d’audience ou de déportation. Il a réussi à mettre le feu à un véhicule, puis à échanger des coups de feu avec des policiers de Tacoma qui l’ont abattu. Il a été déclaré mort sur les lieux. Nous trouvons ses actions inspirantes. Les véhicules situés à l’extérieur du centre de détention sont utilisés pour évacuer de force des personnes de chez elles et les déporter, souvent dans des situations où elles risquent de subir un danger grave ou la mort. Ces véhicules détruits ne sont que le début de ce qui est nécessaire. Nous aurions souhaité que les incendies débutés par Will aient libéré tous les détenus et rasé tout le centre de détention du Nord-Ouest. Notre ami nous manque et nous souhaitons du fond du cœur que son action ne s’arrête pas avec sa mort.

La suite ici : https://mtlcontreinfo.org/olympia-washington-nous-sommes-le-feu-qui-fera-fondre-lice-rest-in-power-will-van-spronsen/

Note. Vendredi et samedi, des dizaines de manifestations ont été organisées dans tout le pays pour réclamer la fermeture des centres de rétention et s’opposer à une vague de descentes de police annoncée pour dimanche par Trump qui avait déclaré vouloir organiser des raids de masse contre les sans-papiers dans une dizaine de grandes villes. L’Agence fédérale de l’immigration (ICE) avait annoncé cibler une liste de 2 000 personnes, a priori, l’opération aurait été « moins vaste que prévu » et était principalement destinée à faire peur. De nombreuses personnes sont restés sur le qui-vive tout au long du week-end, afin d’anticiper les arrestations.

Grèce : Répression de la manifestation depuis le camp de Somos

Hier matin, samedi 25 mai, une centaine de migrants du hotspot se sont dirigés vers la ville de Samos pour protester contre les conditions insupportables qu’ils endurent depuis des années, mises en oeuvre par les politiques racistes de la Grèce et l’Union européenne.

Vers 7 h 30, le cortège avait atteint le cinéma Olympia dans le centre-ville et a été confronté à la répression violente de quelque 70 policiers, qui ont tiré des coups de feu en l’air en guise d’avertissement, et des gaz lacrymogènes, puis ont poursuivi et sauvagement matraqué les personnes dans les rues de la ville. […]

[…] Les flics ont détruit les téléphones et leur ont coupé les tongs pour que les manifestants ne puissent pas entrer dans la ville.

Parmi les migrants, il y a eu plusieurs blessés et 5 arrestations, et finalement les manifestants ont été repoussés jusqu’à l’entrée du hotspot, où les patrouilles de la police anti-émeute ont continué à contrôler la foule qui protestait. Il s’agissait du cinquième rassemblement de protestation depuis le début de l’année à Samos. Dans le camp de concentration appelé hotspot, qui peut accueillir 650 personnes, et dans le village de tentes qui l’entoure, environ 4 000 personnes sont actuellement isolés.

Ces personnes luttent pour briser l’isolement, là où les partis de droite et de gauche  partagent les mêmes politiques répressives contre eux.

Depuis hurriya.noblogs.org

Lecce (Italie) : La bibliothèque anarchiste occupée « Disordine » a été expulsée

Ce matin, la police, des vigiles, le propriétaire et l’entrepreneur en charge ont défoncé la porte et changé la serrure de la bibliothèque anarchiste Disordine. Dans les prochains jours, nous devrions réussir à récupérer tout ce qui se trouvait à l’intérieur malgré la demande du propriétaire à la même entreprise d’accumuler tout le matériel, de le livrer à un entrepôt et de murer l’appartement. Dans le même temps, ils ont tenté d’éxpulser le seul occupant de l’immeuble voisin en créant une brèche dans le mur et en pénétrant dans la maison, bien qu’il y habite depuis presque trente ans. Continue reading « Lecce (Italie) : La bibliothèque anarchiste occupée « Disordine » a été expulsée »

Appel à solidarité internationale suite au 1er mai 2019 à Paris

[MAJ 14/05/2019 : les deux compagnons italiens Marco et Stefano qui étaient enfermés à Fleury en détention provisoire sont sortis de prison sous contrôle judiciaire avec interdiction de paraître sur Paris. Feu aux prisons ! Liberté pour tou.te.s !]

Dans un contexte où les flics et les banques sont attaqués régulièrement depuis la fin novembre, ce 1er mai se pouvait être une possibilité de rupture radicale avec ce monde de frontières et de guerres dans la continuité des émeutes du 16 mars et plus généralement des attaques contre les différentes chaines de cette machine à briser des vies qu’est l’autorité.

Et ce alors que les drapeaux français et nationaux fleurissent toujours dans les rues, que la justice remplit les prisons (l’État annonce la création de 10 000 nouvelles places de prison avant 10 ans sans parler des centres de rétention administrative pour sans papiers ou des hôpitaux psychiatriques) et que le discours capitaliste prône de sourire en plus de mourir chaque jour un peu plus au travail.

Face à l’éventualité de l’approfondissement du conflit en ce 1er mai, l’état avait prévu un dispositif sécuritaire conséquent : 7400 flics sur la capitale, 20 000 contrôle préventifs. Résultat : une manifestation offensive mais très contenue par des flics qui n’hésitaient pas à charger.

De nombreux manifestants et compagnons de différentes nationalités se trouvent désormais sous les griffes de la justice et de la taule. S’il apparait nécessaire de développer des réflexes de défense collective de rupture dans le cadre des tribunaux (par exemple lors des procès du 21 et 23 mai et 3, 6 et 14 juin au TGI de Paris), il l’est tout autant de continuer à attaquer directement tout autant ceux qui produisent la misère que ceux qui la gèrent ici comme partout.

En partant des postulats que la défense est nécessairement offensive, que les pensées ne sont pas dissociables de actes et vice versa et que les fins existent dans les moyens que l’on expérimente, on peut aisément comprendre que chaque institution qui part en fumée est une brèche vers un monde sans pompiers, sans États, sans chefs, sans cages.

Par-delà les barbelés et les frontières, contre les prisons (avec ou sans mur), solidarité !

Depuis nantes.indymedia.org

Voir aussi :

Pour que le ciel ne nous manque plus jamais – Défense au procès de 4 compagnons

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Limoges : Libération de l’inculpé dans l’affaire de la caserne Jourdan à Limoges.

S. inculpé dans l’affaire de l’incendie des véhicules de gendarmerie de la Caserne Jourdan à Limoges est sorti le 8 avril 2019 sous Assignation à Résidence en Surveillance Electronique (ARSE).

L’enquête est toujours en cours. La fin des investigations est estimée à 6 mois.

Le 27 mars 2019, après un an de détention provisoire, a eu lieu l’audience de renouvellement du mandat de dépot criminel de S. devant la Juge des Libertés et de la Détention de Limoges.

Cette dernière a refusé de le remettre immédiatement en liberté sous contrôle judiciaire, jugeant la mesure pas assez contraignante et préférant attendre qu’un bracelet électronique puissent être posé, ce qui n’était possible techniquement que le 9 avril selon l’enquête de faisabilité du Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation d’Amiens. Elle a donc renouvelé le mandat de dépot de 6 mois.

Ce n’est donc que quelques jours plus tard, le 8 avril 2019, suite à une demande de mise en liberté que S. a été libéré sous Bracelet électronique.

Il est assigné à résidence sous surveillance électronique à Amiens pour une durée de 6 mois renouvelable.

Le temps effectué sous bracelet électronique compte comme de la prison.

Il a le droit de sortir de son domicile uniquement le matin de 8h45 à 13h et doit signer deux fois par semaine au Commissariat.
Il a interdiction de sortir du département de la Somme.
Il a interdiction d’entrer en relation avec trois personnes dont les deux de Toulouse qui avaient été mis en garde à vue en même temps que lui le 27 mars 2018.

L’enquête est toujours en cours. La fin des investigations est estimée à 6 mois.
Une commission rogatoire de personnalité est notament en cours. Elle consiste à convoquer à la Gendarmerie des proche de S. pour leur poser des questions sur sa personalité.

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Montpellier : Flics ou fafs c’est la même merde

Cacatov !

Graphique, Dunette, Emoji, Émoticône, SmileyVendredi 6 avril au soir, la soirée au bar « Le Montpe’l » dans la bonne ville de Montpellier, devait se dérouler joyeusement. La salle avait été réservée à l’avance, et des jeunes gens bien comme il faut entendaient y tenir leur réunion à l’abri des regards, au sous-sol de l’établissement. Cette réunion n’était d’ailleurs pas n’importe laquelle, puisqu’il s’agissait de celle de Génération Identitaire. Mais voilà que vers 20h, un groupe d’une quinzaine de perturbateurs déboule. Ni une ni deux, les convives qui entendaient rire aux blagues racistes et sexistes pleurent à cause des bombes lacrymogènes, tandis que des cacatovs volent dans les airs. Des cacatovs, vous savez ?, ces sacs remplis de merde que les forces de l’ordre reçoivent dans la gueule depuis quelques mois tous les samedis. Alexandre, le gérant du bar, parle aussi d’un trou fait dans le mur avec une batte de baseball. Toujours est-il que ce merdeux qui entendait s’enrichir avec les idées d’extrême-droite en est maintenant pour ses frais. L’ennemi a des noms et des adresses, il est même possible de lui rendre visite… chacun à sa manière.

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Bologne (Italie) – Délires policiers

Ce n’est pas une nouveauté le climat d’un point de vue sécuritaire et répressif est plutôt pesant ces jours-ci. Ça ne l’est pas non plus que Bologne sous cet aspect ait été de nombreuses fois une ville exemplaire, ceci étant dit, les policiers locaux parviennent encore parfois à surprendre. Dans la soirée du jeudi 7 mars, vers 21 heures, une patrouille des Digos, après avoir remarqué quelques visages familiers près d’un parc de la ville dans le quartier de Bolognina, juge bon de dépêcher une patrouille sur place. En quelques instants, on entends les sirènes des patrouilles venant de partout, percevant toute cette agitation, quelqu’un décide naturellement de s’éloigner de la zone, car avoir à faire aux uniformes est tout sauf agréable. Les flics lancent alors une véritable chasse à l’homme qui dure plus de deux heures, au cours desquelles au moins cinq patrouilles et deux voitures de la Digos plus quelques-uns circulant à pieds à toute vitesse allées et venues et sirènes hurlantes tournant dans le quartier à la recherche de visages connus.

Ce petit cirque se terminera par au moins dix personnes arrêtées, certaines même plusieures fois, dans différentes rue de la zone et des perquisitions. Les perquisitions n’ont rien donné.

Outre l’énorme disproportion entre les moyens, les objectifs et les résultats de cette opération délirante, on pourrait revenir sur la stupidité des déclarations de ces délirants en uniforme lors des perquisitions, liées, entre autres aux vêtements et à l’âge des personnes arrêtées, ou au nombre élevé de femmes parmi eux, mais peut-être vaut-il mieux ne pas s’arrêter là dessus.

Si ces sujets n’étaient pas relégués au maintient de l’ordre établi par la force, défendant les riches et les patrons, en l’occurance, en tuant, violant, frappant et emprisonnant, ils pourraient très bien être traités pour ce qu’ils sont fondamentalement :  des couillons.

À ces derniers, nous disons que ces bouffoneries spectaculaires plutôt que d’intimider les rendent ridicules; à tous ceux qui n’ont pas de sympathie pour eux, en revanche, nous vous invitons plutôt être attentifs lorsque vous vous promenez le soir près des parcs et des jardins publics parce que la chasse à l’homme est au coin de la rue.

C’est comme ça ces jours-ci. Nous le garderons en tête.

Des anarchistes

depuis roundrobin.info