{"id":7124,"date":"2019-05-10T22:22:26","date_gmt":"2019-05-10T20:22:26","guid":{"rendered":"http:\/\/cracherdanslasoupe.noblogs.org\/?p=7124"},"modified":"2019-05-19T10:43:31","modified_gmt":"2019-05-19T08:43:31","slug":"dix-coups-de-poignard-a-la-politique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cracherdanslasoupe.noblogs.org\/?p=7124","title":{"rendered":"Dix coups de poignard \u00e0 la politique"},"content":{"rendered":"<div class=\"cartouche\">\n<p class=\"traductions\" style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 1rem\">La politique est l\u2019art de la <\/span><strong style=\"font-size: 1rem\">s\u00e9paration<\/strong><span style=\"font-size: 1rem\">. L\u00e0 o\u00f9 la vie a perdu sa pl\u00e9nitude, o\u00f9 la pens\u00e9e et l\u2019action des individus ont \u00e9t\u00e9 sectionn\u00e9s, catalogu\u00e9s et enferm\u00e9s dans des sph\u00e8res s\u00e9par\u00e9es, l\u00e0 commence la politique. Ayant \u00e9loign\u00e9 certaines activit\u00e9s des individus (la discussion, le conflit, la d\u00e9cision en commun, l\u2019accord) en une zone en soi qu\u2019elle pr\u00e9tend gouverner, forte de son ind\u00e9pendance, la politique est en m\u00eame temps s\u00e9paration parmi les s\u00e9parations et gestion hi\u00e9rarchique du cloisonnement. Elle se r\u00e9v\u00e8le ainsi comme une sp\u00e9cialisation, contrainte \u00e0 transformer le probl\u00e8me en suspens de sa propre fonction en un pr\u00e9suppos\u00e9 n\u00e9cessaire pour r\u00e9soudre tous les probl\u00e8mes. C\u2019est justement pour cela que le r\u00f4le des professionnels de la politique est indiscutable \u2013 et la seule chose qu\u2019on peut faire c\u2019est les substituer, en changer de temps en temps. Chaque fois que les subversifs acceptent de s\u00e9parer les diff\u00e9rents moments de la vie et pour changer, en partant de cette s\u00e9paration, les conditions donn\u00e9es, ils deviennent les meilleurs alli\u00e9s de l\u2019ordre du monde. C\u2019est justement parce qu\u2019elle aspire \u00e0 \u00eatre une sorte de condition premi\u00e8re de la vie m\u00eame que la politique insuffle partout son haleine mortifi\u00e8re.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"texte surlignable clearfix\" style=\"text-align: justify\">\n<p>La politique est l\u2019art de la <strong>repr\u00e9sentation<\/strong>. Pour gouverner les mutilations inflig\u00e9es \u00e0 la vie, elle contraint les individus \u00e0 la passivit\u00e9, \u00e0 la contemplation du spectacle mettant en sc\u00e8ne sa propre impossibilit\u00e9 d\u2019agir, la d\u00e9l\u00e9gation irresponsable de ses propres d\u00e9cisions. Alors, tandis que l\u2019abdication de la volont\u00e9 de se d\u00e9terminer soi-m\u00eame transforme les individus en appendices de la machine \u00e9tatique, la politique recompose en une fausse unit\u00e9 la totalit\u00e9 des fragments. Pouvoir et id\u00e9ologie c\u00e9l\u00e8brent ainsi leurs propres noces funestes. Si la repr\u00e9sentation est ce qui enl\u00e8ve aux individus la capacit\u00e9 d\u2019agir, leur fournissant en contrepartie l\u2019illusion d\u2019\u00eatre des participants et pas des spectateurs, cette dimension du politique r\u00e9appara\u00eet toujours l\u00e0 o\u00f9 une quelconque organisation supplante les individus et un quelconque programme les maintient dans la passivit\u00e9. Elle r\u00e9appara\u00eet toujours l\u00e0 o\u00f9 une id\u00e9ologie unit ce qui est oppos\u00e9 dans la vie.<!--more--><\/p>\n<p>La politique est l\u2019art de la <strong>m\u00e9diation<\/strong>. Entre la totalit\u00e9 pr\u00e9sum\u00e9e et la singularit\u00e9, et entre les individus. Tout comme la volont\u00e9 divine a besoin de ses propres interpr\u00e8tes et repr\u00e9sentants terrestres, la Collectivit\u00e9 a besoin de ses propres d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s. Tout comme il n\u2019existe pas dans la religion de rapports entre les hommes mais seulement entre les croyants, ce ne sont pas les individus qui se rencontrent dans la politique, mais les citoyens. Les liens d\u2019appartenance emp\u00eachent l\u2019union, parce que ce n\u2019est que dans la diff\u00e9rence que dispara\u00eet la s\u00e9paration. La politique nous rend \u00e9gaux parce qu\u2019il n\u2019y a pas de diversit\u00e9 dans l\u2019esclavage \u2013 \u00e9galit\u00e9 devant Dieu, \u00e9galit\u00e9 devant la loi. Au dialogue r\u00e9el qui, lui, nie le pouvoir en niant la m\u00e9diation, la politique substitue son id\u00e9ologie. Le racisme est l\u2019appartenance qui emp\u00eache les rapports directs entre les individus. Toute politique est une simulation participative. Toute politique est raciste. Ce n\u2019est qu\u2019en d\u00e9molissant ses barri\u00e8res dans la r\u00e9volte qu\u2019on peut rencontrer les autres dans leur et notre singularit\u00e9. Je me r\u00e9volte donc nous sommes. Mais si nous sommes, adieu r\u00e9volte.<\/p>\n<p>La politique est l\u2019art de <strong>l\u2019impersonnel<\/strong>. Toute action est unique et particuli\u00e8re. Toute occasion est comme l\u2019instant d\u2019une \u00e9tincelle qui fuit l\u2019ordre du vague. La politique est l\u2019administration de cet ordre. \u00ab\u00a0Quel sens veux-tu qu\u2019aie une action face \u00e0 la complexit\u00e9 du monde\u00a0?\u00a0\u00bb C\u2019est ainsi qu\u2019argumentent les endormis par la double somnolence d\u2019un Si qui n\u2019est personne et d\u2019un Plus tard qui n\u2019est jamais. La bureaucratie, fid\u00e8le servante de la politique, est le rien administr\u00e9 afin que Personne ne puisse agir. Afin que d\u2019aucun ne reconnaisse jamais sa propre responsabilit\u00e9 dans l\u2019irresponsabilit\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e. Le pouvoir ne dit plus que tout est sous contr\u00f4le, il dit au contraire\u00a0: \u00ab\u00a0Si m\u00eame moi je ne r\u00e9ussis pas \u00e0 trouver des rem\u00e8des, imaginez quelqu\u2019un d\u2019autre\u00a0\u00bb. La politique d\u00e9mocratique se base d\u00e9sormais sur l\u2019id\u00e9ologie catastrophiste de l\u2019urgence (\u00ab\u00a0C\u2019est nous ou le fascisme, c\u2019est nous ou le terrorisme, c\u2019est nous ou l\u2019inconnu\u00a0\u00bb). Le vague, m\u00eame celui qui est antagoniste, est toujours un \u00e9v\u00e9nement abstrait, un \u00e9v\u00e9nement qui n\u2019arrive jamais et qui efface tout ce qui advient. La politique invite chacun \u00e0 participer au spectacle de ces mouvements en arr\u00eat.<\/p>\n<p>La politique est l\u2019art de l\u2019<strong>ajournemen<\/strong>t. Son temps est le futur, c\u2019est pour cela qu\u2019elle nous emprisonne tous dans un mis\u00e9rable pr\u00e9sent. Tous ensemble, mais demain. Quiconque dit \u00ab\u00a0Moi et maintenant\u00a0\u00bb ruine, avec cette impatience qui est l\u2019exub\u00e9rance du d\u00e9sir, l\u2019ordre de l\u2019attente. Attente d\u2019un objectif qui sorte de la mal\u00e9diction du particulier. Attente d\u2019un groupe dans lequel ne pas mettre en p\u00e9ril ses propres d\u00e9cisions et cacher ses propres responsabilit\u00e9s. Attente d\u2019une croissance quantitative ad\u00e9quate. Attente de r\u00e9sultats mesurables. Attente de la mort. La politique est la tentative permanente de transformer l\u2019aventure en avenir. Mais c\u2019est uniquement si \u00ab\u00a0moi et maintenant\u00a0\u00bb le d\u00e9cide qu\u2019il peut exister un nous qui ne soit pas l\u2019espace d\u2019un renoncement r\u00e9ciproque, le mensonge qui fait de l\u2019un le contr\u00f4leur de l\u2019autre. Celui qui veut agir tout de suite est toujours vu comme suspect. Si ce n\u2019est pas un provocateur, dit-on, il en a certainement l\u2019apparence. Mais c\u2019est l\u2019instant d\u2019une action et d\u2019une joie sans lendemain qui nous porte au matin suivant. Sans le regard fix\u00e9 aux aiguilles de la montre.<\/p>\n<p>La politique est l\u2019art de l\u2019<strong>accommodement<\/strong>. Attendant toujours que les conditions soient m\u00fbres, on finit un jour ou l\u2019autre par s\u2019allier au patron dans l\u2019attente. Au fond la raison, qui est l\u2019organe de l\u2019\u00e9chelonnement et de l\u2019ajournement, offre toujours une bonne justification pour se mettre d\u2019accord, pour limiter les d\u00e9g\u00e2ts, pour sauver quelques d\u00e9tails d\u2019un tout que l\u2019on m\u00e9prise. La raison politique a des yeux per\u00e7ants pour d\u00e9nicher des alliances. Tout n\u2019est pas \u00e9gal nous dit-on.<i>Rifondazione comunista<\/i> n\u2019est certes pas comme cette droite rampante et dangereuse. (Aux \u00e9lections on ne vote pas pour elle \u2013 nous sommes abstentionnistes, nous \u2013 mais les comit\u00e9s citoyens, les initiatives dans la rue, c\u2019est autre chose). La sant\u00e9 publique sera toujours mieux que l\u2019assistance priv\u00e9e. Un salaire minimum garanti sera toujours pr\u00e9f\u00e9rable au ch\u00f4mage. La politique est le monde du moins pire. Et en se r\u00e9signant au moindre mal, on accepte pas \u00e0 pas ce tout, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur duquel ne nous sont conc\u00e9d\u00e9es que des pr\u00e9f\u00e9rences. Celui qui en revanche ne veut rien savoir de ce moins pire est un aventuriste. Ou un aristocrate.<\/p>\n<p>La politique est l\u2019art du <strong>calcul<\/strong>. Afin que les alliances soient profitables il est n\u00e9cessaire d\u2019apprendre les secrets de ses alli\u00e9s. Le calcul politique est le premier des secrets. Il faut savoir o\u00f9 on met les pieds. Il faut r\u00e9diger des listes d\u00e9taill\u00e9es des efforts et des r\u00e9sultats obtenus. Et \u00e0 force de mesurer ce que l\u2019on a, on finit par tout obtenir, except\u00e9 la volont\u00e9 de le mettre en jeu et de le perdre. On est s\u2019\u00e9conomise, attentif et pr\u00eat \u00e0 pr\u00e9senter l\u2019addition. L\u2019\u0153il fix\u00e9 sur ce qui nous entoure, on ne s\u2019oublie jamais soi-m\u00eame. Vigilants comme les carabiniers.<br class=\"manualbr\" \/>Lorsque l\u2019amour de soi d\u00e9borde, il exige d\u2019\u00eatre propag\u00e9. Et cette surabondance de vie nous fait nous oublier, nous fait perdre le compte dans la tension de l\u2019\u00e9lan. Mais l\u2019oubli de soi est le d\u00e9sir d\u2019un monde o\u00f9 il vaille la peine de se perdre, d\u2019un monde qui m\u00e9rite notre oubli. C\u2019est pour cela que le monde tel qu\u2019il est, administr\u00e9 par des matons et des comptables, doit \u00eatre d\u00e9truit \u2013 pour qu\u2019on puisse se d\u00e9penser sans compter. L\u00e0 commence l\u2019insurrection. D\u00e9passer le calcul, mais non par d\u00e9faut, comme le recommande cet humanitarisme qui pas apr\u00e8s pas finit toujours par s\u2019allier avec le bourreau, mais bien par exc\u00e8s. L\u00e0 finit la politique.<\/p>\n<p>La politique est l\u2019art du <strong>contr\u00f4le<\/strong>. Afin que l\u2019activit\u00e9 humaine ne se lib\u00e8re pas des entraves du devoir et du travail pour se r\u00e9v\u00e9ler dans toute sa puissance. Afin que les ouvriers ne se rencontrent pas en tant qu\u2019individus et n\u2019arr\u00eatent pas de se faire exploiter. Afin que les \u00e9tudiants ne d\u00e9cident pas de d\u00e9truire les \u00e9coles pour choisir comment, quand et quoi apprendre. Afin que les membres de la famille ne tombent pas amoureux les uns des autres et ne cessent d\u2019\u00eatre de petits serviteurs d\u2019un petit Etat. Afin que les enfants ne soient rien d\u2019autre que la copie imparfaite des adultes. Afin qu\u2019on ne liquide pas la distinction entre les bons (anarchistes) et les mauvais (anarchistes). Afin que ce ne soient pas les individus qui aient des rapports, mais les marchandises. Afin qu\u2019on ne d\u00e9sob\u00e9isse pas \u00e0 l\u2019autorit\u00e9. Afin que si quelqu\u2019un attaque les structures de l\u2019Etat, on s\u2019empresse de dire que \u00ab\u00a0ce n\u2019est pas l\u2019\u0153uvre de compagnons\u00a0\u00bb. Afin que les banques, les tribunaux, les casernes ne sautent pas en l\u2019air. En somme, que la vie ne se manifeste pas.<\/p>\n<p>La politique est l\u2019art de la <i>r\u00e9cup\u00e9ration<\/i>. La mani\u00e8re la plus efficace pour d\u00e9courager toute r\u00e9bellion, tout d\u00e9sir de changement r\u00e9el, est de pr\u00e9senter un homme d\u2019Etat comme un subversif, ou bien \u2013 mieux encore \u2013 transformer un subversif en homme d\u2019Etat. Tous les hommes d\u2019Etat ne sont pas pay\u00e9s par le gouvernement. Ils existent des fonctionnaires qui ne si\u00e8gent pas au Parlement et encore moins dans ses pi\u00e8ces adjacentes\u00a0; au contraire, ils fr\u00e9quentent les centres sociaux et connaissent discr\u00e8tement les principales th\u00e8ses r\u00e9volutionnaires. Ils dissertent sur les potentialit\u00e9s lib\u00e9ratoires de la technologie, ils th\u00e9orisent des sph\u00e8res publiques non \u00e9tatiques et le d\u00e9passement du sujet. La r\u00e9alit\u00e9 \u2013 ils le savent bien \u2013 est toujours plus complexe que n\u2019importe quelle action. Ainsi, s\u2019ils con\u00e7oivent une th\u00e9orie totale, c\u2019est uniquement dans le but de pouvoir, dans la vie quotidienne, l\u2019oublier totalement. Le pouvoir a besoin d\u2019eux parce que \u2013 comme ils nous l\u2019enseignent eux-m\u00eames \u2013 lorsque personne ne le critique, le pouvoir est critiqu\u00e9 en tant que tel.<\/p>\n<p>La politique est l\u2019art de la <i>r\u00e9pression<\/i>. De celui qui ne s\u00e9pare pas les diff\u00e9rents moments de sa vie et veut changer les conditions donn\u00e9es \u00e0 partir de la totalit\u00e9 de ses propres d\u00e9sirs. De celui qui veut br\u00fbler la passivit\u00e9, la contemplation et la d\u00e9l\u00e9gation. De celui qui ne se laisse supplanter par aucune organisation, ni immobiliser par aucun programme. De celui qui veut avoir des rapports directs entre individus et fait de la diff\u00e9rence l\u2019espace m\u00eame de l\u2019\u00e9galit\u00e9. De celui qui n\u2019a aucun nous sur lequel jurer. De celui qui perturbe l\u2019ordre de l\u2019attente parce qu\u2019il veut s\u2019insurger tout de suite, pas demain, ni apr\u00e8s-demain. De celui qui se donne sans contrepartie et s\u2019oublie par exc\u00e8s. De celui qui d\u00e9fend ses compagnons avec amour et d\u00e9termination. De celui qui n\u2019offre aux r\u00e9cup\u00e9rateurs qu\u2019une seule possibilit\u00e9\u00a0: celle de dispara\u00eetre. De celui qui refuse de prendre place parmi la foule innombrable des fourbes et des endormis. De celui qui ne veut ni gouverner ni contr\u00f4ler. De celui qui veut transformer l\u2019avenir en une aventure fascinante.<\/p>\n<p>Traduit de <i>Il Pugnale<\/i>, journal anarchiste \u00e0 num\u00e9ro unique, Italie, mai 1996<\/p>\n<p style=\"text-align: right\">Extrait de\u00a0<i>A Corps Perdu<\/i> n\u00b01<\/p>\n<p style=\"text-align: right\">\u00a0acorpsperdu.wikidot.com<\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La politique est l\u2019art de la s\u00e9paration. L\u00e0 o\u00f9 la vie a perdu sa pl\u00e9nitude, o\u00f9 la pens\u00e9e et l\u2019action des individus ont \u00e9t\u00e9 sectionn\u00e9s, catalogu\u00e9s et enferm\u00e9s dans des sph\u00e8res s\u00e9par\u00e9es, l\u00e0 commence la politique. 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